15 juil. 2017

Merlot: "J'aime changer de casquette"

(c) Yann Orhan
Depuis qu'il a quitté le groupe reggae Baobab, Merlot a enregistré des albums solo comme "Chansons d'amour et de haine", "Business Classe" ou encore "Au fond de la classe" plus spécialement dédié aux enfants. Cette fois, l'artiste se lance dans une nouvelle aventure: la création (avec le soutien de l'Académie Charles Cros) d'un spectacle baptisé "Shoo-bi-doo-waah !" , qu'il présentera en avant-première, le 6 août prochain, aux côtés d'Ellen Birath, Jérémy Lacaze & l'Harmonie de Pontonx, dans les arènes de "Chansons & Mots d'Amou".
Un festival qui, pour sa sixième édition "Ca va jazzer", accueillera également Michel Jonasz en concert piano-voix avec Jean-Yves d'Angelo, Terez Montcalm, Marie-Christine Barrault & Simon Dalmais, Véronique Hermann Sambin, Mehdi Krüger, Jeanne Rochette, Stanislas de la Tousche...
Rencontre avec un drôle d'oiseau.

Comment est né le spectacle "Shoo-bi-doo-waah !" ?
L'idée était de s'amuser avec quelques-unes de mes chansons, des titres du patrimoine populaire et de jeunes musiciens qui viennent de chez Lubat. Des mecs décomplexés qui savent jouer de la musique mais aussi jouer avec elle. Quant à la chanteuse Ellen Birath, je l'ai rencontrée grâce à des d'amis communs. C'est une belle rencontre et la complicité a été immédiate.
A tel point que l'histoire d'amour que vous racontez sur scène paraît vraiment crédible.
Oui. C'est dangereux ce spectacle ! L'amour est un thème que j'ai peu abordé. Ici, l'homme et la femme se draguent mutuellement sur scène, en passant par les différents stades du sentiment amoureux. Il y a encore trop d'obscurantisme à l'égard des femmes. Du coup, j'éprouve de plus en plus de tendresse pour elles.
Même si l'amour est un parcours d'accrobranche niveau 6 ?
Absolument. C'est une des répliques du spectacle.
Plus sérieusement, c'est vrai qu'au moment de sortir "Business Classe", tu n'étais plus sûr d'avoir encore envie d'être chanteur ?
Pour le prochain album, c'est pareil. C'est même de pire en pire. Je ne sais pas si c'est ma marque de fabrique, mais je ne me sens jamais vraiment prêt. C'est parfois un carcan d'être chanteur. Je ne me vois pas tourner avec le même spectacle durant quatre ans. J'aime changer de casquette.
La chanson est tout de même moins codée que le reggae ?
Je ne renie pas du tout la période Baobab. Nous étions dans un trip et nous l'avons vécu à fond. Mais à un certain moment, j'ai eu le sentiment d'avoir fait le tour de ma recherche. J'ai eu une révélation en rentrant de Jamaïque. Là-bas, les gens racontaient leur histoire et ce n'était pas la mienne. Il était sans doute nécessaire de partir loin pour revenir au plus près de mes racines.
Où en est ton projet de comédie musicale avec Jamel Debouzze ?
Il est toujours dans les tiroirs ! C'est un genre qui est souvent qualifié de ringard parce qu'il est mal exploité. Il mériterait une plus grande exigence au niveau du contenu. Pour moi "West Side Story" est un chef-d'oeuvre. Ces dernières années, cette comédie musicale est devenue ma bible.
Peux-tu nous parler de ton prochain album ?
Nous sommes en train de mixer mais rien n'est fait tant qu'il n'est pas dans les bacs. Ce disque arrive après deux années de déprime collective. L'univers est différent des précédents. Je n'ai plus très envie d'être dans la posture du clown, même pour pointer du doigt ce qui va mal. J'y évoque un peu les attentats, mais j'ai voulu que les chansons soient pleines de douceur, de trucs plus intimes. Avec l'âge, je suis devenu un vrai Bisounours !

Festival Chansons & Mots d'Amou, les 4, 5 et 6 août 2017, à Amou (dans les Landes).
Prix: 22 € le vendredi, 35 € le samedi et 16 € le dimanche. Pass 3 jours à 45 €. 
Infos et billetterie sur http://www.chansonsetmotsdamou.fr/

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