1 août 2020

"Vous allez faire un tube !": une promesse de succès ?

(c) Michel Roudnev
L'idée n'est pas forcément inédite mais elle répond au rêve secret de tout artiste: inscrire l'un de ses titres parmi les incontournables de la chanson !
On sait bien que si la recette d'un tube existait, le monde de la musique perdrait un peu de sa magie. Mais rien n'empêche de rêver qu'un  jour (ou peut-être une nuit) vous serez celui ou celle qui concoctera un succès dont la renommée pourrait rivaliser avec "Ne me quitte pas", "Yesterday", "L'aigle noir", "Bohemian Rhapsody", "La Javanaise",  "God Save The Queen" ou "Comme d'habitude".
C'est en tout cas le propos de Isabelle Carpentier (voix), Yan Vagh (guitare, voix), Marjolaine Ott (flûte, voix), Antoine Abed (basse) et Benjamin Colins (batterie) dans le spectacle musical et interactif "Vous allez faire un tube !", mis en scène par Camille Saféris.
Dès les premières minutes, cette dynamique troupe vêtue de blouses blanches décortique scientifiquement les ingrédients nécessaires (et les pièges à éviter) en énonçant les principes de base: le rythme, la mélodie, le texte, l'harmonie et les arrangements. Un cours magistral et ludique, entrecoupé de versions revisitées de "Smoke on The Water" de Deep Purple, "Billie Jean" de Michael Jackson, "Born to Be Alive" de Patrick Hernandez à la sauce country ou encore le fameux "Sapés comme jamais" de Maître Gims qui prend ici une autre dimension...
En seconde partie, les chanteurs et musiciens invitent le public à se lancer ! On assiste ainsi, en live, à la naissance d'une chanson. Bien sûr, comme dans tout spectacle interactif, c'est l'inspiration  des spectateurs qui fait la différence. Quant à savoir si le tube de la prochaine décennie (et des suivantes) est au programme de ce spectacle, les paris sont ouverts...

Jusqu'au 9 août 2020, le jeudi à 19h, les ven. et sam. à 21h et le dimanche à 16h, au Théâtre de La Reine Blanche, 2 bis, Passage Ruelle, 75018 Paris. Tél.: 01.40.05.06.96. Prix: 25 €. tarifs réduits à 10 et 20 €. www.reineblanche.com 

30 mars 2020

Pierre-Yves Duchesne: "Le chant est une planche de salut pour vivre au jour le jour"

Pierre-Yves Duchesne
Qui n'a pas chanté sous la douche le matin pour saluer le printemps  ou le soir, après une dure journée ? Que ce soit pour laisser éclater sa joie, exprimer des émotions ou rompre la solitude, le chant est salvateur. Il peut aussi devenir une passion. Comme celle qui anime Pierre-Yves Duchesne, depuis qu'il a fait ses premiers pas sur les planches de sa Belgique natale. Dans sa biographie, on peut lire qu'il fut le seul artiste francophone  à jouer le rôle-titre du "Fantôme de l'Opéra" à Hambourg.
De "La vie Parisienne" mise en scène par Jérôme Savary à l'Opéra Comique, à "Cats" au Théâtre Mogador, en passant par "My Fair Lady", "Les Contes d'Hoffmann", "L'Homme de la Mancha" ou "Le Pays du Sourire", il s'est frotté à bon nombre de répertoires. Chanteur, comédien, metteur en scène, coach, l'homme est aussi un passeur. Il y a une quinzaine d'années, il a fondé l'Académie Internationale de Comédie Musicale (AICOM), première école européenne pluridisciplinaire dans les métiers de la danse, du chant et du théâtre. Ce campus installé à Créteil est actuellement fermé, pour cause de confinement. Mais, depuis quelques jours, Pierre-Yves Duchesne dispense gratuitement des cours de technique vocale sur sa page Facebook. Un rendez-vous baptisé "La PY Hour"...

- Pouvez-vous nous en dire un peu plus sur "La PY Hour" ?
Nous avons commencé le samedi 21 mars. Chaque jour, à 11 heures, week-end compris, je donne gratuitement des cours de technique vocale, ouverts à tous. Je pensais avoir une vingtaine de personnes qui me suivraient. Aujourd'hui (le 27 mars) j'en suis à 400 avec plus de 7000 vues. Le chant est idéal pour se mettre en miroir. Nous allons poursuivre jusqu'à la fin du confinement. Il y a aussi des rendez-vous le soir avec Lara Fabian, des artistes anglo-saxons et quelqu'un qui intervient depuis Vancouver. Ce qui fait qu'au total, nous avons pas moins de 3 heures de live.
- Vous êtes également coach vocal sur la nouvelle saison de "The Voice" ?
Oui. Les demi-finales et finales sont évidemment reportées. C'est une expérience formidable pour moi. Je me suis même remis en question sur un certain nombre de choses.
- C'est-à-dire ?
J'étais un peu élitiste en ce qui concerne la voix. Quand on est spécialiste, on oublie parfois de voir autre chose. Là, je me suis aussi intéressé aux histoires de ces candidats et beaucoup m'ont touché.
- Comme celle de ce jeune homme qui chantait pour sa soeur disparue ?
Je l'ai accompagné dès le début. J'avais quinze jours pour lui enseigner les bases et en faire un chanteur.
- Que ce soit au sein d'AICOM ou la télévision, à quel moment sentez-vous qu'un jeune artiste a un  potentiel ?
Etrangement, cela se passe dans les dix premières secondes. Je fais confiance à mes poils !
- Vous êtes heureux dans votre rôle de pédagogue ?
AICOM
Je suis comblé ! Je ne pense pas que ma vie aurait été si pleine si je n'avais pas eu cette possibilité de partager et distribuer ce que j'ai acquis. Avec AICOM, j'ai réalisé le fantasme que j'avais à 18 ans !
- Peut-on dire qu'il y a un âge idéal pour débuter ?
Non. C'est du cas par cas. J'ai eu des élèves qui, à cinq ans, possédaient déjà un certain nombre de qualités.
- Donner des cours sur internet, c'est inédit pour vous ?
C'est un support que je connaissais mal. Cela ne fait pas partie de ma culture. Aujourd'hui, compte tenu de ce que nous traversons, c'est capital pour partager et transmettre.  Quand on travaille sur la voix, on travaille aussi sur la posture, la concentration, la respiration, le lâcher-prise... Le chant est une  planche de salut pour vivre au jour le jour.

- Page Facebook live Pierre-Yves Duchesne
Campus AICOM, 10, rue Albert Einstein, 94000 Créteil. http://www.aicomparis.com/

11 mars 2020

"Vinyle & Audio": un nouveau magazine dans les kiosques

Que l'on soit journaliste, curieux, passionné de musique ou définitivement attaché au papier, la naissance du magazine "Vinyle &Audio" est évidemment une bonne nouvelle.
Lancé par les Editions d'Acamar, il est arrivé dans les kiosques (en France, DOM, Suisse, Belgique et Canada) le 27 février dernier.
Avec 4 millions de vente en 2018, le fameux 33 Tours méritait bien qu'on lui consacre une revue.
"Il n'est pas un artiste aujourd'hui qui ne voit son disque sortir sous ce format, sans parler du formidable succès qu'est devenu en dix ans le Record Store Day. Ce jour-là des queues se forment devant les magasins... Et chose encore plus exceptionnelle, la tendance se renverse aux Etats-Unis, les ventes de vinyles sont en train de dépasser celles du CD" confie Christian Eudeline (rédacteur en chef) dans l'édito.
Au sommaire du numéro de mars/avril: des interviews de Jean-Louis Aubert, Ayo, Jean-Louis Murat, Ibrahim Maalouf..., des portraits, un test de platines avec le légendaire "Kind of Blue" de Miles Davis, une visite guidée de la discothèque de Radio France, des chroniques de disques, un entretien avec un professionnel du vinyle, des équipements haute-fidélité à l'essai...
"Donné pour mort au début du millénaire, le vinyle n'a pas fini de tourner sur nos platines et de nous enchanter. A Vinyle & Audio, nous prenons même le pari de sa pérennité" ajoute Christian Eudeline. Une pérennité que l'on souhaite à ce nouveau venu dans le monde aventureux de la presse écrite...

100 pages. Diffusion de 30 000 exemplaires. Editions d'Acamar. Prix: 8,90 €.

10 mars 2020

Les pouvoirs magiques des Echos-Liés

Leur histoire devrait figurer dans les manuels scolaires, option éducation civique !  Révélés au grand public grâce à l'émission "La France a un incroyable talent" dont ils sont sortis vainqueurs en 2009, les Echos-Liés ont donné depuis plus de 800 représentations en France et à l'étranger.
"Je me suis demandé ce dont le public avait besoin pour rêver, rire, aller mieux, croire, se dépasser..."  explique Jérôme Ortega, directeur artistique et chorégraphe de la troupe.
Et, chaque soir, sur la scène de Bobino, Jérôme et ses fougueux complices ne ménagent pas leurs efforts pour distribuer du rêve et des encouragements à faire les bons choix, à pratiquer le partage, à protéger les plus fragiles... Le propos peut sembler un brin naïf, voire utopique, mais il trouve un large écho auprès des spectateurs et il faudrait avoir l'esprit bien chagrin pour ne pas s'en réjouir.
Dès les premières minutes du spectacle "Unclassified 2.0. Une journée à l'école de la vie", on découvre la troupe sagement assise dans une salle de classe. Au programme ? Du rap, de l'humour, du hip hop et de l'énergie P.O.S.I.T.I.V.E. ! Un mantra qui revient tout au long de ce show survitaminé.
Si le début est un peu scolaire en effet, ces élèves pas comme les autres prennent très vite leur envol pour offrir des performances impressionnantes. Le tout entrecoupé de séquences réussies comme le clin d'oeil au monde de la télé et de la chanson, les solos joliment mis en lumières ou le tableau quasiment classique avec Maïlyss Ortega, la seule jeune fille du groupe.
Le tout distillé avec une bonne humeur communicative.
Et lorsque, au final, le maître de ce joyeux ballet nous rappelle que nous avons tous des pouvoirs magiques, même si les grands l'ont parfois oublié et que les enfants ne le savent pas encore, on se sent pousser des ailes pour aller porter haut et loin ces messages humanistes...

Jusqu'au 20 juin 2020, du mercredi au samedi à 19 heures, à Bobino, 14-20, rue de la Gaîté, 75014 Paris. Prix: de 21 à 47 ( moins de 26 ans: 21 €) et pack famille (3 personnes dont 1 moins de 18 ans) de 29 à 37 €?  Tél.: 01.43.27.24.24. et loc. points de vente habituels. http://www.bobino.fr/ 

8 mars 2020

"Grease" en ciné-concert

Personne n'a oublié la rock'n'roll histoire d'amour entre la belle et sage Sandy Olsson et le ténébreux Danny Zuko, chef de bande des T-Birds.
Un couple incarné au cinéma par Olivia Newton-John et John Travolta dans le film "Grease" , inspiré de la comédie musicale de Jim Jacobs et Warren Casey.
En avril prochain,  une version ciné-concert sera présentée lors d'une mini-tournée dans 4 villes françaises. Projeté en version originale sous-titrée, le film sera accompagné, en live,  par le Yellow Socks Orchestra, dirigé par Nicolas Simon.
Si vous voulez tout savoir sur les coulisses et anecdotes de tournage, sachez que le réalisateur Randal Kleiser, venu tout droit de Los Angeles, sera présent sur les 4 dates pour répondre aux questions du public.

Le 22 avril 2020 au Grand Rex, le 24 avril au Zenith de Lille, le 25 avril au Zénith de Nantes et le 26 avril à Bordeaux (Arkéa Arena). 
Tarifs à partir de 35 € (placement numéroté).
Infos et réservations sur http://www.u-play.fr/

6 mars 2020

Térez Montcalm "J'aime faire le show"

Térez Montcalm (c) Laurence Labat
Est-ce son timbre rauque et puissant qui rappelle celui d'une artiste entrée dans la légende ? Son jeu de guitare ? L'énergie avec laquelle elle s'empare de la scène ? On dit volontiers que Térez Montcalm est la plus rock des chanteuses de jazz. "Cela tient sans doute à mon timbre. C'est vrai que j'aime le rock. Mais ce que j'aime surtout, c'est faire le show" confie la chanteuse, musicienne, compositrice et auteure (comme on l'écrit dans son Québec natal).
On peut donc s'attendre à vivre un moment d'exception pour le concert de clotûre de "Women In Jazz". Un festival 100% féminin qui célèbre les 65 ans de Jazz Magazine. Une revue créée par Eddie Barclay, reprise par Daniel Filipacchi et Franck Ténot, et en 2014 par Edouard Rencker, qui est devenue au fil des années "la" référence du genre. "Quand j'étais adolescente, je me précipitais pour l'acheter dès sa sortie" se souvient Térez.
Durant trois jours et dans deux salles parisiennes, Le Bal Blomet et l'Alhambra, "Women In Jazz" (cinquième édition du "Jazz Magazine Festival") accueillera des têtes d'affiche et de belles découvertes.  Le 19 mars: Natascha Rogers, Abraham Reunion (une fratrie réunie autour de la chanteuse Cynthia Abraham) et des guests pour une soirée aux chaudes couleurs des Caraïbes. Le lendemain, rendez-vous avec la nouvelle scène réunissant Leïla Martial en trio avec Baa Box et Anne Paceo en quintette ("Bright Shadows").
Quant au show promis par Térez Montcalm, le 21 mars à l'Alhambra, il devrait réserver de belles surprises puisqu'elle a invité la saxophoniste Géraldine Laurent et la chanteuse Lou Tavano. Outre un best of de ses succès, elle offrira au public parisien la primeur d'un titre inédit de l'album qu'elle enregistre actuellement chez nous. Des compositions originales (et deux ou trois reprises) dans l'esprit de la Motown, le fameux label dont on fête aussi l'anniversaire (le 60ème). "Je tombe bien mais je ne l'ai pas fait exprès !" s'amuse Térez qui ajoute: "l'influence jazz sera toujours là au niveau de la rythmique, mais on pourrait parler de "New Motown".
Un opus qui succède à "Quand on s'aime", dans lequel elle "électrisait" quelques classiques de la chanson française comme "La belle vie" de Sacha Distel", "Les feuilles mortes" de Prévert et Kosma, "Black Trombone" de Serge Gainsbourg, "Que reste-t-il de nos amours" de Trénet et bien sûr "Quand on s'aime" de Michel Legrand...
Ceux qui ont eu la chance de la voir sur scène à cette occasion n'ont sûrement pas oublié la formidable énergie insufflée à ces pépites du patrimoine. Tout comme son incandescente version (en français) du célèbre "Fever" de Peggy Lee.
Pour le nouvel album, dont la sortie est prévue à l'automne, elle hésite encore entre deux titres:  "This Is The Day" ou "Step Out" (inspiré par "Step Out Of The Dark"), mais la balance penche en faveur du second: "J'aime bien cette idée de sortir de l'ombre pour entrer dans la lumière" confie-t-elle.
En ce qui la concerne, il y a quelques années déjà que Térez Montcalm illumine la scène jazz...

Le 19 mars 2020 au Bal Blomet, 33, rue Blomet, 75015 Paris, les 20 et 21 mars 2020 à l'Alhambra, 21, rue Yves Toudic, 75010 Paris. Réservations dans les points de vente habituels et sur les sites http://www.balblomet.fr/ et http://www.alhambra-paris.com/


2 mars 2020

Michel Korb fait swinguer les chansons de Francis Lemarque

Compositeur de musiques pour le cinéma et la télévision, son parcours ne le destinait pas vraiment à monter un jour sur scène. Mais l'amour filial a eu raison de ses réticences (voir interview le 28 janvier 2019). Michel est en effet le fils de Nathan Korb, plus connu sous le nom de Francis Lemarque.
Son concert au Studio de l'Ermitage (le 19 février 2019) était une belle et swingante surprise, tout comme l'album "Michel Korb chante Francis Lemarque", enregistré avec une solide formation de musiciens et quelques complices comme Enzo Enzo, Sanseverino, Audrey, Thomas Dutronc et l'accordéoniste Roland Romanelli. C'est en compagnie de ce dernier et du guitariste de jazz Romain Vuillemin que Michel Korb se pose pour quelques soirs au Théâtre Essaïon pour reprendre les refrains de "Marjolaine", "Le temps du muguet", "A Paris", "Mon copain d'Pékin", "Quand un soldat"... 
Des chansons qui font partie de la mémoire collective mais qu'il n'est sans doute pas inutile de fredonner à l'oreille des plus jeunes...

Du 2 au 24 mars 2020, les lundis et mardis, à 19h15, au Théâtre de l'Essaïon, 6, rue Pierre au Lard, 75004 Paris. Tél.:01.42.78.46.42. Prix: 20 € et tarif réduit à 15 €. http://www.essaion-theatre.com/