9 mars 2015

Exposition « David Bowie is »

Dès l’entrée, on a l’impression d’être transporté dans la caverne d’Ali Baba ! Costumes, instruments, notes, photographies, textes de chansons manuscrits, pochettes d’albums, dessins, décors de scène, extraits de films, clips vidéo…Pas moins de 300 objets dont la plupart proviennent des archives personnelles de l'icône de la pop.  David Robert Jones (son vrai nom) serait-il un collectionneur compulsif ? Plus sérieusement, on comprend que l’artiste qui est toujours intervenu à tous les stades de la création de son image et de sa musique, ait tenu à conserver des traces de ses multiples métamorphoses. Que ce soit dans la tenue spatiale de Ziggy ou celle du dandy berlinois de Low. Des changements de styles vestimentaires et musicaux qui expliquent sans doute son exceptionnelle longévité. Du coup, le lieu semble trop exigu pour contenir des souvenirs qui courent sur plusieurs décennies. Sans parcours chronologique, le visiteur évolue au gré de ses envies. Certains s’attarderont dans la salle consacrée aux années berlinoises, d’autres devant la soixantaine de costumes aussi extravagants les uns que les autres : de la tenue de Pierrot de « Ashes to Ashes » au costume de scène dessiné par le créateur japonais Kansai Yamamoto pour le « Alladin Sane Tour » en 1973, le complet bleu turquoise du vidéo clip « Life on Mars ? » (diffusé en 1973 )…
Les plus curieux ne manqueront pas de remarquer une nette différence sur la pochette originale de « Diamond Dogs » puisqu’on découvre enfin les attributs du personnage mi-Bowie, mi-chien,  qui avaient été « gommés » dans la version commercialisée !

(c) Sukita/The David Bowie Archive
 Petit plus également: des documents liés aux séjours de Bowie en France comme ce document d’Henri Leproux (qui fut le patron de Golf Drouot) mentionnant le cachet du chanteur pour son premier concert parisien en décembre 1965 ou le livre d’or du studio du Château d’Hérouville où David a enregistré dans les années 70.
Au hasard des allées, il n’est pas rare de croiser des visiteurs arborant le fameux éclair de Ziggy Stardust, puisqu'un stand de maquillage est installé au début de l'exposition.
Outre la diversité et la rareté des objets présentés ici, l’un des temps forts est sans doute, la dernière et vaste salle où sont projetées des images des concerts de celui qui demeure l’un des artistes les plus avant-gardiste de son époque.
Pour ceux qui ne pourront se rendre à la Villette, sachez qu’une visite filmée de l’exposition originelle au Victoria and Albert Museum de Londres sera projetée en exclusivité dans une centaine de salles en France et en Suisse, le jeudi 12 mars à 20 h et le lundi 1er juin à 20 h. (liste des cinémas sur www.pathelive.com)

Jusqu’au 31 mai 2015, le mardi de 12 à 18h, les mer. et jeu. de 12h à 20h, les ven. et sam. de 10h à 22h et le dim. de 10h à 20h, (vacances scolaires de printemps (du 21 avril au 3 mai) : de 10h à 20hh, à la Philharmonie de Paris, 221, av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Prix : 12 € et 6 € (tarif réduit). Tél. : 01.44.84.44.84. www.philharmoniedeparis.fr

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