19 juin 2018

Musée Sacem: l'histoire du patrimoine et de la création en un clic !

Exposition "Les femmes dans la création musicale"
(c) Musée Sacem
"Nous avons une longue histoire et une légitimité et, assez curieusement, nous n'avions pas de mémoire" confiait le compositeur Jean-Claude Petit (Président du Conseil d'Administration), il y a quelques jours, lors de la conférence de presse pour le lancement du Musée Sacem (Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique).
Un musée en ligne, entièrement gratuit, donnant accès actuellement à plus de 3000 archives (1000 à 3000 documents supplémentaires seront numérisés, chaque année).
Plus besoin de baguette pour trouver la source d'une oeuvre ni de tamis pour extraire les pépites de notre patrimoine ! Il suffira désormais d'un clic sur http://musee.sacem.fr/
Un site, généreusement illustré de photographies et de documents rares, voire inédits, qui se présente en quatre parties: "Nos archives", "Nos expositions", "Nos chroniques", "A propos" et un parcours s'effectuant par lieu, par date (au moyen d'une frise chronologique) et par créateurs.
Couverture de partition
"J'ai deux amours"
(c) Editions Francis Salabert/Fonds Sacem
Au fil de vos déambulations dans ce musée virtuel, vous pourrez entrer dans les coulisses de la création, découvrir des partitions, des anecdotes, des courriers, des formulaires d'examen d'entrée, des textes de chanson, des poèmes, des podcasts et vidéos, des expositions sur les thèmes: "Mai 68, de la révolte à la légende", "Du vinyle à internet, mille et une façons d'écouter la musique", "Les femmes dans la création musicale"... 
Parmi les documents qui feront le bonheur des mélomanes et des curieux: un télégramme de Giuseppe Verdi à la Sacem, l'examen d'entrée de Georges Brassens, un courrier d'Edith Piaf demandant à repasser son examen, des lettres de Boris Vian, la partition de "Aux armes et caetera" de Serge Gainsbourg, la couverture de la partition "J'ai deux amours", chanson interprétée par Joséphine Baker, la feuille de timbres du film "Les tontons flingueurs"...
Courrier d'Edith Piaf demandant
à repasser son examen
(c) Fonds Sacem
La liste est évidemment très longue puisque la Sacem, fondée en 1851, compte aujourd'hui 164 840 membres ( dont 20 012 créateurs étrangers issus de 166 nationalités) et représente plus de 121 millions d'oeuvres du répertoire mondial. Des oeuvres regroupant toutes les formes musicales jazz, chanson française, musiques de films et contemporaines, hip-hop, rap, world... mais aussi des répertoires destinés au jeune public, du doublage-sous titrage, de la poésie et de l'humour.
Une véritable histoire de la création qui devrait s'enrichir de nouveaux chapitres comme des contenus multimédias pour accompagner les internautes dans une visite plus immersive, un moteur de recherche, une interaction avec les utilisateurs, l'intégration de salles en réalité virtuelle, des animations sous forme de "carte blanche à..." ou encore la création d'un "coin des passionnés".



15 juin 2018

Fête de la Musique 2018

Le graphisme et les couleurs de l'affiche de cette nouvelle édition, ne feront pas forcément l'unanimité... mais rien ne saurait gâcher la fête créée, il y a 37 ans, par Jack Lang.
Deux nouveautés cette année: une "Fête de la Musique à l'école" destinée à mettre en valeur les projets musicaux et encourager la participation des établissements scolaires et six concerts en régions organisés par le Ministère de la Culture qui affiche ainsi sa volonté de "décentraliser" cette journée du 21 juin. Des concerts qui remplacent le traditionnel rendez-vous dans les jardins du Palais-Royal de Paris et se dérouleront dans six villes représentatives de la diversité du territoire, avec la participation de centres musicaux ruraux, de groupes locaux, des "Concerts de Poche" et d'artistes consacrés.
A l'affiche: le duo Amadou & Mariam à Château-Arnoux-Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence), Dani Terreur à Château-Thierry (Aisne), Palatine et Dominique A à Verdun (Meuse), VSO avec le youtubeur Maxenss et Jeanne Added à Marsillargues (Hérault), Metro Verlaine et Sanseverino à Pacy-sur-Eure (Eure), le guitariste et songwriter Omara "Bombino" et l'Orcheste National de Barbès à Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis).
Autres temps forts: la soirée FIP (depuis le Rocher de Palmer) avec Touré Kunda, l'ouverture du Musée des Beaux-Arts de Bordeaux pour des visites musicales proposées par le Conservatoire, Ricard Live Music qui investit pour la première fois le Parc de la Villette avec un grand concert gratuit réunissant Clément Bazin, DBFC et MNNQNS ou encore la soirée France Inter à l'Olympia avec Eddy de Pretto, Camille, Ben Harper, Angèle, Jain...
Et bien sûr toutes les initiatives à découvrir, au hasard de vos déambulations sur le bitume de Paname, en province et même à l'étranger puisque des villes comme Vancouver, New York, Berlin, Tokyo, Conakry, Kuala Lumpur...se sont mises au diapason de cette Fête de la Musique.

