20 mars 2019

Disquaire Day 2019: la fête du vinyle

Les chineurs, les curieux et autres amoureux de la fameuse galette ont sans doute déjà coché la date du 13 avril prochain sur leur agenda.
Une fête aussi pour les disquaires indépendants qui seront une fois de plus à l'honneur pour cette 9ème édition du Disquaire Day.
Parrainé cette année par Arnaud Rebotini, l'événement proposera pas moins de 230 références:  de David Bowie à Roxy Music en passant par Iggy Pop, Bob Dylan, Boy George & Culture Club, Charlie Parker, J.J. Cale ou Bananarama, des BOF telles que "La vie de Brian" des Monty Python ou "La Stazione Dei Sensi", composée par Ennio Morricone, le double album "Organique" d'Arnaud Rebotini, "Golden Solitude", le 45 tours du duo Rone & Mélissa Laveaux...
Sans oublier les "Session Unik" (en collaboration avec FIP et l'Adami) pour une création avec quatre duos inédits: Fred Pallem & Le Sacre du Tympan et MC Solaar, Angélique Kidjo et Catherine Ringer, Laurent de Wilde et Yael Naim et enfin Ray Lema et Oumou Sangaré. Les 45 tours enregistrés dans les studios de Radio France et gravés sur place, en édition limitée (200 exemplaires numérotés de chaque duo), seront vendus pendant le Disquaire Day.
A 20 heures, ce même jour, FIP célébrera le 5ème anniversaire des Session Unik avec un concert diffusé en direct depuis le studio 104 de la Maison de la Radio. Un live exceptionnel qui réunira notamment Fred Pallem, MC Solaar, Sandra Nkaké, Thomas de Pourquery, Bachar Mar-Khalifé, Hugh Coltman, Christophe, Babx, Archie Shepp, Eric Legnini, Jeanne Added...

Infos sur le site http://disquaireday.fr/

17 mars 2019

"2019 Le monde des Enfoirés" : album de platine en une semaine !

Trente ans après l'appel lancé par Coluche et malgré un marché du disque en difficulté, le nouvel album des Enfoirés cumule les records: 227 480 ventes en une semaine,
N°1 du top album physique (album de platine),
N°1 du top physique digital,
N° 1 du top vidéo DVD (double diamant)...
Quant aux six concerts réunissant une quarantaine d'artistes et sportifs (Jean-Louis Aubert, Bénabar, Claudio Capéo, Sébastien Chabral, Thomas Dutronc, Kendji Girac, Nolwenn Leroy, Kylian MBappé, MC Solaar, Florent Pagny, Slimane, Soprano, Zazie...) à l'affiche de l'Arkea Arena de Bordeaux, du 24 au 28 janvier 2019, ils ont rassemblé plus de 60 000 spectateurs.
Rappelons que tous les profits sont reversés à l'Association "Les Restos du Coeur". Sachez enfin qu'1 CD/DVD acheté = 17 repas.

- "2019 Le monde des enfoirés" (Columbia/Sony Music)

11 mars 2019

Festival "Blues autour du Zinc" de Beauvais: édition 2019

Cette année encore, cet événement qui célèbre les fameux joueurs de blues, chantés par Michel Jonasz, fera vibrer les scènes et les bars de Beauvais, avec pas moins de 150 artistes à l'affiche.
Du blues, du blues mais aussi de la soul, du rock, du boogie-woogie, du folk, du ska, du bluegrass... avec des artistes comme le chanteur et guitariste Yarol, le quatuor parisien Minuit, la nouvelle étoile de la soul Kimberose, le groupe anglais Rainbreakers, le Collectif Baz,  Deva Mahal, le chanteur, compositeur et violoncelliste Calum Ingram, le duo de guitaristes beauvaisiens Mister & Mister, Secret Gig, Lisa Melissa & The Mess...
Pour cette 24ème édition, le festival investit un nouveau lieu: l'Auditorium l'Empreinte où se produiront MASSTØ, Kenny Neal et Alexis Evans. Et comme le blues se conjugue aussi au féminin, ne ratez pas la soirée consacrée aux chanteuses et musiciennes Gaëlle Buswell (Prix "Cognac Passions", en 2016) et Laura Cox Band.

Du 15 au 23 mars 2019. Programme complet sur le site http://www.zincblues.com/

8 mars 2019

Foals: rencontre à la Fnac Saint-Lazare

A l'occasion de la sortie de son nouvel album "Everything Not Saved Will Be Lost - Part 1" (dans les bacs aujourd'hui), le quatuor britannique donne rendez-vous à ses fidèles pour une rencontre à la Fnac Saint-Lazare, le mardi 12 mars, à 17h30.
Une oeuvre ambitieuse dont la suite (Part 2) est annoncée pour l'automne.
Évènement gratuit et ouvert au public, dans la limite des places disponibles.


Passage du Havre,
109, rue Saint-Lazare
75009 Paris

Alain Bashung: son concert au Bataclan diffusé dans 150 salles de cinéma

Le 14 mars prochain, dix ans ( jour pour jour) après la disparition d'Alain Bashung, 150 salles en France, en Belgique et en Suisse, (Pathé, Gaumont, Kinépolis, Cinéville, Megarama et de nombreux cinémas indépendants) proposeront une séance exceptionnelle et unique: le concert filmé au Bataclan, lors de la "Tournée des Grands Espaces" qui marquait le grand retour du chanteur, après huit ans d'absence. Une tournée organisée à la suite de la sortie de l'album "L'imprudence", en 2002, que l'on considère encore aujourd'hui comme son chef-d'oeuvre.
Cette version restaurée et bénéficiant du son Dolby Atmos est diffusée par Pathé Live, en partenariat avec Universal Music.

Le 14 mars 2019, à 20h30
Informations et réservation en caisse ou sur le site http://www.pathelive.com/bashung-au-cinema
Prix conseillé: 14 €
Durée: 127 mn. 

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7 mars 2019

Lili Cros & Thierry Chazelle célèbrent les dix ans de leur duo à l'Olympia

(c) Arno Lam
Elle a passé son enfance en Côte d'Ivoire et lui au Havre. Elle possède un timbre puissant aux intonations jazzy, joue de la basse, tandis que lui accompagne son phrasé de conteur à la mandoline et à la guitare électrique.
Chacun suivait son chemin avant de franchir l'Atlantique pour se retrouver sur une même scène... au Québec !
Voilà pour la petite histoire car pour la grande, il faut les découvrir en concert.
Les duos ne sont pas si rares dans la chanson française mais celui formé par Lili Cros et Thierry Chazelle est un réel enchantement. A l'image de leur répertoire: un pétillant cocktail de fantaisie, de poésie et de touchantes émotions.
Pour fêter leurs dix ans de carrière, ils ont eu la belle idée de se produire, en formule intimiste, dans dix appartements (à Paris et en Banlieue) avant d'investir l'Olympia !
Mais que ce soit devant 40 ou 2000 spectateurs, ces artistes généreux vous embarquent d'emblée dans leur univers. Un univers où se croisent "Monsieur Gaston", "Clint Eastwood", "L'homme de sa vie", des parents dépassés par ces petits qui poussent trop vite... Des chansons écrites et composées pour la plupart à quatre mains, qu'ils interprètent successivement en duo ou en solo. Chacun cultivant son "Jardin des mélancolies" pour évoquer ce vieux copain parti en éclaireur ou les grands-mères et leur indispensable "Petit écho de la mode".
Pour la réouverture des Trois Baudets, ils ont même concocté les facétieux couplets du "Client d''Erotika". Quant à Thierry qui se verrait bien en Humphrey Bogart, il nous régale d'un réjouissant "Mon hit, mon hat" pour élucider la présence de ce petit chapeau qu'il ne quitte jamais, ou presque.
Alors lorsqu'ils chantent avec une tendre complicité "Je sais pas où on s'ra demain, tout va bien, tu me tiens par la main..." on sait que nous, on s'ra sûrement à l'Olympia !

Le 18 mai 2019, à 20 heures, à l'Olympia, 28, Boulevard des Capucines, 75009 Paris.  
Tél.: 08.92.68.33.68.  Places: de 16 à 37 €
 http://www.olympiahall.com/
Et en tournée: le 8 mars 2019 à Pornichet (Quai des Arts), le 15 mars à Pace (Le Ponant), le 16 mars à Couéron (Théâtre Boris Vian), le 22 mars à Pithiviers (Théâtre du Donjon), le 23 mars à Veretz (Salle Boiseau), le 29 mars , La Neuville Chant d'Oisel (Salle Guy de Maupassant), le 30 mars à  Jarny (Espace Gérard Philipe)...

4 mars 2019

Youn Sun Nah : mini concert gratuit à la Fnac Ternes

Depuis son premier album "Light For The People", en 2002, la chanteuse sud-coréenne n'a cessé d'illuminer le jazz vocal. Elle offrira un mini concert  le 8 mars 2019, à 18 heures à la Fnac Ternes pour célébrer la sortie officielle, le jour même, de "Immersion". Un nouvel opus réalisé par Clément Ducol (Melody Gardot, Camille, Christophe...) qui mêle compositions personnelles et reprises de Leonard Cohen, Michel Legrand, George Harrison, Marvin Gaye... Ses fans la retrouveront au Trianon, le 12 mars prochain et en tournée.
Évènement gratuit en libre accès, dans la limite des places disponibles.

26/30, avenue des Ternes
75017 Paris.


28 févr. 2019

"Days Off" à la Philharmonie de Paris: les locations sont ouvertes !

Vous ne serez pas encore sur la route des vacances la première quinzaine de juillet ?
Voilà de quoi ensoleiller votre été dans la capitale. La Philharmonie de Paris a en effet concocté une affiche particulièrement attrayante pour célébrer la dixième édition de "Days Off".
Fidèle à son esprit d'ouverture le programme mêle jeunes talents, artistes confirmés, pop, rock, électro, musique contemporaine, créations...
Coup d'envoi le 4 juillet avec la chanteuse américaine Cat Power (avec H Burns en première partie) qui cédera ensuite la scène à Pantha du Prince, Jónsi & Alex Somers, Thom Yorke Tomorrow's Modern Boxes, Charlotte Gainsbourg, Vendredi Sur Mer, Muddy Monk, Joanna, Kraftwerk 3D, The Will Gregory Moog Ensemble...
Les locations sont ouvertes depuis aujourd'hui 28 février, à midi sur le site http://www.daysoff.fr/                                                                     

Du 4 au 13 juillet 2019, à la Cité de la Musique-Philharmonie de Paris, 221, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris. Tél.: 01.44.84.44.84. Prix: de 15 à 60 €.

25 févr. 2019

Kosh: un seul en scène qui devrait faire du bruit !

Il a débuté en accompagnant ses potes rappeurs et a remporté une battle de DJ's sans platines !
En solo depuis 2009, on le retrouve notamment aux côtés de la chanteuse Karimouche en tournée.
Pour en connaître un peu plus sur sa vie, il suffit de le découvrir sur scène car c'est un peu le propos de ce spectacle, mis en en scène par Etienne de Balasy.
Mais ne vous attendez pas à des révélations sur le ton de la confidence car le principal langage de Kosh est le beatbox !
Et dans ce domaine, il est intarissable. Que ce soit pour reproduire le chant des oiseaux, les riffs de son grand frère à la guitare électrique, le bruit des pressions sur les vêtements, de sa brosse à dent (pas électrique)... et même du panda qui vomit !
Sa passion pour cette discipline, née dans les faubourgs du Bronx, est telle qu'il se produit régulièrement en milieu carcéral et anime des ateliers.
Entre deux retours sur son enfance, il propose même d'initier les spectateurs qui peinent à suivre ce jeune homme survolté, qui passe du bruitage, au chant et au récit... à la vitesse du son !
La séquence dans laquelle il se live à des imitations tout en soufflant dans un harmonica est assez époustouflante.
Malgré quelques facilités dans les textes, on ne prend pas un bien grand risque en affirmant que ce seul en scène devrait faire du bruit...

Les lundis et dimanches, à 19 heures, au Point Virgule, 7, rue Sainte Croix de la Bretonnerie, 75004 Paris. Tél. 01.42.78.67.03. http://www.lepointvirgule.com/
En juillet au Festival d'Avignon Off au Théâtre l'Arrache-Coeur, 13, rue du 58ème Régiment d'Infanterie, 84000 Avignon. http://www.arrachecoeur.fr/

22 févr. 2019

"Jean-Louis XIV": une royale bouffonnerie

(c)  Svend Anderson
Sur l'affiche, ce spectacle écrit et mis en scène par Nicolas Lumbreras, est présenté comme
une comédie boulevardo-musicalo-royaliste...
De fait, il règne bien dans ce divertissement un esprit boulevardier avec ses rebondissements, ses quiproquos et ses faux-pas. Un désopilant ballet orchestré par un pianiste qui accompagne, en live, les comédiens, danseurs et chanteurs. Et, même si ces derniers endossent sans vergogne les costumes de Louis XIV,  de la reine Marie-Thérèse ou de Madame de Montespan, il ne faut pas chercher ici une quelconque vérité historique !
Prenant pour prétexte l'incorrigible penchant du roi pour les aventures extra-conjugales, l'auteur propose un enchaînement de saynètes totalement abracadabrantes.
De la chambre nuptiale où la reine esquisse quelques pas de flamenco tout en s'interrogeant sur les frasques de son époux, au "Joyeux breton", un établissement recommandé par le frère du roi, tenu par un aubergiste précieux et haut en couleurs en passant par les vertus du kouing-amann... le public ne sait plus à quel saint se vouer.
Dieu lui-même, qui déboule sur une mobylette et chante à tue-tête "Au nom de moi" (avec un improbable accent), a bien du mal à rassembler ses ouailles. 
Mais pourquoi Jean-Louis XIV ? Tout simplement par souci de discrétion puisque le souverain, officiellement au chevet de Tata Régine, voyage évidemment incognito.
Une cocasse et royale bouffonnerie, entrecoupée de chansons, dont certaines séquences (scatologiques notamment) sont d'un goût parfois douteux. Mais le règne de l'illustre
(c) Svend Anderson
Roi-Soleil ne brillait pas forcément par son raffinement !
Ce qui est sûr, c'est que cette  fiction qui s'autorise quelques références à Molière, au vaudeville, à la culture (et à la gastronomie)  bretonne, à des films comme "Deux heures moins le quart avant Jésus-Christ"...  fait souffler un tumultueux vent de folie sur scène.

Du mardi au samedi à 21h, mat. le dimanche à 15h, au Théâtre des Béliers Parisiens, 14 bis, rue Sainte Isaure, 75018 Paris. Tél.:01.42.62.35.00. Prix: 36 €, 18 € (habitants du 18ème) et 10 € (- de 26 ans). http://www.theatredesbeliersparisiens.com/

20 févr. 2019

"Cabaret Décadent- Revue Electrique n° 69": forcément érotique...

(c) Francis Beddok
Se retrouver un soir de la Saint-Valentin au Cirque Électrique pour découvrir la nouvelle revue portant le numéro 69 était déjà un signe...
Il règne sous le petit chapiteau une ambiance de cabaret expressionniste avec son univers  sulfureux, ses personnages jouant à fond la carte de l'ambiguïté et cette manière décalée et  théâtrale de présenter des numéros de cirque. Le tout accompagné de musiciens et d'une chanteuse, en live, dont l'inspiration est plutôt rock'n'roll, voire hard rock.
Mais si cette approche des arts circassiens peut sembler déroutante, ce n'est jamais au détriment de la performance !
Présentés par un extravagant (et très volubile) Monsieur Loyal, les artistes qui portent ici bustiers, corsets, talons aiguilles et autres accessoires féminins, proposent des tableaux saisissants de virtuosité et d'originalité.
(c) Hervé Photograff
Comme cette demoiselle (Amélie Kourim) qui, lorsqu'elle ne voltige pas sur un trapèze, s'amuse à arpenter les cintres la tête en bas, cet l'équilibriste  à la roue Cyr ou cet autre qui déambule revêtu d'une robe de bonne soeur. On aime aussi cette jeune femme aux allures de gavroche, une casquette vissée sur la tête, qui arpente le mât chinois avec une facilité déconcertante.
Mais il faut bien l'avouer, notre coup de coeur revient à Quentin Dée, l'invité de la semaine. Imaginez un éphèbe, de plus d'un mètre 90 (avec talons !) tout en muscles, en grâce et couvert de tatouages (dont certains affichent sa passion pour Marilyn Manson) dans une étourdissante et très sensuelle exhibition de pole dance.
Et, comme si l'atmosphère n'était pas suffisamment incandescente, ce performer prouve qu'il sait aussi jouer avec le feu !

(c) Francis Beddok
Du mercredi au samedi à 21 heures, jusqu'au 30 mars 2019,  
au Cirque Electrique, Place du Maquis du Vercors, 75020 Paris. 
Prix: 20 € et 15 € (tarif réduit).http://www.cirque-electrique.com/
Possibilité de dîner autour de la piste. Réservation indispensable au 09.54.54.47.24 et sur mailto:reservation@cirque-electrique.com

19 févr. 2019

Mariane Alzi "Insula"

Il y a un peu plus de trois ans,  son premier album éponyme (voir interview du 20 octobre 2015 sur ce blog) l'inscrivait d'emblée comme une artiste dont la source d'inspiration puisait à la fois dans l'intime et l'universel.
Des chansons dont elle avait signé paroles et musiques et qui parlaient d'amour, d'espoir mais aussi de ses indignations.
Avec "Insula", enregistré entre Paris et Bruxelles, le timbre sensuel de Mariane Alzi vibre toujours pour déplorer les errements dévastateurs de notre société ("Olympie", "Les îles", " Au loin", "Des cendres d'utopie"...), prend des accents lancinants pour l'addictif "Naviguer". Mais il sait aussi se faire plus doux pour des ballades comme "La lune bleue" ou encore "Oyasuminasai" (en français et en corse) qui invite à garder le gouvernail sur les mers de corail...
Un cap que cette jeune auteur-compositeur originaire de l'Ile de Beauté a conservé tout en abordant des rivages plus lointains comme le Grand Nord, la Mésopotamie ou les collines de Miyajima  dans cet hymne éloquent à la liberté.
Et même si, en ouverture de ce nouvel opus, Mariane chante "Je ne viendrai pas" on prend le pari qu'elle ne ratera pas son rendez-vous avec le public, sur la scène du Café de la Danse...

album "Insula" (Soleil Oblique Records), disponible depuis le 18 janvier 2019)
En concert le 20 février 2019, à 20 heures, au Café de la Danse, 5, Passage Louis-Philippe, 75011 Paris. Loc. points de vente habituels. Prixx: 18 €. http://www.cafedeladanse.com/

18 févr. 2019

Joachim Horsley: un virtuose sans partitions

(D.R)
Avec son look de premier de la classe, on l'imagine mal empruntant des chemins buissonniers ! Pourtant, le parcours de Joachim Horsley n'a rien d'académique. Formé au piano dès l'âge de 5 ans, il n'intégrera jamais le conservatoire.
A l'adolescence, alors que les futurs concertistes préparent sagement les concours pour décrocher des premiers prix, Joachim s'entoure de professeurs tels que Chris Brubeck (le fils de Dave) et Samuel Adler qui lui permettront d'assouvir sa passion pour le jazz et l'improvisation.
Au fil des années, cet insatiable curieux ira également butiner du côté de la pop, du rock et des musiques latines.
Après des collaborations avec des artistes comme John Legend ou pour des longs métrages ("Ouija", "The Possession", "Rabbit Hole"...) et documentaires ("Great Migrations", diffusé sur la chaîne National Geographic), ce multi-instrumentiste (claviers, percussions, guitares...) vient d'enregistrer un premier album intitulé "Via Havana" (dont il a assuré la production, le mixage et l'essentiel des arrangements). 
Un projet audacieux et captivant, dans lequel il célèbre le mariage inattendu entre compositions classiques (Beethoven, Mozart, Shostakovitch, Mahler...) et musique cubaine. Avec des titres aussi exotiques que "Amadeus Guanguanco", "Vodou Moldau", "Scheherazade in Cape Verde", "Mahler's Resurrection Rumba"...
Et le succès est à la hauteur du défi puisque sa version du 2ème mouvement de la 7ème symphonie de Beethoven, à la sauce cubaine, a été vue par près de dix millions d'internautes.
Lors de son passage au Café de la Danse, le 24 janvier dernier, le public a réservé un accueil enthousiaste à ce virtuose qui joue évidemment sans partitions.

- Album "Via Havana" (Wagram Music), disponible depuis le 15 février 2019.
- En concert les 20 et 21 mars 2019, à 20 heures, 
au Café de la Danse, 5, Passage Louis-Philippe, 75011 Paris. 
Tél.: 01.47.00.57.59. Loc. points de vente habituels. Prix: 25 € 
 http://www.cafedeladanse.com/


Roman Roses: "J'adore jouer et faire plaisir aux gens !"

