20 juin 2017

Elles & Barbara

"Je ne suis pas une grande dame de la chanson, je ne suis pas une tulipe noire, je ne suis pas poète, je ne suis pas un oiseau de proie, je ne suis pas désespérée du matin au soir... je suis juste une femme qui chante" répondait Barbara à ceux qui tentaient de lui coller une étiquette.
Une femme pudique aussi, qui ne se livrait que dans ses chansons. Des chansons chargées d'émotions, d'histoires vécues, de rendez-vous ratés...
C'est dire si l'exercice était téméraire, voire périlleux. Et, honnêtement, bien qu'un peu sage, parfois même "du bout des lèvres", cet hommage au répertoire de la Dame brune est plutôt réussi.
Le 9 juin dernier, date anniversaire de sa naissance est donc sorti "Elles & Barbara". Treize femmes qui chantent Barbara, sous la houlette de la talentueuse réalisatrice Edith Fambuena (Alain Bashung, Etienne Daho..).
C'est Zazie qui ouvre efficacement l'album en emmenant "La solitude" sur des versants plus rock, tandis que Jeanne Cherhal propose une version un peu frileuse et maniérée de "Nantes". Pas vraiment de surprise du côté de Nolwenn Leroy dans sa relecture plutôt lisse de "Dis, quand reviendras-tu ?". Virginie Ledoyen, quant à elle, met ses talents de comédienne au service d'une élégante ré-interprétation de "Cet enfant-là".
On retiendra également la soprano Julie Fuchs dans "Göttingen", la gouaille d'Olivia Ruiz pour "Gueule de Nuit", Elodie Frégé dans une version joliment sensuelle de "Parce que je t'aime"...
 On peut aussi se laisser embarquer par l'énergique Angélique Kidjo s'emparant de "Soleil noir" mais rester sceptique en écoutant "C'est trop tard" par Melody Gardot. Petite nouvelle dans la sphère musicale, Juliette Armanet emporte l'adhésion avec "L'aigle noir", un titre souvent repris, avec plus ou moins de bonheur, auquel elle donne une belle et vibrante intensité.
On imagine qu'une édition "Eux & Barbara" devrait voir le jour, histoire de saluer celle qui chantait si bien "Mes Hommes"...

-Album "Elles & Barbara" (Mercury/Universal)

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire