27 févr. 2017

"Le P'tit monde de Renaud" à la Fnac Sain-Lazare

Profitant d'un jour de relâche, la troupe du "P'tit monde de Renaud", actuellement à l'affiche du Théâtre du Palais Royal (jusqu'au 29 avril 2017, du jeudi au samedi), sera à la
Fnac Saint-Lazare, le mercredi 1er mars 2017, à 18 heures, pour une rencontre exceptionnelle.
L'occasion de découvrir Gérard Lambert, la Doudou, le Beauf, la Pépette, Lucien, Manu et la Teigne, dans des extraits de ce spectacle décalé, autour des chansons de Renaud. Une aventure musicale, mise en scène par Élise Roche, sous la direction musicale de Fred Pallem. Quant au livret, il est signé par Jean-François Fontanel, Élise Roche et Guillaume Cramoisan.
Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

Passage du Havre 
Forum des rencontres au 3ème étage.
109, rue Saint-Lazare
7509 Paris

26 févr. 2017

Musée de la Marine : cap sur 2021 !

Visite guidée (c) Musée National de la Marine/JYB
Avant de larguer les amarres, le temps de se refaire une beauté, le Musée National de la Marine propose une semaine d'animations entièrement gratuites (ainsi que l'accès au musée), du 25 au 31 mars 2017. Un rendez-vous ludique baptisé "Hissez Ho !".
Au programme: ateliers créatifs (matelotage, maquillage, broderie et origami...), karaoké, chasse au trésor, bataille navale,  immersion sous-marine grâce  à des casques de réalité augmentée, symphonie subaquatique pour les enfants, sieste électronique avec musique d'ambiance et projections de films, visites guidées et théâtralisées.
Le Canot de l'Empereur (c) Agence Libre comme l'Art
J.-P. Bella

A noter que le dimanche 26 mars sera consacré au bien-être : massage, création de produits de beauté, séances de méditation accompagnées par le chant des baleines.
Et, histoire d'aborder la journée du bon pied, tous sur le pont, dès le matin, pour participer à des cours de yoga et de gymnastique suédoise.
Remise à flot prévue en 2021 !

Retrouvez l'ensemble du programme sur http://www.musee-marine.fr/Paris

De 10 h à 18 h, (sauf le mardi 28 mars), au Musée National de la Marine, 
17, Place du Trocadéro, 75116 Paris. 
Tél.: 1.53.65.69.69. 

23 févr. 2017

Goguettes en trio : une vivifiante impertinence

D.R.
Avant d'entrer dans le vif du sujet, ils décodent leur nom de scène en expliquant qu'une goguette est une parodie, sur une chanson connue, pour parler de l'actualité.
Et, histoire que tout soit bien limpide pour le public, il s'agit d'un trio à quatre ! Car Clémence Monnier qui accompagne Stan, Aurélien Merle et Valentin Vander, est loin de compter pour des prunes ! Pianiste de formation classique, elle donne une touche glamour à ce spectacle (mis en scène par Yéshé Henneguelle) qui s'inscrit dans la tradition des chansonniers.
 A l'instar de la plupart de leurs aînés, ces mousquetaires pourfendent avec la même inspiration, à droite, à gauche, sans négliger les extrêmes. Et ils font mouche à tous les coups en provoquant des rires salvateurs.
Des déboires de Pénélope Fillon évoqués sur la mélodie de "Femme Libérée" (de Cookie Dingler) à "Syracuse" transformé en "Chirac s'use", en passant par l'imitation de Jean-Luc Mélenchon, accompagnée par la musique de "Comme d'habitude" ou encore "Sur la plage ensoleillée" devenue "Sur la place islamisée"... ils puisent à l'envi dans l'actualité sociale et politique. Et la manne est inépuisable. Tout comme l'énergie qu'ils déploient sur scène.
Irrévérencieux mais jamais méchants, engagés mais dégagés de toute étiquette, allant même jusqu'à s'auto-flageller avec une désopilante chanson sur les bobos, ces joyeux complices affichent sans équivoque leur programme: l'humour libre.