Si vous êtes des habitués des stations République ou Place d'Italie, vous l'avez sûrement entendu dans "SOS d'un terrien en détresse" (extrait de Starmania) ou "Comme ils disent" de Charles Aznavour.
Difficile en effet de ne pas s'attarder le temps de quelques refrains,  pour écouter ce jeune artiste à l'impressionnante tessiture vocale que les plus curieux ont pu découvrir dans l'émission télévisée "Nouvelle Star".
Une heureuse parenthèse dans le parcours de Roman Roses qui a repris sa guitare pour retrouver son public le plus fidèle: les usagers du métro ! Un public généreux aussi puisqu'il lui a permis de financer son second album "Queen Of Stars", disponible depuis le 5 février dernier.
Pas de relecture de succès passés et actuels, cette fois, mais des chansons dont il a signé paroles et musiques comme "Mister Badaboum", "Parisiens Parisiennes", "Paradise Bobo Artist" ou encore "Presque célèbre"...

Depuis combien de temps chantez-vous dans le métro ?
Cela fera deux ans en mai prochain. Mais je fais de la musique depuis l'âge de 16 ans. J'ai sorti un premier single à 17 ans sur un label basé à Annecy, ma ville natale. J'ai adoré l'ambiance du studio d'enregistrement. Du coup, à 20 ans, j'ai créé ma propre société avec ma prof de droit. Durant trois ans, j'ai pu enregistrer et accompagner de jeunes talents locaux dans mon studio. Après, j'ai préparé (et réussi) un concours pour une école d'ingénieur du son à Paris.
Vos influences musicales sont assez variées, non ?
J'aime en effet la pop anglo-saxonne, le rock, la chanson française, le rap... Et, du côté de mon père qui est d'origine portugaise, j'ai été bercé par le fado. Mais mon idole demeure Freddie Mercury.
Quel souvenir gardez-vous de votre passage dans l'émission Nouvelle Star ?
C'est une vitrine incroyable. Cela m'a apporté une belle visibilité car les gens me reconnaissent dans la rue alors que cela remonte à un an et demi et que je ne suis même pas allé en finale ! J'ai eu un bon contact avec Nathalie Noennec qui faisait partie du jury (avec Benjamin Biolay, Coeur de Pirate et Dany Synthé). C'est une grande directrice artistique et une femme adorable. Je l'ai revue dans le métro. Elle était sortie de la rame en reconnaissant me voix.
On peut vraiment gagner sa vie et financer un album en se produisant dans le métro ?
En ce qui me concerne, oui. Et comme je suis mon propre producteur, je vends mon disque sur place et les bénéfices sont pour moi. Dès que j'ai débuté dans le métro, j'ai fait des tableaux Excel pour savoir où j'allais.
Comme pour une petite entreprise ?
Je suis issu d'une famille d'entrepreneurs. C'était important pour moi de cibler les créneaux horaires, les bonnes stations...
Et quelles conclusions en avez-vous tiré ?
J'ai abandonné le début d'après-midi car il y a un moment de creux entre 14h et 16h. Je joue tous les jours entre 16h à 19h. Et, pour capter l'attention, il faut faire des reprises. Dans ce domaine, il y a  des best-sellers: en ce moment c'est "SOS d'un terrien en détresse". L'an dernier, c'était "Perfect" d'Ed Sheeran. Il suffit d'accrocher une personne pour en attirer d'autres.
Et les stations les plus favorables ?
Il faut choisir celles qui ont des correspondances. Dans la rue c'est au Trocadéro ou devant Notre-Dame. C'est parfois compliqué au niveau de l'amplification et des mesures de sécurité. Mais une fois, un policier ma reconnu et il m'a même acheté un album !
Il  y a aussi des inconvénients ?
Bien sûr. Les courants d'air, la pénibilité pour transporter son matériel, les vols, les agressions... Récemment, je me suis retrouvé avec un oeil au beurre noir et deux dents cassées. Depuis, j'ai évidemment une certaine appréhension, mais j'adore jouer et faire plaisir aux gens. Même si j'aspire à sortir bientôt du métro...

14 févr. 2019

"Piano Paradiso": les nouvelles facéties musicales d'Alain Bernard

(c) Shérif Scouri
Après le succès de "Piano Rigoletto" dont le propos était de nous conter, à sa manière farfelue, une histoire de la musique (voir le 20 janvier 2013 sur ce blog), Alain Bernard était revenu avec "Piano Paradiso" qui joue ici les prolongations.
Sur les conseils de Pascal Légitimus (metteur en sccène de son précédent spectacle) il a travaillé cette fois avec Gil Galliot pour orchestrer ses nouvelles pérégrinations dans les coulisses de la musique.
Des pérégrinations dont le point d'orgue est un hommage aux grands compositeurs du 7ème Art: d'Ennio Morricone à Nino Rota en passant par Michel Legrand, Francis Lai, John Williams ou Maurice Jarre.
Mais très vite le facétieux musicien et humoriste nous entraîne dans des digressions plus personnelles sur son histoire d'amour avec le piano. Une histoire qui prend ainsi les traits de la redoutable Mademoiselle Ducoulombier, un professeur à la main leste, qui ne goûte guère ses improvisations sur Mozart !  Frustré mais toujours accro au clavier, le jeune Alain décide donc d'affiner son doigté en reproduisant les tubes entendus à la radio ou les génériques de séries télévisées.
Le public est alors invité à reconnaître, en quelques notes, les succès de Fugain, Jonasz, Berger, Sardou, Delpech mais aussi des Mystères de l'Ouest, des Brigades du Tigre, du célèbre
Commissaire Maigret.
Au passage, il évoque avec humour et une pointe de nostalgie ses années de piano-bar, d'animateur de soirées, les aléas d'un compositeur de jingle pour la publicité qui, cent fois sur le clavier doit remettre son ouvrage pour trouver les accords d'une petite valse mélancolique.
"Le travail des compositeurs, c'est de mettre des notes sur les émotions" explique Alain Bernard. Et ce dernier s'y entend pour faire passer toute une gamme d'émotions dans la salle.

Chaque lundi à 19h30, jusqu'au 1er avril 2019, au Théâtre des Déchargeurs, 3, rue des Déchargeurs, 75001 Paris.
Tél.: 01.42.36.00.50. http://www.lesdechargeurs.fr/

12 févr. 2019

Rencontre avec Stephan Eicher

Six ans après "L'Envolée", le chanteur revient, le 15 février prochain, avec "Hüh!".
Pas vraiment un nouvel album puisque, outre trois inédits, il revisite quelques-uns de ses succès comme "Combien de temps", "Pas d'amis (comme toi)"..., mais en version fanfare avec les 12 musiciens suisses du Traktorkestar.
Actuellement en tournée,  il fera une escale parisienne, le jeudi 21 février, à 18 heures, à la Fnac Saint-Lazare, le temps d'une rencontre-dédicace avec ses fidèles.
Évènement gratuit et en libre accès, dans la limite des places disponibles.

