2 oct. 2015

Mariane Alzi : "J'ai appris le mot espoir en plusieurs langues !"


Son premier album éponyme sort aujourd'hui ! Mais le clip "Des roses", illustré par quelques grandes figures qui ont marqué le siècle dernier a déjà suscité l'intérêt sur la toile. Réalisées par l'américain Bob Coke (Ben Harper, Noir Désir, Moriarty...) les chansons dont Mariane a écrit textes et musiques parlent d'amour, de rêves brisés  mais aussi d'espoir. Le tout porté par une voix chaude et vibrante. Rencontre dans un jardin, au soleil, avec une jeune femme lumineuse, à quelques jours de son premier concert à la Boule Noire.
Votre disque est la première production d'un jeune label (Soleil Oblique Records). C'est une situation confortable ?
J'ai une grande liberté et je me sens vraiment accompagnée. L'atmosphère est familiale.Je viens du classique et les gens qui m'entourent parlent le même langage que moi. Ils connaissent bien la musique ! C'est très rassurant.
Vous enseignez toujours le piano ?
Depuis six ans. Sur scène, je le lâche un peu car je me suis aperçue que j'aimais bien être chanteuse et pas seulement instrumentiste. Mais je compose toujours sur mon clavier.
Il paraît que vous avez écrit votre première chanson à 7 ans ?
Même avant ! Je traçais des lignes et quand on me demandait ce que je faisais, je répondais que j'écrivais des choses... Pour la première fois de ma vie, cela fait six mois que je n'ai pas écrit une seule ligne.
On parle de chansons d'amour et de combat dans le texte biographique qui accompagne votre album.
Je suis tentée de dire que c'est un peu la même chose, non ? Notamment quand on a entre 20 et 30 ans ! Ce n'est pas forcément naturel d'être avec quelqu'un au quotidien.
Vous évoquez d'autres combats, notamment dans la chanson "Des bouts d'identités" qui prend une étrange résonance aujourd'hui ?
C'est vrai et c'est assez déprimant. J'ai écrit cette chanson en 2013 et je ne pensais pas qu'en parlant de "Bouts d'identités qui sont allés se noyer au loin, si loin" je collerais autant à l'actualité. Le texte m'a été inspiré par l'exposition d'une photographe palestinienne au Jeu de Paume. Elle avait fait un travail sur les orphelinats, les combattants oubliés.
En parlant d'identité, sans pour autant les renier, vous ne revendiquez pas vos origines corses ?
Je ne suis pas une chanteuse corse. D'autres artistes le font bien mieux que moi. Je me sens avant tout européenne. Un individu sur la planète...
Un individu qui a débuté dans le rap plutôt que dans les polyphonies traditionnelles ?
C'est vrai. J'ai commencé dans un collectif rap et j'ai passé des années dans ce milieu.  Aujourd'hui encore, mes potes dans le métier font du rap.
Pouvez-nous parler du clip "Des roses" ?
Je me suis beaucoup amusée à le faire. J'ai passé des nuits blanches dans la recherche d'images. J'ai étudié l'histoire de l'art et ce travail m'a passionnée. J'ai tout fait. C'est mon clip et j'en suis fière. J'ai appris le mot espoir en plusieurs langues ! Je souhaitais une représentation assez vaste des femmes et des hommes qui, à un certain moment, ont représenté un idéal...

Le 28 octobre, à 20 heures,
à La Boule Noire, 120, boulevard de Rochechouart, 75018 Paris
Tél.: 01.49.25.81.75. www.laboulenoire.fr

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