Infos sur le site http://www.fetedelamusique.fr/

14 juin 2018

"Ava, sa vie, son oeuvre": un solo insolite et irrésistible

(c) Pierre-Etienne Vilbert
On l'appelle la dame en verte puisqu'elle arrive en longue robe de cette couleur et des éclairages ad hoc. Une évidence... et c'est d'ailleurs la seule de ce spectacle présenté par la Compagnie Accès-Soir et incarné par Arianne Bernard, alias Ava.
Car tout ici défie les codes. Séductrice, tendance années 50, elle affiche un humour décapant qui n'est pas forcément l'apanage des femmes fatales. "Calmez-vous, ce n'est qu'un corps, ce que je fais avec, c'est pire !" prévient-elle. De fait, durant une heure, elle impose à sa séduisante plastique des exercices aussi impressionnants que périlleux: élévation dans les airs, suspendue à un lustre, roulade lascive sur des morceaux de verre, ingestion de lames de rasoir... le tout commenté avec une voix d'aéroport, version sexy.
(c) Pierre-Yves Vilbert
 Entre deux numéros qui relèvent autant des arts du cirque que de pratiques sado-maso, elle joue aussi du yukulélé en mimant un orgasme, fait du trapèze et de l'équilibre, concocte une fougasse, rêve d'un rôle-titre au cinéma, se livre à une séance d'effeuillage, converse avec une marionnette déguisée en cow-boy et prénommée Kevin...
Outre la mise en scène inventive d'Alexandre Pavlata, ce solo est également mis en valeur par un habile jeu de rideaux qui s'adapte parfaitement aux différents tableaux.
Après un faux entracte où Ava invite les spectateurs à danser et à s'embrasser (ce qu'ils font sans trop se faire tirer l'oreille), elle revient en tractant une caravane à la seule force de ses mâchoires.
Quant à son personnage de femme fatale, elle confesse qu'elle le troquerait bien contre une aire de camping et des coups de soleil ! En attendant, la dame en verte a sacrément chauffé la salle... ou plutôt la piste.

Jusqu'au 16 juin 2018, à 21h et le dimanche 17 juin 2018 à 17h (spectacle à partir de 12 ans), au Cirque Électrique, Place du Maquis du Vercors, 75020 Paris. 
Infos sur le site http://cirque-electrique.fr/ Prix: 16 € et tarif réduit à 12 €.
Réservations au 09.54.54.47.24 et mailto:reservation@cirque-electrique.com