Passage du Havre
109, rue Saint-Lazare
75009 Paris



Festival Paris Music: 4ème édition


Né en 2016 d'une union entre les organisateurs du Disquaire Day et la Mairie de Paris (et en collaboration avec Polybrid Production), le Festival Paris Music connaît un succès grandissant.
Le concept original propose en effet de découvrir un artiste ou un groupe dans un musée, une cathédrale, un hôtel ou encore une crypte.
De quoi réunir les passionnés d'histoire, d'architecture, de peinture... et de musique (contemporaine, jazz, pop, blues, funk, chanson française, électro...) qui n'ont pas toujours l'occasion de se croiser.
Andréa Vizzini
Pour cette quatrième édition, vous aurez le choix entre Barbara Carlotti, Sandra Nkaké, Dom La Nena ou Hugh Coltman au Petit Palais, Bertrand Burgalat au Musée des Arts Décoratifs, l'Armée Mexicaine - Hommage à Rachid Taha au FGO-Barbara, Gaël Faure au Musée National des Arts Asiatiques-Guimet, Rubin Steiner à la Crypte Archéologique de l'Ile de la Cité, Zombie Zombie à la Cathédrale Américaine, le chanteur et trompettiste Boney Fields à la Bibliothèque Historique de la Ville de Paris, Zaza Fournier à l'Hôtel de Lauzun...
Vous pourrez même participer à une expérience inédite (en partenariat avec Yamaha) pour "Silent Piano", avec Andréa Vizzini : un concert de piano silencieux, audible avec un casque (le 14 mars, à 19h30, au Musée des Arts Décoratifs).
Et tout cela pour un tarif unique de 10 € par concert.

Les 14, 15 et 16 mars 2019. Infos et programme complet sur le site http://www.paris-music.com/

7 févr. 2019

Solidays: les premiers noms


Pour son édition anniversaire en juin dernier, cette manifestation qui célèbre la solidarité et la musique a battu des records de fréquentation. Mais la lutte contre les ravages du sida est toujours d'actualité ! Voici donc les onze groupes et artistes qui ont d'ores et déjà promis de fouler les scènes du Festival Solidays cet été : Angèle, The Blaze, Lomepal,, Suprême NTM, Hocus Pocus, Die Antwoord, Moha La Squale, Groundation, John Butler Trio, Parcels et Salut C'est Cool.
D'autres noms viendront étoffer l'affiche au fil des semaines...
Et depuis aujourd'hui, à midi, 25 000 Pass 3 jours sont mis en vente à partir de 39 €, sur le site http://www.solidays.com/
. Quant aux Pass 2 jours, Pass jour, Pass nuit et parking, ils seront disponibles dès demain (vendredi 8 février).
Les 21, 22 et 23 juin 2019, à l'Hippodrome de Longchamp.

4 févr. 2019

Garden-Party: une satire décoiffante

(c) Gilles Rammant
Dans ses précédents spectacles : "Donnez-nous votre argent", "Homo Sapiens Burocraticus", "Monstre(s) d'Humanité"... la Compagnie n°8, issue du théâtre de rue, donnait libre cours à son imagination débridée pour dénoncer les dérives de l'argent et du pouvoir.
Cette fois, avec" Garden-Party"  les comédiens (4 femmes et 4 hommes, parité oblige !) réduisent leur cible pour s'attaquer aux bourgeois et aux aristos. Avec leur hiérarchie et leurs codes.
Tout commence par un joli tableau champêtre: des femmes en robes de cocktail et des hommes en costumes et noeud-pap prennent la pause en dégustant des petits fours, tandis qu'un serveur perruqué distribue généreusement le champagne. Le tout s'accompagnant de mimiques, de sourires et de gestes appuyés puisque le spectacle est sans paroles.
Une mise en place un peu longue certes, mais on imagine que la troupe s'échauffe pour la suite...
Et quelle suite ! Passée cette bucolique saynète,  la sauterie mondaine part carrément en vrille, comme si les Monty Python s'invitaient à une Garden-Party chez les Rothschild !
En un peu plus d'une heure, on assiste ainsi à une insolite partie de chasse, une périlleuse expédition au supermarché du coin en pleine tempête de neige, une perfide causerie entre copines sur les ratés de la chirurgie esthétique, une cérémonie d'enterrement vivement expédiée...dans une poubelle !
Sans oublier les gesticulations d'une étrange Walkyrie se balançant à l'aide d'un câble, au-dessus de la scène et du public.
(c) Gilles Rammant
On cèdera sa place pour l'orgie de crème au chocolat... Hormis une ou deux séquences répétitives, cette satire loufoque et corrosive est furieusement décoiffante.

A partir du 6 février 2019, du mercredi au samedi à 19h,  au Théâtre Antoine, 
14, Boulevard de Strasbourg, 75010 Paris. 
Tél.: 01.42.08.77.71. Places de 18 à 42 €. www.theatre-antoine.com


1 févr. 2019

Robyn Bennett: question de feeling...

(D.R.)

Elle porte le nom d'un des derniers grands crooners américains... mais ce n'est qu'un heureux hasard ! Toutefois, le parcours de Robyn Bennett dans la musique était  inscrit dans ses gènes : «il paraît que j'ai commencé à chanter et danser dès que j'ai su parler » confie-telle. 
Plus tard, ses rêveries d'adolescente seront bercées par les chansons de Frank Sinatra... avant qu'elle ne découvre Harry Connick Jr sur scène. Le coup de foudre artistique est immédiat. 
Comme celui qui marque la rencontre entre la vocaliste originaire de Pennsylvanie et le tromboniste Ben van Hille. Après deux albums de reprises de standards, ils enregistrent « The Wait » (en 2013) puis « The Song Is You » (en 2016), avec le groupe Bang Bang. Des compositions originales qu'il écrivent et composent à quatre mains. D'une manière générale, on dira qu'elle exprime ses sentiments tandis que lui les habillent de mélodies qui vous cueillent pour ne plus vous lâcher...Mais l'inverse est aussi vrai ! 
Baptisé "Glow", le nouvel opus (sorti le 25 janvier dernier) est dans une veine résolument plus moderne. Et le timbre puissant de Robyn y résonne avec une joyeuse sensualité et un sacré feeling. 
« Glow, c'est quand vous êtes avec quelqu'un qui vous fait sentir que tout est possible. Que vous pouvez dire et faire ce que vous avez toujours voulu... ». 
Douze titres, écrits et composés sur des tempos pétris de swing, entre jazz, pop et soul, dont certains ont vu le jour sous un porche de la Nouvelle-Orléans. 
Bang Bang étant parti pour d'autres aventures, elle s'est entourée de nouveaux musiciens: Julien Omé (guitare), Gino Chantoiseau (contrebasse), Davy Honnet (batterie), Laurian Daire (claviers) Greg Zlap, (ancien harmoniciste d'Hallyday), tandis que l'efficace section cuivres est assurée par Xavier Sibre (saxophones) et Ben van Hille au trombone.
Nul doute que Robyn fera briller cette belle lueur sur la scène du Café de la Danse. 

