24 nov. 2014

Lady Raymonde : entre Paname et Broadway

(c) Philippe Matsas

« Madame Raymonde est un personnage de Godard aussi bien que de Clouzot. De la Vieille école et de la Nouvelle Vague ! » confie Juliette qui signe la mise en scène de ce nouveau spectacle baptisé « Lady Raymonde ». Une Lady des faubourgs qui, depuis plus de 25 ans, chante les sans-grades et les paumés avec une gouaille toute parigote. Engoncé dans une robe désuète, arborant collier de perles et talons hauts, Denis d’Arcangelo incarne cette interprète pittoresque qui a permis de ressusciter un répertoire quelque peu oublié, celui de Georgius, de Berthe Sylva ou de Monique Morelli. On regrette d’ailleurs que l’artiste ne cite pas ici les auteurs et compositeurs. Car, si «  Les bleus » de Gainsbourg, « Good Night Ladies » de Lou Reed, « Le temps de finir la bouteille » d’Allain Leprest et Romain Didier ou encore « Speak Softly Love » (extrait du film « The Godfather ») de Nino Rota… éveillent évidemment quelques souvenirs, d’autres titres sont moins évidents. Comme cette épique « Histoire de Ben-Hur » (Louis Poterat/Paul Sterman/Berthe Sylva) qui constitue l’un des moments forts et drôles du spectacle. 
Accompagnée de son fidèle accordéoniste Zèbre (Sébastien Mesnil), elle abandonne parfois son cher Paname, le temps de s’aventurer du côté de Broadway et de ses fameux musicals.
Un tour de chant savoureux, certes, mais dans lequel on ne retrouve pas toujours la verve et la fantaisie qui nous font tant aimer Madame Raymonde...
Annie Grandjanin


Jusqu’au 14 décembre, du mercredi au samedi à 21h30, mat. dim. à 17h30, au Vingtième Théâtre, 7, rue des Plâtrières, 75020 Paris. Tél. : 01.48.65.97.90. Places : 25 €. www.vingtiemetheatre.com

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