29 déc. 2016

"Singin' in the Rain" déménage au Grand Palais

Dan Burton (Don Lockwood), Clare Halse (Kathy Selden),
Daniel Crossley (Cosmo Brown)
 (c) Sylvain Gripoix
En raison de la fermeture du Théâtre du Châtelet pour d'importants travaux de rénovation (de mars 2017 au printemps 2019) la fameuse comédie musicale "Singin' in the Rain",  mise en scène par Robert Carsen, présentée pour la premère fois en mars 2015, déménagera dès le 26 novembre prochain, dans la nef du Grand Palais.
Un bel écrin, sous la plus grande verrière d'Europe, pour ce spectacle inspiré par le film-culte de Stanley Donen et Gene Kelly, sorti en 1952, qui avait notamment révélé Debbie Reynolds dont on vient tout juste d'apprendre la disparition.
Ouverture des locations dès la mi-janvier.

Du 26 novembre 2017 au 10 janvier 2018, Nef du Grand Palais. 
Entrée Winston Churchill, avenue Winston Churchill, 75008 Paris.
Tél.: 01.44.13.17.17. http://www.grandpalais.fr/

23 déc. 2016

Les Darons en roue libre

(c) Fabienne Rappeneau
A l'origine, le daron désignait le maître des lieux. Dans le langage populaire, il évoque aujourd'hui le père. Une manière, peut-être, pour les cinq joyeux compères, de revendiquer la paternité des sketches écrits en commun.
Pas de fil conducteur, sinon l'amitié qui lie Fred Bianconi, Frédéric Bouraly, Emmanuel Donzella, Olivier Mag et Luc Sonzogni depuis une vingtaine d'années. Une complicité évidente lorsqu'on découvre ce spectacle qui démarre judicieusement par la fin !
Misant à fond sur les situations burlesques ou absurdes, avec ici et là quelques pointes d'humour noir, les Darons évoluent totalement en roue libre ... et n'évitent pas certains dérapages ! Car si l'on peut sourire en découvrant le numéro du crooner latin troquant l'habituelle chemise mouillée de sueur contre quelques poils de poitrine balancés dans la salle, on s'interroge sur la nécessité de s'aventurer sur d'autres terrains pileux . Quant à la cérémonie d'enterrement d'un ami, les oraisons décalées se suffisaient à elles-mêmes. Nul besoin de faire chuter le cercueil en jouant sur des ressorts largement éculés. On passera également sur le final sado-maso dont la portée ne devrait pas enrichir le cursus de ces comédiens bien connus des amateurs de séries télévisées comme "Scènes de ménage", "Engrenages", "En famille"...
Il y a pourtant chez ces nouveaux humoristes, un réel talent pour surprendre et amuser les spectateurs avec ces papas dépassés, réunis autour d'un bac à sable, ce repas partagé sur scène, la chanson "Le pays pays" de Brel, illustrée, en live,  avec quelques traits de craie sur un tableau noir ou encore ces trop rares intermèdes musicaux qui révèlent de belles qualités vocales.
En gommant quelques dérives et surcharges, le spectacle des Darons pourrait devenir l'histoire drôle et attachante de cinq bons copains partageant, en public, le plaisir de se retrouver sur scène.

Le 23 décembre à 21 h 15 et du mardi 27 au samedi 31 décembre 2016, à 21 h 30, au Splendid, 48 rue du Faubourg Saint-Martin, 75010 Paris. 
Tél.: 01.42.08.21.93. Prix: 21, 27 et 33 €.  http://www.lesplendid.com/

20 déc. 2016

Les Nuits de l'Alligator: 12ème édition

Depuis sa création, en 2006, ce festival invite des bluesmen réputés mais aussi de jeunes musiciens (américains, suédois, français, belges, espagnols...) dans un répertoire qui fleure bon le vieux sud américain. Mais pas seulement !
Car, avec "Les Nuits de l'alligator" on remonte à l'envi les rives du Mississippi pour découvrir des musiques qui puisent dans le creuset du blues mais flirtent aussi du coté du rock, du folk, de la soul ou de la country.
Pour célébrer cette douzième édition, l'affiche rassemble symboliquement une douzaine d'artistes et formations.
Outre le retour du groupe culte des années 90 Boss Hog (qui avait disparu des scènes vers l'an 2000), le public pourra applaudir Fantastic Negrito venu de Californie, le duo Flo Morrissey & Matthew E White (en exclusivité à Paris), Guadalupe Plata, très prisé en Espagne, le cowboy Karl Blau, King Biscuit (originaire de Haute-Normandie), Luke Winslow King, un chanteur et guitariste basé à la Nouvelle-Orléans, le rock sudiste des Seratones, les belges The Sore Losers, Theo Lawrence & The Hearts, l'américain William Z Villain... sans oublier un habitué des "Nuits de l'Alligator", le ténébreux et talentueux bluesman suédois Bror Gunnar Jansson qui viendra présenter son nouveau disque "And The Great Unknown, part 1" (un EP de 7 titres).
Bror Gunnar Jansson
(c) Julien Bourgeois
Événement itinérant, à l'instar des musiques qu'il met en valeur, le festival passera dans treize villes de province (Amiens, Angoulême, Annecy, Bordeaux, Clermont-Ferrand, Dijon, Feyzin, La Rochelle, Lille, Nancy, Nantes, Rouen et Vannes), avec une longue escale parisienne à la Maroquinerie.

Du 7 au 18 février 2017 (les 9, 10, 12, 14 et 15 février 2017 à la Maroquinerie, 23 rue Boyer, 75020 Paris). 
Réservations Fnac, Digitick et sur le site http://ww.nuitsdelalligator.com/
Tarifs: de 18 à 22 € à Paris et de 10 à 20 € en région

19 déc. 2016

Des news, des news...


- Prix Ricard S.A. Live Music. Participation record pour cette nouvelle édition qui a enregistré 1186 groupes inscrits et plus de
240 000 votants ! Verdict le 30 janvier prochain, à 19 heures, au Café de la Danse pour connaître le nom du lauréat, en présence d' I AM INSTAGRAM et Fuzeta, (vainqueurs des prix 2015 et 2017). Soirée gratuite, dans la limite des places disponibles. Il est donc prudent de réserver dès maintenant votre invitation sur http://www.ricardsa-livemusic.com/

Café de la Danse, 5, passage Louis Philippe, 75011 Paris.

Foire aux Vins de Colmar: les premiers noms. Anniversaire en fanfare pour les 70 ans de cet événement estival puisqu'on annonce d'ores et déjà la participation de Renaud, Les Insus, Pixies et Sting.

Du 27 juillet au 6 août 2017, Parc Expo Colmar.
Infos sur le site http://www.foire-colmar.com/











13 déc. 2016

La Famille Semianyki, retour gagnant

(c) Alisa Gill


Leur précédent spectacle "Semianyki Express" avait déçu. La formidable mécanique de cette troupe russe (issue du Theatr Licedei de Saint-Pétersbourg) s'était-elle grippée après dix ans de tournée ? Que Nenni ! Mais dès leur première apparition en France en 2005, au Festival off d'Avignon, les six clowns, mimes et comédiens avaient mis la barre très haut !
Du coup, nous étions restés sur le quai en laissant passer cet express aux allures d'omnibus.
On salue donc le retour de la Famille Semianyki, au meilleur de sa forme. Entre la mère enceinte jusqu'au cou, toujours coquette et aguicheuse, la turbulente marmaille (trois filles et un garçon) qui ne s'accorde que le temps d'imaginer comment tuer le père. Et un père aimant mais dépassé qui carbure à la vodka et fait régulièrement sa valise... pour mieux revenir.
Dans un décor de bric-à-brac, cette ubuesque tribu multiplie les gags dans un esprit proche de celui de la commedia dell'arte, tout en partageant une réelle connivence avec le public.
On passe en permanence du rire à l'émotion, sans oublier quelques frissons au moment où certains éléments s'animent sur scène ou lorsque la benjamine, dont la dégaine rappelle étrangement Maggie Simpson, s'amuse à arracher les têtes de ses poupées.
Un show burlesque qui raconte l'histoire, sans paroles, d'une famille furieusement déjantée.

Jusqu'au 30 décembre 2016, du mardi au samedi, à 20 heures, mat. dim. à 16 h (relâche le 25 décembre) à la Cigale, 120, boulevard de Rochechouart, 75018 Paris. Places: de 18,30 à 65 €.
http://www.lacigale.fr/

12 déc. 2016

Jérémie Kisling: "Malhabiles"

On le suit depuis son premier album "Monsieur Obsolète" (2013). Difficile, à l'époque,  de ne pas fondre à l'écoute de la chanson "Carambar" où il affirmait: "les filles, c'est chouette, ça colle aux dents...c'est comme la plus grande tranche du gâteau..." Treize ans plus tard, l'auteur-compositeur, originaire de Lausanne, n'a rien perdu de cette poésie tendre qui lui a valu le surnom de "Petit prince de la chanson suisse" dans la presse.
Un petit prince qui dessine le monde couleur sépia, entre fragilité assumée et douce mélancolie. Avec "Malhabiles", grâce sans doute à la complicité de Fab Dupont, réalisateur, entre autres, du dernier album de The Dø. il amorce un virage plus pop. Quant au titre de l'opus, il n'est évidemment pas à prendre au pied de la lettre car Jérémie Kisling maîtrise l'art de trousser des textes intimistes sur des mélodies qui restent joliment en tête. Même si l'artiste n'hésite pas à confier ses doutes : "J'regarde en arrière toute ma carrière, qu'est-ce que j'ai su faire de moi, j'ai mis dans ma poche, tout ce qui accroche, est-ce que je suis fier de ça..." s'interroge-t-il dans "Je me souviens", la chanson qui ouvre cet opus enregistré à New York. Entre les refrains romantiques de "Dessine" et  ceux d"Aimée" qui se donnent étrangement la réplique, la balade dans "Paris" où il vit désormais, l'addictif "Ce qui nous est donné", le chanteur évolue ensuite, comme en apesanteur, sur les rythmes plus enlevés de "On ne sait faire que danser".  Et on accroche franchement...

Album "Malhabiles" (Wagram Music/Note A Bene)

11 déc. 2016

Chanson PLus Bifluorée : un cadeau pour les fêtes !

(c) Didier Pallagès
La fin de l'année approche et vous bûchez toujours pour trouver une idée ? Et si au lieu de courir les magasins et les sites, vous n'aviez qu'un clic à faire (ou un numéro à composer) pour dénicher le cadeau qui fera l'unanimité ?
En l'occurrence, cette "Cuvée spéciale" concoctée par Chanson Plus Bifluorée et créée cet été au Festival Off d'Avignon.
Les anciens,  y retrouveront des classiques comme "Chômage au fond de la vallée", "Peler les noix" ou "Moi, je fais la vaisselle" sur l'air de "J'ai encore rêvé d'elle". les fans de comédies musicales applaudiront cette adaptation délirante d'un extrait de "Roméo et Juliette" et les plus jeunes ne résisteront pas aux facéties de "Pat et Marconi" dans un numéro de ventriloquie. Quant aux mélomanes avertis, ils ne pourront que s'incliner devant l'interprétation de "Honte à la trompette", sur une musique du compositeur anglais Henry Purcell.
Même si Sylvain Richardot, Xavier Cherrier et Michel Puyau s'amusent à parodier les ritournelles populaires, qu'ils entrecoupent de compositions originales, il y a toujours dans leurs spectacles de beaux moments d'émotion comme "La Marseillaise de la Paix" ou cette version de "La Javanaise" dédiée ici à Paul Tourenne (des Frères Jacques), récemment disparu.
Au fil du temps ("25 ans et des brouettes"), ces joyeux complices sont parfois évoqués sous le nom simplifié (et affectueux) de "Chanson Plus...".  Le "Plus" ? La promesse d'une cuvée survitaminée pour affronter les rigueurs de l'hiver... et de l'actualité.

Jusqu'au 8 janvier 2017, du jeudi au samedi, à 21 h, mat. dim. à 16 h, au Théâtre La Bruyère, 
5, rue La Bruyère, 75009 Paris. Loc.: 01.48.74.76.99. http://www.theatrelabruyere.com/

Des news, des news...

- Journée Costa-Gavras. A l'occasion des 50 ans de carrière du réalisateur et de la sortie du coffret DVD réunissant ses 9 premiers films, Arte et KG Productions (en partenariat avec Médiapart et le Bondy Blog) proposent une journée exceptionnelle, le  17 décembre prochain, au Cinéma Le Luminor-Hôtel de Ville. Au programme: dès 11 h "Hanna K" (1983), à 14 h "L'Aveu" (1970), à 17h38 "Z" (1969) et à 20h30 "État de siège" (1973). Chaque séance sera précédée d'une présentation des films par Costa-Gavras qui se prêtera également à des dédicaces, à l'issue d'une rencontre-débat.
Prix unique pour chaque séance à 6 €. Le coffret vol.1 (1965-1983) sera vendu ce jour là au tarif préférentiel de 80 €. Infos sur http://www.arte.tv/costagavras



- Asaf Avidan à l'Opéra Garnier. Son timbre haut-perché et envoûtant, ses chansons introspectives ont séduit le public, dès la sortie de son premier album "Diffferent Pulses" (fin janvier 2013), suivi deux plus tard de "Gold Shadow". Le chanteur israélien est de retour en France pour une tournée acoustique baptisée "Into The Labyrinth", qui passera par Rouen, Saint Amand Les Eaux et Lyon, avec une escale exceptionnelle sur la scène de l'Opéra Garnier.

Le 17 mars 2017, à 20 heures, à l'Opéra Garnier, Place de l'Opéra, 75009 Paris. Places; de 13,30 € à 99,40 €. Loc. points de vente habituels.
Infos sur http://www.operadeparis.fr/

9 déc. 2016

Jazz, 100 photos pour la liberté de la presse

"Le jazz, comme le journalisme, c'est la liberté d'expression..." peut-on lire sur la dernière page de cet ouvrage qui porte les signatures de Robert Capa, Leonard Freed, Burt Glinn, Philippe Halsman, Guy Le Querrec, Wayne Miller, Dennis Stock, Collection F. Driggs, de l'Agence Magnum Photos.
Une centaine de clichés, en noir et blanc, où l'on découvre notamment le trompettiste Miles Davis et le saxophoniste alto Kenny Garrett, sur la scène du Palais des Sports de Toulouse, en 1967, Louis Armstrong dans l'intimité d'une chambre d'hôtel en 1958, Chesney "Chet" Baker, au Palais de la Mutualité en 1976, Billie Holiday, entourée de Lester Young, Coleman Hawkins et Gerry Mulligan, lors de l'enregistrement de "The Sound of Jazz" (pour CBS) en 1957...
Des clichés accompagnés de textes de Pierre Assouline, Jacques Gamblin, Francis Marmande, Jean-Pierre Marielle ou encore Michel Butor. Tous témoignent de leur passion pour le jazz, à l'instar de la Fondation BNP Paribas, mécène depuis plus de 20 ans, qui a contribué à la réalisation et la promotion de cet album (comprenant également un dossier spécial sur le journalisme d'infiltration), vendu au profit de Reporters sans frontières. Tout comme les places du concert exceptionnel, donné le 6 décembre dernier au Studio 104 de la Maison de la Radio avec la participation d'une vingtaine d'artistes: Shai Maestro Trio, Laurent Cugny, Thomas Enhco, Stéphane Huchard, Manuel Rocheman, Baptiste Trotignon, Luis Winsberg..., sous la direction musicale de Pierre Bertrand.
A noter qu'une exposition de photographies de Guy Le Querrec et Patrick Zachmann,  est également organisée dans le hall Seine de la Maison de la Radio, jusqu'au 23 décembre 2016.

Maison de la Radio, 116, avenue du Président Kennedy, 75016 Paris.
"Jazz, 100 photos pour la liberté de la presse" : 9,90 €. Disponible depuis le 1er décembre.


7 déc. 2016

Francofolies de la Rochelle: ouverture de la billetterie

Entre le dernier jeu vidéo à la mode, forcément en rupture de stock, la sempiternelle enveloppe pour les ados ou le robot ménager qui ne sortira peut-être jamais de son carton d'emballage... vous pouvez éviter un éventuel fiasco en glissant sous le sapin des places de concert  pour la 33ème édition des Francofolies !
La billetterie  ouvre en effet aujourd'hui sur : http://www.francofolies.fr/  (+ http://www.fnac.com/).
Jusqu'au 8 janvier 2017, dans la limite des places disponibles, vous bénéficierez, en prime, de tarifs privilégiés : 50 € au lieu de 74 € pour le pass 2 jours "Mes Francos" (le mercredi 12 + le jeudi 13 juillet ou le vendredi 14 + le samedi 15 juillet) et 40 € au lieu de 45 € pour la soirée de clôture du dimanche 16 juillet. Les billets jour sont à 37 € (debout) et 42 € (assis).
Quant aux premiers artistes annoncés: DJ Snake, Julien Doré, Renaud, Soprano, Kungs, Black M, Vianney MHD, Christophe Maé, Boulevard des Airs, Claudio Capéo... ils devraient permettre aux parents de venir avec leurs enfants... ou inversement !

Du 12 au 16 juillet 2017, Grande Scène Jean-Louis Foulquier, à la Rochelle.

6 déc. 2016

Mell: une double célébraton au Divan du Monde

(c) Emma Picq
Les longs et rudes hivers de Montréal où elle vit aujourd'hui auraient-ils eu raison de son côté chien fou ? A l'écoute de "Déprime & Collation" Mélanie Frisoli, pour l'état civil, semble avoir canalisé les élans fougueux et dispersés de ses précédentes productions ("Mon pied en pleine face", "Voiture à pédales", "C'est quand qu'on rigole", "Western Spaghetti"...) pour se recentrer sur une émotion plus palpable et maîtrisée. Avec toujours ce goût affiché pour l'autodérision, à l'origine d'un courant baptisé "la chanson décoiffée" !
Un virage amorcé avec "Relation Cheap" (voir article du 19 février 2014 sur ce blog)) et qu'elle confirme avec ce nouvel album audacieux. Généreux aussi, car la demoiselle a enregistré pas moins de vingt titres mêlant chansons et parties instrumentales.
 Côté collation, on retiendra des morceaux comme "Où te caches-tu", "Tes yeux verts", "Danse" ou "Mon enterrement". Quant à la déprime, elle s'exprime parfois dans des mélodies obsédantes.
Au Divan du Monde, le 29 novembre dernier, elle a fêté la sortie de ce sixième opus et son anniversaire, en compagnie d'invités comme Nicolas Jules, Pauline Croze, Clarika, Céline Ollivier et Katel.
Du haut de ses 34 ans tout neufs, Mell donne sa pleine mesure sur scène, avec une nouvelle maturité qui lui va plutôt bien...

Album "Déprime & Collation" (L'Autre Distribution). Disponible depuis le 10 novembre 2016.
Prochains concerts les 25, 26 et 27 janvier 2017 au Bijoux à Toulouse.

2 déc. 2016

Le Gala des artistes de Ménilmontant célèbre la chanson engagée

Après avoir rendu hommage à Édith Piaf l'an dernier, ce gala de soutien à "Ménil Mon Temps", une association qui organise depuis dix ans le "Festival des Canotiers", se place cette fois sous la bannière de la chanson engagée. Un clin d'oeil manifeste aux 80 ans du Front Populaire et au centenaire de la naissance de Léo Ferré.
Parrainée par Christian Olivier, le chanteur des Têtes Raides, cette deuxième édition (diffusée en direct sur TV Debout et Radio Libertaire) accueillera les bénévoles et les amoureux de la chanson réunis autour d'artistes tels que Jil Caplan, Nicolas Joseph, Les Frérots, Hakim H, Patrick Abrial et Jye, François Staal, Stéphane Zelten, Camille Feist en duo avec l'accordéoniste Johann Riche, Héloïse Roth...

Le 18 décembre, de 16 h à 20 h, à la Bellevilloise (Forum), 19-21, rue Boyer, 75020 Paris. Tarifs: 5 €, 2,50 € (enfants) et accès gratuit pour les adhérents de l'association.
http://www.labellevilloise.com/

30 nov. 2016

La turbulente virtuosité d'"Akoreacro"

(c) Jean-Luc Tabuteau

Il se sont rencontrés dans une école de cirque et sillonnent l'Europe depuis 2013.
Programmé dans le cadre de "Villette en Cirques", le collectif Akoreacro présente ici son nouveau spectacle "Klaxon".
Dès les premières minutes, les six acrobates et cinq musiciens investissent le chapiteau dans un joyeux capharnaüm. Ils gesticulent, s'apostrophent dans une langue qui ressemble à du russe, courent sans but apparent sur la piste....et on se demande un peu ce qui nous attend !
Une inquiétude qui s'estompe très vite avec des numéros qui s'enchaînent à un rythme d'enfer. Et quels numéros ! Entre les incroyables circonvolutions d'une roue Cyr, le jonglage avec des balles de ping-pong et un balai géant, un piano à roulettes tiré par une corde, qui sert à l'occasion de tremplin pour les acrobates, les vertigineuses voltiges au trapèze ou la partie de tennis avec des poêles en guise de raquettes... ces drôles de circassiens impressionnent par leur originalité et leur virtuosité. Le tout en musique... et sans filet !
Ajoutez à cela, un pianiste échevelé qui s'évertue à jouer les Variations Goldberg de Bach tandis que ses turbulents complices font des cabrioles sur son instrument et vous aurez une petite idée du spectacle de Akoreacro qui s'installe pour la première fois à la Villette.
En bonus, chaque dimanche,  un after musical (et gratuit) organisé avec la troupe, sous la tente restauration. Histoire de prolonger le plaisir...

Jusqu'au 25 décembre 2016, du mercredi au samedi à 20 h et mat. dim. à 16 h (relâche le 24 décembre), Espace Chapiteaux, Porte de la Villette, 75019 Paris. Prix: 26 €, tarifs réduits à 20 et 15 €, et 10 € (- de 12 ans). Tél.: 01.40.03.75.75. http://www.lavillette.com/

29 nov. 2016

Les Sourds-Doués: quatre garçons dans le vent

Ils  ont fréquenté les conservatoires et, à l'instar du fameux Quatuor ou des DéSaxés, Adrien Besse (clarinette), Pierre Pichaud (trompette), François Pascal (clarinette basse) et Nicolas Josa (cor) ont choisi l'option humour. A l'image de leur spectacle "Sur un malentendu...". Pas d'équivoque, cependant, lorsqu'il s'agit d'exercer un talent qui se joue des partitions. Puisant dans un répertoire qui va de Ravel à Piazzolla en passant par Gershwin, Ray Charles, les chansons populaires ou des musiques de films et de dessins animés, ces joyeux complices font souffler une bienheureuse fantaisie sur scène.
Les gags dont ils entrecoupent les morceaux révèlent un esprit tendance potache mais ils ont eu la bonne idée d'y ajouter (grâce aux tours enseignés par Nicolas Audouze) quelques mesures de magie du plus bel effet. Et l'on apprécie les pauses poétiques avec la petite boîte à musique, cette photo d'enfance tirée d'une boîte à souvenirs ou la distribution de bougies dans le public.
Du coup, lorsqu'ils s'amusent à jouer les premières notes de "Il en faut pour être heureux", la chanson extraite du Livre de la Jungle, on s'accorde à oublier, durant un peu plus d'une heure, la morosité ambiante...

Du 1er au 23 décembre 2016, les jeudis, vendredis et samedis  à 21 h, mat. dim. à 17 h 30, à l'Auguste Théâtre, 6, Impasse Lamier, 75011 Paris. Tél.: 01.43.67.20.47. http://www.augustetheatre.com/

Les Vieilles Canailles rempilent !

L'événement semblait exceptionnel mais, manifestement, les Vieilles Canailles ont décidé de ne pas bouder leur plaisir... et le nôtre !
Après le succès de leurs concerts à Bercy en novembre 2014, Jacques Dutronc, Johnny Hallyday et Eddy Mitchell (qui affichent chacun plus de 70 ans au compteur !) rempilent pour une tournée de 14 dates annoncées à ce jour.
Première escale le 10 juin 2017 au Stade Pierre Mauroy de Lille avant de prendre la toute pour se produire à Strasbourg, Rouen, Toulouse, Bruxelles, Genève, Nantes, Dijon, Clermont-Ferrand...
Un seul concert est prévu à Paris, le 24 juin 2017, à l'AcccorHotels Arena.
Ouverture des locations dans les points de vente habituels, dès demain, mercredi 30 novembre, à 10 heures.

28 nov. 2016

Des news, des news...

- Les Grands Prix du Disque et du DVD 2016. Le 24 novembre dernier, à la Maison de la Radio, avait lieu la 69ème cérémonie des prix de l'Académie Charles Cros. Dans la catégorie "In Honorem Interprètes"  Juliette, Véronique Gens, Donatienne Michel-Dansac et le contrebassiste de jazz Henri Texier ont été ainsi récompensés pour l'ensemble de leur carrière. Parmi les 14 "Grands Prix Internationaux du disque", on retiendra Pierre de Bethmann (jazz), Merlot (Disque pour enfants), Michèle Bernard et Christian Olivier (Chanson), Hildebrandt (Chanson découverte), le claveciniste Justin Taylor (découverte classique)... Et dans celle des "Grands Prix Charles Cros Scène" (avec la Fédération des Festivals de la chanson Francophone: Miossec (Grand Prix Scène), Jules et le Vilain Orchestra et Barbara Weldens (Prix Révélation Scène)... Liste complète des lauréats sur http://www.charlescros.org/

(c) Hervé Photograff
- ABADABA. Reprise du spectacle sous-titré "Enfin enfants, sortez vos parents" réunissant une ménagerie de peluches avec dresseur, des marionnettes, du trapèze, du jonglage.... Des numéros joliment décalés, dans l'esprit du Cirque Électrique.  L'occasion de partager, en famille, des moments magiques (voir le 11/12/2014 et le 30/11/2015 sur ce blog).

Du 7 au 24 décembre 2016, au Cirque Électrique, Place du Maquis du Vercors, 75020 Paris. Infos au 09.54.54.47.24. - reservations@cirque-electrique.com

25 nov. 2016

"Farces et attrapes": un conte burlesque et moderne

Sacapou
Imaginé par Jeanne Plante qui  joue successivement les rôles de la Princesse Guimauve, de la fée Turlututu et du Prince Islapète, ce spectacle casse les codes du genre en apportant une touche burlesque et décalée au traditionnel conte pour enfants.
A ses côtés, Jean-Marc Bihour campe avec talent les trois autres personnages: la sorcière Pifcrochu, Sacapou et le Roi Bonsire. Ce dernier, inconsolable depuis la mort de sa femme trouve un peu de réconfort dans le chant. Un mauvais sort menaçant d'engloutir le royaume si la princesse ne se marie pas avant le lendemain à minuit, tout ce petit monde s'agite pour que la demoiselle trouve... basket à son pied !
Une histoire racontée avec le langage d'aujourd'hui et en musique, grâce à la complicité d'un joli quatuor à cordes. Dans "Farces et attrapes", la princesse fait le mur pour aller danser en boîte avec ses copines, la sorcière croque elle-même la pomme empoisonnée et le prince a troqué son cheval blanc contre un skate. Quant au délirant Sacapou, il vante à qui veut l'entendre, le bonheur d'abriter une joyeuse colonie de poux dans sa tignasse...
Et comme il fallait bien une morale, celle de ce conte est qu'il ne faut pas croire aux malédictions puisque la vie n'est que "Farces et attrapes"...

Le samedi 26 novembre à 11 h et 14 h et le samedi 3 décembre, à 11 h et 14 h,  au Théâtre de l'Atelier, 1, Place Charles Dullin, 75018 Paris. Tél.: 01.46.06.19.89. Prix: 18 € et tarif enfant à 10 € jusqu'à 12 ans. http://www.theatre-atelier.com/

23 nov. 2016

Festival Only French... et 100% live

"Notre but: montrer la richesse des artistes et de la chanson francophone en diffusant du bon son", tel est le credo des associations Only French et Catalyse, à l'origine de ce festival qui a déjà programmé Tom Poisson, Faada Freddy, Chloé Lacan, Arman Méliès, Geneviève Morissette, le Cirque des Mirages...
Lia
Pour cette 23ème édition, présentée dans deux salles parisiennes, huit artistes défendront les belles couleurs de la francophonie.
Coup d'envoi le 1er décembre à la Boule Noire avec le suisse Lia, dont l'album "Quand l'homme s'endort" a reçu le Prix Coup de Coeur de l'Académie Charles Cros, la chanteuse tunisienne Nawel Ben Kraïem (lauréate du prix "Mon premier Grand Studio RTL") et le trio français NiLem qui fêtera, le jour même,  la sortie de son nouvel EP. Le lendemain, sur la même scène, Le Ligand (France) lèvera le voile sur sa pop-folk "intimystique" avant de céder la place au percussionniste, batteur et chanteur Koto Brawa, venu du Burkina Faso et enfin Cathy Renoir que le public a pu découvrir aux côtés de Ray Lema ou Manu Dibango.
Le 3 décembre, rendez-vous cette fois au Pan Piper pour une soirée spéciale "Le rêve africain" réunissant Tina Mweni, une chanteuse kenyane élevée au Danemark et Sahad & The Nataal Patchwork.
Tina Mweni

Du 1er au 3 décembre 2016, à la Boule Noire, 120, boulevard de Rochechouart, 75018 Paris et au Pan Piper, 2-4, Impasse Lamier, 75011 Paris. Tarifs: 12 € en prévente, 15 € sur place et 10 € pour les moins de 18 ans (gratuit - 10 ans). Loc. Fnac. Renseignements sur le site http://www.onlyfrench.fr/

21 nov. 2016

François Staal: "j'aime m'amuser avec les mots"

Compositeur d'une soixantaine de musiques pour le cinéma, la publicité et la télévision, François Staal est également (et surtout) un rockeur féru de poésie. Un peu à l'image d'Alain Bashung, Hubert-Félix Thiéfaine ou Dominique A. Certains n'hésitent pas à voir en lui une version française de Lou Reed ! Il y a quelques jours, sur la scène du Trianon, accompagné d'une solide formation de musiciens, il a présenté les titres de son nouvel album "L'Incertain" (dans les bacs le 25 novembre prochain). Douze chansons denses, empreintes d'humanisme, dans lesquelles il parle d'anges athées, des déracinés avec "Loin d'ici, une rivière", de ses désirs d'évasion du côté des banquises de l'"Arctic Bay"...

Depuis votre premier album "Cent millions", sorti chez Virgin (en 2001), vous êtes devenu un artiste plutôt underground, non ?
A l'époque, j'ai refusé tout ce qu'on me proposait parce que je ne me sentais pas prêt. Aujourd'ui, à tort ou à raison, je me sens bien sur scène. Pour toucher le public, il faut prendre des risques et ne pas tricher. Je suis en rupture, on peut même dire en lutte contre le système. Je ne fais pas le tour des maisons de disques.
Vous préférez passer par Facebook ?
J'ai été un précurseur dans l'utilisation des réseaux sociaux pour mes concerts ! Lorsque j'ai envisagé de passer à l'Européen qui fait 400 places, j'ai créé un groupe en me disant que si j'arrivais à 300 inscriptions, je me produirais dans cette salle. Cela a marché. J'ai récidivé plus tard pour l'Olympia en élevant la barre à 900. J'y ai fêté mes 50 ans en public, jour pour jour, le 11 novembre 2011.
Et en famille ?
C'est vrai. Un de mes musiciens m'avait lâché et je me demandais comment j'allais me débrouiller pour le remplacer. Alors que j'en parlais à la maison avec ma compagne Sophie qui m'accompagne à l'harmonica et aux choeurs, mon fils Arthur m'a demandé pourquoi je n'avais pas pensé à lui. Il avait étudié la batterie au conservatoire, et je ne savais même pas qu'il jouait aussi de la guitare ! Il a fait l'Olympia à mes côtés. L'aventure s'est poursuivie avec Paul mon autre fils (aux claviers) pour mon second Olympia.
Vous jonglez avec les phrases à double sens. Est-ce une manière de vous rapprocher de Bashung qui disait : "si je comprends le texte à la première écoute, ça m'emmerde" ?
J'ai toujours veillé à soigner mon écriture. J'aime bien faire appel à l'imagination ou à l'interprétation des gens qui m'écoutent. Mais je vais peut-être éditer des petits livrets pour les prochains concerts.
Vous travaillez également sur l'écriture d'un livre ?
J'aime m'amuser avec les mots et j'ai commencé à travailler sur un roman. Une fiction qui ne parle pas de ma vie mais de mon regard sur le monde. Il y a donc un petit peu de moi dans tous les personnages.
Pouvez-vous nous parler de votre rencontre avec CharlElie Couture ? 
Un soir de désespérance, j'ai envoyé un mail à 4 ou 5 artistes connus avec un lien pour écouter quelques titres. Quinze jours plus tard, j'ai eu un retour de CharlElie me demandant ce qu'il pouvait faire pour moi. J'ai proposé un duo et il a répondu: ça marche ! Nous avons pris rendez-vous et  enregistré "Tout briser" qui figure sur mon album "Emois".
Sur scène, vous dédiez la chanson "Loin d'ici, une rivière" aux réfugiés. Vous pensez qu'un artiste doit s'engager ?
Je fais rarement ce genre de chanson mais, au-delà du divertissement, un artiste à une mission. La musique est sans doute l'art le plus abstrait au monde mais c'est aussi le plus physique. C'est de l'air qui vibre...

Album "L'Incertain" (13 Bis Music)
En concert, les 27 février et 27 mars 2017, sur la Péniche Antipode, face au 55, Quai de la Seine, 75019 Paris. Tél.: 01.42.03.39.07. http://www.penicheantipode.fr/ 

Hélène Nougaro: "Je fonctionne au coup de coeur !"...

Hélène Nougaro
Dix ans après la disparition de son compagnon (le 4 mars 2004), Hélène Nougaro a inauguré une galerie, au coeur du Quartier Latin.
 A quelques mètres de leur havre parisien et des "Pigeons du Square Viviani". elle y expose des peintres, plasticiens, sculpteurs contemporains... Prochains rendez-vous avec Fronza (du 24 novembre au 24 décembre 2016), l'aquarelliste Daniel Estrade ou encore Frédéric Brandon (d'avril 2017 à avril 2018).
Rencontre avec une femme passionnée qui inspira à Nougaro la chanson "L'Île Hélène".

Comment est né ce projet de galerie ?
Je n'ai pas fait d'école d'art mais j'ai toujours aimé la peinture. J'ai eu l'opportunité de m'occuper de cette galerie il y a maintenant deux ans et demi. Grâce à Jean-Marc Natel. qui m'a permis de rencontrer de nombreux artistes, j'ai eu envie de me lancer. Pour la petite histoire, Jean-Marc est le co-auteur (avec Alain Boublil) des chansons de la comédie musicale "Les Misérables".
C'est vous qui choisissez les artistes ?
Oui. Je suis seul maître à bord... de la galère ! Malgré les difficultés, je ne changerai pour rien au monde. Ma première exposition était consacrée à Arthur Djoroukhian dont l'oeuvre tourne autour du bidon. Il y a eu ensuite un grec qui faisait du meuble-sculpture, un sculpteur macédonien.. Prochainement, je compte présenter des petits formats, accessibles à partir de 250 €. Je fonctionne au coup de coeur. Il faut admirer les artistes qu'on expose.
Un goût pour l'art que vous partagiez avec Claude ?
Il s'intéressait aux belles choses mais il n'était pas collectionneur.
Comment expliquez-vous le fait que si peu d'artistes revendiquent aujourd'hui son héritage ?
Galerie Hélène Nougaro
Son écriture, sa manière de chanter étaient très personnelles. Chacun le fait avec son ressenti, son angle. Il y a toujours beaucoup de respect et de probité. Claude est souvent cité et repris par des compagnies théâtrales. J'ai eu l'occasion de voir "L'Araignée de l'Eternel" au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis ou "Duo sur Nougaro" (à l'affiche de l'Archipel). Ce sont des spectacles qui donnent envie d'écouter ses textes.
Certains peintres que vous recevez ont un lien avec la musique, non ?
C'est vrai. Après Olivier Legrand (le fils de Raymond et le frère de Michel), il y aura l'aquarelliste Daniel Estrade qui avait travaillé sur l'album "Locomotive d'or". J'ai aussi exposé Jean-Louis Guitard, sur la recommandation du patron du Lapin Agile (le cabaret où Nougaro fit ses débuts sur scène). J'ai même organisé quelques concerts à la galerie. Ce sont de petits clins d'oeil à Claude...

Galerie Hélène Nougaro - Espace Mailletz, 17, rue du Petit Pont, 75005 Paris.
www.galeriehelenenougaro.com

15 nov. 2016

Des news, des news...

- Les 25 ans du Hard Rock Cafe Paris. Dès le 17 novembre prochain, début des festivités avec 25 jours de jeux et de rock autour du message "#MerciParis". Au menu: trois concerts live: Best of Floyd, le 23 novembre, Junior Rodriguez and The Evil Things le 30 novembre et DJ Rudeep le 7 décembre. Et grâce à des cartes à gratter (toutes gagnantes !), remises à chaque client, vous pourrez remporter un séjour pour 2 personnes au Hard Rock Cafe Tenerife (qui vient d'ouvrir ses portes), deux guitares Fender (de la nouvelle série Offset Mustang) ou des repas, cocktails et desserts qui font la réputation de l'enseigne installée sur les Grands Boulevards depuis un quart de siècle.

Du 17 novembre au 11 décembre 2016
14, boulevard Montmartre, 75009 Paris
Tél.: 01.53.24.60.00



- Ben l'Oncle Soul. De passage à Paris pour la sortie de "Under My Skin", un troisième album dans lequel il emmène des standards de Frank Sinatra du côté de la soul, du blues, du jazz et du reggae, le chanteur se produira en showcase à la Fnac des Ternes, le mercredi 16 novembre à 18 heures. 
Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Forum des rencontres, niveau 4
26/30, avenue des Ternes, 75017 Paris

14 nov. 2016

"Aventuriers des mers" à l'IMA

Tanzanie-Zanzibar (DR)
Sous-titrée "De Sindbad à Marco Polo", l'exposition qui débute demain à l'Institut du Monde Arabe (en partenariat avec le MuCEM de Marseille) propose un fantastique périple en Méditerranée jusqu'aux confins de l'Océan Indien, des débuts de l'Islam à l'aube du XVIIème siècle.
A la barre; Sindbad, le légendaire marin des Mille et Une Nuit, vous guidera à la découverte de la mer, fascinante et redoutable.
Une véritable immersion, mêlant son, images et procédés optiques qui permettra notamment d'écouter le voyageur géographe Ibn Jubayr évoquant un terrible naufrage, d'admirer les statuettes, tableaux et miniatures latines et arabes illustrant les dangers de la mer, de mesurer la richesse des échanges maritimes en suivant la route des verreries d'Alexandrie, de Venise ou de Bohème, des monnaires grecques et des diamants de Golconde, des porcelaines, des soieries et des épices venues de Chine ou des Moluques...
Falmaneh
(Livre des sorts)
Après avoir essayé de décrypter les cartes, mappemondes et autres traités astronomiques, le visiteur est alors invité à embarquer avec des navigateurs tels que le persan Nâsiri Khusraw, le marchand italien Marco Polo ou encore Ibn Battûta, l'un des plus grands voyageurs du Moyen Âge dont les péripéties sont racontées dans un théâtre d'ombres..
Une exposition qui devrait séduire les petits et grands aventuriers.

Du 15 novembre 2016 au 26 février 2017, du mardi au vendredi de 10 h à 18 h, les sam., dim. et jours fériés de 10 h à 19 h, à l'Institut du Monde Arabe, 1, rue des Fossés Saint-Bernard, 75005 Paris. 
Tél.; 01.40.51.38.38. Prix; 12 € et 10 € (tarif réduit). www.imarabe.org
Exposition présentée ensuite au MuCEM à Marseille du 23 mai au 25 septembre 2017.

13 nov. 2016

Jeanne Rochette se dévoile

(D.R.)
Son album, le premier sorti en France, s'intitule "Cachée" et on prend le pari qu'elle ne devrait plus le rester très longtemps...Elle a d'ailleurs assuré la première partie de Philippe Katerine à l'Estival de Saint-Germain-en-Laye (le 2 octobre) et participe à la finale du tremplin "Et la chanson va !" (parrainé Francis Cabrel). qui se déroulera le 14 novembre prochain à l'Auditorium de Saint-Germain-des-Prés.
Il y a quelques jours, dans le cadre intimiste de chez Madame Arthur, le fameux cabaret de la rue des Martyrs, qui a la bonne idée de s'ouvrir à la chanson, Jeanne Rochette dévoilait ses talents d'auteure-compositrice. Et un timbre si mélodieux que l'addiction nous guette au détour de chaque refrain !
En 2004, la demoiselle avait fait le choix de franchir l'Atlantique pour s'installer au Québec. Elle y rencontrera notamment le pianiste de jazz François Bourassa. Dix ans plus tard, après l'enregistrement d'un premier album "Elle sort" (en 2010), des concerts et tournées en Angleterre, en Chine, en Inde... Jeanne boucle à nouveau ses bagages pour revenir en France. La capitale lui manque, comme elle le chante si joliment dans "Paris", l'un des onze titres de "Cachée" dont elle a signé paroles et musiques. Sur des arrangements soignés, elle évoque son désarroi devant "Les armoires vides", l'absence dans "Et si", une passion d'hier croisée dans "L'escalier" tout en délivrant de précieux conseils aux filles complexées avec "Paroles d'amies". Des chansons poétiques, tout à tour émouvantes et légères, qu'elle interprète avec une belle aisance scénique. Il faut dire que, outre le chant lyrique, le jazz, l'improvisation, Jeanne a étudié le théâtre et même la danse indienne ! "J'ai toujours été curieuse de toutes les formes artistiques. Je me sens proche d'artistes comme Camille dont j'aime la démarche expérimentale ou de James Thierrée. Voir ce dernier sur scène, c'est un peu comme si on assistait à la réalisation d'un rêve d'enfant. Moi, j'essaie de me surprendre, c'est ce qui m'alimente. J'adorerais travailler avec un metteur en scène" confie-t-elle. Une manière d'ajouter quelques couleurs à une palette déjà riche. "Jeanne Rochette, c'est de la ouate pour l'oreille et le coeur" affirme Michel Rivard. Il est donc grand temps d'ouvrir ses oreilles et son coeur pour la découvrir.

Le 28 novembre 2016, à 20 h 30, chez Madame Arthur, 75, rue des Martyrs, 75018 Paris. 
Tél.: 01.40.05.08.10. http://www.madamearthur.fr/
album "Cachée" (L'Autre Distribution)

8 nov. 2016

"Un été 44": un souffle de liberté au Comédia

L'exercice était périlleux: évoquer cette période charnière entre le débarquement en Normandie et la libération de Paris, sans tomber dans le cours d'histoire lénifiant. Tout en renonçant aux habituelles recettes du genre: décors imposants, abondance de costumes, ballets orchestrés par un chorégraphe dans l'air du temps...
"Un été 44"  évite tous ces écueils en misant sur la sobriété, le talent des auteurs-compositeurs (Jean Fauque, Alain Chamfort, Maxime Le Forestier, Erick Benzi Claude Lemesle,  Jean-Jacques Goldman, Charles Aznavour...), des musiciens en live, la mise en scène inventive d'Anthony Souchet... Et bien sûr la troupe de comédiens-chanteurs qui incarnent six jeunes anonymes pris dans la tourmente de ces trois mois décisifs
Dès le premier tableau, on découvre Solange, Yvonne et Rose-Marie, réfugiées dans une cave. Amies de longue date, elles échangent leurs angoisses et leurs espoirs. Un début un peu lent, qui plante le décor... jusqu'à l'arrivée de Petit René (Nicolas Laurent) bravant le couvre-feu pour leur apporter des nouvelles. Incontestablement, ce garçon de 17 ans (l'âge de son rôle) est la révélation du spectacle.
Outre des projections d'images qui donnent vie au décor, des mélodies qui restent en tête, des scènes qui alternent subtilement gravité et légèreté, on suit avec intérêt l'histoire des Rochambelles, des québécois, des 2436 pianos Steinway débarqués avec les soldats, les amours contrariées de Rose-Marie et Hans, un poète et militaire allemand, les bals improvisés sur des airs de jazz...
En fil rouge, la comédienne Marison Benson apparaît sur un écran en fond de scène pour témoigner de ces heures sombres. Des interventions souvent émouvantes mais qui cassent parfois le rythme du spectacle.
Après un final  bouleversant, on sort en se promettant de revenir avec ses enfants. Parce que si "Un été 44" souligne le devoir de mémoire, il parle avant tout de liberté...

Jusqu'au 26 février 2017, du jeudi au samedi à 20 heures, mat. sam. et dim à 17 heures, au Comédia, 4, boulevard de Strasbourg, 75010 Paris.. Tél.: 01.42.38.22.22. http://www.le-comedia.fr/

7 nov. 2016

GUESTME: un abonnement pour des soirées et concerts en illimité

L'idée était en gestation depuis quelques mois déjà et l'avis de naissance est arrivé le 18 octobre dernier pour GUESTME. Un concept original qui permet de bénéficier de soirées et concerts en illimité pour un abonnement mensuel de 33 € et de 60 € pour deux. Et comme Guillaume Lalu et son cousin Julien Bornstein (fondateurs de GUESTME) ont imaginé tous les cas de figure, sachez que si votre habituel complice n'est pas dispo (ou plus dans le paysage), rien ne vous empêche de demander à votre charmant(e)voisin(e) nouvellement installé(e) sur votre palier de vous accompagner ! En revanche, si vous faites partie de ceux qui ont besoin de programmer leurs sorties plusieurs mois à l'avance, cet abonnement n'est pas pour vous puisqu'il fonctionne selon le principe du "last minute", à partir de J-3.
Pas question pour autant de faire du remplissage puisque le but est avant tout " de faciliter l'esprit de découverte et d'amener la bonne personne devant le bon artiste" confie Guillaume. A cet effet, un algorithme recommande à chaque abonné des concerts sélectionnés en fonction de leurs usages musicaux sur des sites tels que Deezer, Spotify, Soundcloud...
Pour l'instant, le coeur de cible concerne surtout les amateurs d'Indie-rock/électro de 25 à 35 ans et des accords ont été passés avec une quinzaine de moyennes et petites salles parisiennes. Des objectifs qui devraient s'étendre prochainement à la musique classique, à la chanson française et à la province. Pour le lancement, les premiers abonnés ont ainsi pu assister aux concerts de Talisco, Nouvelle Vague, Jamie Lidell, Jean Tonique, Digitalism, Breakbot, Christophe, Tim Hecker, Maribou State...
Bonne nouvelle si vous préparez votre liste de Noël: des cartes cadeaux de 3 mois, 6 mois ou un an sont désormais disponibles. Une nouvelle manière de vivre la musique... sans limite et en toute liberté.

Infos et inscriptions sur http://guestme.live/

6 nov. 2016

Tout Juliette... ou presque !

"Ceci n'est pas mon "intégrale". Il manque des noms, des sourires, des instruments de musique... Il manque encore quelques notes et quelques mots qui volètent autour de moi et que j'essaye -encore !- d'attraper ! Non décidément, ceci n'est pas mon intégrale, il manque: demain !" confie Juliette dans le livret qui accompagne ce coffret.
Une véritable boîte à "Bijoux & Babioles" dans laquelle les fidèles de la première heure retrouveront, pour la première fois en CD, la cassette (aujourd'hui introuvable) d'un enregistrement public réalisé au Théâtre des Mazades à Toulouse, en 1987.
Et, comme tout est bon chez Juliette, difficile de trancher parmi des morceaux de choix tels que "Que Tal ?", "Irrésistible", "Assassins sans couteaux","Mutatis Mutandis", "No Parano", "Nour", "Rimes Féminines"...
Sachez toutefois qu'en fouillant bien parmi ces 13 albums originaux, cette généreuse artiste a glissé, comme un cadeau, un CD supplémentaire intitulé "Inédits & Duos". L'occasion de (re)découvrir ce "Festin de Juliette"partagé avec les musiciens de l'Orchestre Lamoureux", "Trafiquants" d'Allain Leprest et Romain Didier, en duo avec Jean Guidoni, "Tant pis pour la rime", avec Dame Félicity Lott ou "Tosca Mimi" d'après "E. Lucevan Le Stelle de l'opéra "Tosca" de Puccini.
"Il n'est pas de plaisir superflu" chante Juliette. et celui-ci est ...intégral !

" Juliette", intégrale 13 albums + inédits & Duos, (Polydor/Universal). Disponible depuis le 28 octobre

4 nov. 2016

Ben l'Oncle Soul: "Avec Under My Skin, j'ai voyagé dans le temps".

Dans son précédent album "A coup de rêves", Ben l'Oncle Soul avait notamment enregistré une belle reprise de "Simply Beautiful" d'Al Green (en duo avec Keziah Jones). Cette fois, pour "Under My Skin", qui sort officiellement aujourd'hui, sur le prestigieux label Blue Note, il relève un sacré défi en s'attaquant au répertoire d'une légende: Frank Sinatra !
Avec la complicité de Matthieu Joly et Benjamin "Waxx" Heikimian, l'artiste d'origine caribéenne emmène "My Way", "Fly Me To The Monn", "The Good Life", "New York New York" ou encore "I Love Paris" sur des versants plus ensoleillés, à mi-chemin entre la soul, le reggae, le hip hop, le blues et le jazz. Onze titres qu'il interprétera, accompagné d'un solide combo de musiciens et d'un DJ, sur la scène du  Jazz Club Étoile (les 19 et 20 novembre prochains) dans le cadre du Blue Note Festival. Une tournée est également prévue au printemps, avec une escale au Bataclan, le 27 avril 2017.
Comment est né ce projet d'hommage à Sinatra ?
L'hiver dernier, j'ai réalisé que nous entrions dans le centième anniversaire de sa naissance (le 12 décembre 1915) et j'ai contacté ma maison de disques pour savoir s'il y avait quelque chose de prévu pour célébrer l'événement. J'avais lu pas mal de biographies et regardé des documentaires à son sujet. Tout le monde a l'impression de bien le connaître mais personne n'était vraiment capable de m'en parler. C'était un personnage plus complexe qu'on ne l'imagine. Plutôt que de faire des reprises de ses chansons, j'ai essayé de me les réapproprier, de les emmener du côté de la musique noire américaine.
Vous l'écoutiez lorsque vous étiez plus jeune ?
J'écoutais surtout Ray Charles. Mais tout au long de ma vie, durant l'enfance et à l'adolescence, il y avait toujours un parfum de Sinatra qui traînait autour de moi. Ma tante m'en parlait beaucoup. Je suis conscient qu'avec cet album, j'aborde un répertoire dans lequel les gens ne m'attendent pas forcément. A l'époque les arrangements étaient plutôt propres et lisses. Avec "Under My Skin", j'ai voyagé dans le temps pour aller chercher le côté plus moderne qui était derrière.
Le choix des titres a été compliqué ?
On a décidé de faire les tubes. Ceux que les gens ont envie d'écouter. Personnellement, je me suis pas mal inspiré de son concert à Las Vegas. J'ai réalisé que certaines chansons qui m'avaient touché quand j'étais ado me revenaient naturellement à l'esprit. Comme "Moonlight Serenade", une ballade qui est peut-être moins populaire mais que je trouve magnifique.
C'est vrai que vous avez failli abandonner le métier après la sortie de votre premier album "Ben l'Oncle Soul" ?
C'était le début de la musique pour moi. J'essayais de trouver le rythme, de prendre mes repères. Il y a eu une grosse tournée de 350 dates dans 13 pays en un an et demi. On nous demandait parfois de passer dans des lieux qui n'étaient pas appropriés pour faire de la musique. J'ai eu l'impression de ne plus contrôler le bateau. Je ressentais la petite peur de la mort de l'artiste.
Vous avez songé à retourner vers les arts plastiques ?
J'avais fait les Beaux-Arts avec le projet de devenir professeur d'arts plastiques mais je n'ai jamais enseigné. Le hobby de la musique a vite pris le dessus.
Vous chanterez Sinatra avec votre fameux noeud papillon ?
Je ne sais pas encore mais j'aboue que j'aimerais bien l'abandonner.
Après cet album-hommage, vous reviendrez à votre répertoire ?
Je continue d'écrire, dans l'ombre de Sinatra, sur la côte ouest des États-Unis où je vis aujourd'hui. Pas loin de mes amis musiciens du groupe Monophonics avec qui j'ai enregistré "A coup de rêves". Mon prochain album, je le ferai en effet avec mes chansons...

-"Under My Skin", disponible dès aujourd'hui, 4 novembre (label Blue Note).
Les 19 et 20 novembre 2017, à 21 h 30, au Jazz Club Étoile,
 81, bd Gouvion-Saint-Cyr, 75017 Paris.
Tél.: 01.40.68.30.42.



31 oct. 2016

"Billie Holiday - Sunny Side": un hommage touchant à la diva du jazz

(c) Denis Rion
Pour ce spectacle qu'elle a écrit et mis en scène, Naïsiwon El Aniou s'est inspirée à la fois de l'autobiographie de Billie Holiday ("Lady sings the blues") et des textes de ses chansons. Un récit, assorti d'extraits d'enregistrements originaux.
Ici, le propos n'est pas de réinterpréter les succès de la chanteuse, mais de marcher (et danser) dans ses pas. Depuis son enfance cabossée, ses rapports avec une mère incapable de lui rendre son amour, sa quête du père, ses amours chaotiques avec des hommes souvent violents. Sans oublier les séjours en prison, le racisme, la drogue et l'alcool. "Une femme fatale dans le sens où la fatalité s'en était prise à elle dès le départ et ne l'avait jamais quittée..." écrira Françoise Sagan pour expliquer la douleur contenue dans cette voix qui demeure l'une des plus bouleversantes de l'histoire du jazz et du blues.
Quant au titre, il rappelle qu'à cette époque, le côté ensoleillé des rues était réservé aux noirs, les blancs bénéficiant du côté ombragé, plus rafraîchissant.
Entre deux pas de danse africaine, Naïssiwon prend la pose pour des séances photos, prépare un ragoût de haricots rouges, se pare de perles et de fleurs de gardénia, évoque cette tendre amitié avec le saxophoniste Leister Young qui la baptisera "Lady Day, la rencontre avec Orson Welles... Même si on se perd parfois dans la multitude d'accessoires sur scène, on se laisser emporter par cette évocation sensible et émouvante de la vie de Billie Holiday.

Jusqu'au 26 novembre 2016, les vendredis et samedis à 19 h 30 à la Folie Théâtre, 6, rue de la Folie Méricourt, 75011 Paris. 
Tél.; 01 43 55 14 80. Prix; 20 € et 15 € (tarif réduit). http://www.folietheatre.com/







28 oct. 2016

Des news, des news...

- Michael Bublé. Pour fêter la sortie de son nouvel album "Nobody But Me" (dans les bacs depuis le 21 octobre dernier), le crooner canadien donne rendez-vous à ses fans, le mercredi 2 novembre, à 14 heures, à la Fnac Saint-Lazare (Forum), pour une séance exceptionnelle de dédicaces.
Entrée gratuite, dans la limite des places disponibles, mais sur invitation à retirer à l'accueil du magasin, le jour même, à 10 heures.

Passage du Havre, 109, rue Saint-Lazare
75009 Paris.

- "Christmas" (Warner Music). Vous bûchez encore pour trouver le cadeau idéal afin de combler celui (ou celle) qui fond en écoutant des chants de Noël et de grands artistes anglo-saxons ? Ne cherchez plus  puisque le célèbre animateur Georges Lang et RTL proposent un coffret de 4 CD réunissant pas moins de 77 standards, interprétés par Ray Charles & Betty Carter ("Baby, It's Cold Outside"), Elvis Presley ("Blue Christmas"), Diana Krall ("Christmas Time Is Here"), Otis Redding ("White Christmas"), Willie Nelson ("Pretty Paper"), Tori Amos ("Winter"), Chicago ("Silent Night")... En bonus, un livret de 20 pages avec les notes de Georges Lang.

Disponible le 4 novembre prochain.

25 oct. 2016

Barbara et l'homme en Habit Rouge: une belle histoire d'amour.

(c) F. Rappeneau
"Ce spectacle, je le lui devais. Il est le reflet de ce que j'ai vécu auprès d'elle" confie Roland Romanelli. Accordéoniste, pianiste et compositeur, il a accompagné Barbara "20 ans sur scène et 8 ans dans la vie" comme il le rappelle au début de ce récital, mis en scène par Eric-Emmanuel Schmitt.
Quant au titre, il fait référence au fameux parfum de Guerlain que lui offrit la chanteuse, ce soir de mai 1967... avant de l'inviter à franchir le seuil de sa chambre. Un parfum grisant, nostalgique et chargé d'émotion qui imprègne tout le spectacle. En une vingtaine de chansons, entrecoupées d'anecdotes et d'extraits d'interviews, Romanelli nous fait partager ses instants complices avec la dame brune. Une dame tourmentée certes, mais plus lumineuse et drôle que nous l'imaginions. Avec ses fous rires, ses coups de gueule, ses caprices... mais aussi ses petits travers touchants comme cette fâcheuse manie de piquer des produits dans les rayons cosmétiques des magasins, ce besoin de toujours réinventer l'amour en glissant quotidiennement des lettres sous la porte de son amant ou ce tee-shirt, offert après une houleuse séance de travail, portant cette citation de Miles Davis "Pourquoi faire autant de notes, alors qu'il suffit de jouer les plus belles".
Outre les "classiques": "Nantes", "Göttingen", "Vienne", "La petite cantate", "Dis, quand reviendras-tu ?", "L'aigle noir" (dans une magnifique version portée par des choeurs)... on découvre une chanteuse amoureuse et presque frivole dans des titres moins connus comme "Hop-là", "Je t'aime" ou "Toi". C'est Rébecca Mai qui se glisse avec talent et une grâce de danseuse, dans le rôle de Barbara, sans jamais tomber dans le piège de l'imitation.
Pudeur ou timidité, on regrette juste le ton parfois monocorde de Roland Romanelli lorsqu'il évoque celle qui demeure, sans doute, sa plus belle histoire d'amour...

