30 nov. 2015

Rendez-vous...

(c) Hervé Photograff
- ABADABA, Ré-Création 2015. Après le succès de ses représentations en décembre dernier, le Cirque Électrique invite les bambins ( à partir de 2 ans) à "sortir leurs parents" pour (re)découvrir le spectacle ABADABA (voir article sur du 11 décembre dernier sur ce blog).
Au menu: une ménagerie de peluches avec dresseur, du trapèze, des marionnettes décalées, des acrobaties, du jonglage, un monocycle géant, des numéros de contorsions et mat chinois... et de la musique en live ! De quoi séduire petits et grands car ABADABA est un subtil mélange entre performances et divertissements. Avec, en bonus, une "free kids party" organisée au bar à sirops.

Du 5 au 27 décembre, les mercredis, samedis et dimanches à 15 heures, au Cirque Électrique, Place du Maquis du Vercors, 75020 Paris. 
Info : 09 54 54 47 24 - reservation@cirque-electrique.com
www.cirque-electrique.com
Prix: 16 €. Tarifs réduits à 10 et 12 €.




Mina Agossi, le 2 janvier.
(c) Thibault Stipal
- Best Of Jazz Vocal 2015. Coup d'envoi le 18 décembre prochain de ce programme qui réunit quelques figures incontournables du jazz vocal. A l'affiche: Rachel Gould, Marvin Parks (qui remplace Marc Thomas, récemment disparu, pour un
hommage à Frank Sinatra & Nat King Cole), David Linx & Diederick Wissels, Mélanie Dahan, la chanteuse Sarah Lancman, adoubée par Quincy Jones au Festival de Montreux en 2012, Sara Lazarus, Véronique Hermann Sambin, Mina Agossi et enfin Mathilde pour un set consacré à Ella Fitzgerald et une jam vocale qui devrait se poursuivre jusqu'à minuit.

Du 18 décembre 2015 au 3 janvier 2016, au Sunset-Sunside, 60, rue des Lombards, 75001 Paris. 
Tél.: 01.40.26.46.60. www.sunset-sunside.com

26 nov. 2015

Patrick Bruel: "Très souvent, je pense à vous..."

"J'avais 8 ans quand ma maman m'a "présenté" la grande Dame et j'ai depuis, comme des milliers de fans, nourri un amour inconditionnel pour celle qui restera la plus grande auteure, compositrice, interprète du 20ème siècle" confie Patrick Bruel. Un amour qui s'exprime dans chacune des quinze reprises de l'album "Très souvent, je pense à vous..." qui sort officiellement demain.
De "Madame" qui ouvre cet hommage à "Dis, quand reviendras-tu ?" en passant par "Nantes", "Vienne" "Le mal de vivre" "Göttingen" ou encore "Ma plus belle histoire d'amour", l'artiste pose son timbre sur les titres, tout en douceur, sans démonstration superflue, laissant même transparaître ici ou là quelques fragilités vocales. Seule petite réserve pour "L'aigle noir" qui semble moins inspiré. On peut ne pas être sensible au répertoire de Patrick, mais il faut reconnaître que lorsqu'il choisit de revisiter d'autres chansons, comme ce fut le cas avec le double album "Entre-deux" (2002), il le fait avec talent, mettant ses qualités de comédien au service d'une interprétation touchante, fidèle et infiniment respectueuse.
Un disque qui précède, bien avant la date, le vingtième anniversaire de la disparition de Barbara qui nous a quittés le 24 novembre 1997.

"Très souvent, je pense à vous..." (Columbia/Sony), disponible le 27 novembre.

23 nov. 2015

Le joyeux libertinage d'Isa Fleur

Elle collectionne des premiers prix de piano, chant, clavecin, art lyrique, musique de chambre et solfège et les spectateurs ont déjà pu l'applaudir au sein de la troupe de Roger Louret, dans "La Vie Parisienne" d'Offenbach, "La Belle de Cadix" de Francis Lopez, "Le Pays du Sourire" de Frantz Lehar, "L'amour masqué" d'André Messager...
Mais avec son spectacle "La Cantatrice Chaude", mis en scène par Hervé Devolder, Isa Fleur s'attaque à un tout autre registre ! Seule sur scène, passant avec grâce du piano au synthé, la chanteuse lyrique effeuille quelques morceaux choisis (émaillés de ses propres compositions) tels que "Ouvre la fenêtre" (Julien Prévost et Mathilde Montier), "Le Tsoin-tsoin (à Bouffémont" (Géo Koger et Vincent Scotto), "Le Petit ramoneur" (bergerette anonyme du 17e siècle), "Premier rendez-vous" (Louis Poterat et René Sylviano), "Quatre-vingt-quinze pour cent" (Georges Brassens) ou encore "Tant pis pour la rime (Jean Nohain et Mireille).
Des chansons d'amour, tendres et gentiment grivoises, plus proches de celles que l'on pourrait échanger dans un boudoir que dans les salles de garde. C'est en effet toute la subtilité de ce récital qui évite de tomber dans la vulgarité. Espiègle, Isa Fleur va même jusqu'à nous conter, à sa manière, les aventures de Cendrillon et Blanche-Neige. Un récit, haut en couleurs (peut-être un peu trop long) qui ne s'adresse évidemment pas aux plus jeunes.
En un peu plus d'une heure, Isa Fleur batifole avec talent dans ce répertoire joyeusement libertin, nous faisant (re)découvrir au passage, quelques perles de la chanson gauloise.

Jusqu'au 16 janvier 2016, les jeudis, vendredis et samedis, à 21h30 (relâche les 24, 25, 31 décembre et 1er janvier), à l'Essaion, 6, rue Pierre au Lard, 75004 Paris. Tél.: 01.42.78.46.42.  Prix: 20 € et 15 € (tarif réduit). http://www.essaion-theatre.com/

18 nov. 2015

Grands Prix de l'Académie Charles Cros: palmarès 2015

Radio France ayant décidé d'annuler certaines manifestations prévues à la Maison de la Radio dont la proclamation officielle, aujourd'hui (au Studio 104), des 68e Grand Prix de l'Académie Charles Cros et le lancement du programme Chroniques lycéennes-Prix Charles Cros des lycéens, voici la liste des lauréats :

- Prix du Président de la République: Édith Canat de Chizy, pour l'ensemble de son oeuvre.
- In Honorem Classique: René Jacobs, pour l'ensemble de sa carrière.
- In Honorem Jazz: Daniel Richard, pour les services rendus au disque, comme disquaire, puis producteur-responsable de label (France et USA) chez Universal.
- In Honorem Chanson: Pierre Perret, pour l'ensemble de sa carrière au service de la chanson.
- Prix Filleul 2015: Thibault Garcia (guitare classique)
Les Grands Prix Internationaux du disque et du DVD
- Classique: Raphaël Pichon et l'Ensemble Pygmalion
- Soliste Instrumental Classique: Jean Rondeau (clavecin)
- Redécouverte du Répertoire: Laurence Equilbey et l'Ensemble Accentus
- Musique Contemporaine: Philippe Leroux
- Jazz: Géraldine Laurent (saxophoniste alto)
Prix Adami
- Blues: Harrison Kennedy
- Disques pour Enfants: Oddjob
- Chanson: Hubert-Félix Thiéfaine et Babx
- Musiques du Monde: Adamé Dramé et Juan Jose Mosalini/Sandra Rumolino/Jorge Rodriguez
- Parole Enregistrée: Laurence Vielle
- Paroles et Musique: Grand Corps Malade
Grands Prix Charles Cros Scène (avec la Fédération des Festivals de Chanson Francophone)
- Grand Prix Scène: Oxmo Puccino
- Grand Prix Révélation Scène: Lior Shoov





......

17 nov. 2015

Caroline Loeb : "les années 80 étaient créatives, fondatrices et transgressives"

Chanteuse, comédienne, animatrice télé, réalisatrice, auteur de chansons, de chroniques ... Caroline Loeb n'est pas vraiment restée dans son doux cocon depuis le succès de "C'est la ouate" !
Entre deux représentations de son spectacle musical "George Sand, ma vie, son oeuvre" et la mise en scène du "Goujon Folichon" (tous deux à l'affiche du Théâtre du Marais), elle a même trouvé le temps d'écrire "Mes années 80, de A à Z".
Au fil des pages, elle y évoque l'ouverture du Palace, la naissance de la Fête de la Musique, l'âge d'or de la BD, l'aventure Canal +, l'arrivée du CD, la première émission consacrée au hip hop (présentée par Sidney), la chute du Mur de Berlin, le magazine Glamour, Madonna, la new wave, Andrée Putman, les radios libres, Michael Jackson, François Mitterrand, les défilés de Christian Lacroix ou de Jean-Paul Gaultier...
Un ouvrage passionnant, ludique et richement illustré, dont son complice Nols a assuré la direction artistique. Caroline, quant a elle a signé les textes et coiffé les casquettes de directrice de création et d'iconographe.

Résumer une décennie aussi foisonnante en moins de 200 pages, c'était un sacré pari, non ?
J'ai bien essayé de négocier pour obtenir davantage de place mais c'était compliqué. J'ai dû faire des choix...
(c) Richard Schroeder
Commencer par Isabelle Adjani pour terminer par Zouc, c'était aussi un choix ?
La forme abécédaire me semblait la plus évidente. Cela donnait un cadre et apportait quelque chose de ludique. Cela a permis quelques télescopages surprenants comme celui de Gorbatchev avec Chantal Goya !
Tu cites le magazine Actuel qui, dans un édito en 1979, prédisait: "les années 80 seront actives, technologiques, vigoureuses et gaies...".  Ce fut le cas ?
Moi, je dirais qu'elles étaient créatives, fondatrices, transgressives...
C'était le début des grands photographes, des stylistes de mode. Pour les artistes, il y a eu aussi la mise en place d'une reconnaissance et d'une organisation de nos métiers avec, notamment, la loi sur la copie privée. La Sacem est d'ailleurs partenaire de ce livre.
Elles ont aussi été marquées par le sida ?
Nous étions tellement en roue libre. Le sida est arrivé comme une grande gueule de bois. Je vois cela comme les Années Folles: nous dansions sur un volcan !
Comment as-tu procédé pour obtenir toutes ces illustrations ?
J'ai eu une chance incroyable. J'ai pu parler à des gens qu'aucun iconographe ne pouvait appeler et on m'a donné tout ce que je voulais. Cela m'a également permis de rencontrer Jean-Paul Goude que je ne connaissais pas.
Le succès de "C'est la ouate" ouvre encore des portes ?
Je fais ce que je fais malgré la ouate ! C'est vrai que ce titre me colle à la peau. Mais, sans lui, on ne m'aurait sans doute jamais proposé de faire ce livre.
Tu as volontairement occulté le "moi je" ?
C'est ma vision, mon regard sur les années 80. Mais je ne souhaitais pas user du "moi je". A chaque fois que j'ai pu le faire, j'ai fait relire les chapitres par ceux dont je parlais.
Ces dernières années, on surfe beaucoup sur la nostalgie ?
(c) Mondino

Ce n'est pas mon cas. Je n'ai pas du tout la nostalgie des années 80 ni de la personne que j'étais à cette époque. Je m'éclate beaucoup plus aujourd'hui quand je suis sur scène ou que je travaille sur mes projets...


"Mes années 80, de A à Z" (Éditions Vents de Sable), en librairie depuis le 13 novembre. Prix indicatif: 29 €
Caroline Loeb dédicacera son livre demain, mercredi 18 novembre, à partir de 19 heures à "l'Ecume des Pages" 174, boulevard Saint-Germain, 75006 Paris.

13 nov. 2015

La BO²-M-: le nouveau projet de Matthieu Chedid

(c)Lisa Roze
Chaque nouveau projet de M. révèle les multiples facettes de son talent. Et le dernier en date n'échappe pas à la règle. Ou plutôt, il échappe à toutes les règles ! Treize ans après son album "Labo-M", Matthieu Chedid sort aujourd'hui le "La BO² -M-". "Ceci n'est pas un disque, ni une bande dessinée, ni un poème prévient-il, mais une expérience en 3V".
Comprenez trois visions du même rêve: un rêve musical qui se décline lui-même avec paroles et en version instrumentale, un poème (le rêve de Matthieu) et une bande dessinée réalisée par Matthias Picard.
Cela devient plus clair pour vous ?
En voix off, M. nous fait partager ses émotions, ses ressentis, son tohu-bohu mental, parle à une orange, raconte l'histoire d'un coup de foudre pas comme les autres, nous invite à le suivre sur les traces de Rouge Aline...
Pour décrypter l'imaginaire débridé de Matthieu Chedid, on pourrait évidemment user et abuser de mots comme: iconoclaste, psychédélique, poétique, audacieux, allégorique, onirique...
Et si on rangeait le dictionnaire des synonymes pour suivre tout simplement ses conseils ? Activer le mode planeur, éteindre son portable, s'installer confortablement, inspirer profondément...pour prendre le temps d'écouter, de regarder et d'entrer le rêve.

"La BO² -M-" livre disque (Éditions 2024) + une orange numérique (Devialet)

Prince en concert à l'Opéra Garnier

L'événement est évidemment très attendu ! Prince se produira, seul au piano, sous les ors de l'Opéra Garnier,
le vendredi 11 décembre 2015, à 18 heures et 21 heures.
Deux concerts exceptionnels qui s'inscrivent dans le cadre d'une tournée européenne qui devrait passer par Londres, Bruxelles, Vienne...
Les places seront mises en vente le mercredi 18 novembre, à 10 heures. Alors, n'oubliez pas de mettre votre réveil, de créer des messages d'alertes sur les habituels sites de réservations...
Opéra Garnier, Place de l'Opéra, 75009 Paris.
ww.operadeparis.fr
Info: la tournée européenne de Prince est annulée

12 nov. 2015

Des news, des news.

- Nilda Fernandez. Sortie demain (13 novembre) du CD + DVD "Bootlegger" dans lequel le chanteur interprète son nouveau répertoire pop-rock. Un récital présenté l'an passé avec les musiciens d'Alain Bashung et repris au Divan du Monde avec Ze Gang. Que les fidèles se rassurent Nilda Fernandez y revisite également ses "classiques" comme "Madrid Madrid" ou "Nos fiançailles". Avec, en bonus, un livret de 16 pages, illustré de peintures de Jacques de Loustal.

 Production: Editions Zanpano/Distribution, Rue Stendhal.



L'Olympia: visites guidées. Saviez-vous que, quelque part dans la salle, se trouve sous le plancher un bout de l'ancienne scène ? Que la fameuse salle de billard fut trouvée, par hasard, en poussant une porte que l'on croyait condamnée ? Qu'une rue souterraine court sous vos pieds et mène aux coulisses, tout au fond ?
Autant de mystères et d'anecdotes que le mythique music-hall vous propose de découvrir lors de visites (d'une heure) organisées les 10 et 18 décembre 2015, à 12 h 30 et 13 h 30.

28, boulevard des Capucines, 75009 Paris. Prix: 15 €
Tél.: 08.92.38.33.68. http://www.olympiahall.fr/


Stacey Kent: "Ma rencontre avec Roberto Menescal était inévitable"

(c) Diane Sagnier


Après avoir posé son timbre jazzy sur des succès de Barbara, Michel Jonasz ou Henri Salvador dans "Raconte-moi..." (2010) puis exprimé sa passion pour la bossa nova avec "The Changing Lights" (2013), Stacey Kent revient aux standards du "Great American Songbook"avec "Tenderly". Un album intimiste et lumineux, enregistré avec une légende de la musique populaire brésilienne, le guitariste, compositeur et arrangeur Roberto Menescal. Rencontre avec la plus internationale des chanteuses américaines, avant son concert parisien, le 12 décembre prochain, au Théâtre des Champs-Élysées et une tournée en France.

Le Brésil et vous, c'est une longue histoire d'amour, non ?
On peut vraiment dire que c'est une partie de moi, comme le fait d'être gauchère !
Cela remonte à l'époque où vous avez découvert l'album "Getz/Gilberto" ?
C'est l'un des premiers disques que j'ai écouté alors que j'avais 14 ans. On ne sait jamais pourquoi certains souvenirs restent ainsi gravés. J'étais fascinée par le rythme, la mélancolie...
Je viens d'une famille qui parle beaucoup. Moi, j'étais la plus calme mais je vivais tout de manière très intense. Et cette intensité, je l'ai retrouvée dans la musique brésilienne. J'ai eu un véritable coup de foudre !
Comme avec Roberto Menescal ?
Nous nous sommes croisés à Rio, lors d'un show qui célébrait le 80ème anniversaire de la statue du Christ Rédempteur. J'avais été invitée par Marcos Valle. Nous avons échangé nos adresses et entamé une longue correspondance. J'ai été surprise d'apprendre qu'il me connaissait et m'appréciait bien avant cette rencontre. Il est d'une autre génération et d'une autre culture mais nous partageons une même philosophie de vie. C'est un homme magnifique, d'une infinie sagesse. Notre rencontre était inévitable.
Il paraît que vous avez même appris le portugais de manière intensive ?
Je suis quelqu'un qui aime communiquer. Roberto ne parlant pas l'anglais nous n'aurions jamais eu cette qualité d'échanges. Il raconte plein d'histoires qui n'existent pas dans les livres. Avec lui, nous avons notamment évoqué la période du Tropicalisme. Pour les artistes brésiliens, la musique est quelque chose de très sérieux. Elle a contribué à la formation de l'identité nationale. Derrière certaines chansons d'amour il y avait en fait des déclarations contre le régime politique. Des années difficiles pour eux qui ont du faire le choix de rester ou de quitter leur pays. Cela nourrit aussi la tristesse...J'ai toujours été passionnée par l'apprentissage des langues. J'envisage prochainement de me mettre au suédois. Je suis attirée par la culture de ce pays et j'adore Ingrid Bergman.
Comment avez-vous procédé pour le choix des titres de "Tenderly" ?
Roberto n'avait jamais fait d'album de jazz même s'il adore cette musique. Nous avons privilégié les morceaux que nous pouvions interpréter de manière intimiste. Je crois que la seule qu'il ne connaissait pas était "If I'm Lucky".
D'où la belle musicalité de l'album ?
Je suis contente que vous disiez cela. L'idée était de mettre en valeur la pureté des chansons. Il y a juste Jim (son compagnon Jim Tomlinson) au saxophone et à la flûte, Jeremy Brown à la contrebasse et bien sûr Roberto à la guitare. Nous avons même renoncé à notre batteur que nous aimons beaucoup. Lorsqu'on a l'opportunité de jouer avec quelqu'un comme Roberto, il faut faire comme lui: approcher chaque note avec amour.
Un journaliste a écrit à votre sujet: "Stacey a une voix de lumières tamisées". Cela vous inspire quoi ?
Attendez, je cherche ce que cela veut dire ! (elle pianote sur son portable). Je trouve cela très joli. Vous savez, quand j'étais plus jeune, je chantais plus fort mais j'ai arrêté quand j'ai découvert ma personnalité musicale. C'est important de se connaître quand on est artiste, d'éviter la démonstration. C'est ma manière de grandir. De la même manière, je suis contente d'avoir rencontré Menescal tardivement.
C'est-à-dire ?
Il y a un auteur portugais qui me bouleverse, c'est José Saramago. Il disait qu'il était content d'avoir développé son métier à un âge avancé. Parce qu'il s'agissait de ses écrits les plus significatifs. Si j'avais rencontré Roberto, il y a dix ans, notre complicité aurait peut-être été moins forte. J'ai l'impression que je le mérite plus aujourd'hui.
Vous êtes impatiente de revenir chanter en France ?
Comme avec le Brésil, j'ai une longue histoire d'amour avec la France. J'ai grandi avec la musique de Léo Ferré grâce à mon grand-père. C'est agréable d'être en studio, mais cela reste un peu superficiel. Se produire sur scène, c'est autre chose. C'est la raison pour laquelle j'ai commencé à chanter. Pour cette conversation avec le public...


Album "Tenderley" (Okeh/Sony Classical and Jazz), disponible le 13 novembre prochain.
En concert, le 12 décembre, à 20 heures, au Théâtre des Champs-Elysées, 15, avenue Montaigne, 75008 Paris. Tél.: 01.49.52.50.50. Places: de 5 à 65 €. http://www.theatrechampselysees.fr/
Tournée 2016:  le 7 avril à St Priest, le 13 avril à Limoges, le 30 avril au Mans, le 7 mai à Levallois Perret, le 11 mai à Carcassonne, le 13 mai à Perpignan, le 19 mai à la Cigale, les 26 et 27 mai à Bordeaux...

10 nov. 2015

"Cabaret d'amour": un joyeux clin d'oeil à La Môme


(c) Nicolas Grandi
S'attaquer au répertoire de Piaf est toujours un peu risqué. Mais ce "Cabaret d'amour" évite tous les écueils du genre. Pas de petite robe noire sortie d'une vieille malle ni de trémolos dans la voix pour évoquer le centenaire de la naissance de celle qui demeure une icône de la chanson française. Comédienne et chanteuse, Laura Clauzel a choisi une approche nettement plus subtile... et facétieuse. Sur scène, pas d'accordéon mais un piano à queue derrière lequel s'installe le talentueux Yuta Masuda qui a signé les arrangements et assure la direction musicale. Quant à Laura, elle apparaît en long fourreau noir lamé (façon Rita Hayworth) pour entonner une suite de "non" sur l'air de "Non, je ne regrette rien".
Le ton est donné: pas question de donner à ce spectacle les allures d'un hommage compassé. Comme toujours au Hall de la Chanson, le public dispose d'un programme avec les titres des chansons, les auteurs, les compositeurs et même les éditeurs ! Bien utile, car l'artiste interprète essentiellement des morceaux méconnus, ou presque. Après un tonitruant "Je ne veux plus laver la vaisselle" (Marguerite Monnot/Edith Piaf), "Heureuse" (Marguerite Monnot/René Rouzaud) qui sonne comme un mantra, on s'amuse franchement lorsque la demoiselle revient avec des castagnettes et un éventail pour nous régaler d'un vigoureux "Carmen's Story" (Charles Dumont/Michel Rivgauche).
Mais l'émotion est également au rendez-vous avec le superbe  "Quand tu dors" (Christiane Verger/Jacques Prévert) ou encore "Exodus" (thème musical du film d'Otto Preminger). Même chose pour "Les deux ménétriers" (Lucien Durand-Eugénie Adèle Constant/Jean Richepin), l'une des premières chansons interprétées par la jeune Edith, à l'époque où elle se produisait dans les rues de Paname.
Non contente de posséder une voix puissante, mélodieuse et une jolie dose d'humour,  la chanteuse démontre aussi un sacré swing avec sa version jazzy de "Sophie" (Norbert Glanzberg/Edith Piaf).
Il paraît que c'est en écoutant le coffret intégral de Piaf, offert par son professeur de théâtre, que Laura Clauzel a eu l'idée de faire connaître ces chansons presque oubliées, de faire entendre ce "Cri du coeur" comme l'écrivait Jacques Prévert. Pari réussi car ce spectacle est une bien jolie déclaration d'amour....

Les 21, 28 novembre, 4, 5 et 19 décembre 2015, à 20 h 30 et les 15, 29 novembre et 13 décembre, à 16 h 30, au Hall de la Chanson, Parc de la Villette, Pavillon du Charolais, 211, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris. Dans le cadre d'un Festival Piaf du 7 novembre au 20 décembre 2015.
Informations et réservations au 01.53.72.43.01 et en ligne sur reservation@lehall.com ou www.lehall.com

8 nov. 2015

Zazie en showcase à la Fnac des Ternes

A l'occasion de la sortie de "Encore heureux" (deux ans après "Cyclo"), Zazie se produira en showcase à la Fnac des Ternes, le mardi 10 novembre à 18 heures. Ses fans pourront également faire dédicacer ce neuvième album studio, composé avec Philippe Paradis et la musicienne et productrice Edith Fambuena (Etienne Daho, La Grande Sophie, Miossec...).
La chanteuse interprétera quelques titres de ce nouvel opus, enregistré entre la Grèce, la France et l'Islande, avant une tournée qui débutera dès février 2016.
Entrée gratuite, sur invitation à retirer le 10 novembre, dès 9 heures, à l'entrée rue Bayen de la Fnac des Ternes.

Forum des rencontres - niveau 4
26/30, avenue des Ternes, 75017 Paris

4 nov. 2015

Rendez-vous...

Geneviève Morissette le 3 décembre à la Boule Noire
- Only French Festival. Depuis de nombreuses années, les associations "Only French" et "Catalyse" (basée à Genève) soutiennent et programment des artistes à découvrir au sein de la francophonie. Après trois jours de concerts à l'Institut François de Dakar en octobre dernier, le festival, qui fête cette année sa 22ème édition,  investit trois salles de la capitale. Coup d'envoi les 3 et 4 décembre, à la Boule Noire avec Émilie Marsh, Jaaq et la révélation québécoise Geneviève Morissette qui précéderont le groupe a cappella Question de Point de Vue, Fabian Tharin et les musiciens français, marocains et espagnols de Gabacho Maroconnection. Le 5 décembre, soirée spéciale Togo au Pan Piper avant de se retrouver, en famille, à la Scène du Canal pour le spectacle de conte de Barcella "Tournepouce".

Du 3 au 6 décembre. Infos sur http://www.onlyfrench.fr/

- Festival "Les Aventuriers.  L'affiche de cette onzième édition devrait convaincre les parisiens de franchir le périph' ! Misant une fois de plus sur un programme qui conjugue rock, pop et électro, le public attendu dans deux salles (l'Espace Gérard Philipe et la salle Jacques Brel) aura bien du mal à choisir entre Hubert-Félix Thiéfaine, Asian Dub Foundation (Sound System), Jeanne Added, Jay Jay Johanson, Aline, Marie Modiano...
A noter également le concert du groupe The Rusty Bells, lauréat de la scène ouverte "Jeunes Aventuriers 2015" et la projection, le 15 décembre, à 20h30, au Cinéma Kosmos, du documentaire d'Amy Berg consacré à Janis Joplin.

Du 8 au 17 décembre à Fontenay-sous-Bois. Service de navette gratuite au départ de Nation. Renseignements/Billetterie au 01.71.33.53.35.
Infos sur http://www.festival-les-aventuriers.com/

2 nov. 2015

Réédition du vinyle de la comédie musicale "La Bande à Bonnot"

Voici une nouvelle pépite à ajouter à votre collection ! Après la réédition du premier vinyle de Jeanne Moreau, les productions Jacques Canetti annoncent la sortie aujourd'hui (2 novembre), de celui de la comédie musicale "La Bande à Bonnot", en édition originale remastérisée.
Ecrit en 1954 par Henri-François Rey avec des chansons signées par Boris Vian, ce spectacle sera joué au Théâtre du Quartier Latin, puis très vite retiré de l'affiche, sans doute pour cause de censure.
C'est Ursula Vian-Kubler (la seconde femme de Vian), qui remettra miraculeusement la main sur les partitions égarées depuis plusieurs années.
En 1971, sous l'impulsion de Jacques Canetti, l'oeuvre est en partie remise en musique par Louis Bessières et un album est édité, quatre ans plus tard, avec des chansons interprétées par Yves Robert, Judith Magre, Kim Ibarra, Maurice Barrier, Lucienne Vernay, Pierre Jamet et Cécile Vassort.
Le présent vinyle s'enrichit de deux chansons dont les textes auraient été esquissés pour le spectacle d'origine: "la java des chaussettes à clous" par Jacques Higelin et "L'anguille", par Magali Noël.
Une sortie qui précède, de quelques jours, celle du film "Les anarchistes" d'Elie Wajeman (sur les écrans le 11 novembre prochain).

Productions Jacques Canetti
Distribution Because/Warner