22 sept. 2013

Anthony Strong: un crooner so British

(c) Thibault Stipal
« Great singer, great pianist ! » dit de lui son compatriote Jamie Cullum. Pas étonnant qu’il l’ait pris sous son aile. Mais, depuis que le public a découvert Anthony Strong au festival de Marciac et en première partie de BB King au Grand Rex, le jeune crooner a pris son envol. Pour preuve, le succès de ses récents passages au Duc des Lombards et l’accueil réservé à  « Stepping Out », sorti en France en mars dernier. Un disque enregistré avec la crème des musiciens, tels que le bassiste Tom Farmer (du groupe Empirical), le batteur Sebastian De Krom (qui joue aussi avec Cullum), le trompettiste James Morrison ou encore Nigel Hitchcock, la légende du sax britannique.
Nourri de comédies musicales dont il jouait les thèmes sur le piano de ses grands-parents, de jazz et de pop, le chanteur nous livre ici un cocktail réjuissant de titres de Cole Porter (« Too Darn Hot »), d’Irving Berlin (« Stepping out With Me Baby », de Stevie Wonder (« Overjoyed »)… qu’il mêle de compositions personnelles. « J’aime bien essayer d’écrire de nouveaux standards qui sonnent vintage » confesse-t-il.  En le découvrant sur scène, on songe à Harry Connick Jr (qu’il a beaucoup écouté alors qu’il était lycéen), à Peter Cincotti, à Kurt Elling…Son swing ravageur, son élégance décontractée, sa simplicité et son humour si british sont incontestablement la marque d'un artiste qui s'inscrit dans la lignée des grands jazz singers...
Annie Grandjanin

Album “Stepping Out” (Naïve)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire