30 oct. 2014

« Discovery », le nouveau show de Brit Floyd


DR
Quelques jours avant la sortie de « The Endless River », le dernier album des Pink Floyd, attendu dans les bacs le 10 novembre prochain (record des précommandes cette année),  Brit Floyd, un tribute-band qui a déjà rassemblé plus d’un million de spectateurs dans le monde débarque en France, avec une escale parisienne, le 6 novembre.
Durant trois heures, dans ce nouveau show baptisé « Discovery », il retracera la carrière (de 1967 à 1994) du légendaire groupe de rock anglais. Les fans pourront ainsi réentendre quelques-uns des succès des 14 albums studios accompagnés d'animations inspirées par Storm Thorgerson, le designer des Pink Floyd. 
Ambiance psychédélique assurée !
Annie Grandjanin

Le 6 novembre, à 20 h, au Palais des Congrès, 2, Place de la Porte Maillot, 75017 Paris. Tél. : 08.92.39.21.92. Fnac et points de vente habituels. Places: 40, 51 et 62 €. www.gdp.fr

En tournée en novembre: le 3 au Zénith Arena de Lille, le 4 à l’Amphithéâtre Cité Internationale de Lyon, le 7 au Zénith de Cournon d’Auvergne, le 8 au Zénith de Montpellier, le 9 au Palais Nikaïa de Nice, le 16 au Zénith de Pau et le 17 au Zénith de Nantes.

28 oct. 2014

« La Rage au Cœur », de Jean-Luc Mimault

« On n’est pas sérieux quand on a dix-sept ans » écrivait Arthur Rimbaud. 17 ans, c’est justement l’âge de Jos, le héros de l’histoire prenante et émouvante écrite par Jean-Luc Mimault.
Celle d'un adolescent insouciant brusquement confronté à des événements qui vont bouleverser son quotidien. L'auteur nous ramène en effet au cœur des années 70. En 1974 exactement. Une époque marquée par les soubresauts de l’après 68, la mort de Georges Pompidou, les combats pour l’égalité des femmes et le droit à l’avortement…
Sensible et révolté, Jos refuse que les adultes décident pour lui. A l’étroit dans le bourg de province où il est né, il rêve de partir en Afrique et enchaîne les petits boulots pour payer son billet vers la liberté.
Son premier geste de rébellion, il l’accomplira en recueillant un jeune renard (rebaptisé Renardo), accusé de porter la rage. Un sauvetage qui tourne au drame puisque l’animal sera finalement massacré par ses semblables qui ne le reconnaissent plus.
Un paradoxe qui met en lumière les interrogations de Jos, tiraillé entre sa famille, sa soif d'indépendance et le besoin de trouver sa place. Au cours de cette quête chaotique et initiatique, il découvre la perfidie d'une amoureuse éconduite, la trahison, l'altruisme, l'injustice...et ses premiers émois sexuels. Réaliste et poétique, riche de personnages authentiques et de dialogues percutants (que l'on imagine aisément transposés à l'écran), ce livre porte en lui les élans rageurs de l’adolescence mais aussi ceux de la tendresse...
Annie Grandjanin
   
Editions Tournez la page, 20 €

24 oct. 2014

Réouverture du Musée Picasso

Après cinq ans de fermeture pour travaux, le musée consacré à la vie et l'œuvre de Pablo Picasso ouvre à nouveaux ses portes dès demain, samedi 25 octobre à partir de 12 heures. Un chantier qui aura notamment permis de tripler les surfaces d'exposition et d'accueil du public et de se conformer aux règles de sécurité et d'accessibilité.
Outre sa collection exceptionnelle, il proposera de nombreuses activités culturelles: spectacles, ateliers, colloques, performances... A venir: une projection commentée de "Pierrot le fou" de Jean-Luc Godard, "Tiempo Libre", un parcours chorégraphique par Tomeo Vergés, en partenariat avec l'Atelier de Paris-Carolyn Carlson, "Pablo Si, Pablo La ", un spectacle musical écrit et mis en scène par Anne Jeanvoine, une lecture scénarisée des correspondances entre Picasso et Apollinaire, par Clément Hervieu-Léger de la Comédie Française...

Musée National Picasso-Paris
5, rue de Thorigny, 75003 Paris.
Ouvert du mardi au vendredi, de 11 h 30 à 18 h, le samedi et le dimanche de 9h30 à 18 h.
Nocturne le 3e vendredi de chaque mois jusqu'à 21 h.
Entrée: 11 € et 9 € (tarif réduit)
Tél.: 01.85.56.00.36
www.museepicassoparis.fr

21 oct. 2014

Taratata au Zénith de Paris

Un an après le concert célébrant le vingtième anniversaire de son émission "Taratata" , Nagui revient sur la scène du Zénith, le 9 novembre prochain, pour animer un show exceptionnel.
Au programme: Ayo, Louis Bertignac, Bénabar, Black M, Zebda, HollySiz, Brigitte... avec des solos, des duos, des trios et des reprises en live.
Le dimanche 9 novembre, à 20 heures,
 au Zénith, 211, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris.
Prix des places: 45, 55 et 60 €
Réservations ouvertes sur le site vente-privee.com

Le « Bal des Vampires » nous laisse sur notre faim…

 
Présentée pour la première fois en France (et en français) la comédie musicale « Le Bal des Vampires » a débarqué dans la capitale, après avoir sillonné une douzaine de pays, depuis sa création à Vienne en 1997. Autant dire que le public, accro au film parodique de Roman Polanski, dont le spectacle est tiré, piaffait d’impatience aux portes de Mogador à l’idée d’être enfin convié au bal (mis en scène par le cinéaste lui-même). L’appétit évidemment aiguisé par le slogan alléchant annonçant cette nouvelle production de Stage Entertainment comme : "le musical le plus mordant" !
Logique, comme dirait le Professeur Abronsius, puisque l’histoire raconte ses péripéties, et celles de son jeune assistant Alfred, arpentant la Transylvanie pour prouver l’existence des suceurs de sang. Devenu culte, le film sorti en 1967 nous avait littéralement vampirisé avec son humour décalé…que l’on peine à retrouver ici.
La production a pourtant mis les petits plats dans les grands, surtout en deuxième partie,  avec des projections graphiques, des costumes et maquillages effrayants à souhait, des ballets impeccables chorégraphiés par Dennis Callahan et des musiciens en live. On retiendra des tableaux inventifs comme cette galerie de portraits animés, la salle de bal avec ses colonnes et son escalier en colimaçon tournant sur lui-même, l’amusante scène du bain ou encore celle des morts-vivants dans le cimetière, effrayant clin d’œil au fameux Thriller de Michael Jackson.
(c) Brinkhoff/Mögenburg
Quant au casting, il est incontestablement réussi. Difficile de ne pas succomber aux facéties de David Alexis, dans la redingote du professeur farfelu, aux amusantes réparties de Pierre Samuel dans le rôle de l’aubergiste juif traditionnaliste Yoine Chagal ou au charme inquiétant de Stéphane Métro derrière les crocs du Comte Von Krolock. On salue également la performance de Sarah campée par Rafaëlle Cohen qui doit s’accommoder d’une partition jouant trop souvent dans les aigus. Mais on ne peut s'empêcher de regretter que les musiques, composées par le renommé Jim Steinman, ne restent pas davantage dans les esprits, hormis le tube « Total Eclipse Of The Heart », popularisé par Bonnie Tyler et repris ici à l’envi.
Bref, malgré un éclatant final qui démontre le savoir-faire des 36 artistes réunis sur scène, on doit bien le confesser,  ce « Bal des Vampires » (2 h 40 avec entracte) nous laisse quand même sur notre faim !
Annie Grandjanin

Du mardi au samedi à 20 heures, le samedi à 15h et 20h et le dimanche à 15h, au Théâtre Mogador, 25, rue de Mogador, 75009 Paris. Tél. : 01.53.33.45.30. Places : de 25 à 105 €.
Plus d’infos sur le site baldesvampires.fr



15 oct. 2014

Réédition du premier vinyle de Jeanne Moreau


A l’occasion des 40 ans de la disparition de François Truffaut et parallèlement à l’exposition consacrée à l’œuvre du cinéaste à la Cinémathèque Française (jusqu’au 25 janvier 2015), les Productions Jacques Canetti rééditent dans son édition originale remastérisée le premier vinyle de Jeanne Moreau chante Cyrus Bassiak (alias Serge Rezvani).
Pour la petite histoire, Truffaut lui-même aurait encouragé son actrice fétiche à se lancer dans la chanson. Un texte manuscrit de ce dernier et des photos de Raymond Cauchetier et Georges Dambier, illustrent les pages intérieures de ce disque culte.
 Une belle occasion de réécouter des titres comme  « J’ai la mémoire qui flanche », « La peau, Léon » ou « La vie de cocagne ».

14 oct. 2014

The Bar at Buena Vista ou l’âge d’or du « son » cubain

(c) Philippe Fretault

Grâce à Ry Cooder et Wim Wenders le Buena Vista Social Club est entré dans la légende. Bien sûr Compay Segundo, Ibrahim Ferrer, Ruben Gonzalez « Cachaito » Lopez…ont disparu aujourd’hui, tandis qu'Omara Portuondo poursuit sa route en solo.
Mais au-delà de cette mythique formation, ce spectacle nous ramène un demi-siècle en arrière, dans ce club (dont le groupe a emprunté le nom) qui a vu défiler les meilleurs représentants du cha cha cha, du boléro, du jazz, du danzon ou de la rumba.
« J’ai voulu capturer ce moment pour donner aux gens une chance unique d’éprouver une nuit béate de musique dans un vieux bar de la Havane » confie le directeur artistique Toby Gough. « Il y a un mot à Cuba « Descarga » que l’on pourrait définir comme une improvisation musicale, lorsque les musiciens se réunissent  pour boire un verre, raconter des histoires et jouer avec leurs vieux amis, parfois jusqu’à l’aube ».
Sur scène, pas moins de 17 artistes feuillettent ainsi pour nous les plus belles pages de l’histoire de la musique cubaine, en reprenant notamment des tubes du Buena Vista Social Club. Aux côtés des plus jeunes, quelques vétérans comme la chanteuse Siomara Avilla Valdes, Reynaldo Creagh (96 ans),  le pianiste Guillermo Rubalcaba Gonzales,  le percussionniste Luis Mariano Valiente, le danseur Luis Chacon Mendive "Aspirina"…Sans doute les derniers témoins de l’âge d’or du « son » cubain.
Annie Grandjanin

Les 4 et 5 décembre, à 20 h 30 et le 6 décembre, à 15h30 et 20h30, au Palais des Congrès, 2, Place de la Porte Maillot, 75017 Paris. Loc. au 08.92.050.050. Places de 32 à 83 €

En tournée : le 7 décembre à l’Amphi 3000 de Lyon, le 9 décembre au Zénith de Montpellier, le 10 décembre au Silo de Marseille. 

13 oct. 2014

50 musiciens revisitent les B.O. de succès du 7ème Art

Les thèmes musicaux de « Star Wars », « Lawrence d’Arabie », « 2001, l’Odyssée de l’Espace », « La Strada », «Mort à Venise », « Titanic », « West Side Story », « James Bond », « Le Parrain», «Pirate des Caraïbes»…interprétés par cinquante musiciens de  l’Orchestre Philharmonique de Prague,  c’est l'ambitieux programme de « Ciné Musique ». 
Un spectacle, présenté à Paris par Francis Huster, qui devrait séduire à la fois les amoureux du 7ème Art et de la musique. Derrière l'orchestre, dirigé par le jeune chef tchèque Jaromir Michael Krygel, des projections sur grand écran permettront aux spectateurs de revoir des extraits de ces grands succès cinématographiques et de découvrir des anecdotes, des récits de tournage, des portraits d’actrices et d’acteurs…

Le 26 novembre, à 15h et à 21h, au Casino de Paris, 16 rue de Clichy, 75009 Paris. Tél. : 08.92.29.89.26. Prix : à partir de 39 €. www.casinodeparis.fr
En tournée dans une vingtaine de villes françaises en novembre et en décembre.

