19 juil. 2018

Le Festival du Périgord Noir célèbre la pensée visible

C'est assurément l'un des événements culturels les plus courus en Nouvelle Aquitaine. L'un des plus anciens aussi, puisque le Festival du Périgord Noir fête, cette année, sa 36ème édition.
Après avoir célébré les "Drôles de dames" et "Les musiques autour de Lascaux", Périgord Noir a choisi de mettre l'accent sur "La pensée visible". Une pensée véhiculée par des artistes de renommée nationale et internationale et de jeunes talents dans des répertoires classiques, baroques et jazz.

Camille & Julie Berthollet
(c) Simon Fowler
Dès le 25 juillet, rendez-vous sur la Terrasse de l'Amitié (Montignac-Lascaux) pour une soirée "Accord(s) Majeur(s)" avec l'orchestre roumain Romanasul, suivi du concert des prodiges du violoncelle et du violon, les soeurs Camille & Julie Berthollet, accompagnées au piano par Guillaume Vincent.
Outre la découverte de lieux du patrimoine situés dans les environs de la fameuse grotte de Lascaux, le public appréciera une affiche aussi ambitieuse qu'éclectique avec la projection du film " Les Misérables" de Henri Fescourt (1925) dans la cour du Château de Sauveboeuf, le récital Beethoven/Brahms du célèbre pianiste Nicholas Angelich, celui du jeune Justin Taylor (clavecin) et de Fahmi Alqhai (viole de gambe), l'Ensemble Diderot avec la soprano Mercedes Arcuri, un week-end "Jazz aux Fraux", réunissant le Gauthier Toux Trio & Quatuor, les élèves de la classe de jazz du Conservatoire de région de Bordeaux, les musiciens de l'HEMU Jazz Orchestra de Lausanne pour un moment musical consacré à Boris Vian, une "carte banche" aux lauréats du Concours de Genève et à ceux de la Fondation Safran pour la musique, "Il Trionfo del Tempo e del Disinganno", l'oratorio de G.F. Haendel, sous la direction artistique de Iňaki Encina Oyón, le violoncelliste Edgar Moreau et le pianiste Pierre-Yves Hodique (Ravel, Brahms, Schumann, Schnitke), le concert clavecin et orgue de l'Académie d'orgue de Sarlat 2018 (gratuit)...
Edgar Moreau (c) Julien Mignot Erato
Et pour les mélomanes en herbe, l'Association "Les P'tits loups" proposera un spectacle baroque intitulé "Dans le secret des fables" autour de Jean de La Fontaine.

Du 25 juillet au 12 octobre 2018. Réservation en ligne sur http://www.festivalmusiqueperigordnoir.com/ par téléphone au 05.53.51.61.61. et sur place Festival du Périgord Noir, 
Place Bertran de Born (RDC à côté de l'office de tourisme), 
24290 Montignac.

17 juil. 2018

Chansons & Mots d'Amou: de la gaieté, de la fantaisie et toutes ces sortes de choses...

(c) Yann Orhan
Sept ans déjà ! Un cap paraît-il symbolique lorsqu'on parle de mariage. Et il faut bien avouer que celui de la musique et de la littérature, célébré à Amou depuis 2012, connaît une embellie, chaque premier week-end du mois d'août.
L'an dernier, pas moins de 7500 personnes se sont pressées dans les arènes, le Jardin de Baighthosse, sous le chapiteau de la Técouère ou au kiosque à musique pour assister aux festivités.
Il y a bien sûr les témoins de la première heure, comme Marie-Christine Barrault,  marraine historique de "Chansons & Mots d'Amou", que l'on retrouvera (en compagnie de Simon Dalmais), dans des lectures musicales d'Erik Satie, Roland Dubillard et Pierre Desproges.
Et c'est Juliette qui a accepté d'être la marraine de cette nouvelle édition,  placée sous le signe de "la gaieté, la fantaisie et toutes ces sortes de choses".
Un thème qui sied parfaitement  au répertoire de cette artiste qui, depuis trente ans, a élevé la chanson populaire au rang d'art majeur. Au fil d'albums comme "Que Tal ?", "Irrésistible", "Assassins sans couteaux", "Rimes féminines", "Le festin de Juliette" ou encore "J'aime pas la chanson" , son dernier opus, Juliette n'a jamais caché son goût pour la dérision, même si la tendresse, la clairvoyance et des accents plus graves pointent volontiers le nez au détour d'un couplet.
En parlant de festin, cette épicurienne sera évidemment entourée de nombreux convives.
A(c) Franck Loriou
Tout d'abord, François Morel avec qui elle partage cette passion pour les rimes bien troussées et une incorrigible tendance à ne jamais se prendre au sérieux. Il présentera ici son spectacle : "La vie (titre provisoire)".
A l'affiche également: un "atelier de réparation de chansons" orchestré par Alain Sourigues & Mouchès, Emmanuel Urbanet (membre fondateur des Joyeux Urbains dans un concert baptisé "Le grand rouquin blanc", une composition théâtrale et musicale de Jeanne Plante, Victoria Delarozière, le facétieux Wally, le jazz band festif du Sunbelt, Boby Lapointe par Mathieu Boulet, un programme Alphonse Allais, Vialatte et Devos avec Nicolas Martel & Alexis Kune, "La partie à trois" d'Askehpug, Guillo et Genty, un bal des p'tits loups, des ateliers de chant et d'improvisation autour de Boby Lapointe... Sans oublier "Rocca, Wally, Rabelais... Cherchez l'intrus", histoire de clore, comme il se doit, ce "pantagruélique" programme.


Les 3, 4 et 5 août 2018, à Amou (Landes).Pass Festival 3 jours: 45 €, pass vendredi : 26 €
pass samedi : 35 € et pass dimanche à 20 €. Gratuit pour les moins de 12 ans.
Infos et billetterie sur le site http://www.chansonsetmotsdamou.fr/ 
et à l'Office de Tourisme d'Amou. 
Tél.: 05.58.89.02.25 - mailto:www.reservation@amoutourisme.com

9 juil. 2018

La grâce intemporelle de Mika Hary

(c)  Tamaz Karavan
Après une prestation remarquée à la Philharmonie de Paris lors d'un hommage à Barbara, cette jeune chanteuse originaire d'Israël était de passage à Paris, le 27 juin dernier, au Duc des Lombards, le temps de présenter son album "When Morning Comes". Un disque produit par Matt Pierson (Joshua Redman, Brad Mehldau...) dans lequel la chanteuse (et auteur) nous transporte, au gré de son timbre aérien et intense, aux frontières du jazz et de la pop. "A 16 ans, j'ai découvert les songwriters, à commencer par Joni Mitchell. Et là, tout un champ des possibles s'est ouvert pour moi" confie-t-elle en interview.
Un champ qu'elle cultive avec une rare délicatesse. Du lumineux "When Morning Comes" au mélancolique "Hope There's Someone" en passant par les lyriques envolées de "Im Glad We Had This Conversation", l'apaisant "Sunny Came Home" ou les accents envoûtants de "Nishmati", Mika Hary nous offre une impressionnante palette de nuances et d'émotions.
Sur la scène du Duc des Lombards, elle a également interprété, en français et en hébreu, de superbes versions de "La Dame Brune", de Georges Moustaki et de "Perlimpinpin"de Barbara. "Cette chanson m'a amenée à découvrir l'immense talent de Barbara, une chanteuse qui me fascine".
A l'évidence, entre Barbara et Joni Mitchell, ses références sont plutôt "classiques", mais l'artiste apporte à son tour de chant une grâce intemporelle, une touche de modernité, qui font songer à Feist ou Agnès Obel.
Ecouter Mika Hary, c'est un peu comme si l'on découvrait... le premier bonheur du jour !

" When Morning Comes" (BMG), disponible depuis mai 2018.

2 juil. 2018

L'été de Barbara Pravi

(c) YannOrhan
Le spectacle musical "Un été 44" a mis son talent en lumière et elle a sorti son premier EP (7 titres), quelques jours à peine avant le 21 juin. La saison porterait-elle bonheur à Barbara Pravi ?
Ce qui est sûr, c'est que cette jeune artiste rayonne littéralement sur scène. On ne s'étonnera pas davantage que son concert du 28 juin dernier, célébrant la sortie du disque, se soit déroulé dans un théâtre parisien baptisé "Les Étoiles" !
"Je n'ai pas échappé à la règle qui veut que l'on raconte sa vie dans un premier album" confie Barbara, au début de son tour de chant.
Une vie faite de petits et grands bonheurs, de drames aussi. Comme ce titre "Mal-amour" dans lequel elle parle de la violence faite aux femmes, "de ces coups qu'on prend pour des caresses". Un sujet sensible et douloureux qu'elle aborde sans pathos, avec des mots qui touchent droit au coeur. Et lorsqu'elle évoque sa calamiteuse histoire avec un dénommé "Louis", elle ne manque pas de le remercier... puisqu'il lui a tout de même inspiré sa première chanson d'amour !
Entre deux confessions pudiques, Barbara se souvient également de ses étés insouciants au bord de la mer avec "Saint-Raphaël", de ses petits boulots ("Je sers") tout en nous invitant à savourer "L'automne avant l'heure". Et elle nous fait fondre de tendresse pour "Déda". Son grand-père à qui elle dédie cette belle déclaration d'amour.
Depuis ses débuts la demoiselle a gagné en assurance et prend un plaisir de plus en plus évident à partager ses émotions sur scène. Une aisance acquise sans doute lors de la tournée effectuée en première partie de Florent Pagny. Les fans de ce dernier s'étaient d'ailleurs déplacés pour l'applaudir. La chanteuse affiche en effet un subtil mélange de modernité et de classicisme qui rassemble toutes les générations. Modernité dans les textes, la voix, les mélodies pop ou quand elle revisite en le féminisant (avec la complicité de Tomislav Matosin) le titre "Kid", d'Eddy de Pretto. Mais elle a aussi cette approche du métier "à l'ancienne", tout en humilité et en générosité, privilégiant la complicité avec le public.
Alors, quand elle offre quelques pas de claquette avant d'interpréter, en rappel, l'entraînant "Pas grandir", on se dit que Barbara Pravi a décidément tout d'une grande !

EP (Capitol Music France/Universal), disponible depuis le 15 juin 2018.

25 juin 2018

Olivier Maille: "Ce qui me guide, c'est l'envie !"

Olivier Maille (à droite)
(c) 2018, Air Wings Publishing-Cyrille Janssens
Il a remisé sa robe d'avocat, spécialisé dans le droit du travail, pour coiffer les casquettes d'auteur, metteur en scène et accessoirement comédien.
Du barreau aux planches, Olivier Maille a franchi le pas, avec succès, en signant des comédies drôles et pertinentes, à l'image de sa dernière création "Don Juan est une femme".
Un spectacle présenté à Paris au Théâtre du Gymnase puis aux Feux de la Rampe et qu'il jouera cet été au Festival off  d'Avignon aux côtés de Raphaelle Lenoble, Fanny Lucet, Hubert Myon et Mathieu Coniglio. Rencontre avec un passionné qui plaide aujourd'hui en faveur de l'humour au second degré...

Comment passe-t-on du métier d'avocat à celui d'auteur pour le théâtre ?
Je n'ai jamais cherché le succès et la célébrité. Ce qui me guide, c'est l'envie.
C'est vrai que tu as commencé à écrire des comédies, par pudeur ?
En fait, je ne voulais pas retomber dans les problématiques  auxquelles j'avais été confronté lorsque j'étais avocat. Il y a plusieurs formes d'humour mais, en ce qui me concerne, je suis incapable de faire du premier degré. J'ai toujours préféré les archétypes aux stéréotypes. Dans mes pièces, il n'y a pas de méchants, j'écris plutôt sur les loosers ! J'étais touché par Pierre Desproges parce qu'il avait trouvé un truc incroyable, c'est qu'on pouvait être incisif et bienveillant.
Quelle était ta motivation lorsque tu as imaginé la pièce "Don Juan est une femme" ?
J'aimais l'idée d'être un homme qui écrit "Don Juan est une femme" ! Je voulais aussi démontrer que tout cela est un faux débat et qu'il est difficile de défendre l'absence de point de vue. On en veut à l'autre parce qu'on est mal dans sa peau de femme et inversement. On ne cible pas le mal au bon endroit. Dans cette pièce, tous les personnages sont malheureux et ils expriment leur souffrance.
Sur internet, un spectateur affirme que ce spectacle est la preuve que le rire n'est pas l'ennemi de la subtilité. Cela t'inspire quoi ?
Je l'ai lu et ça me touche bien sûr, même si je n'ai pas de prétention. Je laisse au public la liberté de trouver ce que j'ai envie de raconter.
Tu as abordé des thèmes plus graves comme l'esclavagisme ?
Oui avec "Chats Noirs, Souris Blanches". Et je songe à un spectacle sur les sans-papiers. C'est compliqué, en tant qu'auteur, de savoir si tu veux faire réfléchir ou sourire. Nous sommes comme les anciens bouffons du roi, notre fonction est de divertir.

Tu auras combien de pièces au Festival off d'Avignon, cet été ?
L'an dernier, j'en avais 3 et cette fois, il y en aura 5: "Don Juan est une femme", "Chats Noirs, Souris Blanches", "Absolutely pas fabuleuses", "La vie rêvée des autres" et "Couple: les dix commandements". 
Tu seras également sur scène ?
Oui, je reprends le rôle de Benjamin dans "Don Juan est une femme". Ce n'est pas évident d'être à la fois auteur, metteur en scène et comédien. Je dis toujours que si je ne trouve pas de meilleur comédien, je joue. Donc, je joue rarement !

"Don Juan est une femme", du 6 au 29 juillet 2018, à 21h30, au Théâtre Alizé, 15, rue du 58ème Régiment d'Infanterie, 84000
Avignon. Tél.: 04.90.14.68.70. 
Et du 11 octobre au 29 décembre 2018, les jeudis, vendredis et samedis à 21h30, au Théâtre Clavel, 3, rue Clavel, 75019 Paris. Tél: 09.75.45.60.56.

19 juin 2018

Musée Sacem: l'histoire du patrimoine et de la création en un clic !

