26 janv. 2015

La délirante chevauchée des Caramels Fous

(c) Philippe Escalier
Avec des spectacles comme « La Bête au Bois dormant », « Les Aventures de l’Archevêque Perdu », « Pas de gondoles pour Denise »…ou encore « Les Dindes galantes » (nomination aux Molières en 2006), les Caramels Fous se sont imposés dans le registre de la comédie musicale parodique. Pour leur dernière production «  Il était une fois complètement à l’Ouest », la troupe se lance donc cette fois dans le western  mais enfourche le même cheval de bataille : la lutte contre toutes les formes de discriminations. Plutôt que de brandir un étendard aux couleurs de l’arc-en-ciel, ces comédiens, danseurs et chanteurs ont choisi de proposer des shows qui mettent l'accent sur la tolérance et l'autodérision. Et cette chevauchée débridée au cœur du Middle Ouest Américain est bien dans cet esprit. Dès les premières notes de musiques d’Ennio Morricone, on se retrouve plongé, en 1890, dans l’ambiance surchauffée du « Crazy Pony Saloon ». Il y a là des cow-boys en mal de distractions débarquant en trottinette sur « Des filles, de l’alcool », une chanson très librement inspirée du fameux « Il Love Rock’n’Roll »,  une Ma Dalton plus vraie que nature, un shérif manchot, un croque-mort, des danseuses qui rêvent du grand amour, un jeune barbier à la recherche de ses racines…
Le tout sur des airs d’Offenbach, de Rossini et des chansons de Brel, de Queen, des Pet Shop Boys, de Michael Jackson, de Michel Polnareff ou de Philippe Katerine, dont les textes ont été réécrits pour l’occasion. 
Sur fond de dentelles et de machisme, cette fougueuse saga (mise en scène par Alma de Villalobos et Nicolas Kern) évoque au passage les droits des femmes, les minorités ethniques, le droit à la différence. 
Bien sûr, il y a parfois des notes discordantes et l'humour n'est pas toujours léger. Mais en une pirouette, les Caramels Fous font passer autant de générosité que dans bien des discours sur l'amour et la liberté.
Annie Grandjanin

Jusqu’au 14 février, les jeudis, vendredis et samedis, à 20 h 30, au Théâtre Déjazet, 41, boulevard du Temple, 75003 Paris. Tél. : 01.48.87.52.55.  www.dejazet.com
Prolongations, pour cause de succès ! Du 21 au 31 mai au Théâtre Déjazet.
 

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