Le 2 février 2019, à 20 heures (avec Saandia en première partie), au Café de la Danse,5, Passage Louis Philippe, 75011 Paris. 
Prix: 22 € et tarif réduit à 15 €. Tél.: 01.47.00.57.59. 
Et en tournée: le 8 février à Illkirch-Graffenstaden (L'Illiade), le 28 février à la Cité de la Musique et de la Danse de Soissons, le 7 mars Brioude (Halle aux Grains), le 15 mars à Nantes (Le Ferrailleur), le 16 mars à Brest (Le Vauban), le 30 mars à Bordeaux (Rock School Barbey)...
  



30 janv. 2019

Le duo rochelais Dampa : lauréat du Prix Ricard Live Music 2019

(c) Rod Maurice
Le jury et les internautes ont tranché: c'est Dampa qui décroche le titre très envié de lauréat 2019, succédant ainsi à MNNQNS.
Un prix qui n'est pas seulement honorifique puisque le duo (Angéline et Victor) bénéficiera d'un accompagnement musical, d'un coaching,  d'un soutien matériel, de la production et la promotion d'un EP ainsi qu'une participation à la tournée Société Ricard Live Music et à des festivals.  De quoi doper un début de carrière prometteur puisque, un mois à peine après leur concert en première partie de Vitalic, leur titre "Thunderball" a été choisi pour une publicité Yves Saint-Laurent.

29 janv. 2019

Caroline Loeb : "Comme Sagan"

(c) Richard Schroeder
Forte du succès de son spectacle "Françoise par Sagan" (nommé aux Molières) avec lequel elle tourne depuis trois ans, Caroline Loeb s'est intéressée cette fois à une autre facette de l'écrivain: l'auteur de chansons pour Dalida, Juliette Gréco, Nana Mouskouri ou encore Mouloudji.
Avec l'album "Comme Sagan" dont elle fêtait la sortie, un peu avant l'heure, sur la scène du Grand Point Virgule, Caroline a donc revêtu son costume de chanteuse.
En l'occurrence, une longue robe noire et moulante qui donnait une touche glamour à la présentation de quelques extraits.
A l'évidence, les chansons de cet opus lui vont comme un gant ou plutôt comme de précieux bijoux, façonnés par quelques orfèvres du genre.
Outre des textes de Sagan comme "Sans vous aimer"  (musique de Michel Magne), "Maisons louées" (musique de Wladimir Anselme)  ou le marathonien "Bonjour New York" (musique de Jean-Louis Piérot), d'autres sont "inspirés" par des phrases ou la vie de l'écrivain qui, à tout juste 18 ans, a connu un fulgurant succès avec "Bonjour Tristesse".
Le talentueux Pascal Mary a ainsi écrit et composé "Sous mon masque", "A tout l'on s'écorche" et "Comme Sagan" (qui donne son titre à l'album), Caroline a signé  "Toxique" (sur une musique de Piérot) évoquant l'addiction de Sagan aux anti-douleurs (et à d'autres substances), après son terrible accident de voiture. Impossible de résister davantage aux accents émouvants de "On ne sait jamais ce que le passé nous réserve "(Sagan-Loeb-Grillet/Siksou). L'album, lui, nous réserve bien d'autres surprises...
Un certain regard empreint de sourires, de poésie et de mélancolie. De tendre connivence aussi avec celle qui savait si bien faire résonner sa petite musique.


- album "Comme Sagan" (L'Autre Disribution), disponible le 1er février 2019.
- en showcase à la Fnac Montparnasse (136, rue de Rennes, 75006 Paris), le 13 février 2019.
- Reprise du spectacle "Françoise par Sagan", du 14 février au 10 mars 2019, du mercredi au samedi à 19h et le dimanche à 18h, au Théâtre Lepic, 1, avenue Junot, 75018 Paris. 
Tél.: 01.42.54.15.12. http://www.theatrelepic.com/

Fesvival "Au Fil des Voix": 12ème édition

Créé en 2008, cet évènement "met en scène la diversité musicale et les dialogues transculturels" explique son fondateur Saïd Assadi. Des dialogues qui s'instaurent bien au-delà de l'hexagone puisque la programmation permet d'entendre des voix venues de toute l'Europe en passant par l'Afrique ou l'Amérique du Sud.
A l'affiche: Alan Stivell, Jairo qui célèbre ici son retour sur scène, la formation de world-jazz Fanfaraï Big Band, le duo italien Rachele Andrioli & Rocco Nigro, le chanteur et multi-instrumentiste haïtien Wesli, Dan Gharibian Trio et ses chansons bohèmes, Constantinople & Abblaye Cissoko dans un répertoire de musiques persanes et mandingues, le combo Arat Kilo avec, comme invités, la chanteuse malienne Mamani Keita et le MC américain Mike Ladd...
Un plantureux cocktail de saveurs inédites, de jazz, de musiques traditionnelles, de flamenco, de funk... qui devrait réchauffer le public des cinq salles parisiennes (La Cigale, l'Alhambra, le Studio de l'Ermitage, le Bal Blomet et le Trianon) qui accueilleront cette nouvelle édition.

Du 4 au 16 février 2019 dans cinq sales parisiennes (La Cigale, l'Alhambra, le Studio de l'Ermitage, le Bal Blomet et Le Trianon). Billetterie et informations sur le site http://www.aufildesvoix.com/

28 janv. 2019

Michel Korb: au nom du père

(c) Glen Homer
Peu de gens savent que, pour l'état civil, Francis Lemarque s'appelait Nathan Korb.
Près de 17 ans après sa disparition, son fils a enregistré "Michel Korb chante Francis Lemarque" qui sortira vendredi prochain.
Un album dans lequel on retrouve des refrains comme "A Paris", "Quand un soldat", "Marjolaine", "Mon copain d'Pékin", "Toi tu n'ressembles à personne"...  
Diplômé de la prestigieuse Berklee School of Music de Boston, Michel Korb a signé les musiques de nombreux longs métrages, téléfilms et documentaires:"Chez Gino" de Samuel Benchetrit, "Vodka Lemon" d'Hiner Saleem", "Simone Veil, album de famille" de Hugues Nancy..., travaillé avec Rachel Des bois, Anna Mouglalis, Roland Romanelli ou le groupe Emigrante. Compositeur devenu chanteur par amour filial, il rend ici un bel hommage à son père. Un artiste dont les oeuvres ont généreusement enrichi le patrimoine et qui confait volontiers: "A quoi serviraient mes chansons si je devais être seul à les chanter".

