22 déc. 2015

Nour Harkati: une voix envoûtante

(c) Camille Trouinard
Le 26 novembre dernier, en première partie d'Anne Sila à la Cigale, ce jeune auteur compositeur Tunisien a séduit le public, dès les premières notes des chansons de son album "Dive", sorti il y a tout juste un an. Des ballades, en anglais, portées par un timbre incroyablement pur et mélodieux.
Rencontre avec Nour Harkati, de retour de Berlin, où il a composé les titres de son prochain EP ("Theshift"), attendu au printemps prochain.

La Cigale, ce n'était pas vraiment une première pour toi ?
J'avais déjà eu la chance de chanter dans cette salle, en première partie de Kodaline.
Démarrer un tour de chant a cappella, c'était un peu risqué, non ? 
C'est bien de prendre des risques. Moi j'appelle cela une petite réussite ! Ce morceau est extrait du premier titre de l'album ("Big Open Sky"). Je me suis mis à nu devant le public, juste avec ma musique. Les gens étaient attentifs et j'ai ressenti une vraie chaleur humaine.
La prochaine étape, c'est la première partie de Ben Harper ?
J'aimerais bien ! C'est vrai que cet artiste fait partie de mes influences. C'est quelqu'un qui m'a toujours "scotché" mais depuis j'ai aussi découvert James Blake, Bonobo...
Tu t'es éloigné de la musique traditionnelle chantée par ta maman ?
Ma mère est en effet chanteuse et mon père était violoniste dans l'Orchestre National de Tunisie, mais j'avoue que je n'ai pas beaucoup écouté le folklore tunisien. Dès l'âge de 14/15 ans, j'ai commencé à écouter de la musique anglo-saxonne. Et, à 17 ans, j'ai écrit mes premières chansons. J'ai même envisagé de partir aux États-Unis ou au Canada pour me produire dans les bars.
Peux-tu nous parler de ton séjour à Berlin ?
J'y ai passé 5/6 mois. J'ai découvertlà-bas  une autre manière de concevoir la musique. Cela m'a inspiré de nouvelles chansons. Je ne renie rien de ce que j'ai fait avant mais j'ai évolué vers autre chose. J'ai réalisé le prochain EP tout seul, avec un ami ingénieur du son. "Dive" était le reflet de mes expériences. Là, je me suis davantage tourné vers la société.
Tu t'es aussi mis au piano ?
Je suis un musicien autodidacte pour la guitare...et le piano ! A Berlin, j'habitais une chambre dans une galerie d'art. Un gars m'a demandé de garder son piano durant son absence de trois ou quatre mois. J'en ai profité pour me mettre au clavier. Quand on connaît les bases et les notes, ce n'est pas si compliqué...
La chanson "Brother" semble très personnelle, non ?
J'avais besoin de la mettre sur l'album, de parler de la perte de mon frère. J'essaie de l'interpréter de la manière la plus naturelle possible. Mais je ne la chante pas en live. J'ai évité d'y mettre de la tristesse. C'est juste de la mélancolie teintée d'espoir...

"Dive" (Label Send Wood Music/Les Editions Hurlantes)

21 déc. 2015

Offrez les Francos en cadeau !

Après les Insus, Louise Attaque, Louane, Parov Stelar, Nekfeu, Ibrahim Maalouf, Caravan Palace et Maître Gims, de nouveaux artistes sont annoncés aux Francofolies de la Rochelle. A savoir: Mika, Aaron, Marina Kaye, Jain, Broken Back, Guts, Biglo & Oli.
Dans les prochains jours, l'affiche devrait s'enrichir de plus de 80 noms pour cette 32ème édition qui se déroulera du 13 au 17 juillet 2016. Si vous cherchez une idée de cadeau originale, vous avez jusqu'au 3 janvier 2016, pour bénéficier d'un pass 2 jours au tarif exceptionnel de 50 €.

Billetterie sur http://www.francofolies.fr/
http://www.fnac.com/ et dans les magasins U, Fnac, Leclerc, Carrefour, Géant, Intermarché...

19 déc. 2015

Térez Montcalm électrise les standards français

L'air était doux mardi dernier à Paris, mais dès l'apparition de Térez Moncalm, après la belle et swinguante première partie assurée par Lucy Dixon, on a frôlé la surchauffe ! La chanteuse (et auteur compositeur) québécoise était en effet de passage au New Morning pour présenter son nouvel album "Quand on s'aime". Le premier en français depuis 12 ans.
Alors que l'on ne gagne pas grand chose à quitter son canapé douillet pour aller applaudir sur scène Diana Krall ou Madeleine Peyroux, Térez Moncalm, en live, c'est une vraie valeur ajoutée ! Entourée de sa "gang" de solides musiciens: Jean-Marie Ecay (guitare), Christophe Wallemme (contrebasse), Pierre-Alain Tocanier (batterie, percussions), sans oublier les talentueuses Géraldine Laurent au saxophone et Camelia Ben Naceur au piano, Térez a emballé le public avec son timbre rauque, sensuel et puissant.
Après le suave "Quand on s'aime" , elle a donné une sacrée poussée de sève aux " Feuilles mortes", à "Petite Fleur"," Que reste-t-il de nos amours ?"...
Avec cette superbe vocaliste de jazz,"Le temps s'arrête" , sans jamais se figer. Et que dire de "Chagrin d'amour", un texte inédit de Claude Nougaro qu'elle a mis en musique, de "Black Trombone" de Gainsbourg ou encore de "Docteur", l'adaptation française de "Fever" qui fait dangereusement grimper la température. D'ailleurs, la chanteuse a bien vite tombé la veste pour enchaîner les standards avec une énergie de rockeuse !  Même "La belle vie"dont on a connu des relectures parfois poussiéreuses retrouve ici une seconde jeunesse. Au passage, elle offre aussi un joli clin d'oeil à son compatriote Jean-Pierre Ferland avec "Que veux-tu que je te dise ?".
"On peut marcher sous la pluie, prendre le thé à minuit... on peut voler de soleil en soleil à minuit...quand on s'aime" dit la chanson de Michel Legrand. Nous, en sortant du New Morning, on avait un peu retrouvé cette légèreté, cette joie de vivre qui nous ont tant manqué ces dernières semaines...

Album "Quand on s'aime" (Avalanche Production/L'autre Distribution)

17 déc. 2015

Des news, des news...

- Ménilmontant chante Piaf. Parmi les spectacles célébrant le centième anniversaire de la naissance de la Môme, l'Association "Menil Mon Temps" présentera, le 20 décembre prochain, un gala réunissant une quinzaine d'artistes qui, en solo ou en duo, interpréteront quelques-uns de ses grands succès. A découvrir notamment, Thierry Cojan, un auteur compositeur qui a sorti en novembre dernier son premier album "Le poison et les roses" et revisitera "La Foule", en version jazz manouche.
Avec la participation de la marraine Jil Caplan.
Un hommage d'autant plus symbolique qu'il se déroulera dans l'arrondissement parisien où Piaf est née le 19 décembre 1915. Entrée libre.