Exposition "Les femmes dans la création musicale"
(c) Musée Sacem
"Nous avons une longue histoire et une légitimité et, assez curieusement, nous n'avions pas de mémoire" confiait le compositeur Jean-Claude Petit (Président du Conseil d'Administration), il y a quelques jours, lors de la conférence de presse pour le lancement du Musée Sacem (Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique).
Un musée en ligne, entièrement gratuit, donnant accès actuellement à plus de 3000 archives (1000 à 3000 documents supplémentaires seront numérisés, chaque année).
Plus besoin de baguette pour trouver la source d'une oeuvre ni de tamis pour extraire les pépites de notre patrimoine ! Il suffira désormais d'un clic sur http://musee.sacem.fr/
Un site, généreusement illustré de photographies et de documents rares, voire inédits, qui se présente en quatre parties: "Nos archives", "Nos expositions", "Nos chroniques", "A propos" et un parcours s'effectuant par lieu, par date (au moyen d'une frise chronologique) et par créateurs.
Couverture de partition
"J'ai deux amours"
(c) Editions Francis Salabert/Fonds Sacem
Au fil de vos déambulations dans ce musée virtuel, vous pourrez entrer dans les coulisses de la création, découvrir des partitions, des anecdotes, des courriers, des formulaires d'examen d'entrée, des textes de chanson, des poèmes, des podcasts et vidéos, des expositions sur les thèmes: "Mai 68, de la révolte à la légende", "Du vinyle à internet, mille et une façons d'écouter la musique", "Les femmes dans la création musicale"... 
Parmi les documents qui feront le bonheur des mélomanes et des curieux: un télégramme de Giuseppe Verdi à la Sacem, l'examen d'entrée de Georges Brassens, un courrier d'Edith Piaf demandant à repasser son examen, des lettres de Boris Vian, la partition de "Aux armes et caetera" de Serge Gainsbourg, la couverture de la partition "J'ai deux amours", chanson interprétée par Joséphine Baker, la feuille de timbres du film "Les tontons flingueurs"...
Courrier d'Edith Piaf demandant
à repasser son examen
(c) Fonds Sacem
La liste est évidemment très longue puisque la Sacem, fondée en 1851, compte aujourd'hui 164 840 membres ( dont 20 012 créateurs étrangers issus de 166 nationalités) et représente plus de 121 millions d'oeuvres du répertoire mondial. Des oeuvres regroupant toutes les formes musicales jazz, chanson française, musiques de films et contemporaines, hip-hop, rap, world... mais aussi des répertoires destinés au jeune public, du doublage-sous titrage, de la poésie et de l'humour.
Une véritable histoire de la création qui devrait s'enrichir de nouveaux chapitres comme des contenus multimédias pour accompagner les internautes dans une visite plus immersive, un moteur de recherche, une interaction avec les utilisateurs, l'intégration de salles en réalité virtuelle, des animations sous forme de "carte blanche à..." ou encore la création d'un "coin des passionnés".



15 juin 2018

Fête de la Musique 2018

Le graphisme et les couleurs de l'affiche de cette nouvelle édition, ne feront pas forcément l'unanimité... mais rien ne saurait gâcher la fête créée, il y a 37 ans, par Jack Lang.
Deux nouveautés cette année: une "Fête de la Musique à l'école" destinée à mettre en valeur les projets musicaux et encourager la participation des établissements scolaires et six concerts en régions organisés par le Ministère de la Culture qui affiche ainsi sa volonté de "décentraliser" cette journée du 21 juin. Des concerts qui remplacent le traditionnel rendez-vous dans les jardins du Palais-Royal de Paris et se dérouleront dans six villes représentatives de la diversité du territoire, avec la participation de centres musicaux ruraux, de groupes locaux, des "Concerts de Poche" et d'artistes consacrés.
A l'affiche: le duo Amadou & Mariam à Château-Arnoux-Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence), Dani Terreur à Château-Thierry (Aisne), Palatine et Dominique A à Verdun (Meuse), VSO avec le youtubeur Maxenss et Jeanne Added à Marsillargues (Hérault), Metro Verlaine et Sanseverino à Pacy-sur-Eure (Eure), le guitariste et songwriter Omara "Bombino" et l'Orcheste National de Barbès à Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis).
Autres temps forts: la soirée FIP (depuis le Rocher de Palmer) avec Touré Kunda, l'ouverture du Musée des Beaux-Arts de Bordeaux pour des visites musicales proposées par le Conservatoire, Ricard Live Music qui investit pour la première fois le Parc de la Villette avec un grand concert gratuit réunissant Clément Bazin, DBFC et MNNQNS ou encore la soirée France Inter à l'Olympia avec Eddy de Pretto, Camille, Ben Harper, Angèle, Jain...
Et bien sûr toutes les initiatives à découvrir, au hasard de vos déambulations sur le bitume de Paname, en province et même à l'étranger puisque des villes comme Vancouver, New York, Berlin, Tokyo, Conakry, Kuala Lumpur...se sont mises au diapason de cette Fête de la Musique.

Infos sur le site http://www.fetedelamusique.fr/

14 juin 2018

"Ava, sa vie, son oeuvre": un solo insolite et irrésistible

(c) Pierre-Etienne Vilbert
On l'appelle la dame en verte puisqu'elle arrive en longue robe de cette couleur et des éclairages ad hoc. Une évidence... et c'est d'ailleurs la seule de ce spectacle présenté par la Compagnie Accès-Soir et incarné par Arianne Bernard, alias Ava.
Car tout ici défie les codes. Séductrice, tendance années 50, elle affiche un humour décapant qui n'est pas forcément l'apanage des femmes fatales. "Calmez-vous, ce n'est qu'un corps, ce que je fais avec, c'est pire !" prévient-elle. De fait, durant une heure, elle impose à sa séduisante plastique des exercices aussi impressionnants que périlleux: élévation dans les airs, suspendue à un lustre, roulade lascive sur des morceaux de verre, ingestion de lames de rasoir... le tout commenté avec une voix d'aéroport, version sexy.
(c) Pierre-Yves Vilbert
 Entre deux numéros qui relèvent autant des arts du cirque que de pratiques sado-maso, elle joue aussi du yukulélé en mimant un orgasme, fait du trapèze et de l'équilibre, concocte une fougasse, rêve d'un rôle-titre au cinéma, se livre à une séance d'effeuillage, converse avec une marionnette déguisée en cow-boy et prénommée Kevin...
Outre la mise en scène inventive d'Alexandre Pavlata, ce solo est également mis en valeur par un habile jeu de rideaux qui s'adapte parfaitement aux différents tableaux.
Après un faux entracte où Ava invite les spectateurs à danser et à s'embrasser (ce qu'ils font sans trop se faire tirer l'oreille), elle revient en tractant une caravane à la seule force de ses mâchoires.
Quant à son personnage de femme fatale, elle confesse qu'elle le troquerait bien contre une aire de camping et des coups de soleil ! En attendant, la dame en verte a sacrément chauffé la salle... ou plutôt la piste.

