14 déc. 2017

Barbara "Si mi la ré..."

Présenté comme le livre officiel du 20ème anniversaire de la disparition de Barbara, cet ouvrage de Stéphane Loisy et Baptiste Vignol, dirigé et "validé" par Bernard Serf (son neveu) s'inscrit dans la multitude des hommages rendus à la Dame en noir. Une artiste qui a marqué la chanson française d'une empreinte indélébile.
"Quand on aime Barbara, c'est passionnément. Cette femme n'inspire pas la demi-mesure. Tout ce qui la constitue est un appel à la grandeur, à l'intensité, à l'excès autant qu'à l'intime..." écrit Jeanne Cherhal dans la préface.
De son enfance à ses débuts à Bruxelles puis à l'Ecluse en passant par ses premiers enregistrements chez Pathé-Marconi, sa rencontre artistique et amoureuse avec Roland Romanelli, ses amis :Brel, Gréco, Moustaki, Béjart et Jean-Claude Brialy, le spectacle "Lily Passion" avec Gérard Depardieu, son séjour à New York dans le loft de Mikhaïl Barychnikov...on suit les pas de la femme et de l'artiste qui s'entremêlent étrangement. Car, que ce soit sur scène, dans ses engagements ou avec les hommes, son parcours reflète une égale passion, souvent dévorante... Des chapitres présentés par dates et intitulés "La chanteuse de minuit", "Le mal de vivre", "Le soleil noir", "La louve", "Écrire pour ne pas mourir"... qui font la part belle aux anecdotes et aux chansons. Avec des photos rares, parfois inédites où l'on découvre la chanteuse langoureusement allongée sur le sable dans les bras de son mari Claude Sluys, dans le costume du lieutenant Zephiro, signant des autographes pour ses fans qu'elle surnommait ses oiseaux, avec Johnny Hallyday pour l'enregistrement de "Toi mon ombre" (en mars 1972) ou à bicyclette, tout de blanc vêtue, au côté de Jacques Brel pour le film "Franz". 
Seul petit bémol, des légendes parfois insuffisantes pour illustrer certains clichés.
 Mais que l'on fasse partie de "ses oiseaux" ou pas "Barbara Si mi la ré..." apparaît comme l'un des ouvrages les plus documentés consacrés à l'auteur de "Chanson pour une absente"...

Éditions Gründ, sorti le 16 novembre. Prix: 29,95 €

11 déc. 2017

Stomp: des virtuoses du recyclage !

(c) Stomp
On ne présente plus cette troupe car les chiffres parlent d'eux-mêmes ! 15 millions de spectateurs dans le monde dont 1 million en France et une performance particulièrement remarquée lors de la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques 2012 à Londres.
Sur l'affiche on peut lire: "Stomp triomphe à Paris depuis 1996 !"...Ceux qui ont eu la chance de les découvrir, cette année là, se souviennent de ces danseurs et percussionnistes époustouflants de virtuosité et de créativité.

A l'heure où chacun d'entre nous prend la mesure, avec plus ou moins d'assiduité, de l'importance (et de l'urgence) du recyclage, cela fait belle lurette que ces drôles d'énergumènes ont compris le parti que l'on pouvait tirer des ustensiles destinés au rebut.
Sur scène, ils font feu de tout bois... mais aussi du plastique, de la ferraille, des couvercles de poubelles, des journaux, des boîtes d'allumettes, des tubes en caoutchouc, des éviers... pour leur donner une seconde vie. Et quelle vie ! Il faut les voir s'emparer d'objets du quotidien pour en faire des instruments de percussion ou le support d'étranges ballets, pour réaliser à quel point leur imagination est sans limite.
(c) Stomp



Les fidèles retrouveront évidemment des numéros qui ont largement contribué à la réputation de Stomp mais les artistes savent aussi se renouveler et étoffer certains tableaux. Comme celui avec des Zippos qui rivalise de poésie et de dextérité.
Qu'ils soient juchés sur un échafaudage ou chaussés d'après-ski sur d'énormes bidons, ils orchestrent avec brio une insolite et tonitruante symphonie.
Au fil des années, la troupe a également accentué la dimension humoristique de son show. Pour le plus grand plaisir du public qui répond, à l'unisson (mais pas toujours en rythme), aux sollicitations de ces joyeux et énergiques Stompers.
Un spectacle dont la magie opère à chaque fois...

Jusqu'au 24 décembre 2017, à 20 h, le samedi à 16 h et 20 h, le dimanche à 15 h et 18 h et le 24 décembre à 14h, aux Folies Bergère, 32, rue Richer, 75009 Paris. Tél.: 08 92 68 16 50.
Prix: de 20 à 69,50 €. http://www.foliesbergere.com/


7 déc. 2017

Barbara Pravi: "Jai besoin de travailler dans l'humain"

(c) Yann Orhan
Dans le spectacle "Un été 44"qui avait remporté un succès mérité au Comédia, elle incarnait Solange, une jeune femme sensible, prise dans la tourmente des trois mois qui ont précédé la libération. Outre son jeu et sa rayonnante présence, son interprétation de la chanson "Seulement connu de Dieu" (de Claude Lemesle et Charles Aznavour) était tout simplement bouleversante...laissant entrevoir une artiste avec laquelle il faudrait désormais compter. Pour preuve, l'accueil réservé aux concerts donnés récemment au Réservoir à Paris, pour fêter la sortie de son premier EP. Des textes soignés et inspirés, sur des mélodies pop, résolument modernes, qui touchent au coeur dès la première écoute.
Barbara Pravi, un nom à retenir...

- Au réservoir c'était la première  fois que vous interprétiez vos propres chansons sur scène ?
Oui. Nous avons fait 7 dates. Chaque fois, j'avais le sentiment de marcher sur du coton.
- Comme pour cette tournée avec Florent Pagny ?
C'est une vraie chance pour moi d'avoir été invitée à assurer sa première partie. Je ne pensais pas qu'il était possible d'avoir une équipe aussi adorable autour de soi. Nous avons débuté le 1er décembre dernier en Belgique et j'ai trouvé que le public de Florent le reflétait bien. Il est à l'écoute et extrêmement bienveillant.
- Vos chansons sont-elles autobiographiques ? Notamment "Malamour" qui parle de la violence faite aux femmes ?
Je m'inspire beaucoup de mon vécu. Pour "Malamour" j'ai essayé de garder de la distance. Je ne voulais pas de regard accusateur. Il fallait que tout cela demeure à la fois intime et pudique.
- Pour autant, vous reconnaissez-vous dans les mots militante et féministe que l'on a pu lire à votre sujet ?
Je ne me considère pas comme cela. C'est assez réducteur et je n'ai jamais aimé les cases. Les textes que j'écris ne sont pas féministes, ils sont réalistes. Ce qui m'importe avant tout, ce sont les rencontres. J'ai besoin de travailler dans l'humain.
-Après avoir interprété la chansons originale du film "Heidi" (d'Alain Gsponer), il paraît que vous aimeriez bien prêter votre voix à un personnage de Disney ?
J'adorerais ! J'ai un carnet où je note des choses que j'aimerais faire dans la vie. Et chanter dans un film de Disney en fait partie. A 5 ans, j'ai même fait envoyer une cassette de moi pour le casting de "La Petite Sirène 2", mais il fallait avoir 7 ans minimum... Du plus loin que je me souvienne, j'ai toujours voulu chanter mais j'ai commencé par faire des études de droit avant de m'autoriser à envisager ce métier.
- Écrire des chansons figure également dans ce carnet ?
J'ai commencé très jeune, juste pour moi. Mon père est philosophe. J'ai été élevée dans l'amour des mots, des choses qui ont du sens. Mes textes ont pris la forme de chansons il y a 4 ans. Grâce à Jules (Jaconelli) qui m'a appris à écrire.
- La chanson est un format plus facile pour exprimer vos sentiments ?
Je cadre mieux mes idées et j'ai plus de facilité pour trouver les mots. Dans la chanson "Déda" qui s'adresse à mon grand-père, il y a des choses que je suis incapable de lui dire en vrai. J'ai fait 7 versions de ce texte avant d'y arriver. Je ne voulais pas tomber dans le pathos. Entre nous, il y a des ondes très fortes mais c'est un amour assez muet.
- Pouvez-vous nous parler de l'album à venir ?
Il s'appellera "Déda, Sarah et les autres..." et devrait sortir avant l'été 2018. J'espère qu'il parlera aux gens...

EP Barbara Pravi (Capitol Music France)
En tournée:  en première partie de Florent Pagny, les 8 et 9 décembre à Dijon, le 10 décembre à Montbéliard, le 12 décembre à Lyon, les 30, 31 janvier, 2 et 3 février 2018 au Casino de Paris... 

29 nov. 2017

Grands Prix Sacem 2017

"La musique est une incroyable invention humaine. Pour qu'elle existe et nous parvienne, il faut un compositeur, pour une chanson un auteur et souvent un éditeur pour promouvoir l'oeuvre..."confie Jean-Claude Petit, compositeur et Président du Conseil d'Administration de la Sacem.
Pour réaliser le travail et le rayonnement de cette société de gestion collective au service des créateurs et éditeurs de musique, il suffit de citer quelques chiffres : 118 millions d'oeuvres du répertoire mondial représentées, 1,8 million d'oeuvres de créateurs déposées en 2016, 163 accords de représentation signés avec 115 sociétés étrangères à travers 95 pays...
Une mission impressionnante qui mérite d'être soulignée et... fêtée ! C'était le cas, lundi dernier, salle Pleyel, pour la traditionnelle remise des Grands Prix Sacem 2017.  Pas si traditionnelle, cette année, car la soirée avait pris un coup de jeune ! Tout d'abord avec la comédienne Isabelle Carré qui a rempli avec humour et simplicité le rôle de maîtresse de cérémonie, offrant chips et boissons aux heureux lauréats. Ensuite avec la création d'un nouveau prix "Répertoire jeune public" et enfin avec la consécration d'artistes comme Jain, Gaël Faye, Bigflo & Oli, Petit Biscuit, Soprano...

Voici les 18 prix décernés:
- Prix spécial : Salvatore Adamo
- Répertoire jeune public: Aldebert
- Prix Rolf Marbot de la chanson de l'année: Bigflo & Oli pour "Je suis".
- Jazz: Bojan Z
- Chanson Française (créateur-interprète): Calogero
- Edition musicale: Cristal Publishing/Eric Debègue
- Musique symphonique (jeune compositeur): François Meïmoun
- Prix Francis Lemarque de la Révélation: Gaël Faye
- Répertoire Sacem à l'export: Jain
- Musique pour l'image: Jean-Michel Bernard
- Prix de l'oeuvre internationale de l'année: "Can't Stop The       Feeling", Justin Timberlake
- Musique symphonique (carrière): Karol Beffa
- Musiques du monde: Mory Kanté
- Humour: Nora Hamzawi
- Musique électroniques: Petit Biscuit
- Chanson Française (créateur): Pierre Grillet
- Musiques urbaines: Soprano
- Auteur-réalisateur de l'audiovisuel: Tristan Carné

28 nov. 2017

Les figures libres et poétiques d'Arturo Brachetti

(c) Paolo Ranzani
Le temps ne semble pas avoir de prise sur lui, depuis l'époque où il était l'attraction vedette du Paradis Latin. Toujours cette même virtuosité pour se métamorphoser, en un claquement de doigt, de la tête aux pieds. Un art qui perpétue celui du fameux Fregoli.
Avec ce nouveau spectacle intitulé "Solo", Arturo Brachetti marque son grand retour à Paris.
Pas tout-à-fait solo d'ailleurs, puisqu'il est accompagné d'une ombre avec laquelle il joue, tout au long de ce show électrique dont le fil rouge est une visite dans la maison de son enfance.
A l'aide d'une caméra miniature, il nous emmène ainsi dans sa chambre, dans la cuisine, dans le salon où trône un poste de télévision. L'occasion pour Arturo de se glisser dans les costumes de personnages de séries populaires comme "Wonder Woman", "Arabesque", "Happy Days", "La Famille Adams", "Baywatch"... Ou de feuilleter un livre de contes pour en faire surgir le Petit Chaperon Rouge, Blanche-Neige, Aladdin ou Shrek.
On fera l'impasse sur la visite des toilettes, prétexte à des considérations d'un goût douteux sur le temps qui passe... pour admirer les tableaux nettement plus poétiques illustrant les quatre saisons. Dénichant dans le grenier un chapeau offert par son grand-père, Brachetti recouvre son éternelle houppette pour nous proposer une impressionnante galerie de personnalités, de l'Amiral Nelson à Don Camillo en passant par Bonaparte ou Gloria Swanson dans "Sunset Boulevard".
(c) Paolo Ranzani
Quant à la scène de mariage, même si elle est bien dans l'esprit exubérant de l'artiste italien, elle n'apporte pas forcément grand chose à ce "Solo" dont on retiendra surtout les performances, la poésie et la créativité.
Car si Arturo Brachetti est un transformiste époustouflant, il maîtrise également l'art du mime, des ombres chinoises, du mapping, du dessin sur du sable... Le tout mis en valeur par des rayons laser, des images en 3D et des effets spéciaux qui devraient ravir petits et grands rêveurs...

Du mar. au ven. à 21 h, le sam. à 16 h et 21 h et le dim. à 15 h, au 13ème Art, Centre commercial Italie 2, 30, av. d'Italie, 75013 Paris. Tél. 01.53.31.13.13. Places à partir de 25 €. 
En tournée: du 14 au 31 déc. 2017 à Lyon, les 4 et 5 janvier 2018 au Palais des Festivals de Cannes, le 7 janvier à Annecy, le 9 janvier au Zénith d'Orléans, le 11 janvier à Tours (Vinci), le 12 janvier à Niort (L'Acclameur), le 14 janvier à Taverny (Théâtre Madeleine Renaud), le 16 janvier au Zénith de Dijon...

27 nov. 2017

Only French 2017

"Je crois que la musique adoucit les désaccords et j'oeuvre dans ce sens depuis longtemps..." confie Dominique Prévost, Directeur du Festival et Président de l'Association. Un festival dont le credo est de mettre en valeur une culture musicale, sans AGM (comprenez Artiste Génétiquement Modifié !).
La moisson de cette 24ème édition présente donc d'authentiques artistes francophones venus de Suisse, de France, d'Angola, du Burkina  et du Sénégal.
Coup d'envoi le 30 novembre avec la chanteuse suisse Phanee de Pool (sélectionnée en partenariat avec Catalyse), Wally, qui depuis plus de trente ans, balade sa bonne humeur et son goût prononcé pour l'"Art content pour rien" sur toutes les scènes de France, et enfin A'mosi Just A Label, un groupe angolais, mené par le chanteur et guitariste  Jack Nkanga, lauréat en 2016 de l'"Afro Pépites Show" du Rêve Africain. Le lauréat 2017 sera révélé au cours de la soirée.
Également à l'affiche: Patrick Kabré et son électro-rock, les Soeurs Doga, dans un répertoire d'inspiration traditionnelle, Kantala dont les musiques puisent dans la tradition Sénoufa (Burkina Faso) mais aussi dans le rock, le blues et le reggae.
Quant au concert de clôture, intitulé "Dakar by Night", il réunira Naham Trio et le chanteur, musicien, conteur Woz Kaly.
Pas de panique si vous ratez l'un de ces rendez-vous puisque, durant trois jours,  "Only French Tv" proposera une émission, en direct, avec les artistes et les partenaires du festival.

Les 30 novembre et 1er décembre 2017, à 20h30, à la Boule Noire, 118, bd de Rochechouart, 75018 Paris et le 2 décembre 2017, à 20h30,  au Pan Piper, 2-4, Impasse Lamier, 75011 Paris.
Places: 12 € en prévente et 15 € sur place, tarif réduit à 10 € (- 18 ans) et gratuit - 10 ans.
Réserv. à la Fnac et sur Weezevent.
Infos sur le site: http://onlyfrench.fr/

22 nov. 2017

Björk à l'affiche du Festival We Love Green

Unique escale en France pour la chanteuse islandaise Björk qui se produira en concert le dimanche 3 juin 2018, dans le cadre du Festival "We Love Green".
L'occasion de découvrir, en live, les titres de son nouvel album "Utopia" dont la sortie officielle est annoncée pour vendredi prochain.
Des titres écrits, produits et enregistrés entre Reykjavik et New York, en collaboration avec le producteur américain ARCA.

Ouverture de la billetterie le mercredi 29 novembre sur le site http://www.welovegreen.fr/

Festival We Love Green, les 2 et 3 juin 2018, 
au Bois de Vincennes, Plaine de la Belle Étoile, 75012 Paris

Exposition : "Daho l'aime pop !"

Françoise Hardy et Etienne Daho
(c) Antoine Giacomoni-Mandrakimage
Dans la foulée de la sortie de "Blitz", le nouvel album d'Etienne Daho (dans les bacs depuis le 17 novembre), la Cité de la Musique-Philharmonie de Paris poursuit son cycle d'expositions associant photographie et musique, en invitant le chef de file de la pop française à raconter sa propre histoire.
Pour cette exposition baptisée "Daho l'aime pop !", l'artiste a accepté de coiffer les casquettes de commissaire, concepteur et narrateur. En collaboration avec Tristan Bera, Franck Vergeade et Nathalie Noënnec.
"Lorsque je connus mes premiers succès, pour échapper aux modèles dominants et à la rigidité sectaire du rock et de la variété, je m'autodéfinis comme chanteur pop. Cela me semblait m'offrir une zone de liberté qu'avaient défrichée certains de nos aînés... Aujourd'hui, la pop a des contours fluctuants et se moque des définitions..." confie Daho.
Etienne Daho et Daniel Darc
(c) Antoine Giacomoni-Mandrakimage
Un esprit libre, décomplexé, qui devrait guider le visiteur tout au long de ce parcours illustrant plusieurs décennies de la "French Pop".
Quatre espaces sont ainsi proposés au public:  une galerie principale, avec 180 portraits retraçant 4 grandes périodes (de 1950 à aujourd'hui), un vidéodrome avec un programme, en boucle, mixant une trentaine de documents audiovisuels INA et clips: Serge Gainsbourg et Jane Birkin, "Épaule Tatoo" de Daho, "Birthday Party", des Stinky Toys, "Tandem" de Vanessa Paradis, réalisé par Jean-Baptiste Mondino..., une alcôve "Juke Box Baby", permettant de sélectionner et écouter, à la demande, 200 titres choisis par Etienne Daho, et enfin l'alcôve "Daholab" consacrée à la jeune scène actuelle (Flavien Berger, La Femme, Lou Doillon...) et aux grands parrains du genre: Elli Medeiros, Philippe Pascal, Patrick Vidal et Dominique A. Avec des photos réalisées par Etienne Daho et exposées ici en exclusivité.
A noter qu'un atelier "Pop music en famille" est également accessible (le dimanche de 14h30 à 16 h) pour les amateurs...

Du 5 décembre 2017 au 29 avril 2018, du mardi au jeudi de 12 h à 18 h, le vendredi de 12 h à 20 h, samedi et dimanche de 10 h à 20 h, au Musée de la Musique - Cité de la Musique, 221, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris. 
Tarifs:9 € et 5 € (moins de 26 ans, demandeurs d'emploi, bénéficiaires des minima sociaux).
Réservations au.: 01.44.84.44.84. et sur le site http://philharmoniedeparis.fr/ 

20 nov. 2017

"Carnet de notes": récréatif !

Plébiscité cet été au Festival d'Avignon, ce spectacle musical, habilement mis en scène par Mariline Gourdon Devaud et Isabelle Turschwell s'installe à Paris.
Après avoir évoqué le couple ("De la bouche à l'oreille") et la famille ("Album de famille", la Compagnie du Sans Souci invite le public à se replonger ici dans ses souvenirs d'école avec ce "Carnet de notes" qui mérite largement un tableau d'honneur !
De la primaire au bac, du tableau noir au portable, ce sont des pans entiers de notre enfance, de notre adolescence et de celles des gamins d'aujourd'hui qui défilent sur la scène du Lucernaire.
Pas de cours magistral ni de grandes tirades mais des saynètes drôles, tendres et émouvantes sur l'éducation, la transmission, l'évolution des rapports entre les élèves et les enseignants.
Le tout accompagné de chansons qui mêlent également passé et présent, comme "Rosa" de Brel, "L'interrogation écrite" de Gilbert Lafaille", "A la récré" d'Anne Sylvestre, "Le blues de l'instituteur" de Grand Corps Malade, "La cantine" de Pascal Parisot ou  "La maîtresse d'école" de Thomas Pitiot.
Difficile de résister au charme pétillant de ces énergiques (et bien talentueux) garnements (4 filles et 3 garçons) qui nous transportent allègrement des bancs de l'école, à la cour de récré, en passant par la cantine, le traditionnel spectacle de fin d'année ou un hilarant cours d'éducation sexuelle.
Un "Carnet de notes" à applaudir... sans retenue !

Jusqu'au 21 janvier 2018, du mardi au samedi à 19 h, le dimanche à 16 h, au Lucernaire, 53, rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris. Tél.: 01.45.44.57.34. http://www.lucernaire.fr/

19 nov. 2017

Académie Charles Cros: 70ème palmarès

Le 16 novembre dernier, à la Maison de la Radio, avait lieu la cérémonie annuelle de  remise des Grands Prix décernés par l'Académie Charles Cros. Une académie créée au lendemain de la guerre, qui affiche l'âge respectable de 70 ans. Une soirée un peu longue certes, dont on retiendra quelques moments divertissants comme le message de Jane Birkin en compagnie de son facétieux bouledogue anglais qui lui a quelque peu volé la vedette !  Autres moments forts, la solaire présence d'Angélique Kidjo (honorée pour l'ensemble de sa carrière), Camille interprétant un poème de Charles Cros ("Aux femmes") ou François Morel affirmant en chanson "Y'a pas plus chic qu'une chanson populaire..."
Voici le palmarès 2017:
- Prix du Président de la République: Michaël Levinas, pour l'ensemble de son oeuvre
Dans la catégorie "In Honorem Interprètes":
- Musique contemporaine: Irvine Arditti, violoniste et fondateur de l'Arditti String Quartet
- Musique du Monde: Angélique Kidjo, à l'occasion de la publication en français de "La voix est le miroir de l'âme: mémoires d'une diva engagée" (Fayard)
- Jazz: Fred Hersch
- Chanson: Jane Birkin
Prix Filleul: la soprano Anaïs Constans
Dans la catégorie Grands Prix Internationaux du disque et du DVD:
- soliste instrumental: Jérôme Comte (clarinette) et Denis Pascal (piano) pour "Berg et Brahms"
- soliste lyrique: la soprano Gaëlle Arquez pour"Ardente flamme" 
- Opéra-Prix DVD: "Mozart: Mitridate" (enregistré au Théâtre des Champs-Elysées)
- musique contemporaine: "Oeuvres orchestrales", Marc Monnet
Angélique Kidjo
(c) David Desreumaux
- jazz: "Princess" par Suzanne Abbuehl, Stephan Oliva, Øyvind Hegg-Lunde
- blues:  "Memphis...Yes, I'm Ready", Dee Dee Bridgewater
- disques pour enfants: "Icibalao", Presque Oui
- chanson: "Ouï", Camille, "La vie (titre provisoire)", François Morel et "Crève-silence", Nicolas Jules.
- musiques du monde: "Danse mémoire, danse", A Filetta, Paolo Fresu, Daniele di Bonaventura
- parole enregistrée: "Les voyageurs de l'espace", Didier Petit, Claudia Solal et Philippe Foch
et "Born to run, Bruce Springsteen", Jacques Frantz
Dans la catégorie Grand Prix Charles Cros Scène (avec la Fédération des festivals de chanson francophone)
- grand prix scène: Loïc Lantoine
- prix révélation scène: Camille Hardouin

A l'occasion de la parution du coffret "Thelenious Monk, Les Liaisons Dangereuses 1960" (musique du film de Roger Vadim, auquel il avait participé, un hommage a été rendu à Alain Tercinet, disparu en juin dernier.


15 nov. 2017

La pop lyrique de Fraissinet


Dès son premier album "Courants d'air", sorti en 2008, Fraissinet a apporté un joli souffle dans la chanson francophone. Une chanson mâtinée d'influences pop-rock, à l'instar de son quatrième opus "Voyeurs", qu'il a présenté en octobre dernier sur la scène de l'Auguste Théâtre.
Dans une formule intimiste (avec la complicité de Germain Umdenstock à la guitare et au clavier) qui mettait en valeur les textes ciselés, les lyriques mélodies et la fougue communicative de cet auteur-compositeur.
Originaire de Morges, près de Lausanne, cela fait quelques années déjà qu'il a quitté les bords du lac Léman pour poser son piano en France.
Un instrument avec lequel il fait totalement corps pour accompagner des chansons qui parlent principalement du regard. Celui que l'on porte sur soi, sur l'autre ou sur le monde qui nous entoure. Une vision parfois obscurcie, même si l'artiste se garde bien de jouer les donneurs de leçon : "je ne me considère pas comme un chanteur engagé mais comme un chanteur impliqué... Je préfère poser des questions qu'apporter des réponses" confiait-il récemment dans une interview.
De ses études cinématographiques, il a conservé le don de raconter des histoires qu'il déroule comme des petits films. Que ce soit pour parler d'écologie  ("Les mutants"), des déracinés ("Notre ressemblance"), du temps qui passe ("Nos jeux d'enfants")... ou encore de "La mémoire de nos pères".
Et lorsqu'il propose sa version sobre et touchante de "Quand reviendras-tu ?" de Barbara, on se dit que Fraissinet a décidément bien du talent.

Le 28 novembre, à 20 heures, au Flow, 4 Port des Invalides, 75007 Paris.
Infos et réservations sur le site http://www.fraissinet.net/

14 nov. 2017

Laura Clauzel "Paria(h)"

Après son spectacle "Cabaret d'amour" dans lequel elle revisitait des titres peu connus de Piaf (voir le 10 novembre 2015 sur ce blog), on pressentait que Laura Clauzel, qui a fréquenté les cours de la Sorbonne (section histoire culturelle), de l'école Martha Graham à New York ou du Cours Florent, raccrocherait un jour son costume d'interprète pour exprimer ses propres émotions.
C'est maintenant chose faite avec ce premier EP en anglais, écrit et composé avec la complicité de sa petite soeur Fanny et d'Olivier Bostvironnois.
Dès les premières mesures on est littéralement happé par son timbre envoûtant, d'une rare intensité, qui s'insinue au plus près de notre conscience. Que ce soit pour nous interpeller sur le quotidien d'une fille de joie ("Female"), celui des migrants enfermés dans la jungle de Calais ("The Face of Shame") ou celui d'un "Golden Boy". Le dernier titre "You and Me" arrivant comme une respiration, un point d'orgue pour nous rappeler qu'il faut beaucoup aimer...
Accompagnée d'une efficace section de musiciens, dont le fameux contrebassiste américain Alex Blake, Laura aborde des univers musicaux qui vont du trip-hop au gospel en passant par des ambiances world, jazzy et soul. Un disque dense, vibrant, dont elle fêtera la sortie le 7 décembre prochain à La Chapelle des Lombards. On regrette juste qu'il ne comporte que quatre morceaux...

"Paria(h)" (Cantrix Production), sorti le 10 novembre dernier.
En showcase le 7 décembre, à 19h30, à La Chapelle des Lombards, 19, rue de Lappe, 75011 Paris. Tél.: 01.43.57.24.24. http://www.la-chapelle-des-lombards.com/

13 nov. 2017

Didier Gustin: un clin d'oeil inspiré au répertoire de Nougaro

Habitués à pratiquer une intense gymnastique avec leurs cordes vocales, bon nombre d'imitateurs auraient pu prétendre à  une très honorable carrière de chanteur.
A l'instar de Laurent Gerra, Patrick Adler, Michaël Gregorio, Véronic DiCaire... Et bien sûr Didier Gustin qui s'était quelque peu éloigné des scènes parisiennes.
Avec "Ah tu verras !", un spectacle écrit avec la complicité d'Hubert Drac (également metteur en scène) et Jacques Pessis, il revient en force (et avec talent) en empruntant la tessiture et la gestuelle d'une cinquantaine d'artistes. Autre bonne nouvelle, il a choisi de rendre hommage au répertoire de Claude Nougaro, trop peu revendiqué par les nouvelles générations.
Accompagné sur scène par deux solides musiciens: Hugo Dessauge (claviers) et Laurent Roubach (guitares), et des images diffusées sur écran, Didier Gustin, promu factotum d'une visite organisée dans la maison de l'auteur de "Dansez sur moi", où coule une fontaine miraculeuse, reçoit des personnalités du monde de la musique, du théâtre, du cinéma et de la télévision.
Au fil de ce pèlerinage aux sources de l'inspiration du troubadour toulousain, auxquelles chacun souhaite s'abreuver, on croise ainsi Johnny Hallyday, Eddy Mitchell, Julien Clerc, Renaud (plus en voix qu'à l'ordinaire !), Aznavour, Raphaël,Vincent Delerm, Maître Gim's, Joey Starr, Grand Corps Malade, Michel Polnareff, Francis Cabrel... mais aussi Michel Drucker, Stéphane Bern, Gérard Depardieu, Michel Galabru, Albert Dupontel ou encore Jean-Claude Van Damme.
Hormis quelques prénoms lâchés au hasard, nul besoin pour Didier Gustin d'identifier les visiteurs tant ses imitations sont excellentes. Notamment Serge Gainsbourg dans "Nougayork", Alain Bashung dans "Le cinéma", Bernard Lavilliers dans "Bidonville" ou Fabrice Luchini, inénarrable dans une relecture de la chanson "Le coq et la pendule".
Un spectacle drôle, tendre et inspiré, à voir... et à revoir.

Jusqu'au 11 janvier 2018, le mercredi à 21 h et le jeudi à 19 h, au Théâtre l'Archipel, 17, boulevard de Strasbourg, 75010 Paris. Tél.: 01.73.54.79.79. http://www.larchipel.net/

Rencontre avec Etienne Daho

Quatre ans après "Les chansons de l'innocence retrouvée", le chef de file de la pop française revient avec  "Blitz" (sortie officielle le 17 novembre prochain).
Un nouvel opus composé et enregistré à Londres dont la pochette rétro est signée par le célèbre photographe Pari Dukovic.
Douze titres, entre new wave et électro, portés par le succès du single "Les flocons de l'été", qu'Etienne Daho évoquera, lors d'une rencontre exceptionnelle, à la Fnac Ternes, le 18 novembre à 16 heures.
Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

Forum des Rencontres, niveau 4
26-30, avenue des Ternes
75017 Paris.

12 nov. 2017

"Jésus - de Nazareth à Jérusalem": un spectacle en manque d'âme

Malgré un battage médiatique qui nous promettait une fresque musicale "inspirée des plus grands péplums hollywoodiens", il faut avouer que ce "Jésus" mis en scène par Christophe Barratier (également auteur du livret) et en musique par Pascal Obispo, manque singulièrement... d'inspiration.
Tout d'abord dans le choix du rôle-titre car Mike Massy (artiste populaire au Liban) semble figé dans un costume trop grand pour lui.
Heureusement, Solal (Ponce Pilate), Olivier Blackstone (Pierre) et Clément Verzi (Judas) sont nettement plus convaincants. Et puis il y a Anne Sila,  dans le personnage de Marie, assez bouleversante, notamment lorsqu'elle interprète "L'adieu".
Parasité par des noirs trop nombreux et des tableaux statiques, l'ensemble pèche également au niveau du rythme. Pourtant, lorsque la troupe entonne joyeusement  "La bonne nouvelle", on sent poindre un léger emballement qui retombe hélas trop vite.
A leur décharge, les chanteurs, danseurs et comédiens sont desservis par des dialogues souvent légers, une pâle scénographie et des décors jouant manifestement l'économie de moyens (comme la scène du bateau de pêcheurs qui frise le ridicule). Quant aux chansons, elles ne resteront sans doute pas dans les mémoires. Celle baptisée "Mon père", sonne étrangement comme "Mon frère" (des "Dix Commandements"), l'émotion en moins.
Cette évocation des trois dernières années de Jésus, présentée comme l'un des plus grands récits de l'humanité, aurait mérité un supplément d'âme...

Jusqu'au 10 décembre 2017, mardi, jeudi et vendredi à 20 h, le samedi à 15 h et 21 h et le dimanche à 15 h (relâche les 20, 21, 22 et 23 novembre), au Dôme de Paris-Palais des Sports, 34, bd Victor, 75015 Paris. Loc. points de vente habituels. Tarifs en semaine (mardi et jeudi) de 25 à 67 €, carré or à 79 € et le week-end (vendredi, samedi et dimanche) de 25 à 77 €, carré or à 89 e.
http://www.ledomedeparis.com/ 

Prix Ricard S.A. Live Music: il est encore temps !

Donné le 11 octobre dernier, le top départ du Prix Ricard S.A. Live Music a déjà recueilli près de 1000 candidatures à ce jour.
Mais les artistes ou groupes en développement (autoproduits, majeurs et originaires de France Métropolitaine)  ont encore jusqu'au 22 novembre prochain pour s'inscrire sur le site http://www.ricardsa-livemusic.com/
Le lauréat dont le nom sera proclamé le 8 février 2018 succédera ainsi au groupe Lysistrata dont le premier album "The Thread", est sorti le 20 octobre dernier chez Vicious Circle.
Rappelons que le prix représente l'équivalent d'un investissement de 60 000 €. A savoir, un accompagnement scénique (avec la participation à la tournée Ricard S.A Live Music et des programmations sur de grands festivals français), un soutien artistique et financier sur la production, la promotion d'un EP et sa distribution (en partenariat avec TuneCore), un coaching artistique et enfin une dotation en équipement (avec le soutien de Yamaha Music et Line 6).
Côté nouveautés, les fans de musique peuvent désormais intégrer le jury composé de professionnels. Pour cela, il suffit de créer un compte (sur www.ricardsa-livemusic.com), dès l'annonce du Top 100 le 27 novembre prochain.
Quant aux dix finalistes, ils se produiront les 30, 31 janvier et 1er février 2018, au Café de la Danse, lors d'un concert ouvert au public et gratuit.

8 nov. 2017

"Hip Hop Symphonique": deuxième édition

IAM à l'affiche de la première édition (Photo Adami)

C'était un pari un peu fou, lancé par  Mouv', Radio France et l'Adami. Et ceux qui ont eu la chance d'assister à la création du "Hip Hop Symphonique" le 2 juillet 2016 (avec MC Solaar, IAM, Youssoupha, Bigflo & Oli et Ärsenik), se souviennent de la ferveur du public, des musiciens et des artistes qui ont allègrement fait valser les étiquettes et les frontières musicales. Plus de clivages, ni de sièges libres d'ailleurs, pour cette grande première.
Un succès qui a poussé les organisateurs à proposer une seconde édition, le 30 novembre prochain avec, cette fois, Oxmo Puccino, Gaël Faye, Les Sages Poètes de la Rue et Georgio.
Aux côtés des artistes, le live band The Ice Kream (sous la direction d'Issam Krimi) et l'Orchestre Philharmonique de Radio France, dirigé par Dina Gilbert.
Le concert sera diffusé en direct sur l'antenne le Mouv' et dans sa version filmée sur France 2 et France 4 (à une date ultérieure).

Les inscriptions pour ce concert gratuit se feront en ligne,  le 14 novembre à 11 heures sur
le site: http://www.maisondelaradio.fr/

Le 30 novembre 2017, à 20 h 30, 
à l'Auditorium de la Maison de la Radio, 
116, avenue du Président Kennedy, 75016 Paris.

5 nov. 2017

Des news, des news... Dee Dee Bridgewater et le Festival Chorus

- Dee Dee Bridgewater. Déjà quarante ans de carrière pour la chanteuse américaine, française d'adoption, qui se produira à la Cigale pour présenter "Memphis... Yes, I Am Ready". Un nouvel album, sorti le 15 septembre dernier, qui marque un retour à ses racines blues, soul... et à sa ville natale. Elle y revisite des standards incontournables comme "Try a Little Tenderness" d'Otis Redding, "The Thrill is Gone" de B.B. King, "Can't Stand The Rain" d'Ann Peebles"...
Les 7 et 8 novembre 2017, à 19h30, 120, boulevard de Rochechouart, 75018 Paris. 
Loc. points de vente habituels. Places: de 51 à 78,50 €. 


- Festival Chorus 2017.  Pour sa 29ème édition, ce festival organisé par le Département des Hauts-de-Seine, propose un programme qui mêle talents à découvrir et artistes confirmés.
 Du 20 au 24 novembre à la Défense, sur la scène du Magic Mirror (concerts gratuits à 12h et à 18 h), avec des artistes comme Talisco, Mat Bastard, DBFC, La Chica, Heymoonshaker, Black Flower...et un programme jeune public (mer. à 14h et 17h).
Et à La Seine Musicale, le 24 novembre (à partir de 14 h) pour applaudir les 10 groupes pré-sélectionnés dans le cadre du Prix Chorus 2018 (entrée libre sur réservation :prixchorus@hauts-de-seine.fr ). Quant à l'affiche du week-end (les 25 et 26 novembre) elle réunira Gregory Porter, Amadou & Mariam, Catherine Ringer, Rover, Eddy De Pretto, De La Soul, Stuff, Kery James...pour des tarifs particulièrement attractifs puisque le Pass soirée est à 25 et 30 € et le Pass week-end à 40 et 50 €.
Places en vente sur le site
http://billetterie.laseinemusicale.com/fr/recherche/chorus


Stacey Kent "I Know I Dream"

"Ce n'est pas tous les jours que l'on propose un projet avec cinquante-huit musiciens ! Aujourd'hui, tout le monde essaie d'être très raisonnable..." confie Stacey Kent dans la présentation de
ce nouvel album, le premier enregistré avec un orchestre symphonique, en vingt ans de carrière.
Après deux millions de disques vendus, une médaille de Chevalier des Arts et Lettres et des concerts sold out dans les salles les plus prestigieuses de la planète, la plus francophile des vocalistes américaines nous revient donc avec "I Know I Dream". Douze morceaux mêlant compositions originales et reprises du répertoire anglo-saxon, brésilien et français.
On pouvait craindre que son timbre cristallin soit "écrasé" par l'orchestre mais ce dernier apparaît plutôt comme un écrin, un cadre destinés à mettre en valeur une élégante chanteuse qui passe du swing à la ballade avec une aisance déconcertante.
"Jim (Tomlinson, son compagnon et saxophoniste) et moi avons beaucoup parlé avec Tommy Laurence qui a arrangé l'album... Le plus important était de garder notre sensibilité et, au centre de tout, notre sens de l'intime" explique Stacey qui revisite notamment des titres d'Antonio Carlos Jobim, "La Rua Madureira" de Nino Ferrer, "Les amours perdues" de Serge Gainsbourg ou encore "Avec le temps" de Léo Ferré. Une chanson souvent reprise (avec plus ou moins de bonheur) dont elle propose une version pleine de sensibilité, dont l'émotion est palpable dans chaque inflexion vocale, sans jamais tomber dans la démonstration.
Deux ans après le lumineux et intimiste "Tenderly" (voir interview sur ce blog le 12 novembre 2015), Stacey Kent nous offre, une fois de plus, un superbe opus dont l'atmosphère nous transporte, entre douceur, allégresse et mélancolie. Comme dans un rêve...

Album "I Know I Dream" (Okey/Sony Music), disponible depuis le 20 octobre 2017
En tournée: le 9 novembre 2017 à l'Amphithéâtre de Lyon, le 14 novembre au Silo à Marseille, le 17 novembre à l'Opéra Garnier de Monaco, le 19 novembre, salle Pleyel à Paris...

2 nov. 2017

François Staal: "Quand je me lance dans un truc, je vais jusqu'au bout"

Après le succès de son concert en novembre 2016, le poétique rockeur revient au Trianon en version symphonique et... cinématographique !
Compositeur prolifique pour le petit et grand écran, François Staal présentera en effet quelques thèmes écrits pour des films comme "Bel ami" de Philippe Triboit, "La Dame de Monsoreau" de Michel Hassan , "Camus" et "La guerre des ondes" de Laurent Jaoui, "Aurélien" d'Arnaud Selignac ... avec des effets de sons et de lumières, des projections de vidéos, d'extraits et de photos. Et bien sûr des chansons originales de ses précédents albums dont "L'incertain", sorti en 2016.
Depuis ses débuts, cet artiste underground qui a notamment collaboré avec Jean Fauque et CharlElie Couture, n'a cessé de "mouiller" sa chemise pour proposer des spectacles décalés et ambitieux. A l'image de ce "Symphorock" où il sera accompagné par son groupe Les Strange Wolves et les musiciens de l'Ensemble Orchestral des Hauts-de-Seine, sous la direction de Laurent Brack.

Comment est née l'idée de ce "Symphorock" ?
J'avais envie de faire vivre mes musiques de films sur scène. La plupart du temps, elles ne sont jouées qu'une seule fois, surtout à la télévision. Je me suis dit que c'était peut-être le moment, que j'avais l'âge de relever ce défi. C'est une proposition qui va dans le sens de ma conception de la vie : proposer aux gens quelque chose de différent, qui demande un petit effort. Pour moi, c'est ça la culture ! De toute manière, quand je me lance dans un truc, je vais jusqu'au bout...
Un truc pour lequel tu as engagé ta chemise, non ?
Et même plus que ça ! Je suis complètement dans les dépassements. J'ai tout de même des subventions de la SACEM et de la SCPP qui croient au projet. J'ai aussi trouvé un mécène. Tout au long de ma carrière, j'ai eu la chance de croiser des gens formidables.
Quelle sera la proportion de musiques de films et de chansons ?
Je dirais que c'est moitié-moitié. Je n'ai pas forcément fait un choix logique. Je voulais mélanger des choses anciennes et récentes en donnant la priorité à des thèmes littéraires comme Maupassant, Dumas ou Camus. La première partie sera consacrée aux musiques de films et la seconde au rock avec un certain nombre de titres extraits de l'"Incertain". Il y aura même des chansons de mon prochain album. L'Orchestre jouera également avec nous sur quelques chansons.
Tu travailles toujours en famille avec ton groupe ?
Il y a toujours ma compagne Sophie (à l'harmonica et aux choeurs) mais mes deux fils ont pas mal de succès de leur côté. J'ai donc monté un nouveau groupe avec des musiciens qui étaient d'accord pour se lancer avec moi dans cette folle aventure...
Peut-on dire que ce concert est un cadeau d'anniversaire ?
J'avais  fêté mes 50 ans en public à l'Olympia, le 11 novembre 2011. Cette fois, ce sera avec un jour d'avance...
As-tu prévu d'autres dates pour ce spectacle ?
L'idée serait quand même de tourner avec "Symphorock" mais la logistique est assez lourde. Peut-être avec des orchestres de régions. Cela dit, alors que j'avais l'impression de naviguer sur un bateau dans le grain, de belles et nouvelles perspectives se profilent à l'horizon...

Le 10 novembre 2017, à 20 heures, au Trianon, 80, boulevard de Rochechouart, 75018 Paris.
Tél.: 01.44.92.78.05./contact@letrianon.fr
Tarifs: 29 et 34,90 €, carré or à 49 €.
Plus d'infos sur le site http://www.symphorock-staal.com/




Rencontre avec Catherine Ringer

Six ans après "Ring'n'Roll", Catherine Ringer sortira le 3 novembre prochain, son deuxième album solo "Chroniques et Fantaisies" (Because Music)réalisé par son producteur et ingénieur du son Azzedine Djilil.
Douze titres dont elle a signé paroles et musiques et qu'elle évoquera lors d'une rencontre exceptionnelle à la Fnac Saint-Lazare
le 4 novembre 2017 à 16 heures.
Une tournée française est annoncée, à partir du 17 novembre 2017.
Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

Passage du Havre
109, rue Saint-Lazare
75009 Paris

25 oct. 2017

Frédéric Zeitoun nous fait aimer les dimanches

D.R.
Etudieur, chercheur (de lui-même), voyageur, écriveur, doux rêveur, total glandeur et matinal chroniqueur... peut-on lire sur la présentation de Frédéric Zeitoun.
On pourrait ajouter, en oubliant les rimes:  tendre, drôle, généreux, doté d'un sens de l'autodérison et d'une boulimie de vivre qui sont autant de pieds de nez aux "bonnes" fées qui n'ont guère rempli leur office le jour de sa naissance !
Après nous avoir donné une belle et joyeuse leçon de vie avec le spectacle "L'histoire enchantée du petit juif à roulettes", il persiste et signe...pour chaque dimanche jusqu'à la fin de l'année avec "Frédéric Zeitoun En Chanteur".
Accompagné à la guitare par le talentueux Bruno Bongarçon, il propose de mettre du swing dans notre cafard. Et on peut compter sur lui pour honorer le contrat !
D'entrée de jeu, il attaque donc avec "Le blues du dimanche soir" qui, avec lui, prend des accents nettement plus légers, rend un hommage aux chanteurs engagés qui font rimer misère avec misère et  nous rappelle, au passage, que l'expression "comme tout le monde", ça ne veut rien dire du tout...
Entre deux chansons, cet incorrigible bavard (mais on ne s'en plaindra pas !) parle de sa vie, de ces fameuses tablées du vendredi soir, où on refaisait le monde, entre nostalgie et  éclats de rire. Au fil de ce spectacle , il déroule aussi ses souvenirs comme ces fameuses vacances au pays de Franco, les joies apportées par cet enfant "qui l'a adopté", son angoisse des pots de départ à la retraite ou encore cette belle histoire de vie pas commune, qui dure depuis 25 ans.
Chaque dimanche, un complice vient le rejoindre sur scène pour partager une chanson. Dimanche dernier, c'est Alec Mansion (du groupe Léopold Nord & Vous) qui est venu de sa Belgique natale pour entonner avec lui un délirant et tonitruant "Fromage ou dessert".
Une heure qui passe bien trop vite...

Le dimanche, à 18 heures, jusqu'au 31 décembre 2017, à l'Alhambra (petite salle), 21, rue Yves Toudic, 75010 Paris. Tél.: 01.40.20.40.25. 
Tarif unique à 24 €. Loc. points de vente habituels. 
http://www.alhambra-paris.com/

"Les Primeurs" ont vingt ans !

Findaly (c) David Richardson
Chaque automne, alors que les feuilles mortes se ramassent à la pelle, comme dit la chanson, "Les Primeurs de Massy... et de Castres" apportent leur moisson de nouveaux talents. Des chanteurs ou groupes ayant enregistré un premier album dans l'année.
Depuis 20 ans, le festival a annoncé l'éclosion d'artistes comme Asaf Avidan, Camille, La Grande Sophie, Cali,Vincent Delerm, Jeanne Cherhal, Ben l'Oncle Soul...
C'est dire si l'on peut faire confiance aux programmateurs pour les saisons à venir !
Juliette Armanet
(c) Erwan Fichou & Théo Mercier
A suivre donc pour la récolte 2017: Fishbach (qui vient de recevoir le Prix "Album Révélation", lors de la cérémonie du Prix des Indés à la Cigale), Juliette Armanet, William Z Villain, Findlay, Joon Moon, The Pirouettes, Sarah Halgan Trio, Malik Djoudi, Foreign Diplomats, Lysistrata, The Bongo Hop, Last Train, Ruby Cube...
Pour célébrer son vingtième anniversaire, le festival réserve également quelques surprises dont une carte blanche à Emily Loizeau et à Sébastien Martel. Une création dont ces deux artistes ont choisi de réserver... la primeur au public.
Planté à l'origine à Massy, ce formidable tremplin s'installe également, pour la troisième année consécutive, à Castres.
Un livre sera édité pour graver les grands rendez-vous de ce double festival qui attire toujours plus de curieux et de professionnels.

Les 1er, 2, 3 et 4 novembre 2017 au Centre Culturel Paul Bailliart (Paul B), 6 allée du Québec à Massy (91300) et les 2,3 et 4 novembre 2017, à la Scène Ouverte & Musiques Actuelles "Lo Bolegason", Passage Claude Nougaro à Castres (81100).
Plus d'infos sur les sites http://www.lesprimeursdemassy.fr/ et http://www.lesprimeursdecastres.fr/

23 oct. 2017

Medhi Krüger: 'l'envie de croire est déjà une victoire"

Véritable funambule du verbe, se jouant des rimes et des jeux de mots avec un lyrisme, une grâce et une intensité impressionnants, Mehdi Krüger a été l'une l'une des révélations du festival "Chansons & Mots d'Amou", cet été.
Accompagné par son fidèle complice Ostax à la guitare, il a touché le public, toutes générations confondues. Rencontre avec un artiste qui confesse lui-même dans sa biographie: "j'aime les mots, d'aussi loin que je m'en souvienne".  Nul doute, que le public d'Amou se souviendra longtemps de son passage dans les arènes...

Vous dites volontiers que vous préférez les rencontres aux rendez-vous ?
C'est vrai. Pour moi, la scène est avant tout une rencontre, dans le sens où mon propos est d'établir le dialogue.
Certains journalistes vous ont surnommé "le griot de l'asphalte et du béton". Vous êtes d'accord ?
Je ne sais pas trop. Je me suis parfois épuisé à définir ce que je fais. Les slameurs disent que je fais de la chanson car le slam est normalement a cappella. Ce qui est sûr, c'est que ma démarche a quelque chose d'urbain.
Vous avez pourtant tenté de vous définir en rédigeant vous-même votre biographie ?
Sans doute parce que je trouve que, souvent, les biographies ressemblent à des nécrologies ! Je préfère l'idée de raconter une histoire.
La vôtre est marquée par vos racines allemandes et algériennes ?
Oui. Comme je l'ai écrit, les mots ont été pour moi le moyen de rassembler les pièces de mon puzzle ! Mes deux grands-pères ont fait la guerre contre la France. Mon vrai pays, c'est la langue française. Celle avec laquelle je rêve, que je je parle avec mon fils.
Vous avez une vraie complicité avec votre compositeur et guitariste Ostax ?
Cela fait un moment que nous travaillons ensemble. Je ne pourrais pas défendre un texte avec lequel il ne serait pas d'accord. L'idée est que chacun s'exprime à sa manière. Lui avec les cordes de sa guitare, moi avec mes cordes vocales...
Vous vous défendez d'être didactique dans vos propos, non ?
Je n'ai pas envie d'accabler le public avec des jugements moraux ou des constats d'impuissance. L'envie de croire est déjà une victoire ! Ce qui m'intéresse c'est de passer par le jeu avec la langue, les glissements de sons et de sens. Et quelques tiroirs, parfois. Je mets à point d'honneur à ne jamais mettre de références dans mes textes. Je me suis toujours méfié des artistes qui mettent l'art au service d'une cause.  La parole n'est pas gratuite. Je me méfie tout autant du camp du bien qui conduit à une espèce de suffisance dans l'écriture. Je suis attaché à la liberté d'expression mais je veille à ne blesser personne. La vitalité de la démocratie, elle est là aussi. Je crois à l'empathie avec le public et j'aime me mettre en danger.
Comme lorsque vous demandez aux spectateurs de choisir les mots de votre prochain texte ?
Je viens de l'improvisation. C'est une manière de montrer l'envers du décor. Je ne sais jamais où cela va m'emmener.
Le parti-pris de l'écoute gratuite sur votre site, est aussi un risque assumé ?
Je suis convaincu que la musique doit circuler librement. Mes disques ("Luttopies",  "St-Germain-d'Après"...) sont en effet en écoute gratuite. Entre le moment où l'on écrit un texte et où il commence à exister il peut se passer deux ans. Moi je partage tout de suite. En procédant ainsi, j'achète ma liberté.
Parlez-nous de cette création avec le Quatuor Debussy ?
J'aime les projets pluridisciplinaires. J'ai participé en juillet dernier à la création d'un spectacle "Les Sept dernières Paroles du Christ en Croix" de Haydn", avec le Quatuor Debussy. Nous avons joué la première à l'Abbaye de Cruas (Festival "Cordes en Ballade").  L'idée était de faire ressortir l'aspect humaniste en gommant le côté religieux. Le pire danger dans notre métier, c'est de rester dans ses  zones de confort. Pour moi, la routine c'est un peu comme de la mauvaise herbe que l'on peine à arracher...

En tournée: le 28 octobre 2017 à Stavelot (Belgique), le 22 novembre au Festival "Le Quesnoy En Chanteur(s)", Le Quesnoy (59), le 25 novembre au Festival "Chansons Buissonnières", à Charnècles (38)...
















20 oct. 2017

Grease : un petit air de Broadway à Mogador

Dès l'entrée du Théâtre Mogador, fermé depuis douze mois suite à un incendie, les ouvreuses en jupe à carreaux rose et blanc donnent le ton d'une soirée placée sous le signe du revival. Celui de la fameuse comédie musicale de Jim Jacobs et Warrren Casey, lancée en 1972, à Broadway, et portée à l'écran quatre ans plus tard, avec le succès que l'on connaît.
L'histoire se déroule en 1959 à Chicago, au sein de la Rydel High School et raconte le quotidien des Pink Ladies et du gang des Burger Palace Boys, mené par Danny Zuko.
Sandy  Dumbrowski, nouvellement arrivée dans l'établissement a la surprise d'y retrouver Danny, son amour d'été. Devant ses copains, ce dernier fait mine d'avoir oublié leurs fiévreux serments. Voilà pour l'intrigue...
Dès les premiers tableaux, la troupe de danseurs, chanteurs et comédiens impose un rythme efficace sur des morceaux populaires comme "Summer Nights", "Grease", "You're The One That I Want"...joués par des musiciens en live, dirigés par Dominique Trotten. Les dialogues et certaines chansons en français (dommage !) sont traduits en anglais sur des bandeaux défilant dans la salle, à l'attention des puristes et des touristes...
Évidemment, nous sommes dans un lycée et la poésie n'est pas vraiment au programme de ces ados dopés à la testostérone ! Chipies à souhait, les filles, quant à elles, sont surtout préoccupées par les plis de leurs jupettes, leur maquillage et les moyens de séduire l'élu de leur coeur.
Bananes gominées, perfectos, grosse cylindrée sur scène, juke-boxe, costumes colorés, soirée pyjama, traditionnel grand bal de de fin d'année... tout est au diapason pour nous offrir une vertigineuse plongée dans les années 60.
Sans nous faire oublier le couple formé par Olivia Newton-John et John Travolta dans le film de Randal Kleiser, Alyzée Lalande et Alexis Loizon dans les rôles de Sandy et Danny sont plutôt convaincants. Quant à Cécile Groussard et Alexandre Faitrouni qui incarnent successivement la directrice et le maladroit Eugène (des personnages inédits) leurs sketches de transition sont assez drôles bien qu'un peu répétitifs.
Au final, pluie de confettis à l'appui, cette énergique et joyeuse version de "Grease" fait souffler un petit air de Broadway à Mogador.

Du mardi au vendredi à 20 heures, le samedi à 15 h et 20 h et le dimanche à 15 heures,  au Théâtre Mogador, 25, rue de Mogador, 75009 Paris. Tél.: 01.53.33.45.30. 
http://www.greaselemusical.fr/




Kimberose: la nouvelle voix de la soul

Il aura suffi d'un passage dans Taratata et d'un premier EP "It's Probably Me", sorti le 6 octobre dernier pour que l'on fonde littéralement pour le timbre et le charisme de Kimberose.
A l'Entrepôt où elle fêtait vendredi dernier ses débuts discographiques, cette interprète, auteur-compositeur de 26 ans a également fait preuve d'une impressionnante aisance scénique.
Accompagnée d'un solide quatuor de musiciens (guitare, batterie, synthé et contrebasse), elle a proposé un concert, à la fois joyeux et émouvant, enchaînant suaves ballades et morceaux plus rythmés.
Outre les titres de son EP "It's Probably Me", "About Us", "Alone in My Dreams" et le déjà populaire "I'M Sorry", elle nous a offert la primeur de deux titres, écrits dans la semaine, une reprise très inspirée de Sam Cooke "A Change Is Gonna Come" ou encore une poignante chanson "George", dédiée à son père, en version acoustique guitare-voix.
D'origine anglaise et ghanéenne, Kimberley Kitson Mills qui a passé ses premières années dans la banlieue de Londres, a fait quelques essais dans le trip hop puis un passage dans "Nouvelle Star" avant de trouver sa voix. Et quelle voix ! Un grain aussi mélodieux dans les graves que dans les aigus, avec des accents rauques qui rappellent les grandes vocalistes de la soul et du jazz.
"Je suis très impressionnée, vous êtes nombreux" s'est-elle étonnée lors du concert sold out à l'Entrepôt.
On prend le pari que le public devrait réserver un accueil tout aussi chaleureux à cette belle et vibrante artiste pour la prochaine date parisienne au Café de la Danse et son premier album attendu pour le début de l'année.

EP "It's Probably Me" (Freedonia Entertainment).
En concert: le 5 novembre 2017 au Charleston à Amiens et le 23 mars 2018 au Café de la Danse (5, Passage Louis-Philippe, 75011 Paris). Tél.: 01.47.00.57.59.


19 oct. 2017

Prix des Indés 2017: les lauréats

Fishbach, Prix de l'album révélation
(c) Maxime Chermat
L'ambiance était décontractée lundi
dernier, à la Cigale, pour la seconde cérémonie des Prix des Indés, organisée par la SPPF (Société Civile des Producteurs de Phonogrammes en France), qui mettait à l'honneur la belle vitalité des labels indépendants.
Animée par Leïla Kaddour et Didier Varrod, la soirée réunissait les acteurs d'une filière qui est à l'origine de 80 % de la production musicale française.
Voici le palmarès des neuf prix décernés:
- Prix du meilleur album: "Ouï", Camille (Balulalo)
- Prix de l'album révélation: "A ta merci", Fishbach (Les Disques Entreprise)
- Prix de l'album audacieux: "Dakla-Sahara-Session", Group Doueh & Cheveu (Born Bad Records)
- Prix du live: Rone pour sa création musicale à la Philharmonie de Paris, le 14 janvier 2017 (InFiné/Décibel Productions).
- Prix du vidéoclip: "Territory", The Blaze (Animal 63/Believe)
- Prix export: "Chaleur humaine", Christine and The Queens (Because Music)
- Prix du titre le plus streamé: "Bené", PNL (Qlf Records)
- Prix spécial du jury: "Ascensions", Babx (Bison Bison)
- Prix du "petit" label: Born Bad Records
Plutôt qu'une statuette destinée à prendre la poussière sur une étagère, le trophée remis à chaque lauréat était un micro Sennheiser, en état de marche... Un accessoire très prisé par les jazzmen comme Miles Davis.

http://www.leprixdesindes.com/

16 oct. 2017

Stacey Kent en showcase à Paris

L'histoire d'amour entre la France et la célèbre vocaliste de jazz ne date pas d'hier ! Stacey Kent a donc choisi Paris pour célébrer la sortie officielle de "I Know I Dream" Okeh/Sony Music), lors d'un showcase à la Fnac des Ternes, le 20 octobre prochain, à 18 heures.
Un album orchestral (le premier en 20 ans de carrière) de compositions originales et de reprises du répertoire anglo-saxon, brésilien et français ("Les amours perdues" de Juliette Gréco, écrit par Gainsbourg, "La Rua Madureira" de Nino Ferrer et "Avec le temps" de Léo Ferré"), enregistré aux Studios Angel de Londres.
Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

Forum des rencontres, niveau 4
26-30, avenue des Ternes, 75017 Paris


13 oct. 2017

Abbé Road #4: la Cigale affiche complet !

Beau succès pour le concert urbain organisé, le 17 octobre prochain à la Cigale, par la Fondation Abbé Pierre, puisque ce dernier affiche d'ores et déjà complet. Plus un strapontin de disponible pour applaudir Nekfeu et ses invités; S-Crew, Ninho, Georgio, Lala & CE, avec la participation exceptionnelle de Disiz, parrain de l'événement.
S'inscrivant dans le cadre de la journée mondiale du refus de la misère, ce rendez-vous n'est qu'une étape dans la vaste campagne menée contre le mal-logement, dont les jeunes sont les premières victimes..
Rendez-vous donc, l'été prochain, sur la route des festivals, où un bus continuera à informer le public sur l'urgence et l'importance de la mission de la Fondation: permettre aux plus défavorisés de se loger durablement... et dignement.

Site: http://www.fondation-abbe-pierre.fr/

Jazz sur Seine: le festival des clubs de jazz

Coup d'envoi aujourd'hui de la sixième édition de ce festival, initié par le Paris Jazz Club, dont le but avoué est d'inciter un large public à franchir les portes des clubs pour découvrir la diversité du jazz du XXIème siècle.
Du Sunset au New Morning en passant par le Petit Journal Saint-Michel, le Jazz Club Étoile, le Baiser Salé, le Triton, le Centre des Bords de Marne ou la Seine Musicale... 25 établissements à  Paris et en Île-de-France se sont ainsi associés pour proposer, durant deux semaines, des concerts (pas moins de 180 !) qui font la part belle aux valeurs montantes du jazz.
De jeunes artistes qui se produiront notamment, le 17 octobre prochain, en partenariat avec l'ADAMI, lors de 18 showcases, présentés dans six lieux situés dans le quartier Châtelet-Les Halles.
Mohamed Abozekry, le 17 octobre
au Sunset (c) Sylvain Gripoix
Une soirée en accès libre pour le public, avec un accès prioritaire pour les professionnels puisque l'enjeu est évidemment que leurs noms apparaissent sur les affiches des festivals, des théâtres... ou encore à l'international.
Outre ces jeunes pousses qui témoignent de la formidable vitalité du jazz, voici quelques rendez-vous à ne pas rater: Dianne Reeves à l'Espace Carpeaux, Jacky Terrasson et Stéphane Belmondo au Carré Bellefeuille, Lucky Peterson dans un hommage à Jimmy Smith au Duc des Lombards,  Sylvain Boeuf & Alain Jean-Marie Duo "Tea for Two and Two for Tales" au Baiser Salé, Sarah Mc Kenzie au New Morning, Tigran Hamasyan à la Seine Musicale, Le Pont des Artistes avec Sanseverino, Sandra Nkake, Francis Varis & Raul Barboza au Triton...
Marion Rampal, le 17/10 au Sunside
(c)Martin Sarrazac
Et parce que la musique est aussi et surtout une histoire de partage, des actions culturelles sont également prévues: trois ateliers de sensibilisation, encadrés par les artistes du festival, trois masterclasses avec les élèves des départements jazz de plusieurs conservatoires à Paris et un atelier de musicothérapie par le jazz, avec les patients du Foyer Mas Saint-Louis à Villepinte (93).


Du 13 au 28 octobre 2017 à Paris et en Île-de-France. 
Pass 3 concerts à 40 € (à utiliser dans 3 lieux différents) et offre découverte à 10 € (réservée aux étudiants, demandeurs d'emploi et élèves de conservatoires). 
Infos sur le site: http://www.parisjazzclub.net/