Le 20 décembre, à partir de 16 h, à la Bellevilloise, 19-21, rue Boyer, 
75020 Paris. www.labellevilloise.com


- Auditions Régionales des Inouïs du Printemps de Bourges.
Dès le 8 janvier 2016 (et jusqu'au 5 février 2016), lancement de ces auditions qui seront accueillies dans 27 salles à travers toute la France.L'occasion de découvrir, en live, les 150 groupes et artistes dont 32 seront sélectionnés pour représenter leur région lors de la 40ème édition du Printemps de Bourges qui se déroulera du 12 au 17 avril.
Entrée libre sur invitation à réserver sur digitick.com

Infos et liste des salles sur http://www.reseau-printemps.com/

14 déc. 2015

Chanson Plus Bifluorée: les virtuoses de la parodie chantée

(c) Didier Pallagès

Depuis leurs débuts, il y a "25 ans !... et des brouettes" comme l'annonce le titre de leur spectacle, ces joyeux complices renouvellent le genre de la parodie chantée, tout en prêtant leur swing à quelques fleurons du patrimoine. Et leur fantaisie débridée est sans limites. Pas même vocales puisqu'ils passent du rock à la variété, au slam, au jazz ou au lyrique avec la même virtuosité. On se souvient de cette relecture, de haute volée, de "Sound The Trompet" d'Henry Purcell !
Des parodies dont ils proposent ici une sorte de best of. Sur scène, Sylvain Richardot, Michel Puyau et Xavier Cherrier revisitent leurs grands  "classiques" comme "Le moteur à explosion" créé à l'origine pour quatre voix (à l'époque où Robert Fourcade, dit Boubou, était encore à leur côté), "Le tango corse", "Quand un soldat" de Francis Lamarque, "La Marseillaise de la Paix" ou le décapant "Je fais la vaisselle" sur l'air de "J'ai encore rêvé d'elle" (du groupe Il était une fois)...Tout en offrant des sketches visuels et sonores délirants. On participe ainsi, avec une certaine délectation, au stage folk dont une session est consacrée à l'art de peler les noix. On retrouve aussi le fameux 'Ipo I taï taï yé", le numéro de ventriloquie de Pat et Marconi, le radio-crochet...sans oublier le "shaker à chansons", un exercice qui consiste à mélanger les textes et mélodies de standards de la chanson.
Vingt cinq ans ... et des brouettes de carrière, mais Chanson Plus Bifluorée n'a pas pris une ride.
Bien sûr, on aurait aimé entendre "Honte à la trompette", "Aimé" ou "Les micro-ondes", mais  il fallait bien réserver quelques pépites pour le prochain quart de siècle...

Jusqu'au 24 janvier 2016, du jeudi au samedi à 21 heures, le dimanche à 15 heures (relâches les 24, 25 décembre et les 15 et 22 janvier). Dates supplémentaires les 22, 23, 29 et 30 décembre.
Au Théâtre La Bruyère, 5, rue La Bruyère, 75009 Paris. 
Tél.: 01.48.74.76.99. www.labruyere.com

Quelques pistes pour le Père Noël...

A quelques jours des fêtes de fin d'année, vous "bûchez" encore pour les cadeaux ? Voici quelques idées de disques et de lives qui devraient trouver leur place dans la hotte ou sous le sapin :


- Coffret "We Love Disney". Retrouvez les thèmes musicaux des films de Disney interprétés par des artistes comme Garou ("La Belle et la Bête"), Christophe Willem ("L'amour brille sous les étoiles"), Thomas Dutronc ("Tout le monde veut devenir un cat"), Emmanuel Moire ("Rien qu'un jour"), Jeanne Cherhal ("Chem Cheminée"), Louane ("Partir là-bas")...Un coffret en édition limitée réunissant les deux volumes "We Love Disney" + 2 DVD karaoké.
(Mercury/Universal)

- Live Stromae. Vous avez raté les 209 dates de sa tournée dans plus de 25 pays ? Pas d'angoisse puisque ce DVD, enregistré, en septembre dernier, au Centre Bell de Montréal, vous permettra de découvrir le "formidable" show du chanteur belge.
Quant aux fans ils apprécieront à coup sûr le luxueux livret de 80 pages contenant de nombreuses images inédites.
 (Columbia/Sony).


- Golf Drouot - Coffret anniversaire. A l'occasion des 60 ans du Temple du rock, ce coffret de 5 CD réunit des groupes et artistes qui ont foulé la scène du Golf: de Johnny Hallyday à Eddy Mitchell en passant par les Yardbirds, Jacques Dutronc, Ange, Magma, Gene Vincent, Vince Taylor, Sylvie Vartan, Starshooter, Marquis de Sade, Bill Baxter...Egalement disponible en version deluxe avec un livre de 52 pages écrit par notre confrère Bertrand Dicale, avec des photos inédites et des préfaces de Michel Jonasz, Alain Chamfort, Christian Descamps, Patrick Eudeline et une affiche de collection. (Universal).


Au coeur de Téléphone. Près de trente ans après sa séparation et alors que le groupe de rock français vient de se reformer (sans la bassiste Corine Marienneau) sous le nom des Insus, les inconditionnels de la première heure devraient être comblés par la proposition de Warner Music. A savoir: leurs 5 albums studios remastérisés à partir des bandes masters (CD digipak et vinyle), les best of (2CD et 3 CD), 2 luxueux coffrets intégrales (CD et vinyle)....Avec, en bonus, de nombreux inédits.
(Warner Music France).



- "I Love Supreme" The Complete Masters Coffret - John Coltrane
Célébrant le cinquantième anniversaire de la sortie (en février 1965) de ce chef-d'oeuvre du saxophoniste, ce coffret de 3 CD propose, pour la première fois, l'intégralité des sessions d'enregistrement, avec notamment la seule version live de l'album, captée en juillet 1965, au Festival de Jazz d'Antibes et 30 minutes de musique inédite extraites des deux sessions d'enregistrement.
Le tout, accompagné d'un livret comprenant de nombreuses photos, des reproductions de partitions, des témoignages...,
(Verve)



- "Mouvement perpétuel" Arthur H - Intégrale 25 ans de carrière. Un coffret réunissant tous les albums studio et live du chanteur, ainsi que le nouveau mastering de "Soleil dedans", la BO du film "Inséparables" et 3 CD intitulés "Surprises", "Retrouvailles" et "Transformations" composés d'inédits et de raretés sélectionnés par Arthur H lui-même.
Ainsi qu'un livret de 48 pages avec des textes de Brigitte Fontaine, Jean Fauque et Sylvain Coher. (Polydor/Universal)




- "Mes années 80 de A à Z", par Caroline Loeb.
Un ouvrage ludique et richement illustré, écrit par la chanteuse, comédienne, metteur en scène... qui a vécu ces années de "l'intérieur". L'occasion de la suivre aux défilés de Jean-Paul Gaultier, aux Bains Douches ou au Palace, de découvrir les premiers pas de Smaïn au Café de la Gare, de se rappeler du début des radios libres, de la fête de la musique, du hip hop... Mais de revivre aussi les années Mitterrand, la chute du Mur de Berlin... Des années iconoclastes et transgressives qu'elle raconte avec verve et talent.
(Éditions Vents de sable)


- Musique al Dente. Édité par l'Association des Professionnels de la Profession, ce recueil de 45 dessins d'humour (et d'amour pour la bonne chair) est un régal pour les yeux.
Préfacé par le chef de cuisine Yves Camdeborde et réalisé par trois dessinateurs de presse : Avoine Bridenne et Jy, il illustre de manière amusante et gourmande, le trait d'union entre la musique et la gastronomie. Quand les yeux, les oreilles et les pupilles sont au diapason !
Disponible dans la plupart des librairies et sur le site:
www.lesprofessionnelsdelaprofession.com

8 déc. 2015

Luce fait le show

(c) Paul Rousteau
"Je suis émue d'être là ce soir" confiait Luce, lors de son récent concert parisien, au Théâtre Antoine. Une émotion palpable dans la salle. Mais le rire était là aussi, libérateur. Il faut dire qu'en ces temps douloureux, les chansons de Luce ressemblent à des bulles d'oxygène, colorées, joyeuses avec quelques accents mélancoliques ou coquins. Des titres tirés principalement de son second opus "Chaud", le premier "Première phalange" n'ayant pas vraiment rencontré son public, comme on dit pudiquement. On se souvient de ses prestations loufoques dans l'émission "Nouvelle Star" dont elle est sortie victorieuse en 2010. Depuis, la demoiselle a perdu quelques rondeurs mais affiche toujours ce côté gamine espiègle et dissipée. Sur scène, elle forme un solide et énergique duo guitare-voix avec le talentueux Mathieu Boogaerts (compositeur et réalisateur de l'album). Ces deux-là se sont bien trouvés ! Dotée d'une voix claire et d'une élocution impeccable, Luce s'amuse avec l'ambigu "Chat doux", vante ouvertement les plaisirs de la chair dans "Le feu au cul", nous embarque dans une dansante "Polka", remet au goût du jour les sonorités sixties avec "Let's go",  tout en offrant un délirant duo sur le fameux "Paroles, paroles", immortalisé par Dalida et Delon. . Puis elle s'interroge avec "Ton crâne" et se fait plus tendre pour le touchant "Dans ma maman". Entre deux chansons, les deux complices échangent des répliques drôles et décalées. Un bien joli moment de divertissement.

En tournée:  le 16 janvier 2016 au Théâtre de Fontainebleau,le 23 janvier à Amiens (80), le 28 janvier 2016 au Centre Culturel d'Avermes (03), le 30 janvier à Magny Le Hongre (77), le 6 février à Argenteuil (95), le 5 mars à Reyrieux (01), le 25 mai à Le Blanc (36)...

6 déc. 2015

Festival Aurores Montréal: Troisième édition

Véritable trait d'union entre la France et nos cousins de la Belle Province, ce festival né en 2013 permet d'offrir un joli coup de projecteur sur la scène québécoise et canadienne en France. Une scène particulièrement riche et éclectique qui ne se limite pas, loin s'en faut, aux seules chanteuses à voix !
Pour cette nouvelle édition, la marraine n'est autre que Monique Giroux, une voix bien connue des auditeurs de Radio Canada et de tous les amoureux de la chanson francophone.
Présenté dans cinq lieux de la capitale (Le Pan Piper, le Divan du Monde, le Centre Culturel Canadien, la Gaîté Lyrique, et l'Alliance Française) le programme réunit des artistes français et canadiens comme Mathieu Lippé, Hippocampe Fou, Ariane Moffatt, Melissa Laveaux, Katel, Alejandra Ribera, Misteur Valaire, Emile Proulx-Cloutier...
Coup d'envoi, dès demain avec Daran et Bastien Lucas qui partageront la scène au Pan Piper.

Du 7 au 12 décembre, à Paris. 
Infos sur le site http://www.auroresmontreal.com/

2 déc. 2015

Des news, des news...

Le Prix Chorus 2016. Pour la 7ème année, le Département des Hauts-de-Seine ouvre les inscriptions pour ce prix doté d'une aide professionnelle d'un montant de 15 000 Euros.
Pour participer, les groupes ou artistes de musiques actuelles, résidant en France, doivent présenter un répertoire de compositions originales d'une durée de 30 minutes, être âgés de 13 à 35 ans (autorisation parentale exigée pour les mineurs non émancipés), ne pas être engagés contractuellement avec une Major. A noter également que les auteurs-compositeurs doivent être inscrits ou en cours d'inscription à la Sacem.
Quand on sait que, par le passé, le Prix Chorus a permis de découvrir des artistes comme Feu! Chatterton, Cotton Claw, Christine and Te Queens, Oh ! Tiger Mountains ou encore Hyphen Hyphen, on réalise que l'événement est un sacré tremplin !

Inscriptions en ligne sur http://www.prixchorus.hauts-de-seine.fr/
Les dossiers d'inscriptions sont également disponibles en téléchargement ou en envoyant un mail à:
prixchorus@hauts-de-seine.fr et par téléphone au 01.47.29.30.48.
Dossier à retourner au plus tard 15 janvier 2016 au Conseil Départemental des Hauts-de-Seine, Pôle Culture - Le Prix Chorus 2-16, bd Soufflot 92015 Nanterre Cedex.

Festival Musilac. C'est maintenant officiel : Les Insus, Elton John, Louise Attaque, Foals, Lilly Wood and The Prick...ont d'ores et déjà confirmé leur participation à la quinzième édition du festival Musilac qui se déroulera les 8, 9 et 10 juillet prochains à Aix-les-Bains. Il s'agit évidemment des premiers noms car l'affiche réunit,chaque année, un "casting" impressionnant.
La billetterie est ouverte dès ce vendredi (4 décembre) avec la mise en vente de  5000 pass à tarif promotionnel.

www.musilac.com

30 nov. 2015

Rendez-vous...

(c) Hervé Photograff
- ABADABA, Ré-Création 2015. Après le succès de ses représentations en décembre dernier, le Cirque Électrique invite les bambins ( à partir de 2 ans) à "sortir leurs parents" pour (re)découvrir le spectacle ABADABA (voir article sur du 11 décembre dernier sur ce blog).
Au menu: une ménagerie de peluches avec dresseur, du trapèze, des marionnettes décalées, des acrobaties, du jonglage, un monocycle géant, des numéros de contorsions et mat chinois... et de la musique en live ! De quoi séduire petits et grands car ABADABA est un subtil mélange entre performances et divertissements. Avec, en bonus, une "free kids party" organisée au bar à sirops.

Du 5 au 27 décembre, les mercredis, samedis et dimanches à 15 heures, au Cirque Électrique, Place du Maquis du Vercors, 75020 Paris. 
Info : 09 54 54 47 24 - reservation@cirque-electrique.com
www.cirque-electrique.com
Prix: 16 €. Tarifs réduits à 10 et 12 €.




Mina Agossi, le 2 janvier.
(c) Thibault Stipal
- Best Of Jazz Vocal 2015. Coup d'envoi le 18 décembre prochain de ce programme qui réunit quelques figures incontournables du jazz vocal. A l'affiche: Rachel Gould, Marvin Parks (qui remplace Marc Thomas, récemment disparu, pour un
hommage à Frank Sinatra & Nat King Cole), David Linx & Diederick Wissels, Mélanie Dahan, la chanteuse Sarah Lancman, adoubée par Quincy Jones au Festival de Montreux en 2012, Sara Lazarus, Véronique Hermann Sambin, Mina Agossi et enfin Mathilde pour un set consacré à Ella Fitzgerald et une jam vocale qui devrait se poursuivre jusqu'à minuit.

Du 18 décembre 2015 au 3 janvier 2016, au Sunset-Sunside, 60, rue des Lombards, 75001 Paris. 
Tél.: 01.40.26.46.60. www.sunset-sunside.com

26 nov. 2015

Patrick Bruel: "Très souvent, je pense à vous..."

"J'avais 8 ans quand ma maman m'a "présenté" la grande Dame et j'ai depuis, comme des milliers de fans, nourri un amour inconditionnel pour celle qui restera la plus grande auteure, compositrice, interprète du 20ème siècle" confie Patrick Bruel. Un amour qui s'exprime dans chacune des quinze reprises de l'album "Très souvent, je pense à vous..." qui sort officiellement demain.
De "Madame" qui ouvre cet hommage à "Dis, quand reviendras-tu ?" en passant par "Nantes", "Vienne" "Le mal de vivre" "Göttingen" ou encore "Ma plus belle histoire d'amour", l'artiste pose son timbre sur les titres, tout en douceur, sans démonstration superflue, laissant même transparaître ici ou là quelques fragilités vocales. Seule petite réserve pour "L'aigle noir" qui semble moins inspiré. On peut ne pas être sensible au répertoire de Patrick, mais il faut reconnaître que lorsqu'il choisit de revisiter d'autres chansons, comme ce fut le cas avec le double album "Entre-deux" (2002), il le fait avec talent, mettant ses qualités de comédien au service d'une interprétation touchante, fidèle et infiniment respectueuse.
Un disque qui précède, bien avant la date, le vingtième anniversaire de la disparition de Barbara qui nous a quittés le 24 novembre 1997.

"Très souvent, je pense à vous..." (Columbia/Sony), disponible le 27 novembre.

23 nov. 2015

Le joyeux libertinage d'Isa Fleur

Elle collectionne des premiers prix de piano, chant, clavecin, art lyrique, musique de chambre et solfège et les spectateurs ont déjà pu l'applaudir au sein de la troupe de Roger Louret, dans "La Vie Parisienne" d'Offenbach, "La Belle de Cadix" de Francis Lopez, "Le Pays du Sourire" de Frantz Lehar, "L'amour masqué" d'André Messager...
Mais avec son spectacle "La Cantatrice Chaude", mis en scène par Hervé Devolder, Isa Fleur s'attaque à un tout autre registre ! Seule sur scène, passant avec grâce du piano au synthé, la chanteuse lyrique effeuille quelques morceaux choisis (émaillés de ses propres compositions) tels que "Ouvre la fenêtre" (Julien Prévost et Mathilde Montier), "Le Tsoin-tsoin (à Bouffémont" (Géo Koger et Vincent Scotto), "Le Petit ramoneur" (bergerette anonyme du 17e siècle), "Premier rendez-vous" (Louis Poterat et René Sylviano), "Quatre-vingt-quinze pour cent" (Georges Brassens) ou encore "Tant pis pour la rime (Jean Nohain et Mireille).
Des chansons d'amour, tendres et gentiment grivoises, plus proches de celles que l'on pourrait échanger dans un boudoir que dans les salles de garde. C'est en effet toute la subtilité de ce récital qui évite de tomber dans la vulgarité. Espiègle, Isa Fleur va même jusqu'à nous conter, à sa manière, les aventures de Cendrillon et Blanche-Neige. Un récit, haut en couleurs (peut-être un peu trop long) qui ne s'adresse évidemment pas aux plus jeunes.
En un peu plus d'une heure, Isa Fleur batifole avec talent dans ce répertoire joyeusement libertin, nous faisant (re)découvrir au passage, quelques perles de la chanson gauloise.

Jusqu'au 16 janvier 2016, les jeudis, vendredis et samedis, à 21h30 (relâche les 24, 25, 31 décembre et 1er janvier), à l'Essaion, 6, rue Pierre au Lard, 75004 Paris. Tél.: 01.42.78.46.42.  Prix: 20 € et 15 € (tarif réduit). http://www.essaion-theatre.com/

18 nov. 2015

Grands Prix de l'Académie Charles Cros: palmarès 2015

Radio France ayant décidé d'annuler certaines manifestations prévues à la Maison de la Radio dont la proclamation officielle, aujourd'hui (au Studio 104), des 68e Grand Prix de l'Académie Charles Cros et le lancement du programme Chroniques lycéennes-Prix Charles Cros des lycéens, voici la liste des lauréats :

- Prix du Président de la République: Édith Canat de Chizy, pour l'ensemble de son oeuvre.
- In Honorem Classique: René Jacobs, pour l'ensemble de sa carrière.
- In Honorem Jazz: Daniel Richard, pour les services rendus au disque, comme disquaire, puis producteur-responsable de label (France et USA) chez Universal.
- In Honorem Chanson: Pierre Perret, pour l'ensemble de sa carrière au service de la chanson.
- Prix Filleul 2015: Thibault Garcia (guitare classique)
Les Grands Prix Internationaux du disque et du DVD
- Classique: Raphaël Pichon et l'Ensemble Pygmalion
- Soliste Instrumental Classique: Jean Rondeau (clavecin)
- Redécouverte du Répertoire: Laurence Equilbey et l'Ensemble Accentus
- Musique Contemporaine: Philippe Leroux
- Jazz: Géraldine Laurent (saxophoniste alto)
Prix Adami
- Blues: Harrison Kennedy
- Disques pour Enfants: Oddjob
- Chanson: Hubert-Félix Thiéfaine et Babx
- Musiques du Monde: Adamé Dramé et Juan Jose Mosalini/Sandra Rumolino/Jorge Rodriguez
- Parole Enregistrée: Laurence Vielle
- Paroles et Musique: Grand Corps Malade
Grands Prix Charles Cros Scène (avec la Fédération des Festivals de Chanson Francophone)
- Grand Prix Scène: Oxmo Puccino
- Grand Prix Révélation Scène: Lior Shoov





......

17 nov. 2015

Caroline Loeb : "les années 80 étaient créatives, fondatrices et transgressives"

Chanteuse, comédienne, animatrice télé, réalisatrice, auteur de chansons, de chroniques ... Caroline Loeb n'est pas vraiment restée dans son doux cocon depuis le succès de "C'est la ouate" !
Entre deux représentations de son spectacle musical "George Sand, ma vie, son oeuvre" et la mise en scène du "Goujon Folichon" (tous deux à l'affiche du Théâtre du Marais), elle a même trouvé le temps d'écrire "Mes années 80, de A à Z".
Au fil des pages, elle y évoque l'ouverture du Palace, la naissance de la Fête de la Musique, l'âge d'or de la BD, l'aventure Canal +, l'arrivée du CD, la première émission consacrée au hip hop (présentée par Sidney), la chute du Mur de Berlin, le magazine Glamour, Madonna, la new wave, Andrée Putman, les radios libres, Michael Jackson, François Mitterrand, les défilés de Christian Lacroix ou de Jean-Paul Gaultier...
Un ouvrage passionnant, ludique et richement illustré, dont son complice Nols a assuré la direction artistique. Caroline, quant a elle a signé les textes et coiffé les casquettes de directrice de création et d'iconographe.

Résumer une décennie aussi foisonnante en moins de 200 pages, c'était un sacré pari, non ?
J'ai bien essayé de négocier pour obtenir davantage de place mais c'était compliqué. J'ai dû faire des choix...
(c) Richard Schroeder
Commencer par Isabelle Adjani pour terminer par Zouc, c'était aussi un choix ?
La forme abécédaire me semblait la plus évidente. Cela donnait un cadre et apportait quelque chose de ludique. Cela a permis quelques télescopages surprenants comme celui de Gorbatchev avec Chantal Goya !
Tu cites le magazine Actuel qui, dans un édito en 1979, prédisait: "les années 80 seront actives, technologiques, vigoureuses et gaies...".  Ce fut le cas ?
Moi, je dirais qu'elles étaient créatives, fondatrices, transgressives...
C'était le début des grands photographes, des stylistes de mode. Pour les artistes, il y a eu aussi la mise en place d'une reconnaissance et d'une organisation de nos métiers avec, notamment, la loi sur la copie privée. La Sacem est d'ailleurs partenaire de ce livre.
Elles ont aussi été marquées par le sida ?
Nous étions tellement en roue libre. Le sida est arrivé comme une grande gueule de bois. Je vois cela comme les Années Folles: nous dansions sur un volcan !
Comment as-tu procédé pour obtenir toutes ces illustrations ?
J'ai eu une chance incroyable. J'ai pu parler à des gens qu'aucun iconographe ne pouvait appeler et on m'a donné tout ce que je voulais. Cela m'a également permis de rencontrer Jean-Paul Goude que je ne connaissais pas.
Le succès de "C'est la ouate" ouvre encore des portes ?
Je fais ce que je fais malgré la ouate ! C'est vrai que ce titre me colle à la peau. Mais, sans lui, on ne m'aurait sans doute jamais proposé de faire ce livre.
Tu as volontairement occulté le "moi je" ?
C'est ma vision, mon regard sur les années 80. Mais je ne souhaitais pas user du "moi je". A chaque fois que j'ai pu le faire, j'ai fait relire les chapitres par ceux dont je parlais.
Ces dernières années, on surfe beaucoup sur la nostalgie ?
(c) Mondino

Ce n'est pas mon cas. Je n'ai pas du tout la nostalgie des années 80 ni de la personne que j'étais à cette époque. Je m'éclate beaucoup plus aujourd'hui quand je suis sur scène ou que je travaille sur mes projets...


"Mes années 80, de A à Z" (Éditions Vents de Sable), en librairie depuis le 13 novembre. Prix indicatif: 29 €
Caroline Loeb dédicacera son livre demain, mercredi 18 novembre, à partir de 19 heures à "l'Ecume des Pages" 174, boulevard Saint-Germain, 75006 Paris.

13 nov. 2015

La BO²-M-: le nouveau projet de Matthieu Chedid

(c)Lisa Roze
Chaque nouveau projet de M. révèle les multiples facettes de son talent. Et le dernier en date n'échappe pas à la règle. Ou plutôt, il échappe à toutes les règles ! Treize ans après son album "Labo-M", Matthieu Chedid sort aujourd'hui le "La BO² -M-". "Ceci n'est pas un disque, ni une bande dessinée, ni un poème prévient-il, mais une expérience en 3V".
Comprenez trois visions du même rêve: un rêve musical qui se décline lui-même avec paroles et en version instrumentale, un poème (le rêve de Matthieu) et une bande dessinée réalisée par Matthias Picard.
Cela devient plus clair pour vous ?
En voix off, M. nous fait partager ses émotions, ses ressentis, son tohu-bohu mental, parle à une orange, raconte l'histoire d'un coup de foudre pas comme les autres, nous invite à le suivre sur les traces de Rouge Aline...
Pour décrypter l'imaginaire débridé de Matthieu Chedid, on pourrait évidemment user et abuser de mots comme: iconoclaste, psychédélique, poétique, audacieux, allégorique, onirique...
Et si on rangeait le dictionnaire des synonymes pour suivre tout simplement ses conseils ? Activer le mode planeur, éteindre son portable, s'installer confortablement, inspirer profondément...pour prendre le temps d'écouter, de regarder et d'entrer le rêve.

"La BO² -M-" livre disque (Éditions 2024) + une orange numérique (Devialet)

Prince en concert à l'Opéra Garnier

L'événement est évidemment très attendu ! Prince se produira, seul au piano, sous les ors de l'Opéra Garnier,
le vendredi 11 décembre 2015, à 18 heures et 21 heures.
Deux concerts exceptionnels qui s'inscrivent dans le cadre d'une tournée européenne qui devrait passer par Londres, Bruxelles, Vienne...
Les places seront mises en vente le mercredi 18 novembre, à 10 heures. Alors, n'oubliez pas de mettre votre réveil, de créer des messages d'alertes sur les habituels sites de réservations...
Opéra Garnier, Place de l'Opéra, 75009 Paris.
ww.operadeparis.fr
Info: la tournée européenne de Prince est annulée

12 nov. 2015

Des news, des news.

- Nilda Fernandez. Sortie demain (13 novembre) du CD + DVD "Bootlegger" dans lequel le chanteur interprète son nouveau répertoire pop-rock. Un récital présenté l'an passé avec les musiciens d'Alain Bashung et repris au Divan du Monde avec Ze Gang. Que les fidèles se rassurent Nilda Fernandez y revisite également ses "classiques" comme "Madrid Madrid" ou "Nos fiançailles". Avec, en bonus, un livret de 16 pages, illustré de peintures de Jacques de Loustal.

 Production: Editions Zanpano/Distribution, Rue Stendhal.



L'Olympia: visites guidées. Saviez-vous que, quelque part dans la salle, se trouve sous le plancher un bout de l'ancienne scène ? Que la fameuse salle de billard fut trouvée, par hasard, en poussant une porte que l'on croyait condamnée ? Qu'une rue souterraine court sous vos pieds et mène aux coulisses, tout au fond ?
Autant de mystères et d'anecdotes que le mythique music-hall vous propose de découvrir lors de visites (d'une heure) organisées les 10 et 18 décembre 2015, à 12 h 30 et 13 h 30.

28, boulevard des Capucines, 75009 Paris. Prix: 15 €
Tél.: 08.92.38.33.68. http://www.olympiahall.fr/


Stacey Kent: "Ma rencontre avec Roberto Menescal était inévitable"

(c) Diane Sagnier


Après avoir posé son timbre jazzy sur des succès de Barbara, Michel Jonasz ou Henri Salvador dans "Raconte-moi..." (2010) puis exprimé sa passion pour la bossa nova avec "The Changing Lights" (2013), Stacey Kent revient aux standards du "Great American Songbook"avec "Tenderly". Un album intimiste et lumineux, enregistré avec une légende de la musique populaire brésilienne, le guitariste, compositeur et arrangeur Roberto Menescal. Rencontre avec la plus internationale des chanteuses américaines, avant son concert parisien, le 12 décembre prochain, au Théâtre des Champs-Élysées et une tournée en France.

Le Brésil et vous, c'est une longue histoire d'amour, non ?
On peut vraiment dire que c'est une partie de moi, comme le fait d'être gauchère !
Cela remonte à l'époque où vous avez découvert l'album "Getz/Gilberto" ?
C'est l'un des premiers disques que j'ai écouté alors que j'avais 14 ans. On ne sait jamais pourquoi certains souvenirs restent ainsi gravés. J'étais fascinée par le rythme, la mélancolie...
Je viens d'une famille qui parle beaucoup. Moi, j'étais la plus calme mais je vivais tout de manière très intense. Et cette intensité, je l'ai retrouvée dans la musique brésilienne. J'ai eu un véritable coup de foudre !
Comme avec Roberto Menescal ?
Nous nous sommes croisés à Rio, lors d'un show qui célébrait le 80ème anniversaire de la statue du Christ Rédempteur. J'avais été invitée par Marcos Valle. Nous avons échangé nos adresses et entamé une longue correspondance. J'ai été surprise d'apprendre qu'il me connaissait et m'appréciait bien avant cette rencontre. Il est d'une autre génération et d'une autre culture mais nous partageons une même philosophie de vie. C'est un homme magnifique, d'une infinie sagesse. Notre rencontre était inévitable.
Il paraît que vous avez même appris le portugais de manière intensive ?
Je suis quelqu'un qui aime communiquer. Roberto ne parlant pas l'anglais nous n'aurions jamais eu cette qualité d'échanges. Il raconte plein d'histoires qui n'existent pas dans les livres. Avec lui, nous avons notamment évoqué la période du Tropicalisme. Pour les artistes brésiliens, la musique est quelque chose de très sérieux. Elle a contribué à la formation de l'identité nationale. Derrière certaines chansons d'amour il y avait en fait des déclarations contre le régime politique. Des années difficiles pour eux qui ont du faire le choix de rester ou de quitter leur pays. Cela nourrit aussi la tristesse...J'ai toujours été passionnée par l'apprentissage des langues. J'envisage prochainement de me mettre au suédois. Je suis attirée par la culture de ce pays et j'adore Ingrid Bergman.
Comment avez-vous procédé pour le choix des titres de "Tenderly" ?
Roberto n'avait jamais fait d'album de jazz même s'il adore cette musique. Nous avons privilégié les morceaux que nous pouvions interpréter de manière intimiste. Je crois que la seule qu'il ne connaissait pas était "If I'm Lucky".
D'où la belle musicalité de l'album ?
Je suis contente que vous disiez cela. L'idée était de mettre en valeur la pureté des chansons. Il y a juste Jim (son compagnon Jim Tomlinson) au saxophone et à la flûte, Jeremy Brown à la contrebasse et bien sûr Roberto à la guitare. Nous avons même renoncé à notre batteur que nous aimons beaucoup. Lorsqu'on a l'opportunité de jouer avec quelqu'un comme Roberto, il faut faire comme lui: approcher chaque note avec amour.
Un journaliste a écrit à votre sujet: "Stacey a une voix de lumières tamisées". Cela vous inspire quoi ?
Attendez, je cherche ce que cela veut dire ! (elle pianote sur son portable). Je trouve cela très joli. Vous savez, quand j'étais plus jeune, je chantais plus fort mais j'ai arrêté quand j'ai découvert ma personnalité musicale. C'est important de se connaître quand on est artiste, d'éviter la démonstration. C'est ma manière de grandir. De la même manière, je suis contente d'avoir rencontré Menescal tardivement.
C'est-à-dire ?
Il y a un auteur portugais qui me bouleverse, c'est José Saramago. Il disait qu'il était content d'avoir développé son métier à un âge avancé. Parce qu'il s'agissait de ses écrits les plus significatifs. Si j'avais rencontré Roberto, il y a dix ans, notre complicité aurait peut-être été moins forte. J'ai l'impression que je le mérite plus aujourd'hui.
Vous êtes impatiente de revenir chanter en France ?
Comme avec le Brésil, j'ai une longue histoire d'amour avec la France. J'ai grandi avec la musique de Léo Ferré grâce à mon grand-père. C'est agréable d'être en studio, mais cela reste un peu superficiel. Se produire sur scène, c'est autre chose. C'est la raison pour laquelle j'ai commencé à chanter. Pour cette conversation avec le public...


Album "Tenderley" (Okeh/Sony Classical and Jazz), disponible le 13 novembre prochain.
En concert, le 12 décembre, à 20 heures, au Théâtre des Champs-Elysées, 15, avenue Montaigne, 75008 Paris. Tél.: 01.49.52.50.50. Places: de 5 à 65 €. http://www.theatrechampselysees.fr/
Tournée 2016:  le 7 avril à St Priest, le 13 avril à Limoges, le 30 avril au Mans, le 7 mai à Levallois Perret, le 11 mai à Carcassonne, le 13 mai à Perpignan, le 19 mai à la Cigale, les 26 et 27 mai à Bordeaux...

10 nov. 2015

"Cabaret d'amour": un joyeux clin d'oeil à La Môme


(c) Nicolas Grandi
S'attaquer au répertoire de Piaf est toujours un peu risqué. Mais ce "Cabaret d'amour" évite tous les écueils du genre. Pas de petite robe noire sortie d'une vieille malle ni de trémolos dans la voix pour évoquer le centenaire de la naissance de celle qui demeure une icône de la chanson française. Comédienne et chanteuse, Laura Clauzel a choisi une approche nettement plus subtile... et facétieuse. Sur scène, pas d'accordéon mais un piano à queue derrière lequel s'installe le talentueux Yuta Masuda qui a signé les arrangements et assure la direction musicale. Quant à Laura, elle apparaît en long fourreau noir lamé (façon Rita Hayworth) pour entonner une suite de "non" sur l'air de "Non, je ne regrette rien".
Le ton est donné: pas question de donner à ce spectacle les allures d'un hommage compassé. Comme toujours au Hall de la Chanson, le public dispose d'un programme avec les titres des chansons, les auteurs, les compositeurs et même les éditeurs ! Bien utile, car l'artiste interprète essentiellement des morceaux méconnus, ou presque. Après un tonitruant "Je ne veux plus laver la vaisselle" (Marguerite Monnot/Edith Piaf), "Heureuse" (Marguerite Monnot/René Rouzaud) qui sonne comme un mantra, on s'amuse franchement lorsque la demoiselle revient avec des castagnettes et un éventail pour nous régaler d'un vigoureux "Carmen's Story" (Charles Dumont/Michel Rivgauche).
Mais l'émotion est également au rendez-vous avec le superbe  "Quand tu dors" (Christiane Verger/Jacques Prévert) ou encore "Exodus" (thème musical du film d'Otto Preminger). Même chose pour "Les deux ménétriers" (Lucien Durand-Eugénie Adèle Constant/Jean Richepin), l'une des premières chansons interprétées par la jeune Edith, à l'époque où elle se produisait dans les rues de Paname.
Non contente de posséder une voix puissante, mélodieuse et une jolie dose d'humour,  la chanteuse démontre aussi un sacré swing avec sa version jazzy de "Sophie" (Norbert Glanzberg/Edith Piaf).
Il paraît que c'est en écoutant le coffret intégral de Piaf, offert par son professeur de théâtre, que Laura Clauzel a eu l'idée de faire connaître ces chansons presque oubliées, de faire entendre ce "Cri du coeur" comme l'écrivait Jacques Prévert. Pari réussi car ce spectacle est une bien jolie déclaration d'amour....

Les 21, 28 novembre, 4, 5 et 19 décembre 2015, à 20 h 30 et les 15, 29 novembre et 13 décembre, à 16 h 30, au Hall de la Chanson, Parc de la Villette, Pavillon du Charolais, 211, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris. Dans le cadre d'un Festival Piaf du 7 novembre au 20 décembre 2015.
Informations et réservations au 01.53.72.43.01 et en ligne sur reservation@lehall.com ou www.lehall.com

8 nov. 2015

Zazie en showcase à la Fnac des Ternes

A l'occasion de la sortie de "Encore heureux" (deux ans après "Cyclo"), Zazie se produira en showcase à la Fnac des Ternes, le mardi 10 novembre à 18 heures. Ses fans pourront également faire dédicacer ce neuvième album studio, composé avec Philippe Paradis et la musicienne et productrice Edith Fambuena (Etienne Daho, La Grande Sophie, Miossec...).
La chanteuse interprétera quelques titres de ce nouvel opus, enregistré entre la Grèce, la France et l'Islande, avant une tournée qui débutera dès février 2016.
Entrée gratuite, sur invitation à retirer le 10 novembre, dès 9 heures, à l'entrée rue Bayen de la Fnac des Ternes.

Forum des rencontres - niveau 4
26/30, avenue des Ternes, 75017 Paris

4 nov. 2015

Rendez-vous...

Geneviève Morissette le 3 décembre à la Boule Noire
- Only French Festival. Depuis de nombreuses années, les associations "Only French" et "Catalyse" (basée à Genève) soutiennent et programment des artistes à découvrir au sein de la francophonie. Après trois jours de concerts à l'Institut François de Dakar en octobre dernier, le festival, qui fête cette année sa 22ème édition,  investit trois salles de la capitale. Coup d'envoi les 3 et 4 décembre, à la Boule Noire avec Émilie Marsh, Jaaq et la révélation québécoise Geneviève Morissette qui précéderont le groupe a cappella Question de Point de Vue, Fabian Tharin et les musiciens français, marocains et espagnols de Gabacho Maroconnection. Le 5 décembre, soirée spéciale Togo au Pan Piper avant de se retrouver, en famille, à la Scène du Canal pour le spectacle de conte de Barcella "Tournepouce".

Du 3 au 6 décembre. Infos sur http://www.onlyfrench.fr/

- Festival "Les Aventuriers.  L'affiche de cette onzième édition devrait convaincre les parisiens de franchir le périph' ! Misant une fois de plus sur un programme qui conjugue rock, pop et électro, le public attendu dans deux salles (l'Espace Gérard Philipe et la salle Jacques Brel) aura bien du mal à choisir entre Hubert-Félix Thiéfaine, Asian Dub Foundation (Sound System), Jeanne Added, Jay Jay Johanson, Aline, Marie Modiano...
A noter également le concert du groupe The Rusty Bells, lauréat de la scène ouverte "Jeunes Aventuriers 2015" et la projection, le 15 décembre, à 20h30, au Cinéma Kosmos, du documentaire d'Amy Berg consacré à Janis Joplin.

Du 8 au 17 décembre à Fontenay-sous-Bois. Service de navette gratuite au départ de Nation. Renseignements/Billetterie au 01.71.33.53.35.
Infos sur http://www.festival-les-aventuriers.com/

2 nov. 2015

Réédition du vinyle de la comédie musicale "La Bande à Bonnot"

Voici une nouvelle pépite à ajouter à votre collection ! Après la réédition du premier vinyle de Jeanne Moreau, les productions Jacques Canetti annoncent la sortie aujourd'hui (2 novembre), de celui de la comédie musicale "La Bande à Bonnot", en édition originale remastérisée.
Ecrit en 1954 par Henri-François Rey avec des chansons signées par Boris Vian, ce spectacle sera joué au Théâtre du Quartier Latin, puis très vite retiré de l'affiche, sans doute pour cause de censure.
C'est Ursula Vian-Kubler (la seconde femme de Vian), qui remettra miraculeusement la main sur les partitions égarées depuis plusieurs années.
En 1971, sous l'impulsion de Jacques Canetti, l'oeuvre est en partie remise en musique par Louis Bessières et un album est édité, quatre ans plus tard, avec des chansons interprétées par Yves Robert, Judith Magre, Kim Ibarra, Maurice Barrier, Lucienne Vernay, Pierre Jamet et Cécile Vassort.
Le présent vinyle s'enrichit de deux chansons dont les textes auraient été esquissés pour le spectacle d'origine: "la java des chaussettes à clous" par Jacques Higelin et "L'anguille", par Magali Noël.
Une sortie qui précède, de quelques jours, celle du film "Les anarchistes" d'Elie Wajeman (sur les écrans le 11 novembre prochain).

Productions Jacques Canetti
Distribution Because/Warner

29 oct. 2015

"U2 Revolution", par Mat Snow

Sortie officielle aujourd'hui de cet ouvrage consacré au groupe formé il y a 40 ans par Paul Hewson dit Bono, Dave Evans ("The Edge"), Adam Clayton et Larry Mullen. Le journaliste musical anglais Mat Snow (qui fut notamment rédacteur en chef du Mojo Magazine) retrace ici les grandes étapes de la carrière de U2 depuis l'époque où la formation s'appelait encore Feedback  jusqu'au tollé provoqué par l'opération de marketing accompagnant le lancement du dernier album "Songs of Innocence". Accompagnée de plus de 200 photographies et de deux pages dépliables avec la biographie de chacun des membres, le livre décrypte le phénomène U2, ses engagements humanitaires, sa première vraie scène lors d'un concours pour jeunes talents organisé par une marque de bière et la filière irlandaise de la compagnie de disques américaine CBS, la reconnaissance planétaire avec l'album "War", le concert Live Aid à Wempley en juillet 1985, où Bono vole la vedette en se jetant dans le public....et devant 2 milliards de téléspectateurs ! Passionnante et riche d'illustrations, cette biographie sort à point nommé, quelques jours avant les concerts parisiens du quatuor irlandais, les 10, 11, 14 et 15 novembre, dans la salle rénovée de Bercy, rebaptisée AccorHôtels Arena.

Les Éditions de l'Homme, 240 pages, 29,90 €

Abd Al Malik et Laurent Garnier à la Fnac Bercy Village

Après "Château Rouge"qui mixait musique africaine et électro-rock, Abd Al Malik revient avec "Scarifications" (dans les bacs le 6 novembre prochain). Un cinquième album qui marque le début de sa collaboration avec le label Pias. A la croisée du rap et de l'électro, ce nouveau projet, réalisé et produit par Laurent Garnier contient notamment un titre en hommage au chanteur Daniel Darc.
Le rappeur et le DJ seront présents à la Fnac Bercy Village, le 10 novembre à 18 heures,  pour une rencontre suivie d'une séance de dédicaces. Entrée libre dans la limite des places disponibles.

Fnac Bercy Village, 
49/53, Cour Saint-Emilion, 75012 Paris

27 oct. 2015

"Presque Nous": un duo tendre et cocasse

(c) Pidz
"Quand on voit arriver sur scène un homme et une femme, on se dit: tiens, c'est un couple. Nous avons décidé de vous dire la vérité: nous ne sommes pas un couple, nous sommes un presque couple". Telle est la trame du spectacle de "Presque Nous". Elle, c'est Sophie Forte, connue pour ses chroniques sur France Inter dans "Rien à cirer" et ses one woman show. Lui, c'est Thibaud Defever, alias Presque Oui (voir article du 5 juin dernier sur ce blog).
Ensemble, ils ont imaginé ce duo qui s'interroge et s'interpelle sur les petits et grands mystères du sentiment amoureux. Cet instant fugace où tout bascule... ou pas !
Entre fantasmes et évidences, déclarations et pudique retenue, le tandem nous balade à la lisière de cette presque histoire d'amour.
Entre deux chansons et dialogues savoureux, ils vont même jusqu'à convoquer Lacan pour mettre fin à leur dilemme:  "aimer, c'est donner quelque chose qu'on n'a pas à quelqu'un qui n'en veut pas". Pour autant, ils ne se décident pas à trancher puisque, après l'énigmatique "On saura pas" ils reviennent avec la chanson "Aimons-nous (même vacillants". Alors, amour ou tendre complicité ? Ce qui est sûr, c'est que "Presque Nous" va donner naissance à un album attendu en février prochain...

Les 4 et 18 novembre, 2 et 16 décembre 2015 et les 13 et 27 janvier 2016, à 19h45, au Théâtre Essaion, 6, rue Pierre au Lard, 75004 Paris. Tél.:01.42.78.46.42.
 www.essaion-theatre.com

Le Goujon Folichon : fantasque et licencieux

(c) Franck Faipot
Sur scène le décor est dépouillé: un tabouret pour l'accordéoniste Gérald Elliott et une petite table, genre coiffeuse, où trône notamment le portrait de Mémère Jeanine. Une maîtresse femme dont on apprend qu'elle dirigeait autrefois "Le Goujon Folichon".
Si le nom évoque une auberge des bords de Seine où les promeneurs du dimanche venaient taquiner le poisson... Julien Fanthou a vite fait de nous affranchir !
En quelques battements de cils et poses suggestives, ce chanteur baryton nous invite à suivre les personnages truculents et fantasques de ce "cabaret pour maison-close" mis en scène par Caroline Loeb.
Au hasard des refrains on croise "Le grand frisé", "La môme caoutchouc", "La vipère"... on découvre des perles comme "La purée", une des toutes premières chansons écrites par Serge Gainsbourg ou "On dit qu'il en est" de Fernandel. Au passage, ce charismatique maître de cérémonie puise dans le répertoire de Juliette pour des versions particulièrement réussies de "Remontrances" et de "Sur l'oreiller" , tout en nous régalant d'une facétieuse relecture du fameux "Tango stupéfiant" créé par Marie Dubas.
La gestuelle appuyée, la voix vibrante et l'oeillade assassine, Julien Fanthou qui a vite troqué ses chaussures bicolores et son pantalon de smoking contre une paire d'escarpins et des bas à jarretelles, ressuscite sur la scène du Théâtre du Marais, l'atmosphère licencieuse des cabarets expressionnistes allemands. Un excellent spectacle qui s'adresse à un public "averti"

Les dimanches 1er, 8, 22 et 29 novembre, à 19 heures, au Théâtre du Marais, 37, rue Volta, 75003 Paris. Loc. au 01.71.73.97.83. www.theatredumarais.fr

26 oct. 2015

Jean-Marie Périer: retour sur images

DR
Plus habitué à mettre les autres en lumière, Jean-Marie Périer se livre ici à un exercice inhabituel: affronter les feux de la rampe pour commenter, sur scène, les nombreux clichés pris au cours de sa carrière. Avec ce spectacle baptisé "Flashback", il revient donc sur ses débuts. A l'époque où Daniel Filipacchi lui colle un appareil entre les mains et lui demande d'aller photographier quelques artistes qui doivent atterrir sur le tarmac de Cannes. Il a tout juste 16 ans et reviendra avec des photos de Ray Charles, Ella Fitzgerald, Miles Davis... ou encore Dizzy Gillespie jouant de la trompette les pieds dans l'eau !
Plus tard, Filipacchi lui propose de le rejoindre à la rédaction de "Salut les Copains".  Jean-Marie en deviendra le photographe fétiche avec un seul mot d'ordre du patron : "faire des photos qui déplaisent aux parents" ! Toutes les idoles des années yé-yé défileront devant son objectif: Johnny Hallyday, Sylvie Vartan, Frank Alamo, Sheila, les Surfs, Dani, France Gall, Françoise Hardy (avec qui il vivra une histoire damour qu'il évoque avec tendresse), Michel Sardou, Jacques Dutronc, Richard Anthony, Eddy Mitchell, Michel Polnareff, Véronique Sanson... mais aussi Jimmy Hendrix, Petula Clark, Stevie Wonder, Vince Taylor, Bob Dylan, les Rolling Stones, Marianne Faithfull...et des comédiens tels que Steve McQueen ou Alain Delon (l'une de ses photos est d'ailleurs utilisée aujourd'hui pour la publicité d'un grand parfum).
Pour la plupart des clichés projetés sur un écran derrière lui et accompagnées de musiques de ces années là, Périer a une anecdote, un souvenir de tournée. Il évoque ainsi l'accident de voiture avec Hallyday qui a bien failli leur coûter la vie, sa rencontre avec Claude François lui demandant de trouver un nom et un logo pour la maison de disques qu'il souhaite créer, Chuck Berry recrutant ses musiciens dans la rue et n'acceptant de chanter que lorsqu'il avait son cachet en cash dans la poche, les Beatles sollicitant une rencontre avec Brigitte Bardot ou encore James Brown capable de faire chaque jour 2000 km en avion pour aller se faire raidir les cheveux avec de la graisse d'oie ! Difficile de parler de one man show car avec "Flasback" Jean-Marie ne prétend pas faire l'acteur. Il laisse cela à son "père" François Périer à qui il rend un bel hommage à la fin. Le prétexte est surtout de raconter le parcours inespéré d'un ado de 16 ans, pas très bien dans ses basketts (lorsqu'il découvre le secret de sa naissance) et qui, avec l'applomb de sa jeunesse, a cotoyé et immortalisé sur papier glacé un nombre incroyable d'artistes français et anglo-saxons. Un clin d'oeil aussi à Etienne Daho qui lui avait conseillé de ne pas laisser ses photos dans des boîtes...

Les lundis 26 octobre et 2 novembre, à 20 h 30, au Théâtre de la Michodière, 4 bis, rue de la Michodière, 75002 Paris. Tél. 01.47.42.95.22. www.michodiere.com

23 oct. 2015

Les joyeuses tribulations de Julie Victor

"Julie Victor fait ce qu'elle veut" annonce l'affiche. Et elle ne s'en prive pas ! Au point de se laisser aller parfois à quelques blagues un peu douteuses. Mais incontestablement, Julie sait tout faire: chanter, danser, pasticher quelques artistes, jouer la comédie... Avec ce one woman show musical, elle raconte l'histoire (la sienne ?) d'une jeune femme qui débarque de sa Normandie natale pour conquérir Paris et gagner ses galons de chanteuse.
L'occasion de croquer en quelques traits bien sentis les portraits d'un professeur de chant tyrannique, d'une volubile copine québécoise, d'une autre qui ne finit jamais ses phrases... Et de nous faire partager par le menu les délirantes tribulations de ses emplois "alimentaires" de serveuse-chanteuse ou de "voix" pour les publicités.
Tour à tour rockeuse, vocaliste de jazz allemand ou d'opéra, chanteuse à texte... elle joue sur tous les registres avec de solides qualités vocales. On s'amuse avec elle lorsqu'elle nous offre un medlay de tubes populaires traduits en anglais... et inversement. Entre deux sketches,  elle aspire à la paille l'eau d'un vase ou d'un aquarium "parce que c'est bio !". Energique et fantasque, sexy en diable, elle prend un malin plaisir à interpeller le public tout en s'interrogeant sur l'utilité des doubles appellations comme tourneur-fraiseur ou charcutier-traiteur... Du coup, même si la demoiselle est dotée d'un sacré sens de l'humour et de la scène, on avoue une nette préférence pour ses talents de chanteuse. Surtout lorsqu'elle nous régale d'une bien jolie version de "La tendresse" de Bourvil.

Jusqu'au 13 décembre 2015, le sam. à 15 h et 20 h 30 et le dim. à 17 h, au Théâtre Les Etoiles, 61, rue du Château d'Eau, 75010 Paris.  Loc. points de vente habituels.

21 oct. 2015

Le charme flamboyant de Judith Owen

(c) Alessia Laudoni
Ceux qui ont eu la bonne idée de répondre à son rendez-vous parisien en novembre dernier, dans le cadre intime du Zèbre de Belleville, sont littéralement tombés sous le charme! Un charme aussi flamboyant que la chevelure de cette chanteuse et pianiste galloise. Etrangement, son nom n'est pas encore familier chez nous, alors que Judith Owen a déjà sorti une dizaine d'albums.
"Ebb & Flow",  arrivé dans les bacs français en mars dernier nous replonge avec une vivifiante nostalgie dans la Californie des années 70. Certains n'hésitent pas à la comparer à Carole King... et c'est loin d'être exagéré !
Pour ce nouveau concert, elle sera accompagnée de deux légendes vivantes de la musique américaine: le bassiste Leland Sklar (Toto, Véronique Sanson, Bill Cobham...) et le batteur Russell Kunkel (James Taylor, Carole King, Crosby, Stills & Nash, Joni Mitchell...).
Installée au piano, posant son timbre puissant et mélodieux sur des morceaux aussi imparables que "You're Not Here Anymore" ou "Train out of Hollywood", elle revisite également le fameux "In The Summertime" de Mungo Jerry. Et que dire de sa version de "Hey Mister, That's Me Up On The Jukebox" qui éclipse presque celle de James Taylor !
Bref, s'il y a un concert à ne pas rater ce mois-ci c'est bien celui de Judith Owen. D'autant qu'elle devrait offrir au public parisien la primeur de quelques chansons de son nouvel opus à paraître en mars prochain.

Le 28 octobre, à 20 h 30, au Zèbre de Belleville, 63, boulevard de Belleville, 75011 Paris. Loc. 01.43.55.55.55 et points de vente habituels. www.lezebre.com