12 juin 2018

Un album inédit de John Coltrane

"C'est comme si on découvrait une nouvelle chambre dans la Pyramide de Khéops" affirme Sonny Rollins à propos de cet album "perdu".
Le mercredi 6 mars 1963, John Coltrane entrait aux Studios Van Gelder avec son "Classic Quartet": McCoy Tyner, Jimmy Garrison et Elvin Jones pour enregistrer des compositions originales. Le soir même, il emporte la bande chez lui, dans le Queens, pour la faire écouter à son épouse Naima...
Et elle sommeillera ainsi durant 54 ans. Jusqu'au jour où Impulse! Records contacte la famille du musicien pour envisager la parution d'un album, à partir de la bande de référence, précieusement conservée dans les Studios de Rudy Van Gelder.
Le 29 juin prochain "Both Directions at Once: The Lost Album" sera donc officiellement dans les bacs et en pré-commande dès maintenant sur
https://Verve.Ink.to/BothDirectionsAtOnce
Parmi les pépites à découvrir : deux inédits: "Untiled Original 11383" et "Untitled Original 11386", interprétés ici au saxophone soprano, la seule version studio de "One Up, One Down", "Impressions", un morceau souvent enregistré par Coltrane mais joué ici en trio, sans piano, le premier enregistrement de "Nature Boy", un titre dont il donnera une seconde version dans une séance de 1965 ou encore "Vilia", une composition tirée de l'opérette "La Veuve Joyeuse".
Logiquement présenté comme le Graal du jazz, cet opus sera disponible en édition Standard (7 titres) et en édition De Luxe (14 titres).

8 juin 2018

Rio Loco : une invitation à danser sur les rumbas du monde

Chaque année, quelques jours avant le début officiel de l'été, la ville de Toulouse embarque le public à la découverte de musiques, de danses, et de chants venus des quatre coins de la planète. Pour cette nouvelle édition du festival "Rio Loco", cap sur les rumbas du monde.
Première étape, le 14 juin (Scène Village), avec Bakolo Music International, le plus ancien groupe de rumba congolaise. Cette formation légendaire donnera ainsi le départ d'un voyage de quatre jours, du Congo à Cuba en passant par la Catalogne.
Au fil des nombreuses escales, il ne faut pas rater le jamaïcain Johnny Osbourne dont le titre "Ready or not" fut notamment repris par les Fugees. A ses côtés: le bassiste Lloyd Parks et son We The People Band.
Johnny Osbourne
(c) Elise Becker
Autres temps forts: le guitariste et chanteur guinéen Moh ! Kouyaté, le jeune Baloji dont le répertoire métisse rumba et hip hop, l'éthio-jazz d'Arat Kilo avec la diva malienne Mamani Keita et le rappeur de Boston Mike Ladd, le pianiste Bachar Mar-Khalifé, le guitariste et arrangeur Ebo Taylor, considéré comme l'un des pères de l'afrobeat, le blues créole du trio Delgrès, l'Afro Cuban All Stars, la songwriter canadienne (d'origine haïtienne) Mélissa Laveaux, Keny Arkana et son rap contestataire, la grande voix malienne Oumou Sangaré...
Oumou Sangaré
(c) Benoit Peverelli
Un programme aussi riche qu'éclectique auquel il convient d'ajouter des spectacles jeune public (Scène Garonne) avec notamment des installations sonores interactives ("Cyclophones"), une aire de jeu baptisée "Sonarium", des arts visuels, une exposition des oeuvres du peintre-plasticien gitan Gabi Jimenez, les fameux guerriers Bantus de Kouka Ntadi, une borne photo "Clic O'Matic", un salon de thé éthique, des projections...

Du 14 au 17 juin 2018, Prairie des Filtres,  à Toulouse (31000). 
Entrée 1 jour à 10 € et tarif réduit à 7 €. Pass 4 jours à 30 € et 25 € (tarif réduit). En prévente (Digitick, Fnac, Box Office et Ticketnet): 7,50 € (+ 1 € de frais de loc.) et pass à 25 € (+ 1 € de frais de loc.).
Infos complémentaires sur le site http://www.rio-loco.org/

7 juin 2018

Les Funambules à l'Alhambra

Formés autour de Stéphane Corbin, Les Funambules écument les scènes depuis 5 ans pour s'élever, en chansons, contre l'homophobie. Des messages de tolérance dont la sincérité et la portée ont touché non seulement le public, toutes générations confondues, mais aussi de nombreux artistes.
Le collectif accueillera ainsi en première partie:  le trio suédois Blond and Blond ans Blond (le 11 juin), la comédienne et humoriste Shirley Souagnon (le 12 juin), Anne Roumanoff (le 13 juin), Michel Jonasz (le 14 juin), Oldelaf (le 15 juin) et enfin Sheila le 16 juin.
"Je suis pour l'inclusion et non pas l'exclusion" rappelle volontiers Stéphane (voir interview sur ce blog, le 5 janvier dernier).
Sur scène, pas moins de 60 chanteurs et comédiens, avec une distribution différente chaque soir (la troupe compte 400 personnes) apporteront des témoignages tour à tour drôles, tendres et bouleversants.
Fidèles à leur engagement, Les Funambules reverseront tous les bénéfices des concerts à l'Association "SOS Homophobie".

Du 11 au 16 juin 2018 à 20h et le 17 juin 2018 à 17h, à l'Alhambra, 21, rue Yves Toudic, 75010 Paris. Tél.: 01.40.20.40.25. Places: 25 et 28 €, carré or à 35 €. http://www.alhambra-paris.com/

Simple Minds à la Fnac Saint-Lazare

Chef de file de la vague new wave avec des albums comme "Life in A Day" ou "Empires and Dance", le groupe de Glasgow, formé à la fin des années soixante-dix, est composé aujourd'hui de Jim Kerr et Charlie Burchill.
Le duo sera de passage à la Fnac Saint-Lazare, le mardi 12 juin, à 18 heures.
A cette occasion, Simple Minds présentera son dernier opus "Walk Between Words" (sorti le 2 février dernier) et rencontrera ses fans pour une séance exceptionnelle de dédicaces.
Évènement gratuit et ouvert au public, dans la limite des places disponibles.

Passage du Havre
Forum des Rencontres
109, rue Saint-Lazare
75009 Paris

4 juin 2018

29èmes Nuits de la Guitare de Patrimonio

Les touristes connaissent bien ce village de Haute-Corse, la baie de Saint-Florent, la statue-menhir U Nativu, l'église baroque de San Martinu...Entre deux visites, ils savent aussi se poser, le temps de goûter des vins qui comptent parmi les meilleurs crus de l'Île de Beauté...
Mais les plus avertis n'oublient jamais de réserver leurs billets en juillet pour assister aux fameuses "Nuits de la Guitare de Patrimonio".
Des nuits qui résonnent au son du jazz manouche, de la soul, du rock, du blues, de la chanson française, de la musique brésilienne...
Pour cette 29ème édition le Théâtre de Verdure accueillera le guitariste, compositeur et chanteur Richie Kotzen, les jeunes prodiges Antoine Boyer & Samuelito, Julien Doré, seul sur scène pour son spectacle intimiste "Vous & Moi", une "Nuit des Tziganes" avec Dorado & Amati Schmitt Quartet, Angelo Debarre & Marius Apostol, une "Nuit du Brésil" réunissant le Trio Aquarella, Joao Bosco Grupo & Hamilton de Holanda, Biréli Lagrène et son Electric Quartet pour un concert en hommage au bassiste de jazz-rock Jaco Pastorius, le groupe écossais Texas dont le "Paris-Heaven Tour" fera ici une escale corse, la chanteuse Imany... Et en concert de clôture, deux figures incontournables du répertoire français: Julien Clerc et Véronique Sanson.
Sans oublier Johnny Gallagher, accompagné de son Boxtie Band qui, en 2014, avait déjà conquis le public en lui offrant un titre intitulé "Patrimonio". 
La preuve qu'on y revient toujours...

Du 20 au 27 juilet 2018, à Patrimonio (près de Bastia). 
Places: de 30 à 50 € suivant les soirées. Abonnements et tarifs réduits disponibles. 
Renseignements au 04.95.37.12.15 et sur le site http://www.festival-guitare-patrimonio.com/ 

3 juin 2018

Concerts gratuits dans les kiosques parisiens

La Confédération Musicale de France (CMF), en partenariat avec l'Association "Orchestre A l'École" (avec le soutien de la Sacem et de la Mairie de Paris) lancent le 9 juin prochain, de 11h à 18h, la première édition de "Kiosques en musique".
Des formations de musiciens amateurs (de 2 à 60 exécutants) vont ainsi investir une dizaine de jardins de la capitale pour des concerts gratuits de chansons françaises, musiques actuelles, fanfares, jazz, un tribute à Barry White...
Les festivités débuteront au Square Trousseau (dans le 11e) et se poursuivront dans les 10e, 14e, 15e, 17e et 20e arrondissements avant une dernière halte (de 17 à 18h) au Square Montsouris (dans le 14e).
Un rendez-vous musical et ludique qui renoue avec la vocation de ces lieux emblématiques de notre patrimoine populaire.

