30 oct. 2013

Joséphine ose...toutes les audaces !

Son père fut le batteur d’Alain Bashung, d’où le clin d’œil de Joséphine Draï pour le titre de son one-woman-show. En poussant un peu plus loin, elle aurait même pu l’appeler  « L’imprudence » ! Car imprudente, elle l’est jusqu’au bout de son diadème pour s’affubler d’une tenue de princesse qui cache si peu ses rondeurs. Ajoutez à cela un chapelet de mots crûs et un penchant assez naturel pour évoquer ses problèmes digestifs et vous comprendrez que son personnage est plus proche de l’univers de Shrek que des héroïnes de Disney. Dans ce spectacle, qui mêle sketchs et chansons, Joséphine feuillette son journal intime. Celui d’une fille de son époque qui lutte contre les kilos et la solitude, envoie des textos de détresse groupés à ses copines, tente de trouver sa place dans une famille recomposée… Et se console de ses déboires amoureux en se jetant sur les sucreries. Une Bridget Jones mais dans le genre guerrière qui affirme qu’elle n’hésiterait pas à se battre avec Tsonga, à la boulangerie, pour le dernier Kinder Bueno ! Et son féroce appétit ne s’arrête pas aux barres chocolatées : « j’ai balayé tout le panel des handicapés sexuels » confesse-t-elle. Truculente, insolente, volubile, Joséphine s’autorise toutes les audaces… mais aussi quelques moments de tendresse, notamment lorsqu’elle regrette que, côté féminin, le rire ne soit pas toujours une arme de séduction : « J’ai déjà envisagé d’arrêter d’être drôle parce que je veux des gosses ». On lui souhaite évidemment une joyeuse marmaille mais  son humour dévastateur  manquerait sans doute dans le paysage…
Annie Grandjanin

Jusqu’au 29 décembre, le dimanche à 18 heures, au Petit Hébertot, 78 bis, boulevard des Batignolles 75017 Paris. Tél. : 01.42.93.13.04. http://www.petithebertot.com
A noter que les chansons du spectacle sont également disponibles sur l’album « Joséphine Ose !».

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