3 mars 2016

Tom Poisson : "j'aime faire du sur mesure"

Son premier disque, sorti en 2004, s'appelait "Tom Poisson fait des chansons". Et il le fait plutôt bien !
Pour preuve, des albums comme "Tom Poisson fait des chansonsTom 2", "Riche à millions", "Trapéziste" ...
Des textes tendres, poétiques et humanistes, sur des mélodies apparemment légères. Après avoir tissé un lien entre chanson, récit, image et mise en scène dans sa précédente production "L'homme qui rêvait d'être une girafe" (destinée au jeune public), il étoffe encore le concept avec "Heureux comme les cerfs-volants", présenté comme une comédie urbaine musicale et cinématographique.
Un disque accompagné d'une nouvelle de 35 pages où l'on croise Hugo, Fleur, Jean-Paul, Lili, Foued, Chérif... Rencontre avec un artiste qui nous fait du bien.

Dans le texte qui présente l'album, on évoque ton goût pour le bricolage. 
Je fais les choses intuitivement et pas forcément de manière structurée. Je veux que cela reste ludique. J'ai créé un fil rouge entre les chansons et j'ai ensuite épaissi les personnages, un peu comme un puzzle à l'envers. J'aime faire du sur-mesure.
Peut-on dire qu'il y a un peu de toi dans le personnage d'Hugo ?
Il y a de moi dans tous les personnages. Dans mes deux premiers albums, j'oubliais un peu d'être chanteur. Je n'avais pas ce fantasme. Progressivement, j'ai pris goût à cet aspect interprète que j'avais un peu mis de côté. Aujourd'hui, j'ai le sentiment d'avoir réussi à faire le pont entre l'auteur, le compositeur et le chanteur.
Un virage amorcé avec "Riche à millions" ?
C'est vrai que que suis allé plus loin dans l'émotion. C'est peut-être l'album le plus intime que j'ai pu faire.
Parallèlement à ta carrière de chanteur solo, tu fais partie du groupe "Les Fouteurs de Joie". Une manière de nourrir ta schizophrénie artistique ?
Au contraire ! C'est bien d'avoir des implications différentes. Avoir son nom sur une pochette, c'est un plaisir un peu intime mais, au moment de la création, on entre très vite dans le partage. Les Fouteurs de Joie, ce n'est pas un collectif mais un vrai groupe. Les influences des uns et des autres s'additionnent. Cela fait du bien au nombril !
D'où vient ton nom de scène ?
Il m'est venu en 2 minutes 1/2. A l'époque j'avais encore un groupe et nous faisions de la musique plus électrique, plus funky. Lorsque j'ai eu envie de faire des morceaux acoustiques sur des thèmes personnels, j'ai réalisé que mon nom d'Etat Civil n'était pas forcément approprié pour faire carrière dans la chanson.
La présentation de ce livre-disque apparaît comme un objet plutôt luxueux, non ?
Au delà de l'objet, c'est l'aventure qui est luxueuse ! Elle s'articule autour de trois thèmes: la nouvelle qui doit être facile à lire, l'aventure scénique et une vraie création vidéo qui doit faire évoluer l'histoire. On fabrique de l'image en direct. J'avais en tête le cinéma de Claude Sautet. Cela nécessite beaucoup de travail de résidence. Dans le précédent spectacle, c'est nous qui déclenchions les images sur le plateau. Là, nous avons un vidéaste à nos côtés.
As-tu trouvé cette fameuse chanson populaire évoquée dans "Popular'" ?
J'aimerais bien...

Album "Heureux comme les cerfs-volants" (L'Autre Distribution/Social Brain), sorti le 4 février 2016.
En concert , le 18 mars 2016 à Chelles (Les Cuizines) et du 7 au 30 juillet au Festival d'Avignon (Présence Pasteur).

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