10 oct. 2014

Calogero pour trois soirs à l'Européen

Dans la foulée de son bel album  "Les feux d'artifice" et avant son concert sur la scène de Bercy Arena le 22 novembre 2014, Calogero se produira dans le cadre intimiste de l'Européen les 27, 28 et 29 octobre prochains. 
Mise en vente en exclusivité à la Fnac, le lundi 13 octobre, à 10 heures et ouverture tous réseaux le mercredi 15 octobre, à 10 heures.
L'Européen, 5 rue Biot, 75017 Paris.

9 oct. 2014

Recycler: c'est branché !

Ayo (c) Kate Berry

Les statistiques l'affirment: les jeunes seraient les moins bons trieurs ! D’où l’idée d’organiser un show afin de les motiver. Pour sa sixième édition la « Recycling Party » poursuit donc le challenge avec un argument de poids : un appareil recyclé contre une entrée gratuite ! L’occasion de faire un peu de ménage dans vos placards. Et, puisque c'est pour la bonne cause, on ne vous en voudra pas si vous vous débarrassez enfin des doublons (ou des cadeaux improvisés) de votre liste de mariage ! Sachez tout de même qu’on ne pourra pas faire grand-chose pour l’encombrante ménagère ou la nappe brodée de cigales et de papillons…puisqu’il s’agit essentiellement de puiser dans votre réserve de D3E. Traduction : des  Déchets d’Équipements Électriques et Électroniques. Et selon une étude très sérieuse, nous en hébergeons pas moins de 24 kg  par foyer. En revanche, vous êtes les bienvenus avec un vieux fer à repasser, même celui acheté avant l’avènement de la vapeur !
Blond and Blond and Blond
(c) Alain Guizard
Votre sens civique sera ainsi récompensé avec une place à la Cigale pour assister au spectacle de Blond and Blond and Blond, un trio suédois totalement déjanté (voir article du 28 février sur ce blog) et de la chanteuse Ayo. Une soirée animée par l’irrésistible Tomas VDB. Réservation indispensable...
Annie Grandjanin
Le 25 octobre, à partir de 19h30, à la Cigale, 
120, Bd  Rochechouart, 75018 Paris. 
Rés. sur http://www.billetreduc.com
Infos sur les points de collecte: http://www.erp-recycling.fr

                                                         

7 oct. 2014

La virtuosité vocale de Cinq de Cœur: un atout imparable

(c) Charlotte Spill
Comme le Quatuor ils puisent dans un vaste répertoire qui va du classique au rock en passant par le lyrique, la variété ou le jazz. Mais alors que leurs illustres aînés sont des musiciens accomplis…eux n’ont pas d’autre instrument que leur voix ! Cinq plus exactement : deux sopranos, une alto, un ténor et un baryton. Après « Chasseurs de Sons » et « Métronome » Cinq de Cœur présente son nouveau spectacle « Le concert sans retour », mis en scène par Meriem Menant, (alias Emma la Clown). Coincé dans un programme romantique allemand, le quintet ne tarde pas à se saborder, jetant aux orties robes longues et smokings noirs, pour s'échapper vers des contrées plus souriantes. Une boule à facettes apparaît alors sur scène, donnant le ton d’un concert totalement débridé où les partitions de Saint-Saëns, Brahms et Bizet croisent le fer avec des titres de Léo Ferré,  Scorpions, Simon & Garfunkel, Francis Lopez,  Mylène Farmer, dans des joutes musicales de haute portée ! On salue au passage l’arrivée de deux nouvelles recrues : Hélène Richer et Fabian Ballarin. La première, membre fondateur de la Compagnie Soleil de Nuit, rayonne littéralement sur scène tandis que le second, adepte de la beatbox, nous enchante dans le rôle du rockeur-séducteur. Les « anciens » Pascale Costes, Sandrine Mont-Coudiol et Patrick Laviosa sont toujours excellents. On regrettera peut-être l’absence de décors qui auraient pu ajouter quelques touches de folie, mais les fidèles, et ils sont nombreux, vous diront que leur virtuosité vocale est leur plus bel atout...
Annie Grandjanin

Du mercredi au samedi à 21 h, mat. dim. à 17 h, au Théâtre le Ranelagh, 5, rue des Vignes, 75016 Paris. Tél. : 01.42.88.64.44. www.theatre-ranelagh.com

Les jolies cantates du Cabaret Barbara

(c) Brigitte Enguérand
Après Brassens et Vian, les comédiens de la troupe de la Comédie Française s’aventurent cette fois dans le répertoire de Barbara. Une vingtaine de chansons dont certaines remontent au début des années soixante à l’époque où la « chanteuse de minuit » se produisait à l’Ecluse. Dans un décor volontairement dépouillé qui permet d’apprécier la poésie des textes, les six interprètes, toutes générations confondues, revisitent des titres comme « Une petite cantate », « Au bois de Saint-Amand », « Le mal de vivre », « Dis quand reviendras-tu »… La direction artistique revient à Béatrice Agenin et c’est le pianiste et accordéoniste Benoît Urbain qui assure la direction musicale (et les arrangements). Il est accompagné sur scène par trois autres musiciens : Paul Abirached (guitare), Philippe Briegh (saxophone, violon et clarinette) et Alain Grange (violoncelle).
Chapeau bas  pour Sylvia Bergé qui possède d’incontestables qualités vocales,  Danièle Lebrun pétillante à souhait lorsqu’elle ponctue le primesautier « Hop-là » (sur une musique de Jean-Jacques Debout et Roland Romanelli), les jeunes et touchants Suliane Brahim et Félicien Juttner, le très inspiré Elliot Jenicot et Martine Chevallier qui apporte une jolie touche de fantaisie dans « Les amis de Monsieur », une chanson de Fragson que la chanteuse interprétait à ses débuts. A l’image de la fameuse réplique du film « Love Story », ces Comédiens-Français prouvent que l’on peut aimer (et servir avec talent) Shakespeare, Molière et …Barbara.
Annie Grandjanin


Jusqu’au 2 novembre, du mercredi au dimanche, à 18 h 30, au Studio-Théâtre de la Comédie Française, Galerie du Carrousel du Louvre, 99, rue de Rivoli, 75001 Paris. Tél. : 01.44.58.98.58. www.comedie-francaise.fr

6 oct. 2014

Chloé Lacan fait "Ménage à trois" à l'Européen

Elle a fait ses classes dans les compagnies théâtrales, chanté au sein du fameux quintet « Crevette d’Acier »… avant de se lancer en solo. Après avoir vanté « Les plaisirs solitaires », nous régalant au passage de versions décapantes de « I Will Survive » ou de « Fais-moi mal Johnny », Chloé Lacan nous revient avec « Ménage à trois ». Un spectacle dans lequel, accompagnée de son fidèle accordéon et de deux  multi-instrumentistes : Nicolas Cloche et Brice Perda, elle présentera sur scène les titres de son nouvel album. A voir absolument car la demoiselle flirte avec bonheur du côté du jazz, de la variété, du lyrique ou de la musique tzigane.


Le 7 octobre, à 20 heures, à l’Européen, 5, rue Biot, 75017 Paris. Tél. : 01.43.87.29.89. www.leuropeen.info

3 oct. 2014

Johnny Rotten, en dédicace à Paris

Le chanteur des Sex Pistols et créateur du groupe PiL sera en dédicace à la Fnac Saint-Lazare, le 21 octobre à 12h30, à l'occasion de la sortie de ses mémoires "La rage est mon énergie" (prévue le 16 octobre). Un ouvrage de 720 pages dans lequel il évoque son enfance dans un quartier mal famé de Londres, la création des Sex Pistols avec son copain Sid Vicious, les remous provoqués par des titres comme "God Save The Queen" ou "Anarchy In The UK", ses rencontres avec Viviane Westwood, Richard Branson...Une bible pour les amateurs et une rencontre exceptionnelle avec l'une des dernières figures du mouvement punk.
Passage du Havre, 109, rue Saint-Lazare, 75009 Paris. Forum des rencontres niveau 3.

1 oct. 2014

Jean Guidoni: "Avec Leprest, j'ai retrouvé le plaisir et l'envie".

(c) Chloé Jacquet
Après le spectacle  « Où vont les chevaux quand ils dorment  », Jean Guidoni s’offre un nouveau voyage dans la poésie d’Allain Leprest avec « Paris-Milan ». Un bel album de chansons inédites, mises en musique par Romain Didier, dans lequel il donne notamment la réplique à Juliette sur « Trafiquants ».  Rencontre avec l’artiste avant son retour attendu sur la scène du Théâtre de la Ville.
Comment est née l’idée de cet album ?
Le producteur Didier Pascalis m’a dit qu’il avait 3 textes inédits d’Allain et il m’a demandé si je voulais les enregistrer. Puis, il m’a rappelé pour me dire qu’il y en avait davantage et qu’on pouvait faire un disque. A l’époque, j’avais d’autres projets mais je n’ai pas réfléchi et j’ai dit oui tout de suite. J’avais déjà baigné dans cette atmosphère avec le spectacle « Où vont les chevaux quand ils dorment » que j’ai chanté avec Yves Jamait et Romain Didier. Il y a chez cet artiste quelque chose d’universel. Chacun peut se prendre son Leprest !
Il a pourtant eu une reconnaissance tardive, voire posthume ?
Cela me fait râler qu’il ne soit pas reconnu à sa juste valeur. C’est une grande injustice car c'était un vrai poète. Je le compare un peu à Prévert. Pour moi, c’est aussi grand. A la lecture de ses textes, j’éprouve  la même émotion que celle que j’ai eue avec Pierre Philippe. J’ai retrouvé le plaisir et l’envie.
Tu ne souhaites pas que l’on parle d’hommage ?
Je n’aime pas trop cette idée.  J’ai eu envie de faire ce travail, comme s’il était encore là, dans le respect de l'homme et de l'artiste. C'est pourquoi, je n'ai pas voulu interpréter des chansons trop intimement liées à sa vie.
Tu l’avais déjà rencontré ?
Oui. La première fois, nous avions été invités par Yves Mourousi pour un gala au profit des infirmières. Et la dernière fois que je l’ai vu, c’était lors d’un co-plateau au festival d’Aubervilliers. Nous avions une manière différente d’aborder ce métier. Je ne suis pas sûr qu’il aimait la scène autant que moi. Il était plus bohème.
On sent une belle complicité dans le duo avec Juliette sur « Trafiquants » ?
Nous avions déjà chanté ensemble « La chasse à l’enfant » de Prévert. Juliette est quelqu’un qui fait  partie de ma famille !
Peux-tu nous parler de ce nouveau spectacle ?
Le répertoire sera évidemment en grande partie celui de l’album « Paris-Milan », avec quatre de mes anciennes chansons dont « Djemila » et « Je marche dans les villes » et d’autres d’Allain qui ont surtout été interprétées par Romain Didier. Je serai accompagné de quatre musiciens dans une mise en scène de Gérard Morel avec qui j'ai déjà eu le plaisir de travailler.
Pourquoi as-tu choisi la chanson « Paris-Milan » pour le titre de l’album ?
J’aime bien cette idée d’un voyage simple, sans bling-bling, un peu à l’image d’une humanité en désarroi. Et ce refrain dans la chanson qui dit : « horizontalement le sablier ne sert à rien, c’est renversant… ». J’ai toujours été touché par la manière dont il maniait le verbe et les mots. La grandeur d’Allain Leprest est tellement humaine…
Peut-on espérer un prochain spectacle de Guidoni chantant Guidoni ?
Le projet est toujours là mais j’ai de plus en plus de mal à accoucher de nouvelles chansons…
Propos recueillis par Annie Grandjanin

Le 14 octobre, à  20 h 30, au Théâtre de la Ville, 2, place du Châtelet, 75004 Paris. Tél. : 01.42.74.22.77. www.theatredelaville-paris.com

Album « Paris-Milan » (L’Autre Distribution), sortie prévue le 13 octobre.