Jusqu'au 13 juin 2017, les mardis à 19h45, au Théâtre Trévise, 14, rue de Trévise, 75009 Paris. www.theatre-trevise.com. Réservations SRC Spectacles au 01.48.65.97.90. www.srcspectacles.com 


21 févr. 2017

"31", une comédie musicale drôle et émouvante

(c) Anthony Klein
"31, une comédie musicale sur le temps qui passe, le Japon, Pocahontas et le saut à l'élastique...",  annonce le résumé de ce spectacle de Gaétan Borg et Stéphane Laporte. On pourrait ajouter qu'il parle aussi, avec justesse, du difficile passage à l'âge adulte, de l'acception de soi (et des autres !), de l'homosexualité, du sida...
Pourquoi ce titre ? Tout simplement parce qu'il marque la date à laquelle Stéphane, Victoire, Anthony et Ruben se retrouvent rituellement pour célébrer le nouvel an. L'histoire débute le 31 décembre 1999. La tension est palpable. Rien à voir avec le grand bug annoncé mais plutôt avec les frustrations et les non-dits qui se sont accumulés au fil des années. Évoluant dans le décor simple et ingénieux, imaginé par Grégoire Lemoine, servis par la subtile mise en scène de Virginie Lemoine, Carole Deffit, Valérie Zaccomer, Alexandre Faitrouni et Fabian Richard remontent ainsi le temps jusqu'au 31 décembre 1979. Un compte à rebours ponctué de souvenirs, d'objets disparus (le franc, le minitel...) de photos et d'une dizaine de chansons, accompagnées au piano par Stéphane Corbin (le compositeur).
Au fil de tableaux cocasses comme celui du jacuzzi ou du train fantôme, de textes poignants, notamment celui de la chanson "Sous quel arc-en-ciel", de tendres moments complices et de disputes mémorables, on entre totalement dans le jeu de ces talentueux acteurs et chanteurs. Seul petit bémol, peut-être, des mélodies qui mériteraient parfois d'être plus enlevées pour donner à "31" un petit air de comédie musicale "off Broadway".

Jusqu'au 30 juillet 2017, du mardi au samedi à 21 h, le dimanche à 16 h, au Studio des Champs-Elysées, 15, avenue Montaigne, 75008 Paris. 
Tél.: 01.53.23.99.19. http://www.comediedeschampselysees.com/

19 févr. 2017

Rag'n'Bone Man: "Human"

Gardons-nous des raccourcis ! En découvrant sa photo sur la pochette de l'album "Human", on l'imagine volontiers chevauchant une Harley, sur la route 66, en écoutant Black Sabbath ou Iron Maiden.
Alors que Rory Graham (son vrai nom) a vu le jour à Uckfield (en Angleterre), bercé par les disques de reggae, de jazz et de blues qui tournaient sur la platine de ses parents. Il n'y a pas si longtemps, il travaillait encore comme aide-soignant auprès de patients atteints d'autisme. Voilà pour les idées toutes faites...
Il suffit d'écouter le premier morceau qui donne son titre à l'opus pour être immédiatement happé par son timbre rauque et puissant, ses accents soul et blues, mâtinés de gospel et de hip hop. Et ces mots qui reviennent comme une profession de foi: "Cos I'm only human after all, don't put the blame on me...". 
Humain, Rag'n'Bone Man l'est assurément et on ne le blâmera pas d'être aussi très généreux. Ce premier album (après 3 EP) compte en effet pas moins de 19 titres (dont 7 bonus tracks). Du crooner d'"Innocent Man" aux sonorités gospel de la superbe chanson d'amour "Skin", en passant par "Bitter End" où sa tessiture vocale s'épanouit aussi bien dans les graves que dans les aigus, il nous emporte ensuite au gré de ballades comme "Love you any less", "Odetta" ou "Grace"... jusqu'au poignant "Easy", interprété a cappella. Déjà numéro 1 du classement iTunes dans 25 pays, "Human" est l'un des albums les plus percutants et touchants de ce début d'année. A l'image de ce colosse impressionnant.  "La voix d'une légende blues" peut-on lire dans The Guardian. Une légende qui n'a écrit que le premier chapitre de son histoire... On se consolera donc en apprenant que son concert le 27 mars prochain, à l'Elysée-Montmartre, affiche d'ores et déjà complet.