Toutes les informations sur  http://www.facebook.com/kiosqueenmusiqueparis

31 mai 2018

"Musicora" à la Grande Halle de la Villette

C'est le rendez-vous que les professionnels et amateurs ne rateraient pour rien au monde !
Dès demain, Musicora, le seul salon grand public, dédié à la pratique instrumentale, ouvrira ses portes à la Grande Halle de la Villette.
Au menu: 220 exposants, près de 200 activités gratuites autour de la musique et des instruments, 40 concerts, 80 ateliers d'éveil musical, des conférences, des rencontres, des émissions de France Musique en direct et en public...
L'accordéoniste, bandonéoniste et compositeur Richard Galliano, qui a accepté d'être le parrain de cette 29ème édition, sera présent sur le site durant le week-end. Il dédicacera notamment sa méthode d'apprentissage de l'accordéon (sur le stand des Éditions Lemoine).
A noter que cette année, parmi la multitude d'instruments présentés, c'est la guitare qui sera en vedette ! Un concert exceptionnel réunissant quelques-uns de ses plus solides représentants sera proposé, le samedi 2 juin, à 17h30, avec Jean-Félix Lalanne, Jean-Marie Ecay, Eric Gombart, Michel Haumont, Sylvestre Planchais et Samuel Rouesnel ("Samuelito").
Autre concert à ne pas rater: le récital d'accordéon autour de Debussy, Granados, Piazzolla et Galliano, le dimanche 3 juin, à 15h30, à l'Auditorium Boris Vian.
Entre deux concerts et visites d'ateliers, vous pourrez également assister à des conférences sur le marché des instruments de musique en France, le métier de luthier en guitare, la place du numérique dans les conservatoires et écoles de musique, les nouveaux outils, l'enseignement aux personnes en situation de handicap...
Un salon ouvert à toutes les générations puisqu'un village des enfants, dès l'âge de 3 ans, permettra aux futurs Mozart, de s'initier à la pratique instrumentale.

Les 1er, 2 et 3 juin 2018, à la Grande Halle de la Villette, 211, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris.
 Prix d'entrée: 12 € sur place, 10 € en prévente et tarif réduit à 6 € donnant accès à l'ensemble de la zone d'exposition ainsi qu'aux concerts, conférences, ateliers... 
Entrée gratuite pour les enfants de - de 12 ans, les professeurs de musique et les personnes sans emploi (sur justificatif). 
Infos complémentaires sur http://www.musicora.com/





29 mai 2018

"Barrière Enghien Jazz Festival": 19ème édition

Créé en juin 2000, l'événement rassemble tout ce dont peut rêver un festivalier : un cadre idyllique (qui fut notamment le berceau de Mistinguett),  de nombreux concerts gratuits (et non des moindres !) et un programme réunissant, chaque année, de grands noms du jazz, mais aussi de la soul, de la world, du blues, du funk... et de jeunes talents marchant allègrement dans les pas de leurs aînés.
En près de deux décennies, le public a déjà pu applaudir des artistes nationaux et internationaux comme Marcus Miller, Melody Gardot, Ahmad Jamal, Buddy Guy, Al Jarreau, Dionne Warwick, Barbara Hendricks, Sean Paul, Morcheeba, Ben l'Oncle Soul, Ayo, Jimmy Cliff, Sean Paul, Manu Katché, Stanley Clarke...
Et la cuvée 2018 s'annonce tout aussi enthousiasmante avec pas moins de 25 concerts présentés sur  4 scènes, dont une flottante installée sur le lac.
Coup d'envoi des festivités, le 4 juillet, avec Les Haricots Rouges, Gabriel Bridgwater et George Benson qui céderont ensuite la place à Hugh Coltman, Yaima Saez, Compay Segundo, Kyle Eastwood, Rhoda Scott, Gilberto Gil, Will Barber, Fred Blondin, Christian Morin, Kid Creole & The Coconuts, le groupe Imagination, Lucky Peterson, la révélation soul Kimberose ou encore Asaf Avidan.
Une belle idée d'escapade à quinze minutes (par le train) de Paris...

