15 juil. 2019

"Siddhartha, l'Opéra Rock": dans les pas d'un guide pour l'humanité...

Inca
L'idée peut sembler ambitieuse, voire utopique. Mais, en ces temps tourmentés, le public devrait réserver un chaleureux accueil à ce spectacle qui prône des valeurs comme l'épanouissement de soi, la sagesse et l'amour de l'autre.
C'est en effet le propos de "Siddhartha, l'Opéra Rock" dont le livret, les paroles et les musiques sont signés David Clément- Bayard, sur une mise en scène de Magda Hadnagy.
Rencontre avec Fred Juarez (producteur musique) et Inca qui incarne Siddhartha, ce jeune prince qui fit le choix de fuir un destin tout tracé pour découvrir le monde et les hommes. Rendez-vous, à partir du 26 novembre prochain, au Palais des Sports (Dôme de Paris).

On imagine que pour se lancer dans une telle aventure, il faut être sensible à cette philosophie ?
- Fred Juarez: En fait, on ne s'est pas vraiment posé la question. Mais c'est vrai que si le sujet ne m'avait pas intéressé, je ne crois pas que j'aurais pu m'investir. J'ai toujours besoin de me nourrir.
Comment se prépare-t-on à endosser le costume de Siddhartha ?
- Inca : Cela passe par l'esprit et par le corps. J'ai fait du yoga, de la méditation et j'ai beaucoup travaillé sur l'endurance, la musculation pour assurer le rythme des représentations. Il y a également tout un processus psychologique pour cibler le personnage.
Un personnage qu'il sera sans doute compliqué de quitter ?
- Inca: Cela dépend. Par exemple, dans "La légende du Roi Arthur" où je jouais le Prince Méléagant, il a suffi que je me coupe les cheveux ! Nous avons tous nos méthodes. J'étais un méchant  alors que là, on va juste parler d'amour. C'est assez fédérateur. En fait, je ne crois pas que je vais jouer un rôle mais simplement le vivre. C'est toute la différence.
Être artiste, vous en rêviez depuis votre plus jeune âge ?
- Inca: J'ai commencé à étudier le chant et le théâtre à 9 ans et j'ai choisi d'arrêter l'école à 16 ans pour me consacrer à ce métier. J'ai eu une révélation alors que je participais au gala de fin d'année de mon école de chant. Un professeur m'a proposé d'interpréter "Lover Man" (une chanson qui a notamment été interprétée par Billie Holiday, Ella Fitzgerald...). C'est à ce moment là que j'ai compris que j'étais fait pour ça.  Mes fondements sont plutôt rock mais je me suis retrouvé dans un cursus variétés. Je me suis cherché longtemps. Lorsque je me suis présenté à "The Voice" et que le jury ne s'est pas retourné, j'ai trouvé ça très violent. C'est un métier qui demande des sacrifices et c'est parfois douloureux.
Vous allez mieux ?
- Inca: Tout-à-fait. Siddhartha est un personnage magnifique pour un artiste. C'est une vraie chance de l'incarner.
Où s'est déroulé le tournage du clip de la chanson "La vie m'attend" ?
 
Fred Juarez
- Fred Juarez: Au départ, nous voulions le faire en Inde mais c'était assez compliqué à mettre en place. Il a donc été tourné en Andalousie, à Alméria et à Séville.
- Vous avez fait le choix de privilégier la musique plutôt que les dialogues ?
- Fred Juarez: Oui. Il y aura une cinquantaine de chansons. Nous voulions faire un opéra rock dans l'esprit de Starmania. Le casting s'est fait sur les voix.
Il n'y aura donc pas de chorégraphe à la mode ?
- Fred Juarez : Non. Ce sera un vrai spectacle, pas un show.
Un spectacle destiné à révéler ce qu'il y a de plus beau en nous, comme le suggère le dossier de presse ?
- Fred Juarez: C'est un peu l'idée.  A la sortie, le public doit pouvoir se dire : tiens, ça m'intéresse et chercher ce qu'il pourrait faire pour s'améliorer.
- Inca: C'est aussi mon challenge: donner le meilleur de moi-même.
L'histoire débute par une rébellion ?
- Inca: Oui. Le prince était destiné à reprendre le flambeau de son père le Roi Suddodhana qui l'enferme dans le palais pour lui imposer ses choix. Mais il se rebelle et s'échappe. Cela passera par plusieurs étapes qui sont illustrées par les chansons.
- Fred Juarez: Siddhartha est un homme qui a connu toutes les souffrances et qui parvient à les dépasser. C'est ce qui lui permettra d'arriver à une pleine conscience. Ce qu'on appelle l'éveil.
Ce qui fait la valeur de cette production c'est qu'elle met l'humain en premier.

(c) Philippe Fretault

Du 26 novembre 2019 au 5 janvier 2020, du mardi au vendredi à 20h, le samedi à 15h et 20h et le dimanche à 20h, au Palais des Sports - Le Dôme de Paris, 34, bd Victor, 75015 Paris. 
Tél.:08 25 03 80 39. Places: de 25 à 79 €. http://www.ledomedeparis.com/

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