5 oct. 2020

Claire Parsons: "Je baigne dans la musique depuis toujours"


(c) Lynn Theisen
Chanteuse, musicienne et compositrice luxembourgeoise, d'origine anglaise, Claire Parsons a participé à de nombreux festivals réputés tels que Jazz à Vienne, Nancy Jazz Pulsations ou le Jazz Festival Albertville. 
Pour l'album "In Geometry" (dont elle a signé les textes et mélodies) elle retrouve le guitariste israélien Eran Har Even, avec qui elle avait enregistré son premier EP "OnOff" (en 2019). 
Un solide trio constitué du batteur et pianiste franco-luxembourgeois Jérôme Klein, du bassiste Pol Belardi et du batteur Niels Engels vient compléter cet ensemble qui crée un univers onirique mêlant jazz, classique, folk, pop-rock, électro...
Un opus dont les harmonies aussi brillantes qu'originales sont à l'image de celle qui apparaît d'ores et déjà comme la nouvelle révélation du jazz vocal européen.

 - Composer en s'inspirant des formes géométriques, c'est une approche plutôt inattendue ? 
Pas vraiment. Pour moi, nous vivons dans un monde géométrique. Ce qui nous entoure est constitué de trois choses: les lignes, les points et les courbes. Si on perd ces repères, on perd aussi le contrôle. Il faut sans cesse y revenir pour se réinventer, se reconstruire. C'est une philosophie que j'ai assayé d'appliquer à cet album.  
 - Vous retrouvez Eran Har Even avec qui vous aviez enregistré "OnOff" ? 
C'est quelqu'un qui m'est cher. Nous avons des échanges très constructifs. Ce premier EP était une manière de définir mon univers. 
Vous avez commencé le piano très jeune ?
J'avais 5 ans. J'ai aussi étudié la guitare classique et électrique, le chant, le jazz...  Je baigne dans la musique depuis toujours. C'est pratiquement toute ma vie !
Vous travaillez aussi sur votre Master au Conservatoire Royal de Bruxelles ?
En fait, je viens de recevoir mon diplôme ! Donc, je ne suis plus étudiante. Pour cette thèse, j'ai justement choisi mon album. Cela m'a permis d'évoquer l'écriture, la composition, les harmonies... mais aussi le fait de travailler avec un label.
- Justement, pouvez-vous nous parler du label Double Moon Records et du magazine allemand "Jazz Thing" qui ont soutenu votre projet ?
Le label travaille sur le jazz. Ils ont misé sur moi en me donnant carte blanche. J'appréhendais un peu leur réaction car, durant le travail d'écriture, j'ai réalisé à quel point les influences pouvaient etre multiples. Quand on est musicien, on se nourrit d'autres sons et j'avais un peu peur que mes morceaux ne sonnent pas assez jazz pour eux ! Quant à Jazz Thing, ils m'ont offert de distribuer mon CD avec leur magazine (dans le cadre d'une série intitulée "Next Generation Vol.83). C'est une formidable opportunité pour les jeunes artistes comme moi.
  
                                                  


                

- En concert, vous prévoyez d'inclure des objets dessinés sur l'album et que l'on retrouve dans le clip du single "No Shape" ?
En effet. C'est l'oeuvre d'une jeune artiste autrichienne qui s'appelle Astrid Rothaug. L'idée est de mélanger le son et les images pour illustrer le concept de "In Geometry". 
J'ai hâte car être avec des gens dans une salle, c'est une énergie et un échange tellement précieux !


 - Album "In Geometry" (Double Moon Records- Challenge Records Int.), 
distribution DistrArt Musique. 
En concert: le 27 octobre 2020 - Aishinka, Jazz Out! Festival (Heerlen, NL) 
et le 28 novembre 2020 au Luxembourg Jazz Meeting.

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