2 juin 2014

Le monde selon Ernest

(c) DR

Sur scène, le chanteur apparaît en redingote et chapeau haut-de-forme dans un décor qui emprunte à l’imaginaire de Jules Verne et aux personnages de Tim Burton. Les instruments sont customisés et les musiciens portent d'étranges patronymes tels que Le Marin Mary, Docteur Wetterer, Le Barbier Bernhardt... Dès les premières notes, on entre dans l'univers fantasmagorique d'Ernest, un auteur- compositeur qui confesse sa passion pour le XIXème siècle, les impressionnistes, Gainsbourg et Hans Christian Andersen ! L'écrivain danois lui a en effet inspiré les chansons de l’album « Les Contes Défaits ».  Ainsi, de « L’Epouvantail » à « La p’tite aux allumettes » en passant par « Les cygnes sauvages », il nous raconte, d'une voix puissante et légèrement éraillée, des histoires à la fois poétiques et cyniques où l'on croise Boucle d'Or et la petite sirène, où les petites filles se réchauffent avec du crack, où la princesse au petit pois attend son prince charmant retenu sous d'autres draps...
 On aura beau chercher des filiations, l'artiste ne ressemble décidément à personne. Et ce n'est pas la moindre de ses qualités ! Après une  reprise réussie d'Elisa" de Serge Gainsbourg, il annonce une chanson drôle sur ce sentiment d'être moyen ("La valse des moyens"). Aucune crainte pour Ernest qui ne devrait pas tarder à jouer dans la cour...des grands !
Annie Grandjanin

Le 13 juin, à 22 heures, au Sentier des Halles, 50, rue d’Aboukir, 75002 Paris. Tél. : 01.42.61.89.90. Places : en prévente 11 €, sur place 13 € et adhérent 10 € ; www.lesentierdeshalles.fr. Et le 25 septembre, à 20 heures, aux Trois Baudets, 64, bd de Clichy, 75018 Paris.

Album « Les Contes Défaits » (L’Autre Distribution) ‘

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