10 nov. 2015

"Cabaret d'amour": un joyeux clin d'oeil à La Môme


(c) Nicolas Grandi
S'attaquer au répertoire de Piaf est toujours un peu risqué. Mais ce "Cabaret d'amour" évite tous les écueils du genre. Pas de petite robe noire sortie d'une vieille malle ni de trémolos dans la voix pour évoquer le centenaire de la naissance de celle qui demeure une icône de la chanson française. Comédienne et chanteuse, Laura Clauzel a choisi une approche nettement plus subtile... et facétieuse. Sur scène, pas d'accordéon mais un piano à queue derrière lequel s'installe le talentueux Yuta Masuda qui a signé les arrangements et assure la direction musicale. Quant à Laura, elle apparaît en long fourreau noir lamé (façon Rita Hayworth) pour entonner une suite de "non" sur l'air de "Non, je ne regrette rien".
Le ton est donné: pas question de donner à ce spectacle les allures d'un hommage compassé. Comme toujours au Hall de la Chanson, le public dispose d'un programme avec les titres des chansons, les auteurs, les compositeurs et même les éditeurs ! Bien utile, car l'artiste interprète essentiellement des morceaux méconnus, ou presque. Après un tonitruant "Je ne veux plus laver la vaisselle" (Marguerite Monnot/Edith Piaf), "Heureuse" (Marguerite Monnot/René Rouzaud) qui sonne comme un mantra, on s'amuse franchement lorsque la demoiselle revient avec des castagnettes et un éventail pour nous régaler d'un vigoureux "Carmen's Story" (Charles Dumont/Michel Rivgauche).
Mais l'émotion est également au rendez-vous avec le superbe  "Quand tu dors" (Christiane Verger/Jacques Prévert) ou encore "Exodus" (thème musical du film d'Otto Preminger). Même chose pour "Les deux ménétriers" (Lucien Durand-Eugénie Adèle Constant/Jean Richepin), l'une des premières chansons interprétées par la jeune Edith, à l'époque où elle se produisait dans les rues de Paname.
Non contente de posséder une voix puissante, mélodieuse et une jolie dose d'humour,  la chanteuse démontre aussi un sacré swing avec sa version jazzy de "Sophie" (Norbert Glanzberg/Edith Piaf).
Il paraît que c'est en écoutant le coffret intégral de Piaf, offert par son professeur de théâtre, que Laura Clauzel a eu l'idée de faire connaître ces chansons presque oubliées, de faire entendre ce "Cri du coeur" comme l'écrivait Jacques Prévert. Pari réussi car ce spectacle est une bien jolie déclaration d'amour....

Les 21, 28 novembre, 4, 5 et 19 décembre 2015, à 20 h 30 et les 15, 29 novembre et 13 décembre, à 16 h 30, au Hall de la Chanson, Parc de la Villette, Pavillon du Charolais, 211, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris. Dans le cadre d'un Festival Piaf du 7 novembre au 20 décembre 2015.
Informations et réservations au 01.53.72.43.01 et en ligne sur reservation@lehall.com ou www.lehall.com

1 commentaire:

  1. Coucou,
    Merci pour ces renseignements. Je ne connaissais pas du tout ces artistes ainsi que cet événement.
    Au revoir

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