Du 4 au 8 juillet 2018, Théâtre du Casino Barrière, 3, avenue de Ceinture, 95880 Enghien Les Bains. Réservations au 01.39.34.10.80.
Infos complémentaires sur http://www.facebook.com/enghienjazzfest

"Croustilleux La Fontaine" aux Déchargeurs

Présenté au Théâtre d'Ivry-Antoine Vitez l'an dernier, cet excellent spectacle (voir sur ce blog à la date du 3 mars 2017) s'installe pour quelques soirs aux Déchargeurs.
Malicieusement mis en scène par Juliette ce "Croustilleux La Fontaine" lève impudiquement le voile sur des contes dont la morale n'est assurément pas le propos !
Sur des musiques composées par Antoine Sahler, les textes délicieusement licencieux sont interprétés par  Jean-François Novelli.  Un ténor qui possède également d'indiscutables dons de comédien pour incarner tour à tour une nonne en quête d'esprit, une prieure presbyte... tout en dispensant des conseils pour confectionner, dans les règles de l'art,  un pâté d'anguilles.
Au piano, en alternance: Nicolas Royez, Romain Vaille ou Jean-Yves Aizic.
Un plaisir dont vous seriez bien coupables de vous priver...

Du 6 juin au 12 juillet 2018, les mercredis et jeudis à 21h30, au Théâtre Les Déchargeurs, salle Vicky Messica, 3, rue des Déchargeurs, 75001 Paris. 
Tél.:  01.42.36.00.50. Prix: de 13 à 26 €. http://www.lesdechargeurs.fr/

22 mai 2018

Le retour de Morcheeba

Après cinq ans d'absence, Morcheeba revient à la scène et au disque avec "Blaze Away", officiellement dans les bacs, le 1er juin prochain.
A cette occasion, le groupe anglais donne rendez-vous à ses fans à la Fnac Saint-Lazare,
le mercredi 6 juin à 18 heures, pour un showcase, suivi d'une séance de dédicaces.
Un neuvième album qui accueille deux invités exceptionnels: Benjamin Biolay, sur le titre "Paris sur ser" et Roots Manuva sur "Blaze Away". Évènement gratuit, dans la limite des places disponibles.
Prochain concert parisien, le 13 novembre 2018 au Trianon.

Passage du Havre
109, rue Saint-Lazare
75009 Paris




Samarabalouf "Up"

Depuis bientôt 20 ans, la formation réunie autour du guitariste et compositeur François Petit sillonne les routes de France avec son répertoire, principalement instrumental, de "French world music, tendance manouche". Pour les autres tendances, il faut aller chercher du côté du rock, de la chanson, du jazz... pourvu que ça swingue !
Une musique qui a même séduit Outre-Atlantique puisque Samarabalouf  (que l'on peut traduire par "bal fou sur la Somme") a joué dans bon nombre de grandes villes américaines, canadiennes et jusqu'en Alaska.
Avec les années, le groupe a connu quelques mutations et c'est en quatuor à cordes qu'il nous revient aujourd'hui, avec l'album "Up". Autour de François Petit (guitare et chant): Hélène Piris (violoncelle et voix) Léo Mathieu (violon et mandoline) et Michel Sanlaville (contrebasse). Au hasard de titres comme "la rumba dans tes yeux", "Les mystères de l'Orient", "la valse en apesanteur, "Country", "La java panik" ou encore "J'aime pas le chachacha", on retrouve le goût du groupe pour les musiques festives. De celles qui invitent à danser en poussant les meubles, les murs... et les frontières !

Album "Up" (Athos Productions/L'Autre Distribution), sorti le 27 avril 2018.
En concert ce soir, mardi 22 mai à 21 heures,  au Studio de  l'Ermitage, 8, rue de l'Ermitage, 75010 Paris.  Tél.: 01.44.62.02.86. Prix: 15 € et tarif réduit à 13 € (hors frais de location). 
http://www.studio-ermitage.com/
En tournée: le 18 juin 2018 à Lagnieu, le 21 juin à Limoges, le 29 juin à Bourg-en-Bresse, le 3 juillet au Printemps de Pérouges, le 6 juillet au Festival Musik'Airs de Montargir, le 18 juillet au Festival Jazz au Fil du Cher de Montluçon...