- Pourquoi avez-vous attendu si longtemps pour enregistrer cet album ?
Je porte ce projet depuis 3 ou 4 ans. Les maisons de disques que j'ai contactées n'ont pas suivi artistiquement. Alors que je cherchais un moyen d'avancer, Roland Romanelli m'a dit "je ne vois qu'une solution : tu chantes !" Je suis quelqu'un qui travaille dans l'ombre et je ne me voyais pas franchir le pas pour passer dans la lumière. Jai finalement décidé de me lancer !
- Est-ce aussi parce que les nouvelles générations semblent avoir un peu oublié un artiste qui fut pourtant chanté par Montand, Piaf, Salvador, Gréco... ? 
C'était aussi l'idée.
- Vous avez réussi à convaincre certains chanteurs de vous accompagner dans l'aventure ?
Pour Romain Didier, c'était une évidence. Il est comme mon grand frère. C'est lui qui m'a présenté Enzo Enzo qui connaissait mon père. J'ai rencontré Sanseverino grâce à Didier Pascalis. Quant à Thomas Dutronc, nous sommes amis. Nous avons aussi avec nous la chanteuse Audrey que j'avais remarquée dans l'émission The Voice. Elle a une fêlure dans la voix que j'adore. Et bien sûr Roland Romanelli.
- Vous n'avez pas songé à emprunter le nom de Lemarque pour vos débuts dans la chanson ?
La question ne s'est pas posée. Je m'appelle Korb. C'est mon identité.
- Le répertoire de votre père compte pas moins d'un millier de chansons. Comment avez-vous procédé pour choisir les douze titres ?
Il y avait des titres incontournables. J'ai aussi été guidé par le style musical qui pouvait s'adapter à ce que je voulais faire. J'ai ainsi renoncé à des chansons comme "Miséricorde" ou "Écoutez la ballade" mais j'ai conservé "La complainte de John Black". C'est un morceau très différent mais qui traduit la passion de mon père pour le western.
- Il avait aussi une passion pour Paris ?
 Il avait grandi rue de Lappe et il a beaucoup écrit sur Paris. Lorsqu'il s'est installé à La Varenne-Saint-Hilaire, il lui arrivait de faire douze kilomètres à pied pour aller respirer l'air de Paris...
- Il paraît qu'au début Yves Montand n'était pas enthousiaste à l'idée de chanter "A Paris" ?
Il trouvait que cette valse était bancale. Pour lui, elle montait trop haut et descendait trop bas. Mon père l'a donc proposée à Édith Piaf qui l'a aimée mais ne l'a pas enregistrée tout de suite. Lorsque Montand a eu vent de cet échange, il a rappelé mon père.
- Vous avez fait de sérieuses études musicales, contrairement à votre père qui était autodidacte ?
C'est vrai. Il avait de grandes facilités pour écrire et composer. Ma mère m'a raconté que lors d'un dîner chez des amis, il a demandé s'il pouvait s'absenter un moment pour monter à l'étage de la maison. Il savait qu'il y avait un piano. C'est là qu'est née la chanson "Toi, tu n'ressembles à personne".
- Pouvez-vous nous parler de sa rencontre avec Jean Gabin ?
Lors d'une émission de radio qui recevait Gabin pour son anniversaire, l'animateur lui a demandé ce qui lui ferait plaisir. Il a répondu qu'il aimerait écouter une chanson de Francis Lemarque. Mon père l'a su et il est allé sur un des tournages pour le rencontrer. Gabin l'a présenté à Gilles Grangier et c'est ainsi qu'il a composé des musiques pour "Le cave se rebiffe", "Les vieux de la vieille", "Le gentleman d'Epsom"... Il a aussi travaillé avec Marcel Carné pour "Terrain vague", Jacques Tati pour "Playtime"...
- Le milieu du cinéma ne lui était pas forcément familier ?
L'expérience lui a plus mais il fallait entretenir son réseau et ce n'était pas son truc. Il racontait que lors d'un dîner avec Jacques Tati, ce dernier s'était emporté lorsqu'il avait évoqué son admiration pour le film "La grande vadrouille". Mon père avait des goûts populaires. Il préférait se balader sur les bords de Marne plutôt que de participer à des soirées. Il était soucieux de sa liberté et de ses amis.
 Et l'album "Michel Kork chante Francis Lemarque" s'est fait 100 % sur l'amitié !




- Album"Michel Korb chante Francis Lemarque" (L'Autre Distribution/Matilda Productions), disponible le 1er février 2019.

- En concert, le 19 février 2019, à 20h30, 
au Studio de l'Ermitage, 
8, rue de l'Ermitage, 75020 Paris.  
Prix: 15 € et 13 € en prévente. 
Tél.: 01.44.62.02.86. 
http://www.studio-ermitage.com/



25 janv. 2019

Les Fouteurs de Joie à la Cigale

D.R.
C'est leur première fois à la Cigale ! Mais cela fait déjà une bonne vingtaine d'années que ce quintette de saltimbanques jouant sur plusieurs registres (et une douzaine d'instruments !) sillonnent les routes avec des spectacles baptisés "Le bal des souffleurs", "La Belle vie" ou encore "Des étoiles et des idiots", leur dernière création.
Au menu: "du feu, de l'eau, des chutes, de la ouate et du rock !"affirment-ils sur leur site.
Après avoir fait grimper la température au Grand Point Virgule ou au Café de la Danse,  Les Fouteurs de Joie (Nicolas Ducron, Laurent Madiot, Alexandre Léauthaud, Christophe Dorémus et Tom Poisson) vont brûler les planches de la Cigale pour célébrer deux décennies de franches rigolades, entrecoupées de refrains humanistes et un brin militants (voir sur ce blog à la date du 4 mars 2013).
Et le moins qu'on puisse dire est qu'ils n'ont pas usurpé leur nom de scène !

Le 12 février 2019, à 20 heures, 120, Bd de Rochechouart, 75018 Paris.
Prix: 38,30 €. Loc. points de vente habituels, au 01.48.65.97.90 et sur  http://www.fouteursdejoie.fr/

21 janv. 2019

Lulu Gainsbourg : la musique en héritage

(c) Thomas Braut
Avec son premier album "From Gainsbourg to Lulu", il avait rendu un éclatant hommage à son père en reprenant quelques-uns de ses titres, entouré d'artistes comme Marianne Faithfull, Iggy Pop, Rufus Wainwright, Johnny Depp, Vanessa Paradis, Scarlett Johansson... Une manière d'asseoir sa filiation, pour couper court aux sempiternels "fils de" ! 
Après "Lady Luck" (écrit en anglais), Lulu Gainsbourg a sorti en février dernier "T'es qui là ? "  (enregistré à New York en une seule prise). Un opus personnel puisqu'il a signé toutes les mélodies sur des textes de sa compagne Lilou.  Du rock aux ballades en passant par la valse ou le funk, l'artiste diplômé du prestigieux Berklee College of Music de Boston flirte harmonieusement avec différents styles. "J'avais envie d'un petit ensemble musical, d'un combo dans la vibe des enregistrements des années 70" confie-t-il.
Lors de son récent concert au Café de la Danse, entouré de solides musiciens et de deux choristes (qui assuraient honorablement la première partie sous le nom de "Pur-Sang") Lulu Gainsbourg était manifestement dans son élément derrière les claviers.
Après une grisante "Téquila", il a invité le public à danser sur "Le bal des infidèles" avant d'offrir quelques belles chansons comme "Destiny" composée pour son père, "Planète bleue" ou "Love Is The Key", clin d'oeil à John Lennon.
On passera sur les textes parfois légers comme celui de "Salade de fruits" pour se laisser embarquer par l'univers musical de ce compositeur inspiré. Car, même si bambin,
il n'a partagé la vie de son papa que durant cinq ans, on sent que ce
dernier n'est jamais loin.
Pour preuve, cette émouvante "Javanaise" chantée en choeur avec les spectateurs et cette anecdote, confiée lors d'une interview :  alors qu'il posait la voix sur le titre "Lucien", dans l'appartement du 5 bis rue de Verneuil, le réveil de son père s'est mis à sonner. Un son que
l'on peut entendre sur l'album...
Venu tardivement à la chanson parce qu'il se considère avant tout comme un musicien, Lulu Gainsbourg se présente plutôt comme "le reflet d'une partition". Celles à venir devraient réserver encore quelques belles surprises.

