15 févr. 2017

Saturday Night Fever: Fauve mène la danse

(c) Dominique Jacovides/Bertimage
Quarante ans après la sortie du film culte de John Badham, avec John Travolta, "Saturday Night Fever" débarque à Paris., en version spectacle musical. Pour l'occasion, le Palais des Sports s'est métamorphosé en dance-floor, avec boule à facettes, costumes pailletés et bien sûr les tubes imparables des Bee Gees: "Stayin' Alive", "Night Fever", "You should be dancing", "How deep is your love", More than a woman"... 
On connaît l'histoire: Tony Manero, employé dans le magasin de peintures d'un quartier de Brooklyn, brille, le samedi soir, à l'Odyssée 2001. Une discothèque branchée où il tombe sous le charme de Stéphanie. Il lui propose alors de participer avec lui à un concours de danse. Une passion commune qui débouchera sur une improbable histoire d'amour..
Une fois n'est pas coutume, le duo vedette ne chante pas. Il faut dire que le rythme endiablé des chorégraphies de Malik Le Nost ne permet pas vraiment d'économiser son souffle ! Qu'importe, puisqu'un excellent trio (Nevedya, Stephan Rizon et Flo Malley) prend heureusement la relève. Un spectacle, mis en scène par Stéphane Jarny (directeur artistique) et présenté par le talentueux Gwendal Marimoutou, dans le rôle du DJ Monty.  Quant à la scénographie, elle est du québécois Stéphane Roy, distingué pour ses réalisations au sein du Cirque du Soleil.
(c) Dominique Jacovides/Bestimage
Mais revenons sur la piste... Bien connue des spectateurs de l'émission "Danse avec les stars", la flamboyante Fauve Hautot (Stéphanie) mène la danse de bout en bout avec un charisme et un savoir-faire impressionnants. Au point d'éclipser son partenaire Nicolas Archambault (Tony). Car, même si ses déhanchements (et sa plastique) sont suggestifs, le danseur demeure un peu en retrait et son jeu de comédien laisse à désirer. D'autant qu'il n'est pas forcément servi par des dialogues percutants ! Des dialogues dont le mérite est tout de même d'aborder, sans langue de bois, des sujets comme l'avortement, l'alcool et le sexe.
Outre la belle énergie de la troupe de danseurs, on retiendra également les décors, les costumes ou encore Fanny Fourquez, dans le personnage d'Annette, l'amoureuse éconduite.
"Saturday Night Fever" est avant tout un show à la gloire de la danse, des années 70 et des chansons des Bee Gees. Et il suffit de voir l'enthousiasme du public pour réaliser que le courant disco n'a pas fini de faire monter la fièvre...

Jusqu'au 30 avril 2017, jeudi et vendredi à 20 h, samedi à 15 h et 20 h 30 et dimanche à 15 h et 20 h, au Dôme de Paris-Palais des Sports, 34, bd Victor, 75015 Paris. Prix: de 31 à 89 €. Loc. au 0 825 038 039 et points de vente habituels. http://www.palaisdessports.com/
En tournée à partir du 13 mai 1917 (Lille, Dijon, Genève, Toulouse, Marseille, Lyon, Bruxelles, Bordeaux...)

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