16 mai 2018

Des news... Nouvelles éditions d'"Unexpected Live by Fnac" et du "Secours Pop Live"



Après le succès de la première édition d'"Unexpected Live by Fnac", le Forum des Halles et la Fnac s'associent une fois encore pour proposer des concerts uniques et gratuits en plein coeur de Paris. Cette année, place au trio Hyphen Hyphen qui interprétera sur scène les titres de "HH". Un nouvel opus mixé par Maxime Leguil (Justice, Morrissey, Radiohead...) et masterisé par Vlado Meller (Kanye West, Frank Ocean, Michael Jackson...). A l'issue du showcase, les fans pourront échanger avec les jeunes artistes niçois et faire dédicacer leur album dans le magasin Fnac Forum des Halles.

Le 26 mai 2018, à 17 h, sous la Canopée du Forum des Halles


Le 18 juin prochain, rendez-vous à la Petite Halle de la Villette pour la quatrième édition du concert de jazz solidaire "Secours Pop Live". Une soirée animée par le saxophoniste, compositeur et chanteur Thomas de Pourquery, entouré de ses amis musiciens. Entre deux sets, le public est invité à déguster les tapas gastronomiques imaginés par le chef de la bistronomie Franck Baranger. Les bénéfices seront intégralement reversés au Secours Populaire de Paris pour financer des projets solidaires dans le monde.

Le 18 juin 2018, à 20h30, à la Petite Halle de la Villette, 211, av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Prix: 18 €. Billetterie en ligne sur http://www.placeminute.com/

15 mai 2018

"ABC D'AIRS": du grand art

(c) Michel Nguyen
On connaît bien Anne Baquet qui, avec des spectacles comme "J'aurais voulu dev'nir chanteuse", "Cette nuit c'est mon jour", "Soprano en liberté"... conjuguait son goût pour le lyrique, la danse, la comédie, avec un furieux grain de folie. Alors, quand elle choisit de s'associer avec trois demoiselles aussi talentueuses et déjantées qu'elle, on s'attend à des sensations multipliées par quatre !
Et, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Anne Baquet (chant), Claude Collet (piano), Amandine Dehant (contrebasse) et Anne Regnier (hautbois & cor anglais)  ne ménagent par leur souffle pour apporter une sacrée bouffée d'oxygène sur la scène du Lucernaire. C'est d'ailleurs Anne Regnier qui a eu l'idée du spectacle ABC D'AIRS, habilement mis en scène par Gérard Rauber.
Suivant les lettres de l'alphabet, le quatuor nous offre un florilège de chants, de musiques et de parodies qui puisent dans les oeuvres de Jean-Philippe Rameau, Kurt Weill, Astor Piazzolla, John Cage, Musica Nuda,  Fred Ebb, John Kander, Ricet Barrier...
Sachant qu'elles ont notamment fait leurs gammes au Théâtre du Châtelet, à l'Opéra de Paris, au CNSM (Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris) et participé à de nombreux concours nationaux et internationaux, on se doute que les demoiselles n'ont aucun problème pour faire valser les partitions. Et elles ne s'en privent pas !
Aussi fantaisistes que virtuoses, elles s'amusent ainsi à mimer la course des spermatozoïdes, s'adonnent à des jeux de diction, imitent les fameuses histoires sans paroles de Jean Wiener ou se livrent à un délirant sabbat sur la Danse Macabre de Camille Saint-Saëns.
A l'occasion, les musiciennes savent aussi donner de la voix et, là encore, elles sont toujours dans leurs cordes.
(c) Michel Nguyen
Après nous avoir tenus en haleine durant un peu plus d'une heure, elles reviennent pour un final époustouflant dans lequel elles zappent de "Yesterday" à "Will Rock You" en passant par "Aexandrie, Alexandra", "Z'avez pas vu Mirza" ou "Nabucco".
Du grand art...

