8 mai 2018

Dans les pas d'Andréane Le May

(c) Jean-Robert Lombard
Elle a décroché l'Etoile de l'Espoir 2017 décernée par Le Parisien, partagé la scène du Casino de Paris avec Camille, Bernard Lavilliers, Benjamin Biolay, Bigflo & Oli, chanté comme choriste de Ben Mazué à la Cigale... avant de fêter le lancement officiel de son EP auto-produit "Take Me Away", à Paris, le 24 avril dernier à la Scène du Canal.
Encore peu connue du grand public, même si son patronyme évoque celui d'une célèbre compatriote, cette chanteuse, auteur-compositeur et multi-instrumentiste  est originaire de Saint-Paul de Joliette, un petit village du Québec. Son timbre mélodieux et aérien s'épanouit dans des titres franco-anglais qui mêlent pop,  folk et soul avec ici et là quelques touches d'électro.
Rencontre avec une globe-trotteuse solaire, qui a posé son sac à dos en France, il y a un peu plus de trois ans.

Pourquoi as-tu fait le choix de t'exprimer principalement en anglais ?
Lors d'un voyage en Amérique du Nord avec ma famille, alors que j'avais tout juste 14 ans, j'ai commencé à écrire des chansons en m'accompagnant à la guitare et l'anglais s'est imposé naturellement, même si je suis québécoise et  attachée à la langue française.
Au point de t'installer en France ?
J'ai vécu en Italie durant 8 mois pour suivre des cours de perfectionnement musical. Là-bas, j'ai rencontré un français dont je suis tombée amoureuse et je l'ai suivi... Il n'est plus dans le paysage mais je suis restée par amour pour la France.
D'où vient ton goût pour les voyages ?
La piqûre du voyage, je l'ai sans doute héritée de ma mère. Lorsqu'elle était jeune, elle est partie sur les routes, en stop, avec son sac à dos.
Tu joues de nombreux instruments dont la trompette. C'est un peu insolite, non ?
C'est un instrument que je n'avais pas utilisé sur mon premier album "Ici", sorti en 2012. J'avais 22 ans et je m'étais lancée dans un projet ambitieux: un disque-concept de 14 chansons. Je me suis remise à la trompette après. Je joue aussi du piano, de la guitare et dans mes vidéos "maison", je m'entraîne à la batterie, à la basse...
Et à la balançoire ?
Ça, c'est une idée que nous avons eue la veille du concert à la Scène du Canal ! 
Musicalement, tes influences puisent plutôt du côté de la soul et de la folk anglo-saxonne ?
J'aime les voix, les mélodies, la manière de délivrer les chansons d'une artiste comme Joni Mitchell. Il y a là un côté organique qui me plaît, même si je trouve que l'expression fait un peu cliché.
Peux-tu nous expliquer l'origine des bateaux en papier distribués lors de tes concerts ?
C'était une idée pour illustrer le site web. Un clin d'oeil au côté fait maison. Pour le clip que nous avons tourné en mars dernier, nous avons fabriqué un gros bateau en papier posé sur un champ, en Normandie. Nous avons conservé ces objets en papier pour la promo. Tout comme les chapeaux qui font partie du "marchandising". Celui que je porte souvent sur scène appartenait à mon oncle. J'ai aussi le projet de faire des carnets de voyages avec des anecdotes et des photos.
Côté projet, il y a notamment le lancement de "Take Me Away, le 17 mai prochain à Montréal. Avec un retour en France ?
Je vais chanter dans une salle baptisée Le Ministère.  Je souhaite évidemment que ma carrière se développe au Québec mais je fais aussi le voeu que cela marche en France pour pouvoir rester ici. Je vais bientôt m'isoler dans un petit chalet pour travailler sur l'album à venir. Je voudrais faire quelque chose de très épuré, genre piano-voix, pour revenir à la folk qui me parle...


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