21 oct. 2014

Le « Bal des Vampires » nous laisse sur notre faim…

 
Présentée pour la première fois en France (et en français) la comédie musicale « Le Bal des Vampires » a débarqué dans la capitale, après avoir sillonné une douzaine de pays, depuis sa création à Vienne en 1997. Autant dire que le public, accro au film parodique de Roman Polanski, dont le spectacle est tiré, piaffait d’impatience aux portes de Mogador à l’idée d’être enfin convié au bal (mis en scène par le cinéaste lui-même). L’appétit évidemment aiguisé par le slogan alléchant annonçant cette nouvelle production de Stage Entertainment comme : "le musical le plus mordant" !
Logique, comme dirait le Professeur Abronsius, puisque l’histoire raconte ses péripéties, et celles de son jeune assistant Alfred, arpentant la Transylvanie pour prouver l’existence des suceurs de sang. Devenu culte, le film sorti en 1967 nous avait littéralement vampirisé avec son humour décalé…que l’on peine à retrouver ici.
La production a pourtant mis les petits plats dans les grands, surtout en deuxième partie,  avec des projections graphiques, des costumes et maquillages effrayants à souhait, des ballets impeccables chorégraphiés par Dennis Callahan et des musiciens en live. On retiendra des tableaux inventifs comme cette galerie de portraits animés, la salle de bal avec ses colonnes et son escalier en colimaçon tournant sur lui-même, l’amusante scène du bain ou encore celle des morts-vivants dans le cimetière, effrayant clin d’œil au fameux Thriller de Michael Jackson.
(c) Brinkhoff/Mögenburg
Quant au casting, il est incontestablement réussi. Difficile de ne pas succomber aux facéties de David Alexis, dans la redingote du professeur farfelu, aux amusantes réparties de Pierre Samuel dans le rôle de l’aubergiste juif traditionnaliste Yoine Chagal ou au charme inquiétant de Stéphane Métro derrière les crocs du Comte Von Krolock. On salue également la performance de Sarah campée par Rafaëlle Cohen qui doit s’accommoder d’une partition jouant trop souvent dans les aigus. Mais on ne peut s'empêcher de regretter que les musiques, composées par le renommé Jim Steinman, ne restent pas davantage dans les esprits, hormis le tube « Total Eclipse Of The Heart », popularisé par Bonnie Tyler et repris ici à l’envi.
Bref, malgré un éclatant final qui démontre le savoir-faire des 36 artistes réunis sur scène, on doit bien le confesser,  ce « Bal des Vampires » (2 h 40 avec entracte) nous laisse quand même sur notre faim !
Annie Grandjanin

Du mardi au samedi à 20 heures, le samedi à 15h et 20h et le dimanche à 15h, au Théâtre Mogador, 25, rue de Mogador, 75009 Paris. Tél. : 01.53.33.45.30. Places : de 25 à 105 €.
Plus d’infos sur le site baldesvampires.fr



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