Jusqu'au 16 juin 2018, à 21h et le dimanche 17 juin 2018 à 17h (spectacle à partir de 12 ans), au Cirque Électrique, Place du Maquis du Vercors, 75020 Paris. 
Infos sur le site http://cirque-electrique.fr/ Prix: 16 € et tarif réduit à 12 €.
Réservations au 09.54.54.47.24 et mailto:reservation@cirque-electrique.com

12 juin 2018

Un album inédit de John Coltrane

"C'est comme si on découvrait une nouvelle chambre dans la Pyramide de Khéops" affirme Sonny Rollins à propos de cet album "perdu".
Le mercredi 6 mars 1963, John Coltrane entrait aux Studios Van Gelder avec son "Classic Quartet": McCoy Tyner, Jimmy Garrison et Elvin Jones pour enregistrer des compositions originales. Le soir même, il emporte la bande chez lui, dans le Queens, pour la faire écouter à son épouse Naima...
Et elle sommeillera ainsi durant 54 ans. Jusqu'au jour où Impulse! Records contacte la famille du musicien pour envisager la parution d'un album, à partir de la bande de référence, précieusement conservée dans les Studios de Rudy Van Gelder.
Le 29 juin prochain "Both Directions at Once: The Lost Album" sera donc officiellement dans les bacs et en pré-commande dès maintenant sur
https://Verve.Ink.to/BothDirectionsAtOnce
Parmi les pépites à découvrir : deux inédits: "Untiled Original 11383" et "Untitled Original 11386", interprétés ici au saxophone soprano, la seule version studio de "One Up, One Down", "Impressions", un morceau souvent enregistré par Coltrane mais joué ici en trio, sans piano, le premier enregistrement de "Nature Boy", un titre dont il donnera une seconde version dans une séance de 1965 ou encore "Vilia", une composition tirée de l'opérette "La Veuve Joyeuse".
Logiquement présenté comme le Graal du jazz, cet opus sera disponible en édition Standard (7 titres) et en édition De Luxe (14 titres).

8 juin 2018

Rio Loco : une invitation à danser sur les rumbas du monde

Chaque année, quelques jours avant le début officiel de l'été, la ville de Toulouse embarque le public à la découverte de musiques, de danses, et de chants venus des quatre coins de la planète. Pour cette nouvelle édition du festival "Rio Loco", cap sur les rumbas du monde.
Première étape, le 14 juin (Scène Village), avec Bakolo Music International, le plus ancien groupe de rumba congolaise. Cette formation légendaire donnera ainsi le départ d'un voyage de quatre jours, du Congo à Cuba en passant par la Catalogne.
Au fil des nombreuses escales, il ne faut pas rater le jamaïcain Johnny Osbourne dont le titre "Ready or not" fut notamment repris par les Fugees. A ses côtés: le bassiste Lloyd Parks et son We The People Band.
Johnny Osbourne
(c) Elise Becker
Autres temps forts: le guitariste et chanteur guinéen Moh ! Kouyaté, le jeune Baloji dont le répertoire métisse rumba et hip hop, l'éthio-jazz d'Arat Kilo avec la diva malienne Mamani Keita et le rappeur de Boston Mike Ladd, le pianiste Bachar Mar-Khalifé, le guitariste et arrangeur Ebo Taylor, considéré comme l'un des pères de l'afrobeat, le blues créole du trio Delgrès, l'Afro Cuban All Stars, la songwriter canadienne (d'origine haïtienne) Mélissa Laveaux, Keny Arkana et son rap contestataire, la grande voix malienne Oumou Sangaré...
Oumou Sangaré
(c) Benoit Peverelli
Un programme aussi riche qu'éclectique auquel il convient d'ajouter des spectacles jeune public (Scène Garonne) avec notamment des installations sonores interactives ("Cyclophones"), une aire de jeu baptisée "Sonarium", des arts visuels, une exposition des oeuvres du peintre-plasticien gitan Gabi Jimenez, les fameux guerriers Bantus de Kouka Ntadi, une borne photo "Clic O'Matic", un salon de thé éthique, des projections...

Du 14 au 17 juin 2018, Prairie des Filtres,  à Toulouse (31000). 
Entrée 1 jour à 10 € et tarif réduit à 7 €. Pass 4 jours à 30 € et 25 € (tarif réduit). En prévente (Digitick, Fnac, Box Office et Ticketnet): 7,50 € (+ 1 € de frais de loc.) et pass à 25 € (+ 1 € de frais de loc.).
Infos complémentaires sur le site http://www.rio-loco.org/

7 juin 2018

Les Funambules à l'Alhambra

Formés autour de Stéphane Corbin, Les Funambules écument les scènes depuis 5 ans pour s'élever, en chansons, contre l'homophobie. Des messages de tolérance dont la sincérité et la portée ont touché non seulement le public, toutes générations confondues, mais aussi de nombreux artistes.
Le collectif accueillera ainsi en première partie:  le trio suédois Blond and Blond ans Blond (le 11 juin), la comédienne et humoriste Shirley Souagnon (le 12 juin), Anne Roumanoff (le 13 juin), Michel Jonasz (le 14 juin), Oldelaf (le 15 juin) et enfin Sheila le 16 juin.
"Je suis pour l'inclusion et non pas l'exclusion" rappelle volontiers Stéphane (voir interview sur ce blog, le 5 janvier dernier).
Sur scène, pas moins de 60 chanteurs et comédiens, avec une distribution différente chaque soir (la troupe compte 400 personnes) apporteront des témoignages tour à tour drôles, tendres et bouleversants.
Fidèles à leur engagement, Les Funambules reverseront tous les bénéfices des concerts à l'Association "SOS Homophobie".

Du 11 au 16 juin 2018 à 20h et le 17 juin 2018 à 17h, à l'Alhambra, 21, rue Yves Toudic, 75010 Paris. Tél.: 01.40.20.40.25. Places: 25 et 28 €, carré or à 35 €. http://www.alhambra-paris.com/

Simple Minds à la Fnac Saint-Lazare

Chef de file de la vague new wave avec des albums comme "Life in A Day" ou "Empires and Dance", le groupe de Glasgow, formé à la fin des années soixante-dix, est composé aujourd'hui de Jim Kerr et Charlie Burchill.
Le duo sera de passage à la Fnac Saint-Lazare, le mardi 12 juin, à 18 heures.
A cette occasion, Simple Minds présentera son dernier opus "Walk Between Words" (sorti le 2 février dernier) et rencontrera ses fans pour une séance exceptionnelle de dédicaces.
Évènement gratuit et ouvert au public, dans la limite des places disponibles.

Passage du Havre
Forum des Rencontres
109, rue Saint-Lazare
75009 Paris

4 juin 2018

29èmes Nuits de la Guitare de Patrimonio

Les touristes connaissent bien ce village de Haute-Corse, la baie de Saint-Florent, la statue-menhir U Nativu, l'église baroque de San Martinu...Entre deux visites, ils savent aussi se poser, le temps de goûter des vins qui comptent parmi les meilleurs crus de l'Île de Beauté...
Mais les plus avertis n'oublient jamais de réserver leurs billets en juillet pour assister aux fameuses "Nuits de la Guitare de Patrimonio".
Des nuits qui résonnent au son du jazz manouche, de la soul, du rock, du blues, de la chanson française, de la musique brésilienne...
Pour cette 29ème édition le Théâtre de Verdure accueillera le guitariste, compositeur et chanteur Richie Kotzen, les jeunes prodiges Antoine Boyer & Samuelito, Julien Doré, seul sur scène pour son spectacle intimiste "Vous & Moi", une "Nuit des Tziganes" avec Dorado & Amati Schmitt Quartet, Angelo Debarre & Marius Apostol, une "Nuit du Brésil" réunissant le Trio Aquarella, Joao Bosco Grupo & Hamilton de Holanda, Biréli Lagrène et son Electric Quartet pour un concert en hommage au bassiste de jazz-rock Jaco Pastorius, le groupe écossais Texas dont le "Paris-Heaven Tour" fera ici une escale corse, la chanteuse Imany... Et en concert de clôture, deux figures incontournables du répertoire français: Julien Clerc et Véronique Sanson.
Sans oublier Johnny Gallagher, accompagné de son Boxtie Band qui, en 2014, avait déjà conquis le public en lui offrant un titre intitulé "Patrimonio". 
La preuve qu'on y revient toujours...

Du 20 au 27 juilet 2018, à Patrimonio (près de Bastia). 
Places: de 30 à 50 € suivant les soirées. Abonnements et tarifs réduits disponibles. 
Renseignements au 04.95.37.12.15 et sur le site http://www.festival-guitare-patrimonio.com/ 

3 juin 2018

Concerts gratuits dans les kiosques parisiens

La Confédération Musicale de France (CMF), en partenariat avec l'Association "Orchestre A l'École" (avec le soutien de la Sacem et de la Mairie de Paris) lancent le 9 juin prochain, de 11h à 18h, la première édition de "Kiosques en musique".
Des formations de musiciens amateurs (de 2 à 60 exécutants) vont ainsi investir une dizaine de jardins de la capitale pour des concerts gratuits de chansons françaises, musiques actuelles, fanfares, jazz, un tribute à Barry White...
Les festivités débuteront au Square Trousseau (dans le 11e) et se poursuivront dans les 10e, 14e, 15e, 17e et 20e arrondissements avant une dernière halte (de 17 à 18h) au Square Montsouris (dans le 14e).
Un rendez-vous musical et ludique qui renoue avec la vocation de ces lieux emblématiques de notre patrimoine populaire.

Toutes les informations sur  http://www.facebook.com/kiosqueenmusiqueparis

31 mai 2018

"Musicora" à la Grande Halle de la Villette

C'est le rendez-vous que les professionnels et amateurs ne rateraient pour rien au monde !
Dès demain, Musicora, le seul salon grand public, dédié à la pratique instrumentale, ouvrira ses portes à la Grande Halle de la Villette.
Au menu: 220 exposants, près de 200 activités gratuites autour de la musique et des instruments, 40 concerts, 80 ateliers d'éveil musical, des conférences, des rencontres, des émissions de France Musique en direct et en public...
L'accordéoniste, bandonéoniste et compositeur Richard Galliano, qui a accepté d'être le parrain de cette 29ème édition, sera présent sur le site durant le week-end. Il dédicacera notamment sa méthode d'apprentissage de l'accordéon (sur le stand des Éditions Lemoine).
A noter que cette année, parmi la multitude d'instruments présentés, c'est la guitare qui sera en vedette ! Un concert exceptionnel réunissant quelques-uns de ses plus solides représentants sera proposé, le samedi 2 juin, à 17h30, avec Jean-Félix Lalanne, Jean-Marie Ecay, Eric Gombart, Michel Haumont, Sylvestre Planchais et Samuel Rouesnel ("Samuelito").
Autre concert à ne pas rater: le récital d'accordéon autour de Debussy, Granados, Piazzolla et Galliano, le dimanche 3 juin, à 15h30, à l'Auditorium Boris Vian.
Entre deux concerts et visites d'ateliers, vous pourrez également assister à des conférences sur le marché des instruments de musique en France, le métier de luthier en guitare, la place du numérique dans les conservatoires et écoles de musique, les nouveaux outils, l'enseignement aux personnes en situation de handicap...
Un salon ouvert à toutes les générations puisqu'un village des enfants, dès l'âge de 3 ans, permettra aux futurs Mozart, de s'initier à la pratique instrumentale.

Les 1er, 2 et 3 juin 2018, à la Grande Halle de la Villette, 211, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris.
 Prix d'entrée: 12 € sur place, 10 € en prévente et tarif réduit à 6 € donnant accès à l'ensemble de la zone d'exposition ainsi qu'aux concerts, conférences, ateliers... 
Entrée gratuite pour les enfants de - de 12 ans, les professeurs de musique et les personnes sans emploi (sur justificatif). 
Infos complémentaires sur http://www.musicora.com/





29 mai 2018

"Barrière Enghien Jazz Festival": 19ème édition

Créé en juin 2000, l'événement rassemble tout ce dont peut rêver un festivalier : un cadre idyllique (qui fut notamment le berceau de Mistinguett),  de nombreux concerts gratuits (et non des moindres !) et un programme réunissant, chaque année, de grands noms du jazz, mais aussi de la soul, de la world, du blues, du funk... et de jeunes talents marchant allègrement dans les pas de leurs aînés.
En près de deux décennies, le public a déjà pu applaudir des artistes nationaux et internationaux comme Marcus Miller, Melody Gardot, Ahmad Jamal, Buddy Guy, Al Jarreau, Dionne Warwick, Barbara Hendricks, Sean Paul, Morcheeba, Ben l'Oncle Soul, Ayo, Jimmy Cliff, Sean Paul, Manu Katché, Stanley Clarke...
Et la cuvée 2018 s'annonce tout aussi enthousiasmante avec pas moins de 25 concerts présentés sur  4 scènes, dont une flottante installée sur le lac.
Coup d'envoi des festivités, le 4 juillet, avec Les Haricots Rouges, Gabriel Bridgwater et George Benson qui céderont ensuite la place à Hugh Coltman, Yaima Saez, Compay Segundo, Kyle Eastwood, Rhoda Scott, Gilberto Gil, Will Barber, Fred Blondin, Christian Morin, Kid Creole & The Coconuts, le groupe Imagination, Lucky Peterson, la révélation soul Kimberose ou encore Asaf Avidan.
Une belle idée d'escapade à quinze minutes (par le train) de Paris...

Du 4 au 8 juillet 2018, Théâtre du Casino Barrière, 3, avenue de Ceinture, 95880 Enghien Les Bains. Réservations au 01.39.34.10.80.
Infos complémentaires sur http://www.facebook.com/enghienjazzfest

"Croustilleux La Fontaine" aux Déchargeurs

Présenté au Théâtre d'Ivry-Antoine Vitez l'an dernier, cet excellent spectacle (voir sur ce blog à la date du 3 mars 2017) s'installe pour quelques soirs aux Déchargeurs.
Malicieusement mis en scène par Juliette ce "Croustilleux La Fontaine" lève impudiquement le voile sur des contes dont la morale n'est assurément pas le propos !
Sur des musiques composées par Antoine Sahler, les textes délicieusement licencieux sont interprétés par  Jean-François Novelli.  Un ténor qui possède également d'indiscutables dons de comédien pour incarner tour à tour une nonne en quête d'esprit, une prieure presbyte... tout en dispensant des conseils pour confectionner, dans les règles de l'art,  un pâté d'anguilles.
Au piano, en alternance: Nicolas Royez, Romain Vaille ou Jean-Yves Aizic.
Un plaisir dont vous seriez bien coupables de vous priver...

Du 6 juin au 12 juillet 2018, les mercredis et jeudis à 21h30, au Théâtre Les Déchargeurs, salle Vicky Messica, 3, rue des Déchargeurs, 75001 Paris. 
Tél.:  01.42.36.00.50. Prix: de 13 à 26 €. http://www.lesdechargeurs.fr/

22 mai 2018

Le retour de Morcheeba

Après cinq ans d'absence, Morcheeba revient à la scène et au disque avec "Blaze Away", officiellement dans les bacs, le 1er juin prochain.
A cette occasion, le groupe anglais donne rendez-vous à ses fans à la Fnac Saint-Lazare,
le mercredi 6 juin à 18 heures, pour un showcase, suivi d'une séance de dédicaces.
Un neuvième album qui accueille deux invités exceptionnels: Benjamin Biolay, sur le titre "Paris sur ser" et Roots Manuva sur "Blaze Away". Évènement gratuit, dans la limite des places disponibles.
Prochain concert parisien, le 13 novembre 2018 au Trianon.

Passage du Havre
109, rue Saint-Lazare
75009 Paris




Samarabalouf "Up"

Depuis bientôt 20 ans, la formation réunie autour du guitariste et compositeur François Petit sillonne les routes de France avec son répertoire, principalement instrumental, de "French world music, tendance manouche". Pour les autres tendances, il faut aller chercher du côté du rock, de la chanson, du jazz... pourvu que ça swingue !
Une musique qui a même séduit Outre-Atlantique puisque Samarabalouf  (que l'on peut traduire par "bal fou sur la Somme") a joué dans bon nombre de grandes villes américaines, canadiennes et jusqu'en Alaska.
Avec les années, le groupe a connu quelques mutations et c'est en quatuor à cordes qu'il nous revient aujourd'hui, avec l'album "Up". Autour de François Petit (guitare et chant): Hélène Piris (violoncelle et voix) Léo Mathieu (violon et mandoline) et Michel Sanlaville (contrebasse). Au hasard de titres comme "la rumba dans tes yeux", "Les mystères de l'Orient", "la valse en apesanteur, "Country", "La java panik" ou encore "J'aime pas le chachacha", on retrouve le goût du groupe pour les musiques festives. De celles qui invitent à danser en poussant les meubles, les murs... et les frontières !

Album "Up" (Athos Productions/L'Autre Distribution), sorti le 27 avril 2018.
En concert ce soir, mardi 22 mai à 21 heures,  au Studio de  l'Ermitage, 8, rue de l'Ermitage, 75010 Paris.  Tél.: 01.44.62.02.86. Prix: 15 € et tarif réduit à 13 € (hors frais de location). 
http://www.studio-ermitage.com/
En tournée: le 18 juin 2018 à Lagnieu, le 21 juin à Limoges, le 29 juin à Bourg-en-Bresse, le 3 juillet au Printemps de Pérouges, le 6 juillet au Festival Musik'Airs de Montargir, le 18 juillet au Festival Jazz au Fil du Cher de Montluçon...

16 mai 2018

Des news... Nouvelles éditions d'"Unexpected Live by Fnac" et du "Secours Pop Live"



Après le succès de la première édition d'"Unexpected Live by Fnac", le Forum des Halles et la Fnac s'associent une fois encore pour proposer des concerts uniques et gratuits en plein coeur de Paris. Cette année, place au trio Hyphen Hyphen qui interprétera sur scène les titres de "HH". Un nouvel opus mixé par Maxime Leguil (Justice, Morrissey, Radiohead...) et masterisé par Vlado Meller (Kanye West, Frank Ocean, Michael Jackson...). A l'issue du showcase, les fans pourront échanger avec les jeunes artistes niçois et faire dédicacer leur album dans le magasin Fnac Forum des Halles.

Le 26 mai 2018, à 17 h, sous la Canopée du Forum des Halles


Le 18 juin prochain, rendez-vous à la Petite Halle de la Villette pour la quatrième édition du concert de jazz solidaire "Secours Pop Live". Une soirée animée par le saxophoniste, compositeur et chanteur Thomas de Pourquery, entouré de ses amis musiciens. Entre deux sets, le public est invité à déguster les tapas gastronomiques imaginés par le chef de la bistronomie Franck Baranger. Les bénéfices seront intégralement reversés au Secours Populaire de Paris pour financer des projets solidaires dans le monde.

Le 18 juin 2018, à 20h30, à la Petite Halle de la Villette, 211, av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Prix: 18 €. Billetterie en ligne sur http://www.placeminute.com/

15 mai 2018

"ABC D'AIRS": du grand art

(c) Michel Nguyen
On connaît bien Anne Baquet qui, avec des spectacles comme "J'aurais voulu dev'nir chanteuse", "Cette nuit c'est mon jour", "Soprano en liberté"... conjuguait son goût pour le lyrique, la danse, la comédie, avec un furieux grain de folie. Alors, quand elle choisit de s'associer avec trois demoiselles aussi talentueuses et déjantées qu'elle, on s'attend à des sensations multipliées par quatre !
Et, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Anne Baquet (chant), Claude Collet (piano), Amandine Dehant (contrebasse) et Anne Regnier (hautbois & cor anglais)  ne ménagent par leur souffle pour apporter une sacrée bouffée d'oxygène sur la scène du Lucernaire. C'est d'ailleurs Anne Regnier qui a eu l'idée du spectacle ABC D'AIRS, habilement mis en scène par Gérard Rauber.
Suivant les lettres de l'alphabet, le quatuor nous offre un florilège de chants, de musiques et de parodies qui puisent dans les oeuvres de Jean-Philippe Rameau, Kurt Weill, Astor Piazzolla, John Cage, Musica Nuda,  Fred Ebb, John Kander, Ricet Barrier...
Sachant qu'elles ont notamment fait leurs gammes au Théâtre du Châtelet, à l'Opéra de Paris, au CNSM (Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris) et participé à de nombreux concours nationaux et internationaux, on se doute que les demoiselles n'ont aucun problème pour faire valser les partitions. Et elles ne s'en privent pas !
Aussi fantaisistes que virtuoses, elles s'amusent ainsi à mimer la course des spermatozoïdes, s'adonnent à des jeux de diction, imitent les fameuses histoires sans paroles de Jean Wiener ou se livrent à un délirant sabbat sur la Danse Macabre de Camille Saint-Saëns.
A l'occasion, les musiciennes savent aussi donner de la voix et, là encore, elles sont toujours dans leurs cordes.
(c) Michel Nguyen
Après nous avoir tenus en haleine durant un peu plus d'une heure, elles reviennent pour un final époustouflant dans lequel elles zappent de "Yesterday" à "Will Rock You" en passant par "Aexandrie, Alexandra", "Z'avez pas vu Mirza" ou "Nabucco".
Du grand art...

Jusqu'au 17 juin 2018, du mardi au samedi à 19 h et le dimanche à 16 h, au Lucernaire, 53, rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris. 
Tél.: 01.45.44.57.34. Prix: 26 €, tarifs réduits à 11, 17 et 22 €.  http://www.lucernaire.fr/



14 mai 2018

Marc Lavoine: rencontre et dédicaces à la Fnac Ternes


Six ans après "Je descends du singe" (sacré double platine) et la sortie, en janvier 2015, chez Fayard, de son premier roman autobiographique "L'Homme qui ment" , Marc Lavoine revient dans les bacs, rayon musique, avec..."Je reviens à toi". 
Un nouvel opus enregistré avec son compositeur fétiche Fabrice Aboulker. 
A cette occasion, il sera à la Fnac Ternes, le samedi 19 mai à 16 heures (le lendemain de la sortie officielle de l'album), pour une rencontre et une séance de dédicaces.
Évènement gratuit, dans la limite des places disponibles.

26-30, avenue des Ternes
75017 Paris

"J'ai mangé du Jacques": un savoureux spectacle

(c) Alejandro Guerrero
Petite devinette: quel est le point commun entre les chansons "Comme d'habitude", "Tombé du ciel", "Il est cinq heures, Paris s'éveille" ou le générique du dessin animé "L"inspecteur Gadget" ? Vous séchez et donnez votre langue au chat ? Voici la réponse: tous ces titres ont été écrits, composés ou interprétés par un prénommé Jacques. Respectivement ici, Jacques Revaux, Jacques Higelin, Jacques Dutronc et Jacques Cardona.
Une idée originale qui a germé dans l'esprit de Julie Autissier et Raphaël Callandreau pour ce spectacle logiquement intitulé "J'ai mangé du Jacques".
Chanteurs, comédiens et musiciens (piano, guitare, triangle, mélodica, flûte..) Julie et Raphaël ont donc potassé leur patrimoine pour en sortir quelques savoureux morceaux, qu'ils ont concoctés à leur sauce. Ainsi "Fais pas ci, fais pas ça" de Dutronc et Lanzmann, lorgne du côté du rap tandis que "Comme d'habitude" prend des airs de bossa. Le duo remet également au goût du jour des artistes quelque peu oubliés comme Jacques Douai que l'on retrouve dans une séquence télévisée en compagnie de Jacqueline Joubert. Et qui se souvient que le compositeur de la chanson "Une petite fille" de Claude Nougaro s'appelait Jacques Datin ?
Avec des airs gourmands, les deux complices nous servent aussi des versions joliment revisitées de "Colchiques dans les Prés", une comptine de... Jacqueline Debatte (et Francine Cockenpot), "Les enfants qui s'aiment" de Jacques Prévert (et Joseph Kosma), "la confiture" et  "Les fesses" (sur lesquelles ils s'attardent un peu trop !) des Frères Jacques. Sans oublier des références à Brel, Offenbach, Demy...
Jacques a dit...n'oubliez pas de faire un tour à l'Essaïon, si vous êtes friands  de spectacles qui mêlent humour, fantaisie et chansons.

Jusqu'au 29 mai 2018, les lundis et mardis à 19h45, au Théâtre Essaîon, 
6, rue Pierre au Lard, 75004 Paris. Tél.: 01.42.78.46.42.
Places: 20 € et 15 € (tarif réduit). http://www.essaion-theatre.com/

11 mai 2018

Rencontre avec Patrice Blanc-Francard

A l'occasion de la sortie de son  "Dictionnaire amoureux du jazz"  (Plon),  Patrice Blanc-Francard sera présent à la Fnac Ternes 
le jeudi 17 mai à 18 heures pour une rencontre, suivie d'une séance de dédicaces.
"La musique est assurément un art mystérieux. Et les codes de certaines formes de jazz peuvent parfois sembler incompréhensibles. C'est pourquoi, avec cette soixantaine de récits de vie de musiciens (et musiciennes !), de lieux, d'événements, de disques cultes, j'ai voulu aborder autrement cette musique, le jazz, passion de toute ma vie..." explique le journaliste et producteur audiovisuel.  Un ouvrage illustré par Alain Bouldouyre.
Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

26-30, avenue des Ternes
75017 Paris



8 mai 2018

Dans les pas d'Andréane Le May

(c) Jean-Robert Lombard
Elle a décroché l'Etoile de l'Espoir 2017 décernée par Le Parisien, partagé la scène du Casino de Paris avec Camille, Bernard Lavilliers, Benjamin Biolay, Bigflo & Oli, chanté comme choriste de Ben Mazué à la Cigale... avant de fêter le lancement officiel de son EP auto-produit "Take Me Away", à Paris, le 24 avril dernier à la Scène du Canal.
Encore peu connue du grand public, même si son patronyme évoque celui d'une célèbre compatriote, cette chanteuse, auteur-compositeur et multi-instrumentiste  est originaire de Saint-Paul de Joliette, un petit village du Québec. Son timbre mélodieux et aérien s'épanouit dans des titres franco-anglais qui mêlent pop,  folk et soul avec ici et là quelques touches d'électro.
Rencontre avec une globe-trotteuse solaire, qui a posé son sac à dos en France, il y a un peu plus de trois ans.

Pourquoi as-tu fait le choix de t'exprimer principalement en anglais ?
Lors d'un voyage en Amérique du Nord avec ma famille, alors que j'avais tout juste 14 ans, j'ai commencé à écrire des chansons en m'accompagnant à la guitare et l'anglais s'est imposé naturellement, même si je suis québécoise et  attachée à la langue française.
Au point de t'installer en France ?
J'ai vécu en Italie durant 8 mois pour suivre des cours de perfectionnement musical. Là-bas, j'ai rencontré un français dont je suis tombée amoureuse et je l'ai suivi... Il n'est plus dans le paysage mais je suis restée par amour pour la France.
D'où vient ton goût pour les voyages ?
La piqûre du voyage, je l'ai sans doute héritée de ma mère. Lorsqu'elle était jeune, elle est partie sur les routes, en stop, avec son sac à dos.
Tu joues de nombreux instruments dont la trompette. C'est un peu insolite, non ?
C'est un instrument que je n'avais pas utilisé sur mon premier album "Ici", sorti en 2012. J'avais 22 ans et je m'étais lancée dans un projet ambitieux: un disque-concept de 14 chansons. Je me suis remise à la trompette après. Je joue aussi du piano, de la guitare et dans mes vidéos "maison", je m'entraîne à la batterie, à la basse...
Et à la balançoire ?
Ça, c'est une idée que nous avons eue la veille du concert à la Scène du Canal ! 
Musicalement, tes influences puisent plutôt du côté de la soul et de la folk anglo-saxonne ?
J'aime les voix, les mélodies, la manière de délivrer les chansons d'une artiste comme Joni Mitchell. Il y a là un côté organique qui me plaît, même si je trouve que l'expression fait un peu cliché.
Peux-tu nous expliquer l'origine des bateaux en papier distribués lors de tes concerts ?
C'était une idée pour illustrer le site web. Un clin d'oeil au côté fait maison. Pour le clip que nous avons tourné en mars dernier, nous avons fabriqué un gros bateau en papier posé sur un champ, en Normandie. Nous avons conservé ces objets en papier pour la promo. Tout comme les chapeaux qui font partie du "marchandising". Celui que je porte souvent sur scène appartenait à mon oncle. J'ai aussi le projet de faire des carnets de voyages avec des anecdotes et des photos.
Côté projet, il y a notamment le lancement de "Take Me Away, le 17 mai prochain à Montréal. Avec un retour en France ?
Je vais chanter dans une salle baptisée Le Ministère.  Je souhaite évidemment que ma carrière se développe au Québec mais je fais aussi le voeu que cela marche en France pour pouvoir rester ici. Je vais bientôt m'isoler dans un petit chalet pour travailler sur l'album à venir. Je voudrais faire quelque chose de très épuré, genre piano-voix, pour revenir à la folk qui me parle...


7 mai 2018

"Miss Nina Simone": les dernières années d'une légende

(c) Samy La Famille
"C'est d'abord l'histoire d'une femme magnifique de contradictions, une femme multiple. Un être complexe au parcours incroyablement riche et chaotique: un génie de la musique empêché de par sa couleur noire de devenir une pianiste classique..." confie Anne Bouvier qui a signé la mise en scène du spectacle "Miss Nina Simone", d'après l'ouvrage de Gilles Leroy ("Nina Simone, roman", Éditions Mercure de France).
Pour incarner cette icône de la musique, il fallait évidemment une artiste à la hauteur. Le choix qui s'est porté sur Jina Djemba apparaît comme une évidence, tant la comédienne et chanteuse s'approprie la scène et ...l'histoire.
D'origine russe et camerounaise, elle fut notamment remarquée  dans "Les liaisons dangereuses" au Théâtre de l'Atelier où elle jouait Madame de Tourvel (mise en scène de John Malkovich). A ses débuts, elle a également décroché le prix "espoir féminin de la tragédie" (6ème Prix Silvia Monfort). Et il fallait bien une tragédienne pour nous faire partager les dernières années d'Eunice Kathleen Waymon, plus connue sous le nom de Nina Simone.
Des années marquées par la solitude, les dérives dans l'alcool, les sautes d'humeur de cette star vieillissante et bipolaire. Hantée par ses combats d'hier, l'injustice dont elle s'estime victime et ses amours passées, elle s'épanche auprès de Ricardo (Valentin de Carbonnières), un jeune philippin qui joue à la fois le rôle d'intendant, de confident, voire de souffre-douleur.
Des moments alternant caprices, coups de gueule et grands élans de tendresse qui rendent le personnage terriblement attachant.
Subtilement accompagnée par le multi-instrumentiste Julien Vasnier, maître dans l'art du human beatbox, Jina Djemba prête également son timbre de mezzo-soprano pour quelques reprises. Trop peu d'ailleurs, car ses qualités de chanteuse, aussi à l'aise dans les notes graves que dans les envolées plus aériennes, ajoutent encore à l'émotion.

Jusqu'au 2 juin 2018, du mardi au samedi à 21 h et le dimanche à 18 h, au Lucernaire, 53, rue Notre- Dame-des-Champs, 75006 Paris. Tél.: 01.45.44.57.34. http://www.lucernaire.fr/

Le Festival Jazz à Saint-Germain-des-Prés fête ses 18 ans !

Dès le 24 mai prochain, les passionnés de jazz, de découvertes et de sets inédits ont rendez-vous à Saint-Germain-des-Prés pour souffler les 18 bougies du festival. Une majorité qui s'affichera dans les clubs, les salles de concerts et des lieux insolites.
Parmi les artistes conviés: le grand pianiste cubain Roberto Fonseca, le quintet du saxophoniste Émile Parisien  (Victoire du Jazz 2017) pour un concert autour de l'album "Sfumato", en compagnie de guests tels que Vincent Peirani, Michel Portal et Théo Ceccaldi, Thomas Enhco Trio & l'Ensemble Appassionato avec une création "Le monde de Gershwin", la chanteuse new-yorkaise Indra Rios-Moore, en quartet, qui offrira ici la primeur de son nouvel album "Carry My Heart".
Autres temps forts: les pianistes Laurent de Wilde et Ray Lema, le contrebassiste suédois Lars Danielsson, un double plateau réunissant Julie Erikssen et Camille Bertault ou encore la lumineuse chanteuse et flûtiste belge Melanie de Biasio.
Et, comme chaque année, le tremplin jeunes talents, les intermèdes "Jazz & Bavardages", les showcases, les soirées "After Jazz"...

Du 24 mai au 4 juin 2018 dans divers lieux (Place Saint-Germain-des-Prés, Sunset/Sunside, Maison des Océans, Le Lucernaire, Odéon-Théâtre de l'Europe, Faculté des Lettres de Sorbonne, Université Paris II Panthéon-Assas, Les Éditeurs...). 
Tarifs et programme complet sur le site http://www.festivaljazzsaintgermainparis.com/

1 mai 2018

Les Deux Magots se réinventent


En janvier dernier, Les Deux Magots ont fermé leurs portes, le temps de procéder à quelques transformations.
"Une évolution sans révolution !", explique Catherine Mathivat, propriétaire des lieux. On imagine que dès son plus jeune âge, elle devait déjà courir entre les tables de l'établissement acheté par son arrière-grand-père en 1914. Et se poser, peut-être, à la place occupée autrefois par Guillaume Apollinaire (un habitué), pour apprendre ses récitations...
Car si le fameux café littéraire est une affaire de famille, il fut et demeure l'un des rendez-vous préférés de personnalités du monde de la politique, de la mode, des affaires et de la culture.
On raconte que Paul Eluard y présenta Dora Maar à Picasso, que Paul Morand aimait y écouter son ami Jean Giraudoux ou que Jean-Paul Sartre s'y installait tous les matins, avec Simone de Beauvoir, pour écrire.
Lettre d'Apollinaire
Depuis 1933, le Prix Des Deux Magots ouvre, dès le mois de janvier, l'année littéraire. Entre deux expositions de peinture ou de photographie, on y décerne également le Prix Pelléas (récompensant un ouvrage consacré à la musique) et le Prix Apollinaire (poésie).
Mais cette vigoureuse centenaire avait évidemment besoin d'un lifting pour continuer à séduire les habitués et les badauds du boulevard Saint-Germain. Une opération orchestrée par la maîtresse des lieux avec la complicité de Jacques Vergnaud (directeur général).
Première étape, et non des moindres, l'abandon du rouge opéra au profit de la couleur d'origine (retrouvée sous les nombreuses couches du plafond) : un vert émeraude plus pimpant, s'harmonisant notamment avec les deux sculptures asiatiques qui semblent veiller sur la vénérable maison.
Les plus studieux apprécieront les bibliothèques mises à la disposition des clients, côté boulevard, tandis que les adeptes du farniente pourront , dès les premiers beaux jours, s'adosser aux coussins de la terrasse donnant sur la place.
Renouant avec l'esprit du quartier, "Les jeudis du jazz" invitent les amoureux de la musique à savourer quelques sets. Et ceux de la bonne chère devraient faire honneur à une carte revisitée pour s'accorder aux tendances du moment avec des produits bio, des vins naturels, une offre de snaking ou un "semainier", proposant des plats du jour.
Enfin, des miroirs s'animeront discrètement dans la salle, avec des images d'archives, assorties d'anecdotes, pour découvrir quelques belles pages de l'histoire des Deux Magots...

6, Place Saint-Germain-des-Prés, 75006 Paris. Tél.: 01.45.48.55.25.
http://www.lesdeuxmagots.fr/