24 déc. 2014

Spectacles pour enfants


Faute de neige, vous avez renoncé aux vacances à la montagne ? Voici une sélection de spectacles parisiens qui s'adressent au jeune public et à ceux qui ont gardé leur âme d'enfant...


(c) Charlotte Spillemaecker
Peter Pan. Ce spectacle mis en scène par Guy Grimberg revisite, en version comédie musicale, l’œuvre la plus populaire de Sir James Matthew Barrie. Peter Pan, le garçon qui refuse de grandir, mène joyeusement la troupe de chanteurs, danseurs et comédiens sur les rives du Pays Imaginaire. Et les enfants Darling : Wendy, John et Michaël s’élèvent vraiment dans les airs !
Tous les jours à 14 heures, à Bobino, 20, rue de la Gaîté, 75014 Paris. Réserv. Sur www.bobino.fr ou au 08 2000 9000. Prix : de 22 à 37 €.

(c) Fabienne Rappeneau
Le Magicien d’Oz. On se souvient du film de Victor Fleming, avec Judy Garland. L’histoire de Dorothy et de ses complices le lion poltron, l’épouvantail et l’homme en fer blanc est ici mise en scène et chorégraphiée par Jeanne Deschaux (Le Violon sur le Toit, Grease, Aladin…).
Avec dix chanteurs, danseurs et comédiens qui nous emportent avec une belle énergie dans l’univers féérique du Magicien d’Oz.
Jusqu’au 4 janvier 2015, tous les jours à 15 h 3O, sauf jeudis 25 déc.et 1er janvier, à l’Alhambra, 21, rue Yves Toudic, 75010 Paris. Tél. : 01.40.20.40.25. Prix : 22 et 25 €. www.alhambra-paris.com

(c) Fabienne Rappeneau
Le Chat Botté. Une version burlesque et haute en couleurs du fameux conte de Perrault, avec des personnages et des dialogues bourrés d’humour. Un spectacle qui ravira les plus jeunes et amusera aussi les parents !
Jusqu’au 4 janvier 2015, tous les jours, à 17 heures (sauf le 25 déc. et le 1er janvier), à l’Alhambra.

L’Arche Déglinguée. Au cours d’un télé-crochet original, dix bestioles résolument rock’n’roll tentent de gagner une tournée intersidérale à bord de l’Arche Déglinguée.
Pour départager les candidats, le public doit taper des mains afin de faire grimper «  l’applaudibête ».
Les 26, 27 et 30 décembre 2014, et le 3 janvier 2015, à 14 heures, aux Bouffes Parisiens, 4, rue Monsigny, 75002 Paris. Tél. : 01.42.96.92.42. Places : de 12 à 25 €. www.bouffesparisiens.com

Merlin. Chansons, humour, mystère et philtres d’amour dans le chaudron du fameux magicien qui réunit autour de lui quelques personnages incontournables comme Arthur et sa fidèle épée Excalibur, un dragon rigolo, une méchante fée…
Les 26, 28, 30 décembre 2014 et le 2 janvier 2015, à 14 heures. D’autres dates en janvier et février (voir sur le site), au Théâtre du Gymnase, 38, bd Bonne Nouvelle, 75010 Paris. Tél. : 01.42.46.79.79. Places : de  10 à 22 €. www.theatredugymnase.com

Aladin. Mis en scène par Jean-Philippe Daguerre, ce spectacle réunit 9 comédiens, chanteurs et danseurs qui incarnent plus d’une quarantaine de personnages. Le tout dans des décors des Mille et Une Nuits, avec musiques, chorégraphies, combats et quelques numéros d’illusions.
Le 27 déc. A 14 h, le 29 déc. à 14 h et 16 h 30, les 3, 12 et 25 janvier 2015, à 14 h et autres séances jusqu’au 22 mars 2015 ‘voir dates sur le site), au Théâtre des Variétés, 7 bd Montmartre, 75002 Paris. Tél. : 01.42.33.09.92. Places : de 10 à 36 €.  www.teatre-des-varietes.fr

Zorro. On suit avec plaisir les aventures du célèbre vengeur masqué et de ses fidèles compagnons Bernardo et Tornado. Au menu : combats de cape et d’épées, intrigues et ambiance flamenca.
Les 26, 28, 30 décembre 2014 et les 2 et 4 janvier 2015, à 14 h,  également quelques dates en février (voir sur le site), au Théâtre des Variétés.

Alice. Dernières représentations pour ce spectacle qui affiche complet depuis maintenant 6 ans ! Sur scène : pas moins d’une trentaine de personnages nous embarquent dans un univers enchanté qui mêle théâtre, musique live, chansons, vidéo et danse.
Les 28, 29 et 30 décembre 2014 et le 2 janvier 2015, à 14 h 30, au Théâtre Saint-Georges, 51, rue Saint-Georges, 75009 Paris. Tél. : 01.48.78.63.47. Places : de 10 à 30 €. www.theatre-saint-georges.com

Annie Grandjanin




Le charme espiègle et pétillant des Swinging Poules

(c) Marie-Béatrice Seillant

Avec leurs jupes à pois bouffantes, elles affichent un petit côté désuet, très années cinquante. Côté répertoire, elles puisent dans des standards de la chanson française mais ont aussi déniché quelques perles méconnues (ou presque)  comme « Stop » d’Aimé Barelli ou « Neurasthénie » de Ricet Barrier (et B. Lelou).
Aguicheuses, drôles, faussement ingénues et parfois vraiment féroces, ces demoiselles se livrent sur scène à de délirantes joutes musicales, taillant au passage quelques costards à la gent masculine. A la fois chanteuses et comédiennes, Florence Andrieu, Charlotte Baillot et Caroline Montier n’ont pas grand-chose à voir avec les gallinacées dont elles ont emprunté le nom. A l’évidence, ces poules là ont davantage fréquenté les scènes lyriques que les basses-cours ! On retiendra notamment une reprise décapante de « Fever », le poétique « Syracuse » où elles prennent des poses de cartes postales ou encore la version féminisée de « Tu t’laisses aller ». Sur des arrangements originaux et avec la complicité de leur pianiste (pas toujours à la hauteur vocalement) les Swinging Poules nous offrent ici un spectacle rythmé aussi réjouissant que réussi. Et, lorsqu'elles revisitent le fameux "Dansez sur moi" de Nougaro, on ne résiste pas à l'envie d'abandonner son siège. A voir absolument pour oublier, l’espace d’une heure, la morosité ambiante…
Annie Grandjanin

Jusqu’au 4 janvier, les samedis et dimanches, à 18 heures,  au Grand Point Virgule, 8 bis, rue de l’Arrivée, 75015 Paris. Tél. : 01.42.78.67.03. www.legrandpointvirgule.com


17 déc. 2014

AC/DC, mise en vente demain pour le Stade de France


En tournée avec son "Rock or Bust World Tour", le mythique groupe australien a vendu 50 000 places pour son concert au Stade Letzigrund de Zurich (le 5 juin) en six minutes à peine  !
Un record à battre puisque, dès demain, jeudi 18 décembre à 10 heures,  les locations seront ouvertes pour l'unique escale chez nous d'AC/DC au Stade de France, le 23 mai 2015, à 20 heures. Un beau succès pour AC/DC dont l'album "Rock or Bust" (sorti le 1er décembre dernier) caracole en tête des charts.
Places; de 78,50 à 89,50 €.
Loc. points de vente habituels et sur www.stadedefrance.com
- Stade de France complet en une heure ! Date supplémentaire le 26 mai 2015...

13 déc. 2014

François Constantin nous met de bonne, bonne humeur...