"Human" (Best Laid Plans/Columbia/Sony Music). Disponible depuis le 10 février 2017.

17 févr. 2017

Michaël Hirsch: la musique des mots

(c) Fabienne Rappeneau
Il a étudié l'art dramatique à l'école de Jean-Laurent Cochet, joué dans "Votre maman" de Jean-Claude Grumberg avant de se lancer dans l'écriture de  "Pourquoi ?", mis en scène par Ivan Calbérac.
"Le funambule ne sait jamais s'il y a quelqu'un au bout du fil" confie ce jongleur de mots qui a pourtant déjà séduit le public du Théâtre des Déchargeurs, du festival off d'Avignon et du Studio Hébertot.
Pas question évidemment de parler de "one-man-show" pour évoquer le spectacle de cet amoureux de la langue française. Seul en scène, donc, cet humoriste aux allures d'éternel adolescent s'interroge sur les difficultés de trouver l'amour, le sommeil ou sa vocation. La sienne est toute trouvée : s'amuser avec les homonymies, les calembours, les jeux de mots...
On sourit souvent, on rit parfois car Michaël ne cède jamais à la vulgarité ou la rigolade à tout prix. Tout juste s'il ne s'excuse pas, avec une mimique malicieuse, lorsque la rime semble un peu moins riche. Durant une heure qui passe bien trop vite, il nous régale ainsi d'une ode à l'homme couché, récite un poème à la gloire du mille-pattes, prend la voix d'un enfant pour demander pourquoi chacun n'aurait pas droit à son propre dieu, se lance dans une imitation réussie de Fabrice Luchini... Avec ce doux rêveur, le verbe est alerte, subtil, poétique, avec ici et là, des accents humanistes. On ne s'étonnera pas de découvrir dans sa biographie qu'il a grandi en se nourrissant de textes de Raymond Devos, Pierre Desproges, Alphonse Allais ou encore Jules Renard.
Michaël Hirsch ou "le plaisir de rompre" avec l'humour facile...

Jusqu'au 2 avril 2017, du mercredi au samedi à 21 h 30 et le dimanche à 20 h, au Lucernaire, 53, rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris.Tél.: 01.45.44.57.34. http://www.lucernaire.fr/
Et, cet été, au Théâtre du Roi René à Avignon.

16 févr. 2017

Jamaica Jamaica !

Après les années Punk, David Bowie, la rencontre entre Matthieu Chedid et Martin Parr... la Cité de la Musique s'intéresse cette fois à une île du Pacifique, guère plus grande que la Corse, qui a pourtant donné naissance à l'un des courants musicaux les plus importants de la seconde moitié du XXème siècle.
Baptisée "Jamaica Jamaica !", l'exposition se déroulera autour de thèmes comme les héritages de l'esclavage, le ska, l'industrie du disque, les sound systems, les figures historiques incarnées par l'empereur Haïlé Sélassié et l'activiste Marcus Garvey, Bob Marley et les Wailers et enfin un tour d'horizon de la musique jamaïcaine après la mort de son emblématique ambassadeur, en 1981.
Des concerts, des projections, des conférences, un spectacle jeune public avec le trio féminin Natty Princess, une session de répétition pour les musiciens amateurs... seront également proposés autour de l'exposition.

Du 4 avril au 13 août 2017, du mardi au jeudi de 12 h à 18 h, le vendredi de 12 h à 22 h, samedi et dimanche de 10 h à 20 h, (dès 10 heures durant les vacances scolaires printemps et été), à la Cité de la Musique - Philharmonie de Paris, 221, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris. 
Tél.: 01.44.84.44.84. Infos sur http://www.philharmoniedeparis.fr/

