8 oct. 2015

"Ma vie, mes chansons, mes films...", par Charles Aznavour et Vincent Perrot

 On connaît bien le chanteur qui, il y a quelques jours encore, se produisait sur la scène du Palais des Sports pour six concerts exceptionnels. Peut-être moins le comédien qui a débuté comme figurant dans "La guerre des gosses" ou encore "Les disparus de Saint-Agil" de Christian Jaque avant de s'illustrer avec des réalisateurs comme Jean-Pierre Mocky, François Truffaut, Claude Chabrol, Denys de La Patellière, Sergio Gobbi, Volker Schlöndorff, Michael Winner...
Inspirée du documentaire que lui a consacré le journaliste et animateur Vincent Perrot ("Aznavour, viens voir le comédien"), cette biographie intitulée "Ma vie, mes chansons, mes films...",  se présente principalement sous la forme d'une interview, accompagnée de photographies, d'affiches de films, de pochettes de disques, de propos de réalisateurs et de textes de Philippe Durant pour la partie historique des films.
Avec Jean Cocteau et Yul Brynner
durant le tournage du "Testament d'Orphée
coll. Ch. Aznavour/DR
Charles Aznavour évoque ses amitiés avec Edith Piaf, Jean Cocteau, Lino Ventura, Michel Serrault, Peter Sellers, James Coburn... Il revient également sur ses débuts de chanteur. Des débuts difficiles face aux critiques de journalistes qui ne lui prédisaient pas une grande carrière dans la chanson...Une grande partie de ce livre est également consacrée à sa carrière d'acteur, ses tournages en Italie et aux Etats-Unis et sa passion pour le 7ème Art. Une passion qui remonte à l'enfance, à l'époque où, avec sa sœur Aïda, il faisait l'école buissonnière pour aller au cinéma avec l'argent de la cantine !
Avec Lino Ventura sur un plateau de
télévision. Coll. Ch. Aznavour DR
Au hasard des questions de Perrot, on apprend ainsi qu'Aznavour a vécu durant huit ans chez Edith Piaf dans une chambre, exacte réplique de celle de Marie-Antoinette, délaissée par la Môme qui la jugeait trop sophistiquée. Qu'il a décliné l'offre de Jean-Luc Godard de jouer dans "A bout de souffle". Un rôle qui reviendra à Jean-Paul Belmondo. Ou encore qu'il a poursuivi une sorte de tradition familiale en incarnant un fakir dans "La métamorphose des cloportes" puisque le cousin de sa mère n'était autre que le fakir Tarabet, très populaire en son temps.
Dans le rôle du facteur Thibon
dans "Le facteur s'en va-t-en guerre
coll. Ch. Aznavour/DR
Au passage,celui qui croule sous les distinctions (Victoire de la Musique, Légion d'Honneur, César...) confie que sa grande fierté serait de recevoir le Mérite Agricole pour sa production d'huile d'olive !
Un ouvrage passionnant, rempli d'anecdotes, dans lequel l'artiste se livre avec humour. Et se termine par une reproduction de la partition de la chanson "Hier encore"...

"Ma vie, mes chansons, mes films..." (Editions de La Martinière), 240 pages, 32 €. Sortie aujourd'hui, le 8 octobre 2015.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire