7 avr. 2017

Deep Purple, nouvel album et dédicaces à Paris

Annoncé comme le dernier, mais doit-on le croire, Infinite, le nouvel album de Deep Purple, sort officiellement aujourd'hui. Il a été enregistré au Tennessee Studio de Nashville, avec le producteur Bob Ezrin (qui a notamment produit The Wall de Pink Floyd). Avant de retrouver la légendaire formation en concert à l'Accordhôtels Arena, le 3 juin prochain, trois de ses membres: Ian Paice, Roger Glover et Don Airey seront présents à la Fnac Saint-Lazare, le lundi 10 avril, à 17 heures, pour une rencontre avec le public et une séance de dédicaces.
Évènement gratuit, sur invitation à retirer le jour même, dès 10 h, à l'accueil du magasin.

Passage du Havre, 109, rue Saint-Lazare
75009 Paris.

6 avr. 2017

Musicora: tout pour la musique !

Seul salon grand public dédié à la pratique instrumentale, "Musicora" rassemble cette année pas moins de 200 exposants avec des stands individuels et des pavillons thématiques : luthiers et archetiers, éditeurs, labels, spectacle vivant et festivals...
Durant trois jours, les visiteurs pourront essayer des instruments, découvrir de nouvelles applications musicales ou technologies (partitions numériques, impression en 3D des instruments, enseignement en ligne...), assister à des conférences et des concerts comme celui d'André Manoukian (parrain de l'édition 2017) baptisé "de l'Orient à l'Occident" accompagné de ses invités, ceux du jeune pianiste Simon Ghraichy, de la flûtiste Magali Mosnier, de formations de jazz telles que l'Ensemble de Pierre Bertrand, du Nicolas Viccaro Quartet, du Paris Brass Quintet de Clément Saunier.
De nombreuses activités seront également proposées aux mélomanes en herbe: ateliers d'éveil, ciné-concerts, "Alice au Pays des Merveilles", un conte avec récitant et piano à quatre mains.
A noter également, une exposition et une vente aux enchères d'instruments de musique de prestige. L'occasion, peut-être, de repartir avec le violon ou le saxophone dont vous rêvez depuis si longtemps...

- le 28 avril de 9h30 à 20h, le 29 avril de 10h à 19h et le 30 vril 2017 de 10h à 18h, à la Grande Halle de la Villette, 211, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris. http://www.lavillette.com/ 
Prix: 10 € et tarifs réduits à 6 € (gratuit - 12 ans). Infos sur le site http://www.musicora.com/

4 avr. 2017

Jean Guidoni: "quand on est un artiste, on doute toujours"

Dix ans après "La pointe rouge" et une longue parenthèse consacrée à faire revivre la poésie de Prévert et celle d'Allain Leprest, Jean Guidoni a repris la plume pour "Légendes urbaines". Un album dont il a signé tous les textes, sur des musiques de son complice Didier Pascalis. Treize chansons portées par la voix émouvante de cet artiste qui renoue avec la verve fiévreuse de "Crime Passionnel".
Entre les vapeurs de l'oubli, le temps qui passe trop vite, il nous embarque sur les accents mélancoliques de "La note bleue", à bord d'un "Grand huit" ou sur "La piste des éléphants". 
Son concert à l'Européen affiche complet mais une date supplémentaire est d'ores et déjà prévue à la Cigale. Une chance car
c'est sur scène que Jean Guidoni donne la pleine mesure de son talent.

A l'écoute de ces "Légendes urbaines", on se demande pourquoi tu as attendu si longtemps pour revenir à l'écriture ?
J'avais un peu la trouille, l'impression de n'avoir plus rien à dire. C'est Didier (Pascalis) qui m'a poussé.  Les premières réactions m'ont donné envie de poursuivre et d'enregistrer ce nouvel album. Quand on est un artiste, on doute toujours.Chanter Prévert et Leprest m'a permis de continuer à réaliser des choses. C'était aussi l'occasion de prendre du recul, de faire le point avant d'oser me lancer à nouveau.
On retrouve dans ce nouvel album tes thèmes de prédilection comme les tristes fins de nuit, les amours et le temps qui passent ?
C'est un univers que j'aborde plus facilement. J'ai toujours été inspiré par les ambiances un peu sombres.
A l'image de la pochette de l'album ?
J'aime bien ce regard. Il semble dire: attention, je suis peut-être un peu diabolique !
On s'étonne d'autant plus de ce texte dans lequel tu évoques ton goût pour la danse ?
"Moi je danse" est la première chanson que j'ai écrite pour "Légendes urbaines". Enfant, je rêvais d'être danseur, bien avant de songer à la chanson. Ma grand-mère m'emmenait voir des spectacles à l'Opéra de Toulon. Je n'ai pas pu suivre de cours pour des questions d'argent, alors j'ai mis ces espoirs dans ma poche. Mais j'ai toujours aimé danser sur scène. C'est une vraie passion.
Comme celle que tu sembles vouer à Dorothy Parker ?
 J'ai eu envie de rendre hommage à cette femme qui était d'une lucidité redoutable pour l'époque. Je me suis amusé à écrire ma version de son "Hymne à la haine".
Peux-tu nous parler du concert que tu donneras ce soir à l'Européen ?
Je serai accompagné d'un trio de musiciens piano-contrebasse-guitare et j'interpréterai les chansons de mon nouvel album mais aussi des titres d'Allain Leprest et des textes plus anciens que j'ai signés comme "Mort à Venise", "Je pourris camarade" et "Y'a un climat".
Il y a dans ton album des titres qui semblent plus "engagés", non ?
C'est vrai. "La piste des éléphants" et "Où allez-vous Nora, Djemila..." s'inspirent de l'actualité.Tout comme "Je pourris camarade" qui était une chanson assez politique. Mais je pense que pour qu'un message puisse passer, il ne faut pas le faire de manière trop radicale. Même avec Pierre (Philippe), nous nous efforcions de ne jamais être didactiques. L'essentiel, c'est de partir de l'humain.

Ce soir, 4 avril, à 20 h 30, à l'Européen, 5, rue Biot, 75017 Paris. Tél.: 08.92.68.36.22.
http://www.leuropeen.paris/. Et le 20 novembre 2017, à 20 h, à la Cigale, 
120, Bd de Rochechouart, 75018 Paris. http://www.lacigale.fr/
Album "Légendes urbaines" (Tacet/L'Autre Distribution), disponible depuis le 31 mars.

31 mars 2017

Michaël Gregorio: un sacré casting !

Les Rolling Stones, Stromaé, Vincent Delerm, Shakira, Charles Aznavour, Johnny Hallyday, Vianney, Pascal Obispo, Francis Cabrel, Grand Corps Malade, les Bee Gees... sans oublier Ray Charles, Jacques Brel, David Bowie ou encore Prince, réunis sur une même scène, c'est la performance proposée par Michaël Gregorio dans son spectacle "J'ai 10 ans" (qui célèbre ses dix ans de carrière).
Dès les premières images, l'artiste apparaît grimé en vieil homme, interviewé par Michel Drucker. L'occasion d'évoquer quelques souvenirs de scène et de nous inviter dans sa chambre d'ado, à l'époque où il écoutait  Rage Against The Machine, en grattant sa guitare électrique.
Contrairement à ses aînés qui égratignent à l'envi les personnalités politiques, Gregorio ne "pirate que les chanteurs". Un exercice qu'il maîtrise avec brio. Son imitation d'Hallyday est excellente, tout comme cette idée de brouiller les cartes en prenant la voix d'un artiste revisitant le succès d'un autre.
Des mariages improbables et désopilants qui permettent ainsi de découvrir Aznavour chantant "Bella", à la manière de Maître Gims, Obispo entonnant la Reine des Neiges ou Francis Cabrel sur un tube de Shakira.
Accompagné par ses fidèles et efficaces musiciens, Michaël Gregorio va même jusqu'à se jeter dans le public, à l'image des rock stars auxquelles il n'a plus grand chose à envier. Quant à son interprétation de la chanson "Amsterdam" de Brel, elle est tout simplement bouleversante. On regrette parfois que certains textes ne soient pas à la hauteur de ses performances vocales.
Longtemps considéré comme l'étoile montante des imitateurs et humoristes, Michaël Gregorio n'est pas loin d'atteindre son zénith avec ce show époustouflant. Il a d'ailleurs réservé Bercy (le 21 décembre prochain) pour clore, en beauté, cette tournée anniversaire.

Ce soir, à 20 h, salle Pleyel, 252, rue du Fg Saint-Honoré, 75008 Paris. http://www.sallepleyel.com/
En tournée: le 7 avril à Châlons en Champagne, le 22 juin au Festival Morges Sous Rire, le 28 juin au Festival Montauban en Scènes, le 8 juillet au Festival Live des Brumes à Sainte-Sigolène, le 23 juillet au Paleo Festival de Nyon.....le 18 occtobre au Bataclan à Paris, le 9 novembre à l'Arena de Brest, le 21 décembre 2017 à l'Accorhôtels Arena (Bercy).

29 mars 2017

Le Bal Blomet: réouverture d'un lieu mythique

Yanowsky dans "La passe interdite"
(c) Victor Tonelli 
Maria Dolorès et Elise Roche dans le "Cabaret Extraordinaire"
(c) Stella K
Le 22 mars dernier, la rue Blomet était à la fête avec la réouverture, au numéro 33,  du fameux Bal Blomet. Un cabaret emblématique des Années Folles qui a notamment accueilli des artistes comme Joséphine Baker, Maurice Chevalier, Kiki de Montparnasse, Mistinguett... et où Ernest Hemingway, Jean Cocteau, Henry Miller, Paul Morand ou encore Joan Miro avaient leurs habitudes. Connu à l'époque sous le nom de "Bal Nègre", le lieu était réputé pour ses soirées dansantes. Après guerre, il n'était pas rare d'y croiser Jean-Paul Sartre, Boris Vian, Simone de Beauvoir, Albert Camus.... avant que ces derniers ne choisissent d'investir les cafés et les caves de Saint-Germain-des-Prés.
Autant dire que la fermeture de cette adresse mythique, en 2006, avait laissé les derniers fidèles désemparés. Après trois ans de travaux, le Bal Blomet (son nom d'origine) renaît avec un programme qui fera la part belle au cabaret, à la comédie musicale, au jazz et à la musique classique.
C'est l'artiste résident Yanowski qui a, en quelque sorte, ouvert le bal avec son excellent spectacle "La Passe Interdite" (voir article du 21 novembre 2013 sur ce blog) avant de céder la place au délirants artistes du "Cabaret Extraordinaire" (voir article du 12 février 2016). A venir: "Zorbalov et l'Orgue Magique", un conte musical pour enfants, le cabaret décalé du "Cirque des Mirages"... Dans un décor réhabilité dans l'esprit du lieu (salle de bal à coursives, briques apparentes et armatures métalliques) le public devrait vite se laisser séduire et réserver son rond de serviette puisque le Bal Blomet s'est également doté d'un restaurant.

Le Bal Blomet, 33, rue Blomet, 75015 Paris. Infos et réservations sur http://www.balblomet.fr/

                                                                                   

27 mars 2017

Disquaire Day: rendez-vous le 22 avril

St Vincent
Cette année, c'est l'artiste St Vincent, seule femme détentrice d'un Grammy Award, dans la catégorie meilleur album de musiques alternatives, qui parrainera cette journée du 22 avril, consacrée aux disquaires indépendants, à la musique enregistrée et au vinyle.
Et les collectionneurs seront à la fête puisque pas moins de 300 références seront mises en vente exclusivement chez les 260 disquaires participant à l'événement, dans 90 villes de France, en Belgique, en Suisse et au Luxembourg.
Organisé en France par le CALIF (Club Action des Labels Indépendants Français), en partenariat avec ses homologues américains et anglais, le "Disquaire Day/Record Store Day" proposera des rééditions, des nouveautés, des éditions limitées ou encore des raretés comme une K7 démo de Paul Mc Cartney.
Au programme également des concerts, des expositions, des rencontres, des dédicaces...
A noter qu'une compilation de 10 titres d'artistes de la nouvelle scène française: Fishback, H-Burns, Hyphen Hyphen, Royaume, Sônge... sera offerte à 1200 disquaires indés US participant au Record Store Day.
Sachez enfin que l'on compte 22 nouvelles enseignes depuis janvier 2016. La preuve que la fameuse galette en vinyle n'intéresse pas seulement les nostalgiques !

Infos et adresses sur le site http://www.disquaireday.fr/



Thomas Fersen, le bonheur est dans le pré...

Depuis "Le bal des Oiseaux", sorti en 1993, Thomas Fersen jongle avec les subtilités de la langue française (double-sens, métaphores...) pour concocter des histoires cocasses, tendres et ironiques.
Au fil des années, son bucolique répertoire s'est enrichi de monologues en vers qui rythment ses spectacles. Comme celui qu'il donne actuellement, dans le cadre intimiste du Théâtre de l'Oeuvre pour présenter les titres de son dernier opus (le dixième en 25 ans de carrière) "Un coup de queue de vache".
Accompagné d'un quintet à cordes, sur les subtils arrangements de son complice Joseph Racaille, Thomas évoque ainsi, entre les lignes, les attentats parisiens avec la chanson-titre de l'album, la sur-consommation dans "La cabane de mon cochon", esquisse quelques pas sur le très dansant "La Pachanga", revient sur l'insolite histoire d'amour d'une chauve-souris et d'un parapluie.
 Entre deux fables chantées, il nous invite à suivre le rocambolesque itinéraire d'un blouson de cuir depuis le stand des puces jusqu'à la cour du lycée Janson-de-Sailly, celui d'un importun moustique, partage avec le public (qui ne demande que ça !)  les secrets d'un grain de beauté reçu en héritage.
Empruntant des chemins de traverse où l'on croise aussi un lièvre, un vieux homard un brin naïf, un druide ou une redoutable rebouteuse, l'artiste enchante les spectateurs qui applaudissent avec le même enthousiasme le chanteur et le conteur.
A la sortie, on se dit qu'avec Thomas Fersen, le bonheur est dans le pré... ou du moins sur la scène du Théâtre de l'Oeuvre. Alors courez-y vite avant qu'il ne file en tournée sur les routes de France...

Les 28, 29 30, 31 mars et le 1er avril, à 19 heures, au Théâtre de l'Oeuvre, 55, rue de Clichy, 75009 Paris. Tél.: 01.44.53.88.88. http://www.theatredeloeuvre.com/