15 déc. 2021

"Titanic": une comédie musicale riche en rires et émotions

(c) Editions Austreales

Dès l'entrée, le capitaine et une partie de son équipage, en tenue de gala, accueillent les spectateurs en leur souhaitant une belle traversée. On imagine qu'en 1912, les propos étaient sensiblement les mêmes... sauf que cette histoire du Titanic, revue en version comédie musicale, est loin d'être un naufrage ! Même si le célèbre paquebot coule quand même à la fin...

Ecrit et ingénieusement mis en en scène  par Axel Drhey, sur des musiques originales de Jo Zeugma, le spectacle qui navigue entre vaudeville et comédie burlesque avec, ici et là, quelques beaux moments d'émotions, nous embarque dès le largage des amarres. 
Sur le pont,  neuf comédiens-chanteurs et trois musiciens issus de la troupe des Moutons Noirs dont on a pu apprécier notamment le formidable travail sur Ruy Blas.  Il y a là un capitaine littéralement submergé par les évènements, un prêtre tourmenté par la fragilité de sa foi, une femme confrontée à un mariage arrangé, une aviatrice féministe, le représentant empoté de la White Star Line, le couple Jack et Rose immortalisé par le film de James Cameron... Hormis quelques meubles et accessoires, pas de décors somptueux à l'instar de ceux qui ornaient le fleuron de la flotte britannique.

 
(c) Editions Austreales

De la salle des machines aux coursives en passant par les salons et le pont de troisième classe, les tableaux se succèdent sur un rythme effréné, entrecoupés de belles scènes de danses et de chants.
Coup de chapeau (ou de casquette !) à la mythique scène du couple Rose et Jack, à la proue du bateau, assez délirante, tout comme les tribulations de ce lapin perdu au milieu des passagers. 

Au-delà de l'histoire traitée ici de manière loufoque et décalée, le spectacle est aussi l'occasion d'évoquer la place des femmes dans la société de la fin du XIXème et du début du XXème , la scission entre les classes, les injustices qui perdurent.

(c) Editions Austreales

Clin d'oeil symbolique, les musiciens continuent à jouer sur scène, tandis que les spectateurs,
manifestement conquis, quittent la salle...


Du 14 au 23 janvier 2022, à 20h30, le samedi à 14h30 et 20h30, le dimanche à 14h30 (le vendredi 21 janvier à 14h30 et 17h30), au Théâtre Traversière, 15 bis, rue Traversière, 75012 Paris. Tél.:01.43.46.65.41.  www.theatre-traversiere.fr

Retrouvez cet article, ainsi que l'ensemble de l'actualité culturelle (musique, théâtre, festivals, littérature, évasion) sur le site www.weculte.com 

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire