9 juil. 2018

La grâce intemporelle de Mika Hary

(c)  Tamaz Karavan
Après une prestation remarquée à la Philharmonie de Paris lors d'un hommage à Barbara, cette jeune chanteuse originaire d'Israël était de passage à Paris, le 27 juin dernier, au Duc des Lombards, le temps de présenter son album "When Morning Comes". Un disque produit par Matt Pierson (Joshua Redman, Brad Mehldau...) dans lequel la chanteuse (et auteur) nous transporte, au gré de son timbre aérien et intense, aux frontières du jazz et de la pop. "A 16 ans, j'ai découvert les songwriters, à commencer par Joni Mitchell. Et là, tout un champ des possibles s'est ouvert pour moi" confie-t-elle en interview.
Un champ qu'elle cultive avec une rare délicatesse. Du lumineux "When Morning Comes" au mélancolique "Hope There's Someone" en passant par les lyriques envolées de "Im Glad We Had This Conversation", l'apaisant "Sunny Came Home" ou les accents envoûtants de "Nishmati", Mika Hary nous offre une impressionnante palette de nuances et d'émotions.
Sur la scène du Duc des Lombards, elle a également interprété, en français et en hébreu, de superbes versions de "La Dame Brune", de Georges Moustaki et de "Perlimpinpin"de Barbara. "Cette chanson m'a amenée à découvrir l'immense talent de Barbara, une chanteuse qui me fascine".
A l'évidence, entre Barbara et Joni Mitchell, ses références sont plutôt "classiques", mais l'artiste apporte à son tour de chant une grâce intemporelle, une touche de modernité, qui font songer à Feist ou Agnès Obel.
Ecouter Mika Hary, c'est un peu comme si l'on découvrait... le premier bonheur du jour !

" When Morning Comes" (BMG), disponible depuis mai 2018.

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