5 juin 2015

Les tendres fables de Presque Oui

(c) Frank Loriou
A l'instar de Monsieur Lune, Mister Février ou Ours, Presque Oui a choisi un étrange patronyme. Un nom qui sonne comme une promesse, un gage d'humilité.
 Pour l'état civil, il est Thibaud Defever. Et sur la scène musicale, cette graine de poète a germé au fil des saisons et d'albums comme "Sauvez les meubles", "Peau neuve", "Ma bande originale"...
Sa dernière production, sortie en avril, s'appelle "De toute évidence". Des fables tendres, tour à tour joyeuses ou mélancoliques, écrites avec la complicité d'Isabelle Hass. A l'affiche de l'Européen il y a quelques jours, l'artiste a touché le public avec des mots qui relèvent à la fois de l'intime et de l'universel.
Avec sa bouille de Pierrot lunaire, son timbre de conteur, il nous embarque dans un imaginaire peuplé de mirages, d'ombres chinoises, d'anges bienveillants...Mais ce doux rêveur se fait aussi plus émouvant pour évoquer la douleur de l'absence, les passions qui s'éteignent ("Sous la glace",  "Trop tôt", "Tout me parle de toi"...). On peut évidemment préférer l'amoureux (même triste !) à l'auteur de textes plus graves comme "Les voix".
Quant au choix du trio guitare, batterie, contrebasse, c'est assurément une réussite. D'autant plus que ses musiciens-complices Benjamin Vairon et Xuan Lindenmeyer n'ont pas leur pareil pour donner des accents dansants à la jolie mélancolie de Presque Oui.

Album "De toute évidence" (L'Autre Distribution)
En tournée:  le 6 juin au Théâtre Antoine Vitez d'Ivry-sur-Seine (concerts de clôture de saison), le 10 juin au Haillan de Bordeaux, le 18 juin au Biplan de Lille...

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