Percussionniste réputé, il a joué aux côtés de Véronique Sanson, Florent Pagny, Michel Sardou ou Johnny Hallyday.
Pour « Mon manège à moi, mes 400 coups » (mis en scène par Grégori et Stéphane Baquet), François a choisi de se glisser dans « Les pantoufles » de son père Jean Constantin, en reprenant quelques-uns de ses succès. Difficile, en un peu plus d’une heure, de faire le tour de l’apport paternel au répertoire français, alors le chanteur et musicien nous régale avec un florilège de pépites. De « Ma petite rime » à « Fleur de papillon » (textes de Jean Drejac) en passant par  « Mon truc en plumes » (Bernard Dimey/Jean Constantin),  « Aimez-vous Liszt », "Mets deux thunes dans l'bastringue",  ou « Mon manège à moi » (F. Constantin/N. Glanzberg), c’est tout un pan de l’histoire de la chanson qu’il fait revivre sur scène.
Un tour de chant assorti d’images, de témoignages et d’anecdotes comme la rencontre de son père, à la Villa d’Este,  avec le cinéaste François Truffaut qui lui demandera de composer la musique du film « Les 400 coups ».
Pour s’adapter au lieu, François Constantin a du réduire l’orchestre qui l’accompagnait à l’Européen le 21 octobre dernier. Mais ce musicien avisé a eu la bonne idée conserver deux belles pointures : Léonardo Montana au piano et Kevin Reveyrand à la contrebasse.
Si on parle d’hommage, celui-ci n’a évidemment rien de compassé ni de pantouflard ! Nous, on perçoit plutôt une déclaration d’amour trépidante et enjouée. Il faut le voir délaisser ses congas pour jouer de la baguette sur les murs, le sol ou l’extincteur voisin, pour réaliser à quel point cet artiste est « habité » par la musique et des morceaux qui ont pourtant plus d’un demi-siècle ! Une sacrée performance à laquelle les mélodies intemporelles et joyeuses de son papa ne sont évidemment pas étrangères. 
Un spectacle dont on sort de bonne, bonne humeur !
Annie Grandjanin

Jusqu’au 20 décembre, du mardi au samedi, à 21h30, aux Déchargeurs, 3, rue des Déchargeurs, 75001 Paris. Tél. : 01.42.36.00.50.

12 déc. 2014

« Têtes de lard »… ou du cochon ?


(c) Katia Maeder
A l’affiche du Café de la Gare, la pièce de Bernard Fructus « Têtes de lard », mise en scène par Tim Remis est pour le moins déroutante ! On ne peut s’empêcher de songer à cette expression populaire «C’est du lard ou du cochon ?» qui traduit l’embarras et la perplexité. 
Le point de départ (et de désaccord) de cet étrange huis-clos dans la boucherie de la famille Ginesty est justement l’arrivée d’un cochon, surnommé Raoul, que le fils se propose de débiter clandestinement pour en tirer un maximum de bénéfices. Un projet qui va déclencher tout une série de réactions inattendues et réveiller de vieilles rancœurs.  La distribution est plutôt réussie, notamment en ce qui concerne les rôles féminins. Carole Massana est parfaite dans le rôle de Leonne, la matriarche autoritaire et forte en gueule qui trompe ses angoisses en pliant des sacs plastique. Morganne Bontemps nous touche dans celui de Charlotte, la fille paumée qui cherche le grand amour auprès d’un homme marié. Les comédiens sont également convaincants. Timothée Manesse parvient presque à nous rendre sympathique le personnage de Barnabé, un vaurien de petite envergure. Quant à Loïc Legendre, il est ambigu à souhait dans celui du fils qui a repris le tablier de boucher paternel.
On crie beaucoup, on s’étripe…tandis que Raoul (coaché par Antoine Laurent) manifeste sa désapprobation à grands coups de grognements. Difficile de dire si on aime ou pas. Ce qui est sûr, c’est que cet OVNI théâtral ne laisse pas indifférent.
Annie Grandjanin

Lundi, mardi à 20 h 30, vendredi et samedi à 22 h et le dimanche à 19 h, jusqu'à fin janvier 2015,
au Café de la Gare, 41, rue du Temple, 75004 Paris. Loc. : 01.42.78.52.51. www.cdlg.fr



11 déc. 2014

« ABADABA » et la magie opère


(c) Hervé Photograff
(c) Hervé Photograff
Proposer un spectacle qui captive les enfants du début à la fin demande un subtil dosage entre divertissement et poésie. Ajoutez à cela des personnages à tête de chien, de cochon ou de cheval, un rideau de peluches, des projections sur écran, des numéros de cirque, un plateau tournant figurant un manège à l’ancienne, des costumes rigolos et des comptines comme « Pomme de reinette et pomme d’api » ou « Une souris verte », en version électro-pop avec des musiciens en live (le groupe T’N’T)…et vous avez tous les ingrédients d’ « Abadaba », le programme de fin d’année présenté par le Cirque Electrique.
De quoi ravir les bambins (à partir de 2 ans) et leurs parents qui ne manqueront pas d’être impressionnés par les performances de Tom Fire au mat chinois, de la contorsionniste, des jongleurs ou de la gracieuse trapéziste qui fait voler sa longue robe blanche au-dessus du public. Un spectacle qui se termine en free kids party au bar à sirop du chapiteau, avec musique et ballons.
« Enfin enfants ! Sortez vos parents ! » recommande l’affiche. A suivre à la lettre, évidemment…
Annie Grandjanin

Jusqu’au 21 décembre, les mer. sam. et dim. à 11 h et 15 h et du 25 au 28 décembre, tous les jours à 15 heures, au Cirque Electrique, Place du Maquis du Vercors, 75020 Paris. Places : 16 € et tarifs réduits à 10 et 12 €.
Info. Et Résa. Au 09.54.54.47.24 – reservation@cirque-electrique.com.
www.cirque-electrique.com

9 déc. 2014

Julia Sarr : « J’ai emmené le piano au milieu de la savane !»


(c) Joseph Johansson
Originaire de Dakar et installée à Paris depuis de nombreuses années, Julia est à la croisée de l’Afrique et de l’Occident. A l’image de son très bel album afro-jazz « Daraludul Yow » dans lequel sa voix pure s’élève pour évoquer, en wolof, la condition des femmes, les enfants et l’exil. Après avoir chanté aux côtés de Lokua Kanza, Richard Bona, Youssou N’Dour, Salif Keita, Oumou Sangaré, Alpha Blondy ou MC Solaar, elle a décidé d'enregistrer ses propres chansons (dont elle a signé la plupart des textes et musiques). Elle est accompagnée ici  de cinq solides pianistes : Jean-Philippe Rykiel, Bojan Z, Mario Canonge, Fred Soul et Samuli Mikkonen. Rencontre avec une belle artiste à découvrir d'urgence.
On évoque une gestation de plus de 5 ans pour « Daraludul Yow ». C’est un peu long, non ?
J’ai pris beaucoup de temps car il s’agit d’une autoproduction enregistrée avec des moyens artisanaux. J’ai du procéder étape par étape. Je n’ai jamais eu l’occasion de lui dire mais je remercie Christophe Maé que j’ai accompagné comme choriste durant 5 ans en tournée. Grâce à mes cachets, j’ai pu financer l'album !
Que signifie le titre ?
Il veut dire : rien d’autre ni personne que toi. C’est la complainte d’amour d’une femme désespérée qui demande à son mari de ne pas prendre une seconde épouse.
Vous avez choisi de privilégier le piano. Pourquoi ?
J'aime dire que j’ai emmené le piano au milieu de la savane ! C’était un pari. On m’a découragée au début en me disant que cela sonnerait trop jazz. La viole d’amour, la kora, le ngoni ou les chœurs donnent une touche organique à l’ensemble. Je trouvais que l'idée de la musique africaine autour du piano était originale. J’évoque souvent ma « presque » double culture. La musique de Ravel me fait autant voyager que celle des griots. Un seul genre musical ne suffit pas à nourrir mon âme.
Pouvez-vous nous parler de votre rencontre avec Miriam Makeba ?
J’ai accompagné Lokua Kanza à Johannesburg. Il avait réalisé un album («Homeland ») pour elle et j’avais fait la voix témoin, en « yaourt ». Au départ, je devais participer aux chœurs. Une fois là-bas, j’ai eu l’opportunité d’écrire deux couplets en anglais sur le titre « Lindelani » car le texte initial ne plaisait pas à Miriam Makeba. Je conserve le souvenir d'une femme malicieuse, d'une maman. Elle m’a offert un bijou pour mon anniversaire. Je n’ai réalisé son statut d’icône que lorsque je l’ai vue sur scène.
 Quel a été le déclic pour tenter l'aventure en solo ?
J’avais déjà enregistré un disque chez No Format. J'aime aussi être choriste, cela me pousse à être polyvalente. Je vais travailler prochainement avec Francis Cabrel et j’ai hâte d’entrer dans son univers, sa maison.  Mais j'ai toujours besoin d'explorer d'autres territoires dans la chanson. Dans "Daraludul Yow" je raconte mes histoires, avec mes émotions et mes mots.
Propos recueillis par Annie Grandjanin

Le 18 décembre, à 20h30 au Théâtre Cinéma de Fontenay-le-Fleury et le 30 janvier 2015 à 20h30, à l’Alhambra (Festival « Au fil des Voix »), 21, rue Yves Toudic, 75010 Paris. Tél. : 01.40.20.40.25. www.alhambra-paris.com
Album « Daraludul Yow » (L’Autre Distribution).