Le 21 janvier, le 18 février et le 25 mars 2019, à 20 heures,
au Café de la Danse, 5, Passage Louis-Philippe, 75011 Paris. Loc. points de vente habituels.
http://www.cafedeladanse.com/

Lou Doillon en concert gratuit à la Fnac Saint-Lazare

Après l'album "Places" (en 2012) réalisé par Etienne Daho, puis "Lay Low", la comédienne devenue chanteuse annonce la sortie de son nouvel opus "Soliloquy" (dans les bacs le 1er février prochain).
A cette occasion, elle donne rendez-vous à ses fans le
2 février 2019, à 16 heures, à la Fnac Saint-Lazare pour un mini-concert, suivi d'une séance de dédicaces.
Événement gratuit, libre d'accès, dans la limite des places disponibles.

Passage du Havre,
109, rue Saint-Lazare
75009 Paris

18 janv. 2019

"Val de Rock", une première !

Les accros du shopping connaissent bien le Val d'Europe mais il manquait à cette agglomération un grand événement culturel qui rassemblerait les amoureux de la musique. Une attente qui n'a pas échappé aux organisateurs du Festival "Val de Rock" dont la première édition se déroulera les 28, 29 et 30 juin prochains.
Pour l'occasion, le Parc du Bicheret à Chessy et le Parc des Fresnes à Montevrain vont se transformer en une plateforme dédiée au rock et la pop culture des années 80 à celles d'aujourd'hui.
L'ambition avouée est d'attirer 30 000 festivaliers par jour.
De nombreux artistes ont d'ores et déjà confirmé leur participation: M, Shaka Ponk, UB40, Hubert-Félix Thiéfaine, Deluxe, The Stranglers, Al McKay' Earth Wind & Fire Experience,  Radio Elvis, Axel Bauer, Les Négresses Vertes, Requin Chagrin...
Parallèlement aux concerts, le public pourra assister, sous les étoiles, à la projection de films et séries télé cultes des années 80, se restaurer dans des food trucks, se balader aux abords du lac métamorphosés en lounge party... avant de poser sa tente au camping.
D'autres surprises sont annoncées pour compléter l'affiche du festival. Mais elle a déjà de quoi faire pâlir d'envie ses prestigieux aînés...

Les 28, 29 et 30 juin 2019, Val d'Europe, au Parc de du Bicheret à Chessy et au Parc des Fresnes à Montevrain.

11 janv. 2019

Grand Prix de l'Académie Charles Cros : 71ème palmarès

"71 ans, aujourd'hui, c'est l'âge de la femme épanouie !"affirmait hier, avec malice, Alain Fantapié, Président de l'Académie Charles Cros, en ouverture de la 71ème cérémonie de remise de prix qui s'est déroulée au Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris.
Voici la liste des lauréats pour 2018:
- Prix du Président de la République: Gérard Pesson, pour l'ensemble de son oeuvre, à l'occasion de la sortie de deux disques "Blanc mérité" et "Musiques de chambre, Cantates".

Dans la catégorie "In Honorem Interprètes":
- Musique contemporaine: Joëlle Léandre 
- Musiques du monde: Alan Stivell
- Jazz: Jordi Pujol
- Chanson: Bernard Lavilliers
- Parole enregistrée et création sonore: Jean-Louis Trintignant pour son parcours au service de la langue française et de la voix parlée.
- 6ème Prix Filleul de l'Académie Charles cros : François Moschetta (pianiste)

Grands Prix Internationaux du disque et du DVD:
- Musique instrumentale et symphonique: Vilde Frang, violon, Orchestre Philharmonique de Radio France, Mikko Franck,Erik Schuman, Gabriel Le Magadure, Tosanne Philippens, Lawrence Power, Lily Francis, Nicoas Altstaedt, Jan-Erik Gustafsson. - "Bartok Concerto pour violon n°1, Enesco Octuor.
- Soliste lyrique: Stéphane Degout (baryton)
- Prix DVD: "Tchaïkovski - Iolanta et Casse-Noisette"
et "Bernstein - Wonderful Town".

- Musique Contemporaine: Aurélien Dumont
- Jazz: Cécile McLorin Salvant
- Blues: Delgres
- Disques pour Enfants: Sigrid Baffert et Alexis Ciesla, pour le conte musical "Loin de Garbo"
- Chanson: Alexis HK et Bonbon Vaudou
- Musiques du Monde: Touré Kunda
- Parole Enregistrée et création sonore: Saïd Mohamed pour "Un toit d'étoiles", Jean-Louis Trintignant et Daniel Mille pour "Trintignant Mille Piazzolla" et Michel Vuillermoz pour "Les mains du miracle".

Grands Prix Charles Cros Scène (avec la Fédération des Festivals de Chanson Francophone)
Clara Luciani, Bigflo & Oli

Tristan Lopin et Chanson Plus Bifluorée jouent les prolongations

Après le succès de son spectacle "Dépendance affective" à la Comédie de Paris ( voir le 26 mars dernier sur ce blog), Tristan Lopin qui avait investi la scène du Théâtre Trévise dans la foulée, prolonge une fois de plus jusqu'au 16 mars 2019.
Une reconnaissance largement méritée pour ce jeune humoriste dont les déboires amoureux alimentent un show énergique, percutant et empreint de jolis moments de tendresse. Parallèlement en tournée,  on le retrouve à l'affiche de nombreuses salles en province (Lille, Montpellier, Bordeaux, Marseille, Rouen...) ainsi qu'à Genève.

Les jeudis et vendredis, à 20 heures, au Théâtre Trévise, 14, rue de Trévise, 75009 Paris. Loc. points de vente habituels.  http://www.theatre-trevise.com/  


Leur nouveau spectacle "Chanson Plus Bifluorée... passe à table" 
(voir le 22 novembre dernier sur ce blog) a séduit bon nombre d'épicuriens.
Du coup, le trio remet le couvert pour une série de représentations supplémentaires, chaque dimanche, à l'heure du digestif !
L'occasion de savourer des parodies qui ont assis leur réputation et de goûter quelques nouveautés.  Menus à 20, 26 et 30 €...

Chaque dimanche à 14h30,  jusqu'au 10 mars 2019,  
au Théâtre La Bruyère, 5, rue La Bruyère, 75009 Paris. 
Tél.: 01.48.74.76.99. http://www.theatrelabruyere.com/