19 févr. 2013

Susie Arioli: atmosphère, atmosphère...


Dès les premières notes, l’artiste nous embarque dans un univers d’une incroyable musicalité.  De la douceur certes, mais jamais lénifiante car cette canadienne de Toronto, très populaire de l’autre côté de l’Atlantique, dose subtilement ballades fifties et morceaux plus enlevés, naviguant avec aisance entre glamour un brin rétro et swing moderne. A l’image de son dernier album « All The Way », couronné par deux Félix en octobre dernier (l’équivalent de nos Victoires de la Musique). Accompagnée d’un efficace quartet  saxophone, percussions, contrebasse, guitare, elle a littéralement subjugué le public de l’Européen, lors de ses récents concerts parisiens, en lui offrant des versions réussies du « Je bois » de Boris Vian et du fameux «Nuages » de Django Reinhardt. L’occasion aussi de découvrir sur scène des extraits de son dernier opus, enregistré avec la complicité de l’excellent guitariste Jordan Officer, qui officie à ses côtés depuis l’époque où elle se produisait sous l’appellation « Susie Arioli Swing Band ». Depuis, il y a eu le Royal Festival Hall de Londres, le Festival Django Reinhardt de Samois-sur-Seine, le Festival International de Jazz de Montréal où elle a reçu le Prix Oscar Peterson…Avec « All The Way » elle marche sur les traces des grands vocalistes de jazz avec des titres comme « Un jour de différence » (une version française peu connue de « What a Difference a Day Makes »,un succès des années 50), « Time after Time » ou encore « Here’s to The Losers ».  Pour l’heure Susie est repartie en tournée mais ne faut pas la rater lors de son prochain passage dans l’hexagone !
Annie Grandjanin

« All The Way » (Jazz Village/Harmonia Mundi)

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