Des news, des news...


           - Festival les Aventuriers. Coup d’envoi ce soir de ce rendez-vous des amateurs de rock, pop, électro…qui fête cette année son dixième anniversaire. Au programme : les californiens Tuxedomoon, le quatuor de pop psychédélique Moodoïd, mené par Pablo Padovani, Slow Joe, Gang Four qui offrira aux spectateurs la primeur de son nouvel album ou encore le groupe toulousain Zebda. A noter, le 15 décembre, la projection en avant-première du film « Whiplash » de Damien Chazelle (au cinéma le Kosmos).
-         Du 9 au 19 décembre, à Fontenay-sous-Bois (Espace Gérard Philipe et salle Jacques Brel). Navette gratuite A/R au départ de Paris Nation. Rens. et rés. au Service Culturel de Fontenay-sous-Bois, 166, bd Galliéni. Tél. : 01.71.33.53.35. Loc. sur Digitick.com. Tarifs : 13 € et 7 € (- 25 ans) pour la salle Gérard Philipe et 18 €, 11 € (tarif réduit) et 7 € (- 25 ans) à l’Espace Jacques Brel. Pass 5 concerts à 40 €.    http://www.festival-les-aventuriers.com

     - Concours de chanson des Mémoires de la Mer. Proposé par le Centre International de la Mer-la Corderie Royale et l’Association Hermione-La Fayette, ce concours, ouvert aux interprètes amateurs ou professionnels, est doté d’un prix de 1000 € et d’un concert sur scène à Rochefort en 2015. Pour participer, il suffit de s’inscrire en ligne et de déposer son enregistrement avant le 5 février prochain. Variété, pop folk, rap…en anglais ou en français, tous les genres sont acceptés. Attention au hors sujet puisque seules les chansons sur le thème de « l’Amérique et la mer » seront admises…

Et hop, dans la hotte !


En panne d’inspiration pour boucler votre liste de cadeaux ? Voici quelques suggestions de CD, DVD, livres
à glisser sous le sapin…
-« We love Disney 2 » (Mercury/Universal). De nouvelles versions des grands thèmes musicaux des films de Disney revisités par des artistes de la scène française. Avec notamment: :  Olivia Ruiz dans « Les Aristochats », Kendji interprétant « Belle Nuit », extrait de La Belle et le Clochard, une reprise enlevée du générique de Zorro par Thomas ou encore Elie Semoun « en duo » avec Henri Salvador pour « Sous l’océan » (La Petite Sirène).
 Led Zeppelin IV » et « Houses Of The Holy » (Warner). Après le succès des rééditions des albums 1, 2 et 3, n’hésitez pas à compléter votre collection avec ces deux nouvelles pépites, produites et remastérisées par Jimmy Page himself ! En bonus avec chaque album, un disque de contenu audio inédit.
-« Alain Souchon & Laurent Voulzy » (Parlophone) La belle surprise de cette fin d’année puisqu'ils nous promettaient cet album de duos depuis quelques années déjà. Un disque qui scelle quarante ans d'amitié et de complicité artistique !
-« Autour de Nina » (Verve). Onze ans après sa disparition, dix artistes rendent hommage à Nina Simone en reprenant quelques-uns de ses succès. On retiendra notamment Melody Gardot dans « Four Women », Ben l’Oncle Soul avec l’incontournable « Feeling Good »,  Sophie Hunger dans une belle version de « I put the Spell on You » sans oublier Gregory Porter qui prête son timbre profond à « Black is Te Color (of My True Love’ air) ».
-« REMTV » (Warner). 6 DVD regroupant les apparitions et performances du groupe REM sur la chaîne MTV, de 1983 à 2008.
25 ans d’images pour suivre l’évolution de l’une des formations les plus emblématiques des années 80.
-“Pop Rock Station By Zegut, volume 3”. Un coffret de 4 CD (62 titres – 5 heures de musique), enrichi d’un livret de 16 pages rédigé par Francis Zegut. Une sélection du célèbre animateur de RTL 2 qui reprend les thématiques de l’émission avec des classiques, des titres live, des morceaux moins connus…de Duran Duran à The Cure en passant par Coldplay, Whitesnake, Marillion…
-« Cœur libre – Anthologie 1951-1987 » (Mercury/Universal). 
En 13 CD, 300 titres de Mouloudji, dont 5 inédits, 10 en versions alternatives et 147 jamais enregistrés sur CD. Histoire de rappeler qu'il n'a pas seulement chanté "Comme un p'tit coquelicot"... 

-« Nothing Has Changed » - David Bowie (Warner). Un very best of en 3 CD, célébrant les 50 ans de carrière du chanteur, de 1964 à 2014. Avec en bonus, « Sue (Or In A Season Of Crime) », un nouveau single inédit spécialement enregistré pour l’occasion avec la complicité de Tony Visconti.
-« Stratégie de l’inespoir », Hubert-Félix Thiéfaine (Columbia/Sony). A chaque production, l'artiste met la barre toujours plus haute et celle-ci est tout simplement magnifique. Tardivement mais doublement récompensé aux Victoires de la Musique 2012 pour "Suppléments de mensonge", on prend le pari que ce nouvel opus ne devrait pas passer inaperçu lors de la prochaine cérémonie...
-"Rock or Bust", AC/DC (Columbia/Sony). Gros succès annoncé pour ce nouvel album (peut-être le dernier ?) du groupe australien, enregistré au printemps dernier à Vancouver (au Warehouse Studio). Produit par Brendan O'Brien et mixé par Mike Fraser, il succède à "Black Ice" qui s'est vendu à plus de huit millions d'exemplaires ! 
-« Everybody Knows – Leonard Cohen » (Editions de La Martinière). 
Un très beau livre signé par Harvey Kubernik, qui fut notamment le directeur de MCA Records.
Au fil des 224 pages consacrées au chanteur canadien qui a fêté ses 80 ans en septembre dernier, on découvre des témoignages de ses proches, des anecdotes, de nombreuses citations de LC, des photos originales, une discographie complète...Pour les fans de l’auteur de « Hallelujah » et les autres.




6 déc. 2014

Des élans… surréalistes



« Dans nos métiers, le plaisir n’a de sens que s’il est partagé » confie Laurent Serrano qui a signé l'adaptation et la mise en scène de ce spectacle baptisé « Les élans ne sont pas toujours des animaux faciles ». 
Et le plaisir est bien là. Celui du public, à l'évidence, mais aussi celui d’Emmanuel Quatra, Benoît Urbain et Pascal Neyron qui évoluent, avec aisance, dans cet univers absurde et décalé. Vêtus de costards-cravates, les trois complices, un verre à la main, devisent sur Verlaine que l’un prétend avoir croisé la veille, le cinéma japonais, le choix du pop-corn sucré ou salé ?, les hauts et les bas d’une ex-petite amie, ce bout d’arc-en-ciel à vendre…sans oublier un plan drague calamiteux où l’objet des élans…amoureux est en fait un proto-type (mi-homme, mi-femme ) !
Mais au-delà de ces sketches que certains comparent volontiers aux fameux « Diablogues » de Roland Dubillard, la jubilation vient surtout avec les intermèdes musicaux. A cappella ou s’accompagnant à la guitare, au piano et au valisophone (un instrument trafiqué à partir d’un manche en bois planté dans une valise), les comédiens-chanteurs ponctuent leurs échanges verbaux…et verbeux, de reprises réussies et très personnelles de « Chanson d’automne » (P.Verlaine/C.Trénet),  « Summertime Blues » d’Eddy Cochran, « They can’t take that » (I. et G. Gershwin) ou « Une bouteille à la mer » (C. Nougaro et M.Vander). Le tout, entrecoupé de compositions originales de Benoît Urbain comme  le surprenant « Extraterrum ». Logique, puisque le trio aborde aussi la question des extra-terrestres...
Annie Grandjanin

Du mardi au vendredi à 21 heures, le samedi à 16h30 et 21 heures, au Théâtre Michel, 38, rue des Mathurins, 75008 Paris. Tél. : 01.42.65.35.02. www.theatre-michel.fr

27 nov. 2014

"Only French Festival" : 21ème édition


Coup d’envoi ce soir de la nouvelle édition de cette coproduction franco-suisse entre les associations Only French et Catalyse.  L'objectif ? Soutenir les artistes émergents tout en mettant l'accent sur la richesse de la francophonie. 
A découvrir dans trois lieux de la capitale (la Boule Noire, le Pan Piper et la Scène du Canal) : le groupe Berty, les Dalton Télégramme et leur concept-western, Fredy Massamba, l’un des fondateurs des « Tambours de Brazza », le chanteur et guitariste Alif Naaba, un spectacle pour les jeunes (et leurs parents !) intitulé « Elève Lapointe au piquet »…. Ou encore Des Fourmis dans les Mains, un trio qui a reçu, le 20 novembre dernier, le Grand Prix Révélation Scène de l’Académie Charles Cros.
La preuve que les programmateurs d' Only French ont du flair pour dénicher les jeunes talents !

Les 27  et 28 novembre, à 20h30, à la Boule Noire, 118, bd de Rochechouart, 75018 Paris, le 29 novembre, à 20h30, au Pan Piper, 2-4, Impasse Lamier, 75011 Paris et le 30 novembre, à 15 h, à la Scène Canal, 118, Quai de Jemmapes, 75010 Paris. Loc. Moxity - Fnac.  Renseignements sur www.onlyfrench.fr

26 nov. 2014

Mélanie Dahan: « Keys »

Revisiter des standards est toujours un exercice périlleux. Rares sont les artistes qui parviennent à imposer leur « patte » ! Pour un Jeff Buckley dont la superbe reprise d’« Halleluja »  nous a presque fait oublier la version originale de Leonard Cohen, on ne compte plus les pâles copies… 
Avec ce nouvel opus, Mélanie Dahan s’est attaquée à de sacrés morceaux ! De « Everytime we say goodbye » de Cole Porter à « What’s new » de Bob Haggard en passant par « Never said » d’Herbie Hancock et Stevie Wonder  ou encore « Whisper not » de Benny Golson, la vocaliste française n’a manifestement pas joué la facilité. Mais le résultat est à la hauteur: technique vocale irréprochable, arrangements ciselés et une approche résolument contemporaine et inventive.
Pour faire bonne mesure, la demoiselle a eu la bonne idée de faire appel à cinq pointures du piano : Baptiste Trotignon, Pierre de Bethmann, Manuel Rocheman, Franck Amsallem et Thomas Enhco, à charge pour chacun d’entre eux de proposer deux relectures inédites de ces succès du répertoire américain. Le batteur cubain Lukmil Perez et le contrebassiste Thomas Bramerie complètent harmonieusement l’ensemble.
Annie Grandjanin
  
Les 27 et 28 novembre, à 21 heures, au Sunset, 60 rue des Lombards, 75001 Paris. Tél. : 01.40.26.46.60. Prix : 25 €. http://www.sunset-sunside.com/concert/2014/11/
Et les 23 et 24 janvier 2015, au Duc des Lombards, 42, rue des Lombards. Tél. : 01.42.33.22.88. 
Album « Keys » (L’Autre Distribution).




Des news, des news...

- Prix Ricard S.A. Live Music 2015. L’an dernier le concours avait battu des records avec 1152 artistes  inscrits ! Pour cette nouvelle édition, vous avez jusqu’au 16 décembre pour tenter de gagner l’équivalent de 60 000 € d’investissement. A savoir: l’enregistrement et la distribution de votre premier EP (à paraître en 2015), la participation aux tournées Ricard S.A Live Sessions et à de grands festivals, la prise en charge d’un attaché de presse, une formation (résidence encadrée par l’équipe du Chantier des Francos, coaching au Studio des Variétés, cours à l’IRMA), le financement d'un clip vidéo, le soutien matériel de Yamaha à hauteur de 2000 € pour votre équipement…
Informations supplémentaires et inscription sur www.ricardsa-livemusique.com

3ème Téléthon Jazz. Le 13 décembre prochain, rendez-vous au cœur du Quartier Latin pour participer à cette  grande fête du swing et de la solidarité. 
Coup d’envoi, dès 20 heures, avec un bal animé par l’Esprit Jazz Big Band qui invite cette année le saxophoniste Stéphane Guillaume. La fête se poursuivra, à partir de 22h30,  en compagnie de DJ Psycut (créateur du collectif Jazz Attitudes). Vous pourrez même vous faire photographier grâce à un photocall installé sur place. Ces instantanés seront compilés dans un album créé sur la page facebook de l’Esprit Jazz. Sachez que pour chaque « like », la BNP Paribas, partenaire de l’événement, reversera  1 € à l’AFM Téléthon, en plus de des recettes de la soirée. 

Mairie du Vème arrondissement, 21 Place du Panthéon. 
Entrée : 8 € en prévente et 10 € le soir même. 
Réservations sur www.telethondujazz.com


25 nov. 2014

« Neige Noire » : un joyeux et émouvant hommage à Lady Day


(c) Loic Seron
« Ce projet est né d’une fascination pour la figure et le destin de la chanteuse Billie Holiday », explique Christine Pouquet qui a écrit et mis en scène « Neige Noire ».  Dans un décor de valises amoncelées qui s’ouvrent tantôt sur une lampe, tantôt sur un gramophone…apparaît une petite fille sur un quai de gare. Elle porte autour du cou un écriteau sur lequel on peut lire sa destination : New York ! Elle s’appelle encore Eleonora Fagan et part à la recherche de son père, Clarence Holiday, un musicien qui l’a abandonnée. Les scènes et anecdotes s’enchaînent alors, entrecoupées de chansons de Billie Holiday. Dans le rôle de cette dernière : Samantha Lavital, confondante de naturel et dotée d’un bien joli timbre. A ses côtés, Philippe Gouin (en alternance avec Rémi Cotta) endosse les costumes des hommes qui ont traversé la vie de la chanteuse. Ses facéties et sa gestuelle donnent une dimension  parfois burlesque au spectacle. Car, même si l’on connaît le destin tourmenté de celle que Lester Young surnommait Lady Day, la fantaisie prend ici le pas sur la gravité, l’humour se mêle au drame. Hormis la petite robe blanche tachée de sang, suspendue à une valise, rappelant le viol de la petite Eleonora alors qu’elle avait tout juste 11 ans, la mise en scène et le jeu des acteurs-chanteurs évitent le piège du pathos et des clichés.
Bien sûr, évoquer la vie de cette immense artiste en un peu plus d’une heure est un sacré pari. Mais l’essentiel est là. Et on s’incline lorsque Samantha Lavital, vêtue d’une longue robe rouge,  revient pour nous interpréter le bouleversant « Strange Fruit ».
Annie Grandjanin

Jusqu’au 14 décembre, du mardi au samedi à 20h30, mat. dim. à 16h30, au Théâtre de la Tempête, salle Copi, Cartoucherie, Route du Champ-de-Manœuvre, 75012 Paris. Tél. : 01.43.28.36.36. Places : 20 € et tarifs réduits à 12 et 15 €. www.la-tempete.fr


Grands Prix Sacem 2014

Quelques sifflets ont fusé hier soir à l’Olympia à l’annonce de l’absence de Johnny Hallyday qui devait recevoir le « Prix spécial de la Sacem ». Martin Solveig, en revanche, distingué dans la catégorie « Grand Prix des musiques électroniques » avait enregistré un message pour expliquer qu’il était depuis quelques heures et pour la première fois, papa d’une petite fille. Quant au virtuose de la trompette Ibrahim Maalouf (« Grand Prix du jazz »), il était excusé pour cause de concert à Sceaux.
Les autres lauréats étaient tous présents : Pascal Obispo (« Grand Prix de la Chanson française »), manifestement touché de recevoir sa première distinction officielle en 22  ans de carrière ! Ayo (« Grand Prix du répertoire Sacem à l’export »), Oscar Bianchi (« Grand Prix de la musique symphonique, jeune compositeur »), Jean-Pierre Bucolo (« Grand Prix de la chanson française, créateur), Bernard Cavanna (« Grand Prix de la musique symphonique, carrière), Féloche (« Prix Francis Lemarque »), François Hanss (« Grand Prix de l’auteur-réalisateur de l’audiovisuel »), Lilly Wood & The Prick,  Prix Rolf Marbot de la chanson de l’année pour « Prayer in C », Stéphane Moucha (« Grand Prix de la musique pour l’image »), Elie Semoun (« Grand Prix de l’humour »), Rokia Traoré (« Grand Prix des musiques du monde ») et enfin Bruno Lion, Peermusic (« Grand Prix de l’édition musicale »). Ce dernier a d’ailleurs précisé que « le droit d’auteur est ce qui donne un peu de sens à la liberté d’expression ». 
Un droit que la Sacem, qui compte 4000 nouveaux membres chaque année, défend depuis 1851 ! Au cours de cette remise de prix, toujours un peu longue, il n’était pourtant pas inutile de rappeler que « la mise à plat » du droit d’auteur faisait partie des dix priorités de Jean-Claude Juncker, directeur de la Commission Européenne.De quoi inquiéter évidemment tous les acteurs et créateurs du monde de la musique...  



24 nov. 2014

Lady Raymonde : entre Paname et Broadway

(c) Philippe Matsas

« Madame Raymonde est un personnage de Godard aussi bien que de Clouzot. De la Vieille école et de la Nouvelle Vague ! » confie Juliette qui signe la mise en scène de ce nouveau spectacle baptisé « Lady Raymonde ». Une Lady des faubourgs qui, depuis plus de 25 ans, chante les sans-grades et les paumés avec une gouaille toute parigote. Engoncé dans une robe désuète, arborant collier de perles et talons hauts, Denis d’Arcangelo incarne cette interprète pittoresque qui a permis de ressusciter un répertoire quelque peu oublié, celui de Georgius, de Berthe Sylva ou de Monique Morelli. On regrette d’ailleurs que l’artiste ne cite pas ici les auteurs et compositeurs. Car, si «  Les bleus » de Gainsbourg, « Good Night Ladies » de Lou Reed, « Le temps de finir la bouteille » d’Allain Leprest et Romain Didier ou encore « Speak Softly Love » (extrait du film « The Godfather ») de Nino Rota… éveillent évidemment quelques souvenirs, d’autres titres sont moins évidents. Comme cette épique « Histoire de Ben-Hur » (Louis Poterat/Paul Sterman/Berthe Sylva) qui constitue l’un des moments forts et drôles du spectacle. 
Accompagnée de son fidèle accordéoniste Zèbre (Sébastien Mesnil), elle abandonne parfois son cher Paname, le temps de s’aventurer du côté de Broadway et de ses fameux musicals.
Un tour de chant savoureux, certes, mais dans lequel on ne retrouve pas toujours la verve et la fantaisie qui nous font tant aimer Madame Raymonde...
Annie Grandjanin


Jusqu’au 14 décembre, du mercredi au samedi à 21h30, mat. dim. à 17h30, au Vingtième Théâtre, 7, rue des Plâtrières, 75020 Paris. Tél. : 01.48.65.97.90. Places : 25 €. www.vingtiemetheatre.com

23 nov. 2014

Les Chiche Capon : un quatuor totalement barré


(c) Esther Marek
Avec « La 432 », ces drôles de mousquetaires continuent à pourfendre les idées reçues et les codes en matière de spectacle. Artistes de cabaret ? Clowns ? Comédiens ? Musiciens ? Ils sont tout cela à la fois et plus encore…
Leur show s’appuie à la fois sur une histoire très personnelle de la musique et une théorie forcément fumeuse du fameux Big Band. L’occasion pour Fred, Patrick, Matthieu et Ricardo (chant, guitare et beatbox) d’exploser littéralement sur scène. S’exprimant avec les intonations de personnages de dessins animés,  vêtus (ou pas !) de costumes loufoques (crocodile, cow-girl, chanteur ringard, danseuse orientale…),  alternant numéros « ratés » et vraies performances, jouant du synthé sur une planche à repasser ou s’agitant sur un reggae gentiment halluciné, les Chiche Capon n'hésitent pas à escalader les rangs des spectateurs, histoire d’étendre les limites de leur terrain de jeu. On l’aura compris, ces artistes survoltés et dotés d’un sacré grain de folie, pratiquent comme ils disent l’expression libre ! Ils s’égarent parfois dans un humour un peu trop potache, mais on leur pardonne volontiers car leur spectacle est, à l’évidence, l’un des plus originaux et déjantés, à voir actuellement à Paris.
Annie Grandjanin

Jusqu’au 3 décembre, les lundis, mardis et mercredis à 21 h 30, à l’Européen, 5, rue Biot, 75017 Paris. Tél. : 01.43.87.97.13. Places : 28 € et tarifs réduits à 22 €. www.leuropeen.info


Exposition « David Bowie is » : réservation en ligne

(c) Duffy Archive & The David Bowie Archive

Vous l’avez ratée à Londres ? Pas de soucis puisque dès demain lundi 24 novembre, à 11 heures, il vous suffit d’aller sur http://davidbowieis.philharmoniedeparis.fr/
pour réserver vos places ! Les fans et les curieux risquent en effet de se bousculer pour assister à cette formidable rétrospective réunissant pas moins de 300 documents.
Au fil de cette plongée dans l’univers d’un artiste qui a anticipé tous les courants musicaux (glam rock, disco, funk, électro…), vous découvrirez ainsi des archives visuelles et sonores inédites, des photographies originales, des manuscrits, des dessins, des instruments, des maquettes de scène, des costumes… fournis principalement par David Bowie himself !
Un événement qui s’inscrit dans le cadre de l’ouverture de la Philharmonie de Paris qui accueille cette exposition conçue par le Victoria & Albert Museum, présentée ici dans une version légèrement remaniée.

Du 3 mars au 31 mai 2015, à la Philharmonie de Paris, 221, av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Du mar. au jeu. de 12 h à 20 h, ven. et sam. de 10 h à 22 h, le dim. de 10 h à 20 h. Tarifs : 12 € (avec accès à la collection permanente du Musée de la Musique et à l’exposition Pierre Boulez, du 17 mars au 28 juin) et tarif réduit à 6 € (- de 26 ans, demandeurs d’emploi…), gratuit pour les personnes handicapées et leurs accompagnateurs et les enfants de – 6 ans.


19 nov. 2014

Rendez-vous...

 

- 1er marathon de la chanson. Jean Guidoni, Anne Sylvestre Yvan Dautin, Xavier Lacouture, le Cirque des Mirages, Bernard Joyet, Gérard Morel, Véronique Pestel, Gilbert Laffaille… seront sur la ligne de départ de cette première édition qui propose pas moins de 9 heures de spectacle avec 42 artistes et plus de 80 chansons. On pourra évidemment grignoter et boire sur place !
Le dimanche 23 novembre, de 12 h à 21 h, à l’Alhambra, 21, rue Yves Toudic, 75010 Paris. Tél. : 01.40.20.40.25. Tarif unique à 20 €. www.alhambra-paris.com
(c) AIAS-Dinant

- Adolphe Sax. A l’occasion du bicentenaire de la naissance du fameux créateur qui a notamment inventé le saxophone (fruit d’un savant mariage entre l’ophicléide et la clarinette basse) une plaque commémorant la Manufacture d’Instruments de Musiques d’Adolphe Sax, sera apposée, le 21 novembre, à 11 heures, au 50 rue Saint-Georges, 75009 Paris.
A cette occasion, Henri Selmer annoncera le lancement d’un saxophone alto (en édition limitée) célébrant l’histoire commune entre Selmer et Sax


Ibrahim Maalouf
(c) Denis Rouvre
Musicora 2015.  C’est le trompettiste, pianiste, compositeur, arrangeur… Ibrahim Maalouf qui a accepté d’être le parrain de cette 26e édition qui, durant trois jours, rassemblera professionnels, mélomanes, musiciens amateurs et professionnels de jazz et de musique classique. Au programme : des showcases, des conférences, des ateliers, une vente aux enchères d’instruments… 
Les 6, 7 et 8 février 2015 sur le site du Parc de la Villette (Grande Halle, Théâtre de la Villette et Hall de la Chanson) , 211, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris. www.musicora.com

18 nov. 2014

Rencontre-dédicace avec Alain Souchon et Laurent Voulzy


Leur premier succès à quatre mains remonte à 1974 pour « J’ai dix ans »… On pourrait presque dire qu’on attendait leur album de duos depuis quarante ans ! Plus sérieusement la rumeur persistante, ces dernières années, nous laissait bon espoir. Notre patience est enfin récompensée puisque « Alain Souchon & Laurent Voulzy » sera officiellement disponible le 24 novembre prochain et une tournée française devrait débuter en avril 2015.
Pour célébrer la sortie de cet opus (écrit entre Blois, les bords de Marne, le Midi et l’Angleterre), les deux complices donnent rendez-vous à leurs fans le 27 novembre, à 17h30, à la Fnac Montparnasse pour une rencontre-dédicace. Un événement gratuit et ouvert au public, dans la limite des places disponibles.

Fnac Montparnasse
Forum des rencontres (niveau -1)
136, rue de Rennes, 75006 Paris




  

Lokua Kanza : « Je n'oublierai jamais Jean-Louis Foulquier »


Les années qui passent semblent n’avoir aucune prise sur lui. Et la notoriété n’a pas non plus abîmé sa belle simplicité. « Je n’ai jamais fait partie du star-system » confie Lokua Kanza qui fête cette année ses vingt ans de carrière. Et lorsqu’on l’interroge sur sa trop rare production (son dernier opus « Nkolo » est sorti en 2010),  il répond en riant : « Enregistrer un album demande beaucoup de maturité. Il faut du temps... »
On se souvient de ses débuts, lorsqu’il chantait en s’accompagnant à la guitare dans les rues de la Rochelle, tandis que ses aînés se produisaient au Festival des  Francofolies. Impossible de ne pas s’arrêter pour découvrir ce jeune zaïrois au timbre cristallin.
Quelques années plus tard, Jean-Louis Foulquier choisira de le mettre en vedette lors d’une soirée baptisée « La fête à Lokua ». « Je n’oublierai jamais cet homme.  A l’époque, il a dit : je veux mettre ce garçon sur la grande scène. Il m’a offert le plus beau des cadeaux. ». Même émotion, lorsque le chanteur a assuré la première partie de Jean-Louis Aubert au Zénith. Même si là, le cadeau semblait un peu… empoisonné ! « Quand tu commences à jouer et que tout le monde se met à crier « casse-toi ! », c’est plutôt dur, mais j'ai continué". Au bout d’une ou deux chansons, le public tombe sous le charme et la tournée se poursuivra avec succès.
Le succès, l'ancien musicien de la diva Abeti l'a rencontré dès la sortie de son premier disque éponyme en 1993. On dit volontiers que sa vocation est née en écoutant Miriam Makeba. Mais on oublie parfois qu’il  a eu le bonheur de donner la réplique à la star sud-africaine dans l’album « Homeland » et qu'il lui a écrit trois chansons. Et il demeure à ce jour l’un des rares artistes africains (sinon le seul) a avoir composé pour Nana Mouskouri (« Chemin de la joie »). Il a également coiffé la casquette de producteur pour Sara Tavares (« Mi Ma Bo ») et Pedro Guerra (« Tan Cerca de Mi »), sorti un bel album collégial "Toto, Bona, Lokua" (avec Gérald Toto et Richard Bona), chanté en français dans "Plus vivant" concocté avec la complicité d'auteurs comme Camille, Belle du Berry ou Marie Nimier, a reçu deux prix pour des musiques originales de films...
Chanteur, musicien, arrangeur, compositeur, producteur… Lokua possède bien des talents. « Je ne sais pas tout faire ! Mais certaines choses sont venues naturellement, parfois malgré moi. Quand tu es un jeune artiste et qu’on te demande combien tu as vendu de disques avant d’accepter de travailler avec toi…tu es bien obligé de t’y coller tout seul  et d’assumer». Assumer, il a appris à le faire dès son plus jeune âge « J’étais l’aîné de la famille et je suis devenu assez vite le « papa » de mes frères ». Un sens des responsabilités et de l'engagement qui l’ont conduit naturellement à défendre la cause des femmes violées en Afrique. Il a récemment signé la musique d’un reportage qui dénonce ce fléau. « Je suis allé dans un hôpital où l’on soigne les blessures physiques et psychologiques subies par ces femmes. J’ai parfois honte d’être humain » confie-t-il.
Citoyen du monde, il revient de Rio où il a vécu plus de deux ans. « A chaque fois que l’on se frotte à une autre culture, il en ressort quelque chose. J’ai travaillé là-bas avec de nombreux artistes réputés. Leur musique et leur simplicité m'ont touché. On se retrouvait souvent entre nous, juste pour le plaisir de jouer ensemble. Au Brésil, j’ai retrouvé l’Afrique mais avec davantage d’harmonies ». Il songe d'ailleurs à franchir l’Atlantique pour s'immerger dans la culture américaine. Mais c'est une autre histoire...
Pour l'instant, Lokua Kanza a repris le chemin des studios pour l’enregistrement d’un album qui devrait marquer ses vingt ans de carrière (sortie prévue en 2015). Il a déjà réuni autour de lui Ray Lema, Manu Dibango, Richard Bona, Wasis Diop, le batteur et percussionniste de jazz Paco Sery…  « De grands artistes que j’adore. Cela devrait bouger ! J’y mets beaucoup de mon cœur et de mon âme.» Comme dans tout ce qu'il a produit depuis ses débuts…
Annie Grandjanin

15 nov. 2014

"Steam" : une vision décalée et rock’n roll du cirque d’aujourd’hui

(c) Paolo SC Campanella
Dès l’entrée on est transporté dans une atmosphère décadente tendance postindustrielle, ponctuée de rythmiques électro-punk-rock, de vidéos saturées et de nuages de vapeur diffusés par de gros ventilateurs. Côté décor, des sièges un peu déglingués, des échafaudages et un immense cube constitué de tubes en métal. Une jeune femme alanguie, portant perruque,  agite une lanterne pour guider les spectateurs.
Sur la piste, les numéros s’enchaînent, accompagnés par un homme-orchestre survolté (guitare, batterie, bruitages, contrebasse, batterie…). S’appuyant sur quelques fondamentaux  comme le trapèze ou le jonglage, la troupe les métamorphose en une série de tableaux originaux. De l’ascension du mât chinois, aux figures acrobatiques sur les barres du cube en passant par le hula-hoop en suspension au bout d’un filin, on est séduit par l’approche résolument moderne et décalée des habituelles performances circassiennes. Entre deux numéros, l’homme-orchestre, sorte de Monsieur Loyal gentiment halluciné, lit des extraits de poèmes d’Alain Bosquet, tels que : « Je ne suis qu’un grand cirque en faillite. Mes fauves refusent de sauter dans le cercle de feu. Mes dompteurs sont en grève et mes clowns fatigués…Il restera, j’espère, pour le repas du tigre et celui des crotales, quelques enfants dodus et comme émerveillés… ». 
(c) Hervé Photograff
Que l’on se rassure, pas d’animaux sauvages ou venimeux ici. Seule la musique est parfois agressive et, avec déjà plus de 12 000 spectateurs à ce jour, le spectacle est loin de frôler la faillite !  Quant aux enfants (à partir de 8 ans), ils risquent juste d’être impressionnés par la virtuosité de ces sept circassiens qui évoluent devant eux sans filet. Si vous ne connaissez pas encore le Cirque Electrique, on vous invite à aller découvrir ce lieu lieu atypique...à toute vapeur !
Annie Grandjanin

Jusqu’au 30 novembre, du mercredi au samedi à 21 h et le dimanche à 17h, au Cirque Electrique, Place du Maquis du Vercors, 75020 Paris. Réserv. Par tél. au 09.54.54.47.24 et par mail : contact@cirque-electrique.com
Places 16 € et tarifs réduits à 10 et 12 €. www.cirque-electrique.com
Un CD des musiques est vendu 10 € à la fin du spectacle (avant la sortie du vinyle prévue fin novembre)

12 nov. 2014

Le pessimisme heureux de Fabien Martin


C’est un peu le retour de Martin… puisque le chanteur a attendu pas loin de sept ans après l’album « Comme un seul homme » pour sortir, en mai dernier un EP baptisé « Littoral ». Comme par le passé, il évoque le temps qui passe, le spleen d’un homme pas toujours à l’aise dans ses baskets et dans son époque, avec une poésie et un humour au second degré que l’on avait pu apprécier dans son premier opus « Ever Everest ».
Symboliquement emmenées  par le bien-nommé « Le phare », des chansons comme « La croisière s’emmerde », « J’aime pas »  « La touche étoile » ou « Ciel de traine » balisent un univers intemporel dont  Fabien Martin dessine les creux et les reliefs avec une nonchalante mélancolie, teintée d’élans joyeux . « De la variété mal rasée » comme il la définit lui-même, qui lorgne du côté de la pop anglo-saxonne et dont il a signé paroles et musiques. Parmi les musiciens figurant sur l’EP, on découvre le copain Mathieu Boogaerts à la batterie. Et c’est un autre copain qui a eu la bonne idée de lui ouvrir son appartement pour une série de concerts privés et intimistes « In the Loft », présentés cet été. Il investit demain une « vraie » scène pour un tour de chant qui mêlera anciens et nouveaux titres et peut être, en primeur, un ou deux morceaux de son nouvel album annoncé pour début 2015.
Annie Grandjanin
 
Le 13 novembre, à 20 heures, aux Trois Baudets, 64, bd de Clichy, 75018 Paris. Tél. : 01.42.62.33.33. www.lestroisbaudets.com

10 nov. 2014

Ute Lemper chante Pablo Neruda


(c) Wolfgang Stahr
Le public français avait découvert cette belle artiste dans le « Cabaret » mis en scène par Jérôme Savary où elle incarnait Sally Bowles. Depuis, elle a chanté le cabaret berlinois des années 20 et 30, Piazzolla, le répertoire français (Brel, Piaf…), joué au cinéma pour Peter Greenaway (« Prospero’s Book ») ou Robert Altman (« Prêt-à-porter »), prêté sa longue silhouette au personnage de Lola dans « L’Ange Bleu » ou à celui de Velma Kelly dans « Chicago »… Et Maurice Béjart a même créé pour elle le ballet « La mort subite ».  
Cette fois, elle rend hommage à Pablo Neruda avec des poèmes d’amour écrits en exil par le militant contre la dictature chilienne. Des textes qu'elle a mis en musique avec la complicité de Marcelo Nisinman. Sa voix profonde et sensuelle exprime à la fois la douleur de l'absence et l'espoir dans des titres comme « If you Forget Me », «Madrigal Escrito en Invierno », « Oda con un Lamento » « La nuit dans l’île » …. Elle est accompagnée sur scène par six musiciens (bandonéon, piano, violon, guitare, basse et percussions).  « J’ai choisi ces poésies pour célébrer l’amour, la passion et la vie » confiait-elle il y a quelques jours lors de la présentation de « Ute Lemper sings The Love Poems of Pablo Neruda ». Un spectacle qui tourne depuis déjà deux ans un peu partout dans le monde et que l'on peut enfin applaudir à Paris.
Annie Grandjanin

Le 15 décembre, à 20h30, salle Gaveau, 45-47 rue La Boétie, 75008 Paris. Tél. : 01.49.53.05.07. Places : de 22 à 65 € (carré or).  www.sallegaveau.com

Album « Forever – The Love Poems of Pablo Neruda » (Chamaleon Productions – Edel Germany Gmbh)

8 nov. 2014

« Qui chante ce soir ? », par Jean-Claude Barens

 
Auteur de ces fragments biographiques (presque) imaginaires, Jean-Claude Barens qui fut notamment le directeur du FestiVal-de-Marne, de 1993 à 2012 nous propose un ouvrage aussi passionnant qu’insolite.
Plutôt que de brosser des portraits traditionnels (souvent redondants), il livre  ici des petits instantanés de vie, laissant au lecteur le choix de démêler la fiction de la réalité.
Vingt profils suivis de photographies (réalisées par Francis Vernhet), le tout présenté dans un joyeux désordre. Le but ? Associer le texte et l’image. Au hasard des pages, on découvre ainsi la diva de Savoie, une Madelon dévergondée dont le papa tenait le pupitre des saxophones ou des clarinettes à l'Orchestre du Capitole, une diplômée d’urbanisme bercée par les musiques orientales et passionnée de country américaine des années 40, un petit auroch chez les Amerloques, Féfé ou encore un frenchy rencontré sur les bancs du Berklee College of  Music …
Catherine Ringer
(c) Francis Vernhet
Bon prince, l’auteur parsème ses énigmes d’indices qui devraient permettre au lecteur de ne pas se précipiter page 139 où se trouvent les solutions. Alternant le je et la position de l’observateur, Jean-Claude Barens séduit et intrigue avec ce procédé original et une écriture dont la savoureuse poésie fleure bon sa Gascogne natale.
Allain Leprest
(c) Francis Vernhet
« Les mots ont un pouvoir magique et la politesse élémentaire de la musique, c’est de donner de l’énergie » confie l’un des personnages dans « Qui chante ce soir ? ». 
Et il y a assurément de la magie, de la musique et de l’énergie dans ce livre. De la tendresse aussi pour ces artistes qui ont croisé la route de cet amoureux de la chanson. On soupçonne qu'après avoir créé et présidé une bonne douzaine de festivals (Chantons sous les pins, La Parade des cinq sens, les Océaniques, les Tempos du monde...) il a d’autres souvenirs dans sa besace…alors on attend la suite avec impatience !
Annie Grandjanin

Editions/Productions jcbarens 2014, 20 €



5 nov. 2014

Les Ogres de Barback: un anniversaire en fanfare !

(c) Pierre Wetzel
Qu’il est loin le temps où la fratrie (deux sœurs et deux frères) donnait son premier concert dans un squatt de Ris-Orangis ! Il y a quelques jours, les Ogres (comme on les surnomme aujourd'hui) fêtaient leurs vingt ans de carrière à l’Olympia. Un anniversaire célébré en fanfare…avec la formation béninoise Eyo’Nle.
Mathilde, Alice, Fred et Max ont entamé les festivités, installés au balcon, avant de rejoindre la scène et leurs invités. Et ils furent nombreux : des « anciens » comme Francesca Solleville, Anne Sylvestre, Winston McAnuff & Fixi, à la Rue Kétanou interprétant le « S.D.F. » d’Allain Leprest en passant par les enfants de la Chorale des Ogrillons...Des témoins de l’incroyable parcours du quatuor. Un parcours qui s’appuie à la fois sur l’héritage des aînés, l’influence des musiques du monde auxquelles le groupe s’est frotté au cours de ses tournées et une culture venue de la scène alternative. Dire que les Ogres sont atypiques et inclassables reviendrait à enfoncer une porte ouverte ! Depuis leurs débuts et leur premier album auto-produit « Rue du temps », ces artistes n’ont jamais choisi la facilité en évoluant en dehors des modes et des diktats commerciaux. Pour preuve, le titre-phare de leur dernier opus « Vous m’emmerdez » qu’ils reprennent en chœur avec les spectateurs.
Quant aux textes, plus proches des préoccupations sociales et politiques de tout un chacun que de la franche gaudriole, ils maîtrisent l’art de les enrober dans des musiques festives. Et, lorsqu’ils interpellent leurs fans sur la situation des intermittents ou la mort de Rémi Fraisse, leur évidente sincérité gomme toute idée de récupération… même si ces interventions n’étaient pas forcément indispensables. Puisant dans leur vaste répertoire, ces chanteurs et multi-instrumentistes (accordéon, guitare, clarinette, tuba, contrebasse, violon, trombone, scie musicale…) ont offert plus de deux heures trente d’un show énergique et généreux, qui s’est poursuivi jusque dans le hall de l’Olympia. 
Une performance peut-être un poil trop longue... mais c’était leur anniversaire et les Ogres de Barback avaient bien le droit de céder à la gourmandise !
Annie Grandjanin


En tournée : le 6 novembre à Lyon (Le Radiant), le 7 nov. à Clermont-Ferrand (La Coopé), le 8 nov. à Nantes St Herblain (La Carrière), le 14 nov. à Rennes (Le Liberté)…jusqu'au 6 décembre au Palais des Congrès de Montélimar (dernière date de la tournée).  

3 nov. 2014

Des news, des news...




A l’occasion de la sortie du livre « Les 100 vinyls incontournables » (une sélection orchestrée avec la complicité de Jérôme Soligny), Philippe Manœuvre sera à la Fnac Montparnasse, le 14 novembre, de 18 h à 19 h pour une séance de dédicaces. La rencontre sera suivie par le direct, dans le forum de la Fnac de l’émission « EXCESsive Vinyl Session » de Ouï  FM animée par Philippe Manœuvre et Mr Joe, de 19 h à 20h .

136, rue de Rennes, 75006 Paris
Forum des rencontres, niveau -1
 

Changements d'horaires pour « George Sand, ma vie, son œuvre »,  le beau spectacle musical, interprété par Caroline Loeb sur la scène du Théâtre du Gymnase, dans une mise de scène d' Alex Lutz.


Les ven. et sam. à 19h45 et le dim. à 16 h, 
salle Marie Bell, 38, boulevard Bonne Nouvelle, 75010 Paris. Tél. : 01.42.46.79.79. www.theatredugymnase.com.

30 oct. 2014

« Discovery », le nouveau show de Brit Floyd


DR
Quelques jours avant la sortie de « The Endless River », le dernier album des Pink Floyd, attendu dans les bacs le 10 novembre prochain (record des précommandes cette année),  Brit Floyd, un tribute-band qui a déjà rassemblé plus d’un million de spectateurs dans le monde débarque en France, avec une escale parisienne, le 6 novembre.
Durant trois heures, dans ce nouveau show baptisé « Discovery », il retracera la carrière (de 1967 à 1994) du légendaire groupe de rock anglais. Les fans pourront ainsi réentendre quelques-uns des succès des 14 albums studios accompagnés d'animations inspirées par Storm Thorgerson, le designer des Pink Floyd. 
Ambiance psychédélique assurée !
Annie Grandjanin

Le 6 novembre, à 20 h, au Palais des Congrès, 2, Place de la Porte Maillot, 75017 Paris. Tél. : 08.92.39.21.92. Fnac et points de vente habituels. Places: 40, 51 et 62 €. www.gdp.fr

En tournée en novembre: le 3 au Zénith Arena de Lille, le 4 à l’Amphithéâtre Cité Internationale de Lyon, le 7 au Zénith de Cournon d’Auvergne, le 8 au Zénith de Montpellier, le 9 au Palais Nikaïa de Nice, le 16 au Zénith de Pau et le 17 au Zénith de Nantes.

28 oct. 2014

« La Rage au Cœur », de Jean-Luc Mimault

« On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans » écrivait Arthur Rimbaud. 17 ans, c’est justement l’âge de Jos, le héros de l’histoire prenante et émouvante écrite par Jean-Luc Mimault.
Celle d'un adolescent insouciant brusquement confronté à des événements qui vont bouleverser son quotidien. L'auteur nous ramène en effet au cœur des années 70. En 1974 exactement. Une époque marquée par les soubresauts de l’après 68, la mort de Georges Pompidou, les combats pour l’égalité des femmes et le droit à l’avortement…
Sensible et révolté, Jos refuse que les adultes décident pour lui. A l’étroit dans le bourg de province où il est né, il rêve de partir en Afrique et enchaîne les petits boulots pour payer son billet vers la liberté.
Son premier geste de rébellion, il l’accomplira en recueillant un jeune renard (rebaptisé Renardo), accusé de porter la rage. Un sauvetage qui tourne au drame puisque l’animal sera finalement massacré par ses semblables qui ne le reconnaissent plus.
Un paradoxe qui met en lumière les interrogations de Jos, tiraillé entre sa famille, sa soif d'indépendance et le besoin de trouver sa place. Au cours de cette quête chaotique et initiatique, il découvre la perfidie d'une amoureuse éconduite, la trahison, l'altruisme, l'injustice...et ses premiers émois sexuels. Réaliste et poétique, riche de personnages authentiques et de dialogues percutants (que l'on imagine aisément transposés à l'écran), ce livre porte en lui les élans rageurs de l’adolescence mais aussi ceux de la tendresse...
Annie Grandjanin
   
Editions Tournez la page, 20 €

24 oct. 2014

Réouverture du Musée Picasso

Après cinq ans de fermeture pour travaux, le musée consacré à la vie et l'œuvre de Pablo Picasso ouvre à nouveaux ses portes dès demain, samedi 25 octobre à partir de 12 heures. Un chantier qui aura notamment permis de tripler les surfaces d'exposition et d'accueil du public et de se conformer aux règles de sécurité et d'accessibilité.
Outre sa collection exceptionnelle, il proposera de nombreuses activités culturelles: spectacles, ateliers, colloques, performances... A venir: une projection commentée de "Pierrot le fou" de Jean-Luc Godard, "Tiempo Libre", un parcours chorégraphique par Tomeo Vergés, en partenariat avec l'Atelier de Paris-Carolyn Carlson, "Pablo Si, Pablo La ", un spectacle musical écrit et mis en scène par Anne Jeanvoine, une lecture scénarisée des correspondances entre Picasso et Apollinaire, par Clément Hervieu-Léger de la Comédie Française...

Musée National Picasso-Paris
5, rue de Thorigny, 75003 Paris.
Ouvert du mardi au vendredi, de 11 h 30 à 18 h, le samedi et le dimanche de 9h30 à 18 h.
Nocturne le 3e vendredi de chaque mois jusqu'à 21 h.
Entrée: 11 € et 9 € (tarif réduit)
Tél.: 01.85.56.00.36
www.museepicassoparis.fr

21 oct. 2014

Taratata au Zénith de Paris

Un an après le concert célébrant le vingtième anniversaire de son émission "Taratata" , Nagui revient sur la scène du Zénith, le 9 novembre prochain, pour animer un show exceptionnel.
Au programme: Ayo, Louis Bertignac, Bénabar, Black M, Zebda, HollySiz, Brigitte... avec des solos, des duos, des trios et des reprises en live.
Le dimanche 9 novembre, à 20 heures,
 au Zénith, 211, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris.
Prix des places: 45, 55 et 60 €
Réservations ouvertes sur le site vente-privee.com

Le « Bal des Vampires » nous laisse sur notre faim…

 
Présentée pour la première fois en France (et en français) la comédie musicale « Le Bal des Vampires » a débarqué dans la capitale, après avoir sillonné une douzaine de pays, depuis sa création à Vienne en 1997. Autant dire que le public, accro au film parodique de Roman Polanski, dont le spectacle est tiré, piaffait d’impatience aux portes de Mogador à l’idée d’être enfin convié au bal (mis en scène par le cinéaste lui-même). L’appétit évidemment aiguisé par le slogan alléchant annonçant cette nouvelle production de Stage Entertainment comme : "le musical le plus mordant" !
Logique, comme dirait le Professeur Abronsius, puisque l’histoire raconte ses péripéties, et celles de son jeune assistant Alfred, arpentant la Transylvanie pour prouver l’existence des suceurs de sang. Devenu culte, le film sorti en 1967 nous avait littéralement vampirisé avec son humour décalé…que l’on peine à retrouver ici.
La production a pourtant mis les petits plats dans les grands, surtout en deuxième partie,  avec des projections graphiques, des costumes et maquillages effrayants à souhait, des ballets impeccables chorégraphiés par Dennis Callahan et des musiciens en live. On retiendra des tableaux inventifs comme cette galerie de portraits animés, la salle de bal avec ses colonnes et son escalier en colimaçon tournant sur lui-même, l’amusante scène du bain ou encore celle des morts-vivants dans le cimetière, effrayant clin d’œil au fameux Thriller de Michael Jackson.
(c) Brinkhoff/Mögenburg
Quant au casting, il est incontestablement réussi. Difficile de ne pas succomber aux facéties de David Alexis, dans la redingote du professeur farfelu, aux amusantes réparties de Pierre Samuel dans le rôle de l’aubergiste juif traditionnaliste Yoine Chagal ou au charme inquiétant de Stéphane Métro derrière les crocs du Comte Von Krolock. On salue également la performance de Sarah campée par Rafaëlle Cohen qui doit s’accommoder d’une partition jouant trop souvent dans les aigus. Mais on ne peut s'empêcher de regretter que les musiques, composées par le renommé Jim Steinman, ne restent pas davantage dans les esprits, hormis le tube « Total Eclipse Of The Heart », popularisé par Bonnie Tyler et repris ici à l’envi.
Bref, malgré un éclatant final qui démontre le savoir-faire des 36 artistes réunis sur scène, on doit bien le confesser,  ce « Bal des Vampires » (2 h 40 avec entracte) nous laisse quand même sur notre faim !
Annie Grandjanin

Du mardi au samedi à 20 heures, le samedi à 15h et 20h et le dimanche à 15h, au Théâtre Mogador, 25, rue de Mogador, 75009 Paris. Tél. : 01.53.33.45.30. Places : de 25 à 105 €.
Plus d’infos sur le site baldesvampires.fr