Jusqu'au 16 décembre, à 19 heures, matinées les dimanches à 17 h, au Théâtre Rive Gauche, 6, rue de la Gaîté, 75014 Paris. Tél.: 01.43.35.32.31. http://www.theatre-rive-gauche.com/

24 oct. 2016

Emma Solal et Gatane jouent les prolongations...


Emma Solal. Il faut bien l'avouer, depuis que Françoise Hardy a choisi de se retirer de la scène, c'est un peu notre jeunesse qui a foutu l'camp avec elle ! D'autant plus que la nouvelle génération semblait peu inspirée par ses refrains. Une injustice qu'Emma Solal répare bien joliment avec son spectacle "Messages personnels" (voir sur ce blog le 16 janvier 2015). Entourée de deux musiciens (guitares et percussions), la chanteuse nous emmène dans ce répertoire de chansons connues et moins connues, avec une rare élégance. L'occasion de (re)découvrir, dans le cadre intimiste de la salle La Bohème, des titres intemporels comme "Rêver le nez en l'air", "Mon amie la rose" ou "Le premier bonheur du jour".

Du 5 novembre au 21 décembre 2016, les mercredis et samedis, à 21h30, au Théâtre Les Déchargeurs, 3, rue des Déchargeurs, 75001 Paris. 
Tél.: 01.42.36.00.50. Tarifs: de 10 à 18 €. http://www.lesdechargeurs.fr/


Gatane. Vous souffrez d'une baisse de régime à l'approche de l'hiver ? D'un petit coup de blues ? Ne ratez pas la "Live Therapy" de cet artiste qui promet une véritable cure de chansons vitaminées (voir sur ce blog, le 15 avril 2014). Auteur-compositeur, il a délivré ses premières prescriptions dans les clubs de jazz de la capitale, avant d'ouvrir sa salle d'attente au Sentier des Halles. Une salle qui affichait complet lors de ses précédentes consultations. Il est donc conseillé de prendre rapidement rendez-vous...

Les mercredis 23 novembre 2016 et 14 décembre 2016, à 20 h, au Sentier des Halles, 50, rue d'Aboukir, 75002 Paris. Tél.: 01.42.61.89.95. 
Tarif unique à 13 €. http://www.lesentierdeshalles.fr/




21 oct. 2016

Quand Matthieu rencontre Martin...


Actuellement présentée au Musée de la Musique de la Villette, l'exposition "-MMM-" propose d'associer l'univers de Matthieu Chedid à celui de Martin Parr.
Commandée en 2015 par les Rencontres d'Arles (pour l'Église des Frères Pêcheurs), "-MMM-" (comprenez Matthieu Aime Martin) prend ici une autre dimension. Bénéficiant de plusieurs espaces, identifiés chacun par un instrument, elle permet de découvrir près de 500 clichés du photographe britannique, accompagnés par des pistes sonores composées par le chanteur et musicien. "Le piano est associé au côté classique de Parr, la guitare électrique à son côté rock.... La basse, c'est le coeur. Ce qui est le plus souterrain" explique Matthieu dans un entretien diffusé dans des casques. Au passage, il interroge son nouveau complice sur son rapport particulier avec l'Asie, la religion ou sur l'importance d'expliquer son oeuvre.
Une oeuvre parfois décriée car Martin Parr, connu pour son goût du kitsch et des couleurs criardes, porte un regard sans concessions, mais non dénué d'humour, sur les vanités de la mode, le tourisme de masse, les excès de la consommation...
Au hasard de sa déambulation, le visiteur est invité à se poser sur des transats imprimés ou des podiums vibrants afin de s'immerger totalement dans cette saisissante expérience sensorielle. Une expérience à prolonger en écoutant le vinyle de la bande son composée par Matthieu Chedid pour l'occasion.

Jusqu'au 29 janvier 2017, du mardi au samedi de 12 h à 18 h et les samedis et dimanches de 10 h à 18 h, au Musée de la Musique - Cité de la Musique, 221, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris. Tél.: 01.44.84.44.84. Tarif: 7 €. www.philharmoniedeparis.fr

19 oct. 2016

Les Primeurs: 19ème récolte !

C'est l'un des rendez-vous que l'on affectionne particulièrement car ici, une fois n'est pas coutume, on ne mise pas sur les têtes d'affiche pour attirer le public, mais sur les découvertes. Et, depuis leur création, en 1998, Les Primeurs ne se sont pas trop plantées !
Awa Ly (c) Bernard Benant
Camille, Vincent Delerm, Olivia Ruiz Sanseverino, Lilly Wood & The Prick, Tryo, Rover, Faada Freddy ou encore Mickey 3D ont déjà bénéficié de ce tremplin ouvert aux artistes ayant enregistré leur premier album dans l'année.
Enraciné à Massy, le festival a essaimé puisque, pour la deuxième année consécutive, il se déroulera également (durant trois jours) dans la ville de Castres. 
La moisson 2016 devrait séduire curieux et professionnels: Acid Arab, Cabaret Contemporain, Orkesta Mendoza, Sages Comme Des Sauvages, Broken Back, Samba De La Muerte, Awa Ly, Nicolas Michaux, Adrien Soleiman, PAPOOZ, Rocky, Baptiste W. Hamon.... sans oublier Radio Elvis, récompensé, le 11 octobre dernier, par le Prix des Indés, dans la catégorie "Album Révélation" pour "Les Conquêtes".

Radio Elvis
(c) Nicolas Despis
Du 26 au 29 octobre 2016, au Centre Culturel Paul Bailliard (Paul B.), 
6, allée de Québec à Massy (91300).
Tél.: 01.69.75.12.80. Infos sur http://www.lesprimeursdemassy.fr/. et les 27, 28 et 29 octobre 2016 à la Scène ouverte & musiques actuelles "Lo Bolegason", Passage Claude Nougaro à Castres (81100). 
Tél.: 05.63.62.15.61. http://www.lesprimeursdecastres.fr/ 

18 oct. 2016

"Duo sur Nougaro": une célébration tendre et loufoque

(c) Charlotte Spillemaecker
Depuis "Du Vian dans mon crâne", Laurent Conoir et Mehdi Bourayou se produisent sous le nom des Demi-Frères pour créer des spectacles mêlant théâtre, chanson, sketches, magie, imitations et cabaret.
A la ville, ils n'ont aucun lien de parenté mais, sur scène, ils sont incontestablement de la même famille !
Avec ce "Duo sur Nougaro", mis en scène par Renaud Maurin, on ne parlera pas d'hommage mais plutôt d'une joyeuse célébration. Celle d'un artiste dont Audiberti disait qu'il pouvait "donner aux mots une résonance concrète non encore entendue chez les poètes du papier...".
Sans le trahir, les deux  complices ont choisi de revisiter son répertoire en y apportant un grain de folie qui n'était pas forcément l'apanage de Nougaro ! Le swing est toujours présent  mais les chansons sont accompagnées ici d'effets et d'accessoires insolites, comme dans "Île de Ré" où Laurent Conoir, transformé en phare tourne sur lui-même en agitant des poupées Barbie ou lorsqu'il endosse la soutane pour offrir une belle version gospel d'"Armstrong".
De "Cinéma" à "Dansez sur moi" en passant par "Tu verras", "Le coq et la pendule", "Toulouse", "La pluie fait des claquettes"... sans oublier "Chanson pour Marilyn", un titre interprété avec les intonations et la gestuelle d'Yves Montand, on replonge avec bonheur dans l'oeuvre de "L'homme aux semelles de swing". Une oeuvre dans laquelle les Demi-frères évoluent en toute liberté, avec humour et tendresse.

Les jeudis et vendredis à 19 h et les samedis à 16h30, au Théâtre de l'Archipel, 17, boulevard de Strasbourg, 75010 Paris. Prix: de 12 à 18 €. Loc. au 01.73.54.79.79 et sur billetterie@larchipel.net/www.larchipel.net