29 sept. 2017

Welcome To Woodstock: tout pour la musique !

Un rideau parsemé de fleurs, une affiche représentant une jeune fille portant un bandeau dans les cheveux et sa guitare en bandoulière tandis qu'une voix off rappelle que le portable n'existait pas à cette époque et qu'il est interdit de fumer, même des joints ... le ton est donné pour aborder ce "road trip musical et psychédélique".
Dès les premières scènes, on découvre des étudiants, au lendemain de mai 68 qui, entre deux discussions sur la lutte des classes (et quelques passages de joint), décident de quitter Paris pour assister à ce qui s'annonce comme le plus grand concert de tous les temps, à Woodstock. Voilà pour l'histoire, un peu mince, il faut l'avouer. Mais là n'est pas le propos puisque le créateur Jean-Marc Ghanassia décrit "Welcome To Woodstock" (mis en scène par Laurent Serrano) "comme une performance scénique d'un genre nouveau dans laquelle se mêlent étroitement scènes jouées, chansons cultes et vidéos psychédéliques" et, en ce sens, le contrat est rempli.
Outre de vrais musiciens sur scène (plutôt efficaces), des vestes à franges, des robes à fleurs, la découverte de l'amour libre, du LSD des projections d'images d'actualité et des morceaux comme "San Francisco" de Scott Mc Kenzie, "People are Strange" des Doors, "Kozmic Blues" de Janis Joplin, "I need somebody to love" de Jefferson Airplane, "Hey Joe" de Jimi Hendrix ou des extraits de "Hair"... rien ne manque pour s'offrir une plongée, en apesanteur, dans la contre-culture américaine des années 70.
Xavier V.Combs dans le rôle de Jimmy
(c) Pixelle
On passera donc sur l'absence de livret pour suivre la bande de cinq copains qui, sac au dos, perdront en route leurs idéaux sociaux et politiques et leurs économies.
Désoeuvrés, ils échouent dans un bar où ils font la connaissance de Jean-Paul, alias Jimmy. Un fervent admirateur des Black Panthers et d'Hendrix qui, à l'instar de son modèle, va même jusqu'à jouer avec les dents ou la guitare dans le dos !
Pas de chorégraphies sophistiquées non plus puisque le spectacle se défend d'être une comédie musicale exploitant les recettes du genre.
Plus convaincantes que les garçons, les filles tirent leur épingle du jeu et on retiendra des scènes comme ce couple tout juste habillé de subtils jeux de lumière, l'amusant clin d'oeil de deux personnages scandant "Hari Krishna", les poissons multicolores évoluant au milieu d'une forêt, quelques solides solos de guitare..
Et surtout des succès qui ont traversé cinq décennies.

Jusqu'au 7 janvier 2018, du mercredi au samedi, à 20h, mat. dim. à 17 h, au Comédia, 4 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris. Réservations au 01.42.38.22.22 et sur http://le-comedia.fr/
Places: de 15 à 55 €, carré or à 69 €.

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