23 août 2018

Wally: "J'aime quand ça part dans tous les sens"

(c) Gillian Diez
Chanteur, musicien, vidéaste,  pourfendeur de clichés, inventeur de machines insolites... Wally est aussi l'un des rares artistes capables de caser 99 chansons sur un album ! Des chansons courtes qui sont devenues la "marque de fabrique" de ce volubile aveyronnais depuis son premier opus "Vivons intensément".
A la fois drôle, féroce et poétique, son répertoire a remporté un vif succès, lors du Festival "Chansons & Mots d'Amou" (les 3, 4 et 5 août derniers) où il partageait l'affiche avec Juliette, François Morel, Marie-Christine Barrault, Simon Dalmais, Jeanne Plante, Nicolas Martel & Alexis Kune, Vincent Roca...
Rencontre avec un artiste non formaté.

Comment sont nées ces fameuses histoires courtes ?
Tout simplement parce que je n'arrivais pas à finir des chansons longues. Quand j'ai fait mon premier album chez Boucheries Productions, j'avais notamment enregistré un titre intitulé "la compil des pires" qui regroupait cinq chansons. J'ai commencé à reproduire l'exercice sur scène. Puis, j'ai réalisé que d'autres avaient eu l'idée avant moi. Notamment le père d'Éric Serra (un poète et chansonnier qui se produisait sous le nom de Claude Cérat). Et, autrefois, on appelait cela des fables express. Je n'ai donc rien inventé !
Contrairement à ces objets exposés sous le nom d'"Art content pour rien", lors de tes concerts au Trianon à Paris, en 2000 ?
C'est ma vision de l'art contemporain ! Mon dernier solo "Déstructuré" est construit autour de la vidéo et de ces machines réalisées, pour la plupart, il y a une vingtaine d'années (la machine à casser du sucre sur le dos, à se tourner les pouces...) auxquelles j'ai ajouté quelques nouveautés comme le "vibromonfrère", la machine à coincer la bulle ou des écrans cathodiques recyclés en toilettes sèches que j'ai baptisées "retour à l'envoyeur". Je ne me prends pas au sérieux et je n'ai pas une posture bien compliquée. Même si, en creusant un peu, on peut y voir quelque chose de l'ordre du déterminisme social.
Cette année, le thème du festival était : "la gaieté, l'humour et toutes ces sortes de choses". Un propos qui te va comme un gant, non ?
Oui. Même si je ne me suis jamais considéré comme un humoriste. Pour moi, l'humour n'est pas une discipline comme le théâtre ou la danse. Je préfère le mot fantaisie.
Peux-tu nous parler du spectacle "Roca, Wally, Rabelais... cherchez l'intrus !" que tu as interprété avec Vincent Roca, en clôture du festival ?
Nous ne l'avions joué qu'une fois auparavant ! Vincent est un érudit de Rabelais. Moi, j'avais une approche scolaire, comme la plupart des gens. Quand j'ai commencé à mettre le nez dans son oeuvre, j'ai été bluffé par l'incroyable modernité du type.
Tu tournes avec plusieurs spectacles ?
Oui. Il y a aussi mon best of intitulé "Le meilleur d'entre moi", "Déstructuré" autour de mes machines, et celui qui m'occupe beaucoup "Le projet Derli", des chansons d'humeur avec cinq musiciens sur scène.
Chanteur, musicien, vidéaste, concepteur de machines... Tu aimes multiplier les casquettes ?
J'aime quand ça part dans tous les sens. Je joue de la musique en autodidacte et avant de présenter mes machines, je n'avais jamais vu une exposition de ma vie ! Ce qui m'intéresse, c'est de présenter un truc qui se tient en touchant un peu à tout. Mais sans que cala soit prétentieux.
Certaines de tes chansons courtes sont assez provocatrices. Tu ne crains pas de choquer le public ?
On peut rire de tout mais cela dépend de la manière dont on le fait et à quel moment. Je ne mets jamais certains textes au début car il faut gagner la confiance. Je n'aime pas la provocation gratuite. Je n'ai jamais eu de soucis avec les gens car ils comprennent vite que je suis avec eux. Ça libère des choses.
En conclusion, peut-on dire que tu pratiques l'art de la brièveté ?
C'est un peu l'idée. Je suis passionné par les aphorismes, le sens du raccourci, les brèves de comptoir. Il en sort toujours des vérités.

En tournée : Le 25 août à Montfort sur Argens (83) "Nuits du Château", le 29 août au Festival International des Humoristes de Tournon sur Rhône (07)...

22 août 2018

Thomas Dutronc en showcase à la Fnac Bercy-Village

Quelques jours après la sortie officielle de son nouvel album "Live Is Love", Thomas Dutronc sera à la Fnac Bercy-Village le samedi 15 septembre, à 16 heures, pour un showcase et une séance de dédicaces.
Un opus enregistré "à l'ancienne", en prise directe et sans trucage studio, durant une cinquantaine de concerts en France, en compagnie de son groupe Les Esprits Manouches. Outre ses succès, le chanteur et guitariste interprète sa version de la chanson "Mademoiselle" (offerte à Henri Salvador), "Rocking Chair" ou "Love" de John Lennon.
Évènement gratuit et ouvert au public, dans la limite des places disponibles.

49/53, Cour Saint-Émilion
75012 Paris