Jusqu'au 17 juin 2018, du mardi au samedi à 19 h et le dimanche à 16 h, au Lucernaire, 53, rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris. 
Tél.: 01.45.44.57.34. Prix: 26 €, tarifs réduits à 11, 17 et 22 €.  http://www.lucernaire.fr/



14 mai 2018

Marc Lavoine: rencontre et dédicaces à la Fnac Ternes


Six ans après "Je descends du singe" (sacré double platine) et la sortie, en janvier 2015, chez Fayard, de son premier roman autobiographique "L'Homme qui ment" , Marc Lavoine revient dans les bacs, rayon musique, avec..."Je reviens à toi". 
Un nouvel opus enregistré avec son compositeur fétiche Fabrice Aboulker. 
A cette occasion, il sera à la Fnac Ternes, le samedi 19 mai à 16 heures (le lendemain de la sortie officielle de l'album), pour une rencontre et une séance de dédicaces.
Évènement gratuit, dans la limite des places disponibles.

26-30, avenue des Ternes
75017 Paris

"J'ai mangé du Jacques": un savoureux spectacle

(c) Alejandro Guerrero
Petite devinette: quel est le point commun entre les chansons "Comme d'habitude", "Tombé du ciel", "Il est cinq heures, Paris s'éveille" ou le générique du dessin animé "L"inspecteur Gadget" ? Vous séchez et donnez votre langue au chat ? Voici la réponse: tous ces titres ont été écrits, composés ou interprétés par un prénommé Jacques. Respectivement ici, Jacques Revaux, Jacques Higelin, Jacques Dutronc et Jacques Cardona.
Une idée originale qui a germé dans l'esprit de Julie Autissier et Raphaël Callandreau pour ce spectacle logiquement intitulé "J'ai mangé du Jacques".
Chanteurs, comédiens et musiciens (piano, guitare, triangle, mélodica, flûte..) Julie et Raphaël ont donc potassé leur patrimoine pour en sortir quelques savoureux morceaux, qu'ils ont concoctés à leur sauce. Ainsi "Fais pas ci, fais pas ça" de Dutronc et Lanzmann, lorgne du côté du rap tandis que "Comme d'habitude" prend des airs de bossa. Le duo remet également au goût du jour des artistes quelque peu oubliés comme Jacques Douai que l'on retrouve dans une séquence télévisée en compagnie de Jacqueline Joubert. Et qui se souvient que le compositeur de la chanson "Une petite fille" de Claude Nougaro s'appelait Jacques Datin ?
Avec des airs gourmands, les deux complices nous servent aussi des versions joliment revisitées de "Colchiques dans les Prés", une comptine de... Jacqueline Debatte (et Francine Cockenpot), "Les enfants qui s'aiment" de Jacques Prévert (et Joseph Kosma), "la confiture" et  "Les fesses" (sur lesquelles ils s'attardent un peu trop !) des Frères Jacques. Sans oublier des références à Brel, Offenbach, Demy...
Jacques a dit...n'oubliez pas de faire un tour à l'Essaïon, si vous êtes friands  de spectacles qui mêlent humour, fantaisie et chansons.

Jusqu'au 29 mai 2018, les lundis et mardis à 19h45, au Théâtre Essaîon, 
6, rue Pierre au Lard, 75004 Paris. Tél.: 01.42.78.46.42.
Places: 20 € et 15 € (tarif réduit). http://www.essaion-theatre.com/

11 mai 2018

Rencontre avec Patrice Blanc-Francard

A l'occasion de la sortie de son  "Dictionnaire amoureux du jazz"  (Plon),  Patrice Blanc-Francard sera présent à la Fnac Ternes 
le jeudi 17 mai à 18 heures pour une rencontre, suivie d'une séance de dédicaces.
"La musique est assurément un art mystérieux. Et les codes de certaines formes de jazz peuvent parfois sembler incompréhensibles. C'est pourquoi, avec cette soixantaine de récits de vie de musiciens (et musiciennes !), de lieux, d'événements, de disques cultes, j'ai voulu aborder autrement cette musique, le jazz, passion de toute ma vie..." explique le journaliste et producteur audiovisuel.  Un ouvrