14 mars 2013

Swinging Life, victime de son succès ?


Présenté à l’Alhambra, au Comédia puis en tournée en France et à l’étranger, ce spectacle passe en revue quelques-unes des plus belles pages de l’histoire de la comédie musicale noire américaine. Et, incontestablement, il possède de sérieux atouts : des chorégraphies efficaces, de vrais musiciens en live sur scène, des costumes originaux, de belles voix et un répertoire imparable qui va de Duke Ellington à Fats Waller ou Quincy Jones, en passant par des extraits de spectacles cultes comme Dreamgirls, Sister Act, La Couleur Pourpre, Porgy and Bess, Smokey’s Joe’s Café… Les dix chanteurs, danseurs et comédiens qui faisaient notamment partie de la distribution du Roi Lion à Mogador enchaînent les tableaux avec une bonne humeur communicative. Mais, après un  « Sing, Sing, Sing » emballant, on a le sentiment que la troupe peine à retrouver ses marques et la spontanéité de ses débuts. Si les chœurs sont particulièrement réussis, certains solos n’évitent pas l’écueil de la démonstration vocale. On passera sur les blagues douteuses dans les scènes de Sister Act mais difficile d’ignorer des séquences qui tirent en longueur comme celle de l’auto-stop ou le concours de chant présenté par un animateur à la limite de la caricature. Resserré, allégé d’effets qui nuisent à la qualité du show, Swinging Life devrait trouver sa vitesse de croisière. Pour l’instant, on reste un peu sur le quai...
Annie Grandjanin
Jusqu’au 4 mai, du mardi au samedi à 21 h, mat. dim. A 16 h 30 à Bobino, 14-20, rue de la Gaîté 75014 Paris. Tél. : 08 2000 9000.

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