6 mars 2015

Le Cabaret Electrique: entre performances et tradition

(c) Hervé Photograff
Pour ce spectacle qui a déjà pas mal tourné et revient sous le chapiteau du Cirque Electrique, on a mis les petits plats dans les grands ! Des tables sont en effet installées tout autour de la piste pour permettre au public de dîner tout en savourant les numéros concoctés par la troupe. Au menu:  Valentino Bogino dans un virtuose numéro de hula-hoop, l'énigmatique Lalla Morte se prélassant sur un tapis de morceaux de verre ou offrant une séance de peinture phosphorescente sur corps, du hip hop et de l’acrobatie au sol avec le virevoltant Kader Diop,  une roue de la mort… et des numéros plus usuels d’équilibre ou de jonglage.
Depuis sa création, ce cirque pas comme les autres puise son inspiration et son originalité dans plusieurs univers qui se télescopent dans un joyeux chaos : les performances circassiennes, les arts de la rue, la poésie, la culture urbaine…
Le tout accompagné par des musiciens en live, menés tambour battant par l’iconoclaste Hervé Vallée, alias Topman,  qui signe aussi la mise en scène.
Cette fois, la chanteuse Maria Fernanda de Caracas apporte une touche sensuelle avec ses mélopées latino-américaines. Quant aux enchaînements (parfois répétitifs) ils sont assurés par Mr Djub, un Monsieur Loyal grognon en pyjama et charentaises ! Les numéros varient d'un soir à l'autre, tout comme les invités du plasticien Kiki Picasso qui propose à des photographes, écrivains... d'évoquer leur art, en sept minutes chrono. Dommage que l'entracte casse un peu le rythme de ce Cabaret Electrique qui, contrairement aux précédentes créations, s'inscrit davantage dans la tradition.
 
Jusqu’au 28 mars, du jeudi au samedi, à 21 heures, au Cirque Electrique, Place du Maquis du Vercors, 75020 Paris. Prix : 20 € et tarifs réduits à 15 et 18 €. Info. au 09.54.54.47.24 ou contact@cirque-electrique.com Réservation indispensable pour dîner sur place.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire