8 févr. 2016

Le Grand Orchestre du Splendid perpétue l'esprit de Ray Ventura

A l'Alhambra, l'autre soir, la formation fêtait ses 40 ans de carrière ! Quatre décennies à écumer les scènes de France et d'ailleurs pour entretenir la flamme des grands orchestres dans l'esprit de Ray Ventura et de ses fameux collégiens. Un succès dont les ingrédients font toujours recette: de la fantaisie,  un répertoire de chansons populaires entrecoupé de sketches et enfin un swing impeccable. Ajoutez à cela des musiciens dont le talent n'est plus à démontrer et vous comprendrez l'exceptionnelle longévité du Grand Orchestre du Splendid.....
(c) Didier Pallagès
Pas machos pour un sou, ces facétieux artistes ont d'ailleurs intégré trois éléments féminins: Alice Morvan et la pétillante Lou Volt au chant et Julie Saury à la batterie. Après un rapide coup d'oeil dans la salle, on réalise que le public a vieilli avec le Splendid. Normal sans doute puisque les chansons puisent principalement dans les années cinquante et soixante. A l'instar de l'album "Les années Splendid - Saison 1", sorti le 21 janvier dernier. Mené par un Xavier Thibault, toujours fringant, l'orchestre revisite ainsi "Les cornichons" de Nino Ferrer, "Le blues du dentiste" de Boris Vian et Henri Salvador, "Tu veux ou tu veux pas", un titre immortalisé par Marcel Zanini ou encore "Scoubidous". Après une première partie un poil trop longue, il faut attendre la fin de la seconde, plus enlevée, pour retrouver les "tubes" du Splendid: "Macao" et la démoniaque "Salsa du démon".
Et les fidèles peuvent se réjouir car la chorégraphie est toujours aussi énergique, avec grappe de raisin et balai, à l'appui ! Pour célébrer ce quarantième anniversaire, Le Grand Orchestre du Splendid annonce des festivités qui se poursuivront toute l'année.

Album "Les années Splendid - Saison 1" (Jazz Village).

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