28 avr. 2016

La poésie intemporelle de Clio

(c) Ugo Berardi
Ce qui frappe d'emblée chez cette jeune artiste, c'est cette grâce indéfinissable, cette manière de capter notre attention avec des histoires poétiques et intemporelles, ce timbre à la fois clair et fragile... Assister à un concert de Clio, c'est un peu comme s'asseoir dans un fauteuil de cinéma pour assister à la projection de courts-métrages, en noir et blanc, avec ici et là quelques images colorisées pour faire plus joli. Pas surprenant quand on apprend qu'elle a débuté un mémoire en cinéma sur l'adaptation cinématographique de l'Astrée d'Honoré d'Urfé, par Eric Rohmer !
Sur la scène des Trois Baudets où elle fêtait la sortie de cet album réalisé par Alain Cluzeau, elle a emporté le public dans le sillage de ces gamins "Équilibristes" dévalant les rues à bicyclette, jusqu'au "Bout du monde". En chemin, elle a remonté "Haussmann à l'envers", salué "Le Printemps", croqué une histoire d'amour à la gouache avec "Plein les doigts" tout en s'offrant une pause "Sous l'averse" en compagnie de Jérémie Kisling.
Auteur-compositeur, elle est peut-être moins inspirée lorsqu'elle s'essaie au genre humoristique avec "Simon". Mais on craque littéralement sur le mélancolique "Eric Rohmer est mort". Et nous ne sommes pas les seuls puisque Fabrice Luchini a accepté de lui donner la réplique, sur ce titre, dans ce premier opus qui est, sans doute, l'une des belles surprises de ce mois d'avril.

"Clio" (uGo&Play/L'Autre Distribution), sorti le 1er avril dernier.
En concert: le 6 mai à l'ACP, Manufacture de la Chanson (124, avenue de la République, 75011 Paris), le 11 mai et le 1er juin, à l'Angora Bastille (3, bd Richard Lenoir, 75011 Paris)...

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