12 déc. 2016

Jérémie Kisling: "Malhabiles"

On le suit depuis son premier album "Monsieur Obsolète" (2013). Difficile, à l'époque,  de ne pas fondre à l'écoute de la chanson "Carambar" où il affirmait: "les filles, c'est chouette, ça colle aux dents...c'est comme la plus grande tranche du gâteau..." Treize ans plus tard, l'auteur-compositeur, originaire de Lausanne, n'a rien perdu de cette poésie tendre qui lui a valu le surnom de "Petit prince de la chanson suisse" dans la presse.
Un petit prince qui dessine le monde couleur sépia, entre fragilité assumée et douce mélancolie. Avec "Malhabiles", grâce sans doute à la complicité de Fab Dupont, réalisateur, entre autres, du dernier album de The Dø. il amorce un virage plus pop. Quant au titre de l'opus, il n'est évidemment pas à prendre au pied de la lettre car Jérémie Kisling maîtrise l'art de trousser des textes intimistes sur des mélodies qui restent joliment en tête. Même si l'artiste n'hésite pas à confier ses doutes : "J'regarde en arrière toute ma carrière, qu'est-ce que j'ai su faire de moi, j'ai mis dans ma poche, tout ce qui accroche, est-ce que je suis fier de ça..." s'interroge-t-il dans "Je me souviens", la chanson qui ouvre cet opus enregistré à New York. Entre les refrains romantiques de "Dessine" et  ceux d"Aimée" qui se donnent étrangement la réplique, la balade dans "Paris" où il vit désormais, l'addictif "Ce qui nous est donné", le chanteur évolue ensuite, comme en apesanteur, sur les rythmes plus enlevés de "On ne sait faire que danser".  Et on accroche franchement...

Album "Malhabiles" (Wagram Music/Note A Bene)

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