15 févr. 2017

Saturday Night Fever: Fauve mène la danse

(c) Dominique Jacovides/Bertimage
Quarante ans après la sortie du film culte de John Badham, avec John Travolta, "Saturday Night Fever" débarque à Paris., en version spectacle musical. Pour l'occasion, le Palais des Sports s'est métamorphosé en dance-floor, avec boule à facettes, costumes pailletés et bien sûr les tubes imparables des Bee Gees: "Stayin' Alive", "Night Fever", "You should be dancing", "How deep is your love", More than a woman"... 
On connaît l'histoire: Tony Manero, employé dans le magasin de peintures d'un quartier de Brooklyn, brille, le samedi soir, à l'Odyssée 2001. Une discothèque branchée où il tombe sous le charme de Stéphanie. Il lui propose alors de participer avec lui à un concours de danse. Une passion commune qui débouchera sur une improbable histoire d'amour..
Une fois n'est pas coutume, le duo vedette ne chante pas. Il faut dire que le rythme endiablé des chorégraphies de Malik Le Nost ne permet pas vraiment d'économiser son souffle ! Qu'importe, puisqu'un excellent trio (Nevedya, Stephan Rizon et Flo Malley) prend heureusement la relève. Un spectacle, mis en scène par Stéphane Jarny (directeur artistique) et présenté par le talentueux Gwendal Marimoutou, dans le rôle du DJ Monty.  Quant à la scénographie, elle est du québécois Stéphane Roy, distingué pour ses réalisations au sein du Cirque du Soleil.
(c) Dominique Jacovides/Bestimage
Mais revenons sur la piste... Bien connue des spectateurs de l'émission "Danse avec les stars", la flamboyante Fauve Hautot (Stéphanie) mène la danse de bout en bout avec un charisme et un savoir-faire impressionnants. Au point d'éclipser son partenaire Nicolas Archambault (Tony). Car, même si ses déhanchements (et sa plastique) sont suggestifs, le danseur demeure un peu en retrait et son jeu de comédien laisse à désirer. D'autant qu'il n'est pas forcément servi par des dialogues percutants ! Des dialogues dont le mérite est tout de même d'aborder, sans langue de bois, des sujets comme l'avortement, l'alcool et le sexe.
Outre la belle énergie de la troupe de danseurs, on retiendra également les décors, les costumes ou encore Fanny Fourquez, dans le personnage d'Annette, l'amoureuse éconduite.
"Saturday Night Fever" est avant tout un show à la gloire de la danse, des années 70 et des chansons des Bee Gees. Et il suffit de voir l'enthousiasme du public pour réaliser que le courant disco n'a pas fini de faire monter la fièvre...

Jusqu'au 30 avril 2017, jeudi et vendredi à 20 h, samedi à 15 h et 20 h 30 et dimanche à 15 h et 20 h, au Dôme de Paris-Palais des Sports, 34, bd Victor, 75015 Paris. Prix: de 31 à 89 €. Loc. au 0 825 038 039 et points de vente habituels. http://www.palaisdessports.com/
En tournée à partir du 13 mai 1917 (Lille, Dijon, Genève, Toulouse, Marseille, Lyon, Bruxelles, Bordeaux...)

13 févr. 2017

L'imaginaire débridé de Klô Pelgag

(c) Eienne Dufresne
Assister à un concert de Klô Pelgag c'est un peu comme franchir un monde parallèle. Un monde peuplé de savants fous, d'oiseaux qui convolent en justes noces, de chimères, de rêves étranges et pénétrants...
On peut se laisser emporter ou rester prudemment en marge des turbulences annoncées. Mais ce serait franchement dommage car la demoiselle fait souffler un vent aussi créatif que vivifiant sur la planète de la chanson francophone. Trois ans après après "L'Alchimie des Monstres", un premier album couronné de prix (Révélation de l'année au Gala de l'ADISQ, l'équivalent québécois de nos Victoires, Prix Barbara, Prix de la francophonie de l'Académie Charles Cros...), elle nous revient avec "L'Etoile Thoracique".
Des chansons qu'elle présentait il y a quelques jours au Café de la Danse. En combinaison noire, recouverte d'accessoires hétéroclites: une part de pizza, un os en peluche, une fusée ou des ailes portant le sigle de Metallica, Chloé Pelletier-Gagnon (son vrai nom) a fait salle comble. Un public séduit par le timbre clair, aux accents parfois lyriques de la chanteuse, ses textes poétiques et originaux, ses mélodies pop, rock, électro et un univers que certains qualifient déjà de "pelgagien" !
Accompagnée de cinq musiciens, dont un trio féminin à cordes, Klô donne le ton en attaquant avec "Insomnie", avant de nous emmener "Au Musée Grévin", de nous révéler "Le sexe des étoiles" ou de nous émouvoir avec "Samedi soir à la violence".
Des chansons qu'elle émaille de récits loufoques sur la co-écriture avec Robert de Niro d'une chanson parlant de Star Wars et de Pierre et Marie Curie ou de la frénésie érotique qui menace de saisir la salle lorsqu'elle s'adonne à la chanson d'amour.
A l'évidence, l'artiste imagine la scène comme un terrain de jeu, une cour de récré un brin dissipée. Où les marelles dessinées sur le sol commencent par le ciel.
Klô Pelgag, une étoile à suivre,..

