9 mai 2016

Gregory Porter : "Take me to the Alley",

Dire que s'il n'avait pas été blessé à l'épaule, il aurait passé ces dernières années à courir après un ballon ! Le football américain a peut-être perdu un tackeur de pointe, mais le monde du jazz et de la soul a incontestablement gagné une solide recrue.
Après le succès international de "Liquid Spirit", vendu à un million d'exemplaires et récompensé notamment par un Grammy dans la catégorie "meilleur album de jazz vocal" (en 2014), on le guettait un peu au tournant.
Et "Take me to the Alley", le nouvel opus qui vient de sortir sur le label Blue Note est à la hauteur de notre attente. Dès la version épurée d' "Holding On", un morceau qu'il avait déjà enregistré avec le groupe d'électro britannique Disclosure, on tombe sous le charme du crooner à casquette dont le timbre rappelle parfois celui de Sinatra. Accompagné de ses fidèles musiciens, le pianiste et directeur musical Chip Crawford, le bassiste Aaron James, le batteur Emmanuel Harrold, le saxophoniste alto Yosuke Sato et le saxophoniste ténor Tivon Pennicott, Gregory Porter a eu la bonne idée de s'entourer également du trompettiste Keyon Harrold, d'Alicia Olatuja aux choeurs et d'Ondrel Pivec, à l'orgue. Résultat: Douze titres jazz, soul et bluesy, entre protest songs et chansons d'amour, dont on retiendra "Don't Bee a Fool", "Don't Lose Your Steam", "French African Queen"," Day Dream", "Take Me To The Alley", "In Heaven"... 
Difficile de parier sur les tubes potentiels car toutes les chansons sont empreintes de cette élégance, de ce groove ravageur et de cette sincérité qui ont hissé ce doux et suave colosse en tête des valeurs sûres du jazz et de la soul.

"Take me to the Alley" (Blue Note), sorti le 6 mai 2016.
En tournée cet été dans toute la France avec une escale le 28 août au Festival "Rock en Seine" et à Paris, au Grand Rex, le 17 octobre prochain.

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