5 févr. 2017

D.I.V.A. fait le show

(c) Louis Décamps



Au Déjazet, le 5 janvier dernier, le groupe D.I.V.A. offrait un showcase pour présenter son ambitieux projet: un premier album éponyme (sorti vendredi) dans lequel le quintet féminin propose "la quintessence  insensée d'un opéra en dix minutes".
En l'occurrence, six grandes oeuvres lyriques puisque les demoiselles parcourent sur ce CD les partitions de " La Traviata" de Verdi, de "Carmen" de Bizet, de "Tosca" de Puccini, des "Contes d'Hoffmann" d' Offenbach et enfin de "Don Giovanni" et "La Flûte Enchantée" de Mozart !
Elles se glissent ainsi dans les costumes d'une vingtaine de personnages, de Violetta à Donna Anna en passant par Zerlina, Carmen, Scarpia ou encore Le Diable. Et le résultat est... diablement convaincant. Des versions habilement "condensées" par le compositeur Olivier Rabet. "Nous voulions lier l'art lyrique au théâtre, le monde de la musique classique au divertissement, l'ancien au moderne afin de toucher la sensibilité de chacun" confessent Flore Philis et Marie Menand, créatrices du projet. Des sopranos qui ont fait leurs gammes à la Maîtrise de Radio France. L'anglaise Grace Carter, l'américaine Jazmin Black Grollemund et Audrey Kessedjian (d'origine arménienne) complètent l'ensemble. Accompagnées d'un quatuor à cordes, arborant perruques et tenues extravagants, les demoiselles relèvent allegro le défi. "Le propre de l'opéra est de tenir les esprits, les yeux et les oreilles dans un égal enchantement" écrivait La Bruyère. Et D.I.V.A. enchante, incontestablement.

"D.I.V.A." (Decca/Universal), disponible depuis le 3 février

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