27 oct. 2020

Félicien Brut : "Il faut bousculer les codes sans les déconstruire"

(c) Nora Houguenade
Longtemps rangé au rayon musette, l'accordéon fut affublé de surnoms aussi péjoratifs que la boîte à chagrin, le branle-poumons ou le piano du pauvre. 
Félicien Brut fait partie de ces musiciens qui lui ont redonné ses lettres de noblesse et une nouvelle jeunesse.
Virtuose et intarissable lorsqu'il s'agit de raconter des anecdotes autour de son instrument fétiche, il est régulièrement invité dans des festivals de musique classique nationaux et internationaux. Et, en concert, il aime mêler les répertoires de Brel, Piazzolla, Galliano ou Chopin.
Pour l'album "Neuf" (qui sortira le 13 novembre prochain), dans lequel il joue avec le Quatuor Hermès et le contrebassiste Edouard Macarez, il s'est lancé un nouveau challenge: proposer à neuf compositeurs de célébrer Beethoven avec neuf morceaux originaux s'inspirant d'un élément de ses oeuvres. 
Rencontre avec un passionné qui pourrait bien vous réconcilier avec l'accordéon...

- Beaucoup pensent encore que l'accordéon est français, ce qui est une erreur ?
C'est en effet une fausse croyance. Il a été inventé par un autrichien, fabriqué en Italie et transformé en Russie. C'est aussi l'instrument le plus joué en Amérique latine.
- Comment expliquez-vous qu'il traîne encore cette réputation d' instrument démodé ?
Lorsqu'un genre devient très populaire, comme le musette, on dérape parfois vers le commercial. L'accordéon a connu un succès certain il y a quelques années mais la qualité du répertoire n'était pas toujours au rendez-vous. Du coup, cela a été plus difficile de lui faire prendre d'autres chemins. J'ai débuté dans le musette et c'est un genre d'une grande diversité et d'une grande richesse. Le point positif, c'est que l'accordéon est resté populaire auprès de la jeune génération. 
- C'est-à-dire ?
Si vous arrêtez quelqu'un dans la rue pour lui demander à quoi ressemble un basson ou un hautbois, la réponse sera nettement moins spontanée. L'accordéon est également présent dans le jazz, le rock, la chanson... Un film comme "Le fabuleux destin d'Amélie Poulain" a aussi changé la donne, avec la BO de Yann Tiersen. 
- Sur scène, vous aimez-bien raconter des histoires et anecdotes ?
C'est une habitude que j'ai conservée du bal musette. C'est difficile de passer de Chostakovitch à Galliano sans raconter une histoire pour faire le lien entre les pièces. Je suis tombé amoureux de la musique classique mais je n'ai pas un parcours normal dans ce milieu.  Je pense qu'il faut tout à la fois bousculer les codes, sans les déconstruire. Parler avec le public fait partie de cet effort d'ouverture. 
- Il paraît que vous avez reçu votre premier accordéon à l'âge de 2 ans ?
C'était un cadeau de mes parents et il était en plastique ! J'ai commencer à prendre des cours sur un vrai instrument à 6 ans.
- L'accordéon est aussi l'instrument des voyageurs ?
Avec la guitare, c'est l'un des instruments les plus faciles à transporter. Il a été adopté par les nomades et les gens du voyage. Il est lié à cette idée d'itinérance.
- Comment est née l'idée de l'album "Neuf" ?
C'est René Martin, le directeur des Folles Journées de Nantes qui m'a demandé d'imaginer un programme pour le 250ème anniversaire de la naissance de Beethoven. Ce n'était pas évident car Beethoven et l'accordéon, cela ne tombe pas sous le sens ! D'autant plus que ce compositeur est un dieu pour les musiciens classiques, peut-être même plus que Bach ou Mozart. Du coup, je me suis dit que la meilleure manière de lui rendre hommage était de susciter de nouvelles créations. On a fait appel à neuf compositeurs d'esthétiques différentes  (Stéphane Delplace, Fabien Waksman, Patrice d'Ollone, Thibault Perrine, Domi Emorine, Corentin Apparailly, Jean-François Zygel, Cyrille Lehn et Thomas Ehnco) en leur commandant neuf pièces courtes. L'idée n'était pas de faire du Beethoven mais de s'inspirer d'une rythmique ou d'un thème.  
- Dans un article, un journaliste vous a surnommé le Robin des Bois de l'accordéon. Cela vous inspire quoi ?
Cela me plait davantage que d'être comparé au Capitaine Crochet !
- Il faisait peut-être référence à votre générosité sur scène ?
Pour moi, celui qui respire la générosité, c'est Richard Galliano. Quand il est sur scène, il est à 300%, quelle que soit la salle. Moi, il m'arrive de souffrir lorsque j'ai le sentiment que je n'ai pas tout donné !



- Album "Neuf" (label Mirare), disponible le 13 novembre 2020.
Le concert en duo avec le guitariste Thibaut Garcia, initialement prévu  le 27 octobre 2020 au Bal Blomet est reporté au 13 janvier 2021, à 20h30. 
Autres dates (sous réserve): le 31 octobre 2020 en trio avec Thomas et Romain Leleu (tuba zt trompette) au Festival Musique en Ré de l'Ile de Ré, le 6 novembre, en duo avec Julien Martineau (mandoline) à Lure (70), le 8 novembre en duo avec Julien Martineau au Festival Automne Musical de Nimes, le 14 novembre, en duo avec Thibault Garcia à Ancône (26), le 15 novembre, Sextuor Neuf à Valence (26), les 28 et 29 novembre, Sextuor Le Pari des Brtelles à la Philharmonie de Luxembourg...

20 oct. 2020

Anne Ducros: de Django Reinhardt aux Beatles !

Elle s'est spécialisée dans la musique baroque de Couperin, Bach, Rameau... avant de se laisser happer par le chant de sirènes comme Ella Fitzgerald ou Billie Holiday. Mais au-delà d'un parcours jonché de récompenses qui lui permet d'apparaître aujourd'hui comme l'une des grandes vocalises du jazz en France, Anne Ducros est aussi une insatiable curieuse qui se plait à prendre des chemins buissonniers, comme le prouve sa discographie. Avec son dernier opus "Something" dont elle fêtait la sortie au Café de la Danse, en mars dernier,  la chanteuse confirme son goût pour les mélodies qui ont marqué le XXème siècle. "C'est un vrai plaisir pour moi de chanter des morceaux que je connais depuis toujours et que j'interprétais déjà quand j'ai débuté aux Trois Mailletz" (le célèbre club du Quartier Latin) et dans mon petit appartement de la rue Quincampoix"confiait-elle alors. 

Accompagnée sur le disque et sur scène par deux magnifiques musiciens: Adrien Moignard à la guitare et Diego Imbert à la contrebasse, la chanteuse se balade sur les fameux "Nuages" de Django Reinhardt, aborde la pop anglo-saxonne avec "Your Song" d'Elton John ou "Something" des Beatles tout en nous régalant d'un délicieux "Tea For Two" (immortalisé par Doris Day). En chemin, elle nous offre également une dansante version du "Samba Saravah" de Pierre Barouh, avant de célébrer "The Good Life" (La belle vie), la chanson de Sacha Distel et Jean Broussole, devenue un standard du jazz. Non contente de posséder un timbre d'une incroyable musicalité, un sens inné du swing et de l'improvisation et un impeccable phrasé, Anne Ducros aime échanger avec le public. Une simplicité qui conforte la réputation des gens du Nord, dont elle est originaire. Sur son site, confirmant (à un horaire adapté) le concert au Bal Blomet pour la sortie de la version vinyle de l'album, elle a écrit "Je n'ai pas joué depuis le confinement, je vous préviens je vais tout donner !" On peut compter sur cette généreuse artiste pour tenir sa promesse.

- Album "Something" (Sunset Records/L'Autre distribution). En concert à Paris, le 22 octobre 2020, à 19h (dans le cadre du Festival Jazz Sur Seine et des jeudis du Jazz Magazine) au Bal Blomet, 33, rue Blomet, 75015 Paris. www.balblomet.fr

En tournée: le 23 décembre 2020 "Jazz au Touquet" (Palais des Congrès), le 26 décembre 2020 à l'Impérial Christmas Festival d'Annecy (Impérial Palace), le 13 mars 2021 au Château d'Hardelot de Condette (Centre Culturel de l'Entente Cordiale)...
 

19 oct. 2020

La jolie vie de saltimbanque de Natalie Akoun

(c) Patricia Franchino
Son précédent spectacle s'appelait "Une histoire de clés". Cette fois,  Natalie Akoun ouvre grand sa porte pour nous inviter à partager son "Âge d'or". Tout commence alors qu'elle découvre une affiche de Michel Fugain et le Big Bazar depuis une fenêtre de l'appartement de son enfance. Elle rêve alors de partir sur les routes pour mener une vie de saltimbanque. Elle passera par les cours du théâtre des Quartiers d'Ivry, de l'école de Chaillot puis du Conservatoire National d'Art Dramatique de Paris avant de fouler enfin les planches pour jouer Molière, Dostoïevski, Brecht... 
Mais l'envie de chanter "sa" belle histoire l'a toujours titillée. Avec la complicité du metteur en scène Olivier Cruveiller, des musiciens Vincent Leterme (au piano) et Laurent Valero (au violon), elle raconte ici les discussions de son père et de son grand-père sur le conflit israélo-palestinien, ses premières fêtes de l'Huma sur l'épaule de ses parents, les soirées télé avec sa soeur devant les émissions de variétés, ses émotions de spectatrice au Théâtre de la Cartoucherie de Vincennes, ses débuts dans le métro avec un chanteur américain... Le tout entrecoupé de chansons comme "Jouez violons, sonnez crécelles", "Un petit poisson, un petit oiseau", "Saint-Germain-des-Prés", "Madame Nostalgie", "La ballade des baladins", "Trois petites notes de musique"...
Son joli timbre aurait sans doute mérité d'être amplifié par un micro, notamment sur la reprise de "L'âge d'or" de Léo Ferré mais la spontanéité, la grâce et les talents de conteuse et comédienne de Natalie Akoun emportent définitivement l'adhésion.

Les 24 et 31 octobre, à 18h30 et du 4 décembre au 25 janvier 2021, les ven. et Sam. à 21h, au Théâtre Les Rendez-vous d'Ailleurs, 109, rue des Haies, 75020 Paris. 

14 oct. 2020

L'hymne à la liberté de Joséphine B.

(c) Pascal Gely
En fond de scène des silhouettes de danseuses projetées sur un écran géant accompagnent les propos du narrateur: "Elle a toujours su d'où elle venait, mais elle ne savait pas qu'elle irait aussi loin...". Elle, c'est Freda Josephine McDonald, plus connue sous le nom de Joséphine Baker. C'est ce destin hors du commun que raconte "Joséphine B.", le spectacle écrit et mis en scène par Xavier Durringer.  Un destin qui ressemble à une version américaine de Cendrillon ! 

Dans le rôle-titre, on s'incline devant la performance de la comédienne, chanteuse et danseuse Clarisse Caplan. Tour à tour espiègle, candide, provocante, enchaînant les numéros de danse avec une incroyable énergie, on retrouve même sur son visage grimaçant, les pitreries derrière lesquelles se réfugiait l'enfant pauvre de Saint-Louis. Au fil des tableaux, on assiste ainsi à la métamorphose de la petite fille frottant le sol de riches propriétaires dans son Missouri natal qui deviendra l'une des icônes du Paris des Années Folles.  A ses côtés, Thomas Armand, tout aussi talentueux, endosse les costumes de ceux (et celles) qui ont croisé sa route: le beau-père alcoolique et violent, Pépito son manager, la mondaine Caroline Dudley Reagan qui l'emmènera dans ses bagages  pour lui offrir de devenir la vedette de La Revue Nègre qu'elle souhaite monter à Paris...  Un parcours entrecoupé de séquences brèves évoquant Martin Luther King, la ségrégation, Rosa Parks... tandis que la voix de Billie Holiday résonne sur le bouleversant "Strange Fruit". Difficile, en un peu plus d'une heure de résumer 50 ans de carrière ! Xavier Durringer a donc choisi de terminer symboliquement ce beau spectacle avec "La danse sauvage", tirée de la Revue Nègre (présentée en 1925 au Théâtre des Champs-Elysées) qui fit scandale à l'époque puisque Joséphine y apparaissait tout juste vêtue d'une ceinture de bananes. Un numéro qui incarne à lui seul la liberté dont elle a fait preuve toute sa vie. Hasard ou clin d'oeil, "Joséphine B."est à l'affiche d'une salle voisine des Folies Bergère dont elle fut une inoubliable meneuse de revue...

Les jeu., ven., et sam. à 19h et les dim. à 16h, jusqu'au 3 janvier 2021, à la Scène Parisienne, 34, rue Richer, 75009 Paris. Tél.: 01.40.41.00.00. Loc. points de vente habituels et sur le site www.tlsp.com



Contrebrassens revient en quartet

Forte du  succès de son spectacle "Contrebrassens", avec la complicité du multi-instrumentiste Michael Wookey,  (voir sur ce blog le 12 février dernier), Pauline Dupuy revient nous enchanter avec une série de représentations supplémentaires, sur la scène du Studio Hébertot.  

Avec une certaine malice, elle avait choisi de puiser essentiellement dans des chansons où Brassens confessait son penchant pour le beau sexe. Cette fois, elle multiplie les plaisirs en invitant le duo de cuivres ArtDeko (trombone/ bugle ou trompette). Une formule quartet qui devrait apporter une nouvelle résonance à des titres comme "Cupidon" ou "La princesse et le croque-notes".  A (re)découvrir car la demoiselle fait passer de bien jolis moments de bonheur et d'émotion dans la salle.

Tous les dimanches à 19h et les lundis à 21h, jusqu'en décembre 2020, au Studio Hébertot, 78 bis, boulevard des Batignolles, 75017 Paris. Tél.: 01.42.93.13.04. www.studiohebertot.com


12 oct. 2020

Marc Casa: "Sur scène, je ne me sens ni comme un homme ni comme une femme"

(c) Betül Balkan

Après avoir rendu un vibrant hommage au répertoire de Barbara, Marc Casa qui, avec ses musiciens, se produit sous le nom de Lou Casa, renoue avec la Dame Brune en l'associant cette fois à une autre grande figure de la chanson française. Intitulé tout simplement "Barbara & Brel" l'album qui sortira le 13 novembre prochain, propose une lecture à la fois sensible et respectueuse de chansons comme "Mathilde", "L'amoureuse", "Au suivant" ou "La Solitude". Rencontre quelques jours avant ses concerts parisiens au Bal Blomet.


- Cet album a été enregistré dans des conditions difficiles, non ?
Nous l'avons enregistré en mars dernier ! Après, il a fallu jongler pour le mixage et le mastering s'est fait à distance. 
- S'attaquer à Brel après Barbara, c'est un sacré défi ?
C'est vrai que voir un homme reprendre Barbara, ce n'était déjà pas évident mais je pense que j'ai réussi à convaincre. Lorsque je suis sur scène, je ne me considère ni comme un homme, ni comme une femme. Quand on arrive à s'affranchir de ces barrières, cela semble plus facile. Le critère était que je puisse m'approprier sensiblement les chansons. Je suis dans une dynamique qui consiste à servir le propos. Ce qui me guide, c'est la sincérité. Avec de tels artistes, on ne peut pas faire moins bien. J'ai donc choisi de proposer quelque chose de différent.
- Comme la version tout en douceur de "Mathilde" ?
J'ai essayé de trouver le bon axe. C'est parfois difficile avec Brel car son image est tellement forte. Certains arrangements ont parfois un peu vieilli. Nous avons opté pour des sonorités plus contemporaines.
- Il y a aussi "Gauguin", une lettre à Jacques Brel écrite et composée par Barbara.
Je crois que ce titre n'existe pas en version studio mais seulement sur un live. C'est une chanson très particulière, écrite comme une lettre. 
- Vous avez fait quasiment un travail d'historien ?
C'est un bien grand mot ! Je veux rester à ma place. Mais cela faisait aussi partie de la démarche et ça la rendait encore plus passionnante. En concert, il y a d'ailleurs des projections et des extraits audios.
- Vous pouvez nous parler du sous-titre "des échanges, de présences et d'absences" ?
Il correspond à mon état d'esprit du moment et illustre le visuel de l'album où on voit trois chaises vides.
On échange avec eux mais on ne se met pas au même rang. J'ai imaginé trois catégories de chansons: des histoires d'amants, des histoires d'amour et des textes qui parlent des disparus. On peut évidemment parler de concept, même si je n'aime pas beaucoup de mot. En fait, j'ai essayé de m'approprier les chansons pour y mettre un peu de mon histoire. C'est la seule contrainte que je me suis imposée. J'ai tellement de respect pour ces deux artistes qu'il fallait que je trouve une vraie sincérité au fond de moi. J'ai toujours été impressionné par le public de Barbara. Elle écrivait je mais cela faisait écho auprès de chacun d'entre nous. A l'instar d'artistes comme Nina Simone ou Angélique Ionatos, elle exprimait ses fêlures avec dignité. C'est ce qui me touche et que je me suis efforcé d'exprimer. J'ai beaucoup appris avec ce projet.
- Vous allez bientôt le porter sur scène ?
J'ai hâte. Parce que quand on rencontre le public, il y a un véritable partage.

- Album "Barbara et Brel" (Les Soirs Imprudents), disponible le 13 novembre 2020

En concert à Paris, le 26 janvier 2021, à 20h, au Bal Blomet. 33, rue Blomet, 75015 Paris. billetterie sur www.balblomet.fr 
En tournée:  le 22 janvier 2021 à Argenton-sur-Creuse (36), le 23 janvier à Marly-le-Roi (78), le 5 février à Loctudy (29), les 24 et 25 février à Bayonne (34), le 26 février à Jurançon (64), le 27 février à Castelginest (31), le 11 mars à Biarritz, le 12 mars à Montignac, (24), le 13 mars à Pavaillac (24), le 9 avril à Saint-Cyr-sur-Loire, le 10 avril à Champigny-sur-Veude (37)...

 

9 oct. 2020

Jazz sur Seine : 9ème édition

C'est le rendez-vous des amoureux du jazz ! Mais pas seulement car le genre ne cesse de se renouveler et les musiciens, reconnus et à découvrir, butinent volontiers dans des sonorités world, funk, folk, rock...pour enrichir leur répertoire. 

Pour cette nouvelle édition du "Festival Jazz sur Seine", actualité oblige, ce sont essentiellement des artistes français et européens qui se produiront dans une vingtaine de clubs de Paris Île-de-France pour plus de 150 concerts. Certains rendez-vous menaçant d'être annulés, nous vous consellons fortement de consulter le site de l'Association Paris Jazz Club (www.parisjazzclub.net), à l'origine de cette belle initiative, en partenariat avec l'Adami. Ce qui ne change pas, en revanche, ce sont les prix particulièrement attractifs ! Ainsi, pour 40 € vous pourrez assister à 3 concerts (dans des lieux différents) et une offre découverte est proposée à 10 €. 

 Du 9 au 24 octobre 2020 à Paris et en Île-de-France.