"L'Etoile Thoracique" (Zamora Label/Coyote Records), disponible depuis le 3 février 2017.

8 févr. 2017

Vitalic en showcase à la Fnac de Bercy Village

Demain jeudi 9 février, à 18 heures, Pascal Arbez-Nicolas, alias Vitalic, va transformer la Fnac Bercy Village en dancefloor, à l'occasion de la sortie de son quatrième album studio "Voyager" (Clivage Music).
Un showcase attendu pour les fans du DJ français, figure incontournable de la scène électro depuis une quinzaine d'années avec des succès comme "Poney" ou "My Friend Dario".
Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

49/53, Cour Saint-Emilion
75012 Paris

7 févr. 2017

Le Chant des Colibris: pour que chacun fasse sa part....

Diffusé le 31 janvier dernier dans les pages du quotidien Le Monde, l'appel lancé par l'Association Colibris a déjà réuni plus de 30 000 signatures et le nombre de citoyens qui souhaitent remettre l'écologie et l'humain au coeur des préoccupations politiques ne cesse de grandir... Comme le mouvement initié, il y a dix ans, par Pierre Rabhi, dont la philosophie s'appuie sur une légende amérindienne. L'histoire raconte que lors d'un immense incendie, alors que tous les animaux assistent impuissants au désastre, un petit colibri s'agite seul pour recueillir des gouttes d'eau dans son bec et les jeter sur le feu. A un tatou qui l'interpelle en lui disant que ce n'est pas avec ces gouttes d'eau qu'il va éteindre le feu, le colibri répond:  "je le sais, mais je fais ma part !"...
Matthieu Chedid
(c) Nicolas Guérin
Voilà pour l'explication de ce volatile, emblème d'une association qui compte aujourd'hui plus de 250 000 sympathisants. Des hommes et des femmes qui souhaitent s'impliquer, "faire leur part",  pour construire une société plus écologique et humaniste.
Afin que ces colibris puissent circonscrire l'incendie qui menace le monde d'aujourd'hui.... et de demain, une vaste campagne d'information "L'appel du monde de demain" a été mise en place. Une campagne qui fait écho à "Tous candidats", menée en marge des élections présidentielles de 2012.
Outre le site internet (http://www.lechantdescolibris.fr/) qui permet de signer l'appel, s'informer et comprendre tous les les enjeux, une tournée de rassemblements citoyens (rencontres, parcours d'ateliers animés par des acteurs locaux, débats participatifs...) et de concerts sont organisés dans six villes de France: le 25 mars à Bordeaux (Halles Darwin), le 8 avril à Paris (La Grande Halle de la Villette), le 29 avril à Nantes (Les Nefs, Stéréolux), le 13 mai à Marseille (Théâtre Toursky), le 27 mai à Strasbourg (La Laiterie) et le 10 juin à Toulouse (Le Bikini)
Arthur H (c ) Léonore Mercier
Une trentaine d'artistes ont d'ores et déjà signé et accepté de se mobiliser bénévolement: Alain Souchon, Emily Loizeau, Dominique A, Matthieu Chedid, Joseph Chedid, Nach, Rover, Tryo, Tété, Izïa, Jeanne Cherhal, Ours, Pierre Souchon Magyd Cherfi, Zaz, Christine Salem, Albin de la Simone...
Sans oublier Arthur H qui, lors de la conférence de presse il y a qelques jours, à La Maison de la Poésie, confiait : "Outre le plaisir de la rencontre, il y a aussi celui de réaliser qu'on est plus nombreux qu'on ne le croit. Nous devons rêver ensemble pour ne pas avoir un avenir cataclysmique"...





6 févr. 2017

Les chansons nomades d' Elsa Kopf

(c) Séverin
" Depuis quelques mois, mon arbre à chansons produit de nouveaux fruits qui ne sont pas tous de la même forme, de la même couleur, du même parfum..." écrivait Elsa Kopf pour présenter son second album "Marvelously Dangerous". Un arbre qui ne cesse de s'étoffer, de se parer de délicates teintes pop, jazzy et électro, d'exhaler des senteurs envoûtantes... sans s'enraciner. A l'image de son nouvel opus "3". "On a cherché plusieurs titres qui ne trahiraient pas l'ensemble des chansons et celui-ci s'est imposé puisque c'est mon troisième album" confie-t-elle. Onze chansons nomades qui nous emmènent  "Sous la pluie" (un titre co-écrit avec sa mère Joëlle), du côté de l' "Idéal Estérel", dans la moite chaleur d'"El Incendio" ou encore au Brésil avec la reprise d'un standard de Vinicius de Moraes (Você e Eu) dans la version française d'Eddy Marnay "Avec des je, avec des ja", où elle donne la réplique à la chanteuse coréenne Sina.
"L'idée était de ne pas se répéter. On avait envie d'aller un peu plus loin." ajoute Elsa. Derrière ce "on" se cache évidemment l'ami Pierre Faa (du trio pop Peppermoon) que l'on retrouve aux manettes de "3".  "Nous nous étions croisés la veille de mon départ en Espagne en nous promettant de nous revoir à mon retour". Entre-temps, la chanteuse s'est baladée en Argentine, à Ibiza... avant de remettre le cap sur la capitale.
Et, parce que leur complicité artistique était déjà écrite... leurs premiers albums respectifs sortiront le même jour, en 2011 !
Pour elle, ce sera "Acoustic Joys" dont l'un des titres "Mai en moi" reçoit le Prix Delanoé. Et pour lui le prophétique "L'avenir n'est plus comme avant"... Entre deux écritures et compositions, parfois à quatre mains, ils partent en tournée en Chine (avec une performance live sur la chaîne nationale CCTV), au Japon, en Corée... Non contente de s'exprimer déjà en anglais, en français, en allemand et en espagnol, Elsa s'initie au coréen et au chinois.
Et comme le destin ne cesse de faire des clins d'oeil à cette artiste solaire, son prochain concert parisien aura lieu au... China Club !

"3", disponible depuis le 3 février.
En concert le 1er mars 2017, à 20h30, au China Club, 50, rue de Charenton, 75012 Paris. 
Tél.:01.43.46.08.09. 

5 févr. 2017

D.I.V.A. fait le show

(c) Louis Décamps



Au Déjazet, le 5 janvier dernier, le groupe D.I.V.A. offrait un showcase pour présenter son ambitieux projet: un premier album éponyme (sorti vendredi) dans lequel le quintet féminin propose "la quintessence  insensée d'un opéra en dix minutes".
En l'occurrence, six grandes oeuvres lyriques puisque les demoiselles parcourent sur ce CD les partitions de " La Traviata" de Verdi, de "Carmen" de Bizet, de "Tosca" de Puccini, des "Contes d'Hoffmann" d' Offenbach et enfin de "Don Giovanni" et "La Flûte Enchantée" de Mozart !
Elles se glissent ainsi dans les costumes d'une vingtaine de personnages, de Violetta à Donna Anna en passant par Zerlina, Carmen, Scarpia ou encore Le Diable. Et le résultat est... diablement convaincant. Des versions habilement "condensées" par le compositeur Olivier Rabet. "Nous voulions lier l'art lyrique au théâtre, le monde de la musique classique au divertissement, l'ancien au moderne afin de toucher la sensibilité de chacun" confessent Flore Philis et Marie Menand, créatrices du projet. Des sopranos qui ont fait leurs gammes à la Maîtrise de Radio France. L'anglaise Grace Carter, l'américaine Jazmin Black Grollemund et Audrey Kessedjian (d'origine arménienne) complètent l'ensemble. Accompagnées d'un quatuor à cordes, arborant perruques et tenues extravagants, les demoiselles relèvent allegro le défi. "Le propre de l'opéra est de tenir les esprits, les yeux et les oreilles dans un égal enchantement" écrivait La Bruyère. Et D.I.V.A. enchante, incontestablement.

"D.I.V.A." (Decca/Universal), disponible depuis le 3 février

Festival Banlieues Bleues: 34ème édition

Affiche réalisée par Blutch
"On dit que la musique adoucit les moeurs, c'est d'abord une histoire de causes à effets, de réactions et d'influences à son environnement..." confie Xavier Lemettre, directeur de Banlieues Bleues. Et les influences de cette nouvelle édition sont multiples puisque les 42 artistes et groupes à l'affiche représenteront pas moins de 28 nationalités.
Coup d'envoi des festivités le 3 mars à Saint-Ouen avec le duo sax-batterie de Binker & Moses, venu d'Outre-Manche, et le batteur Tony Allen dans un hommage à Art Blakey.
Au menu également: la chanteuse et guitariste d'Ottawa Mélissa Laveaux, A-Wa, trois soeurs israéliennes dont le répertoire mêle harmonieusement chants yéménites et rythmiques hip hop, André Minvielle, The Jazz Passengers, Hindi Zahra & Fatoumata Diawara, Toumani & Sidiki Diabaté, le trio français "Lignes de Crêtes", Islam Chipsy & Eeek, un groupe originaire des banlieues du Caire ou encore Noura Mint Seymali, considérée comme la nouvelle icône de la musique mauritanienne.
Un rendez-vous très prisé par les amateurs de jazz, de rap, d'électro, de rumba, de funana...Il faut dire que, malgré (ou grâce) à son grand âge, le Festival "Banlieues Bleues" se renouvelle sans cesse. Pour preuve, cette 34ème édition qui proposera au public 12 créations et 7 concerts inédits en France.

Du 3 au 31 mars 2017, en Seine Saint-Denis, à Argenteuil, à Nanterre, à Gonesse et à Paris. Places: de 10 à 16 €. Tél.: 01.49.22.10.10. mailto:billetterie@banlieuesbleues.org  
Infos sur le site http://www.banlieuesbleues.org/

3 févr. 2017

"Vanavara", entre danse et acrobaties

(c) Christophe Raynaud de Lage Cnac 2017
Spectacle de fin d'étude de la 28ème promotion du Centre National des Arts du Cirque, le titre "Vanavara" fait référence à une ville de Sibérie ravagée par une explosion en 1908. Une explosion dont l'origine partage encore les scientifiques.
Arbres morts, rochers, sol couvert de poussière blanche... c'est au milieu de ce décor apocalyptique qu'évoluent les quinze étudiants du Cnac, dans une mise en scène originale de Gaëtan Levêque.
Un cirque sans artifice, "une dualité entre sagesse ancestrale et jeunesse perméable et vivante" explique ce dernier.
(c) Christophe Raynaud de Lage
De fait, dès les premiers instants, on est subjugué par ces silhouettes fantomatiques qui s'entremêlent, rampent sur le sol, se déplacent parfois comme en apesanteur, avant de s'animer pour présenter des numéros qui empruntent autant à la danse qu'à l'acrobatie. Il y a là un sens de l'esthétisme qui rivalise avec la performance. Quant aux numéros de cirque, ils sont tout simplement impressionnants: main à main, cerceau aérien, mât chinois, figures vertigineuses sur un trampoline, contorsions sur les rochets.... sans oublier une étourdissante démonstration au trapèze. Durant tout le spectacle, l'oeil est constamment sollicité car les artistes évoluent quasiment tous ensemble sur la piste ou dans les airs. Jusqu'au final où, adoptant une démarche presque mécanique, ils semblent irrésistiblement attirés par un halo de lumière...

Jusqu'au 12 février 2017, du mercredi au samedi, à 20 h à l'Espace Chapiteaux du Parc de la Villette, 211, avenue Jean-Jaurès, 75935 Paris Cedex 19. Tél.:01.40.03.75.75
Prix: 26 € et tarifs réduits de 10 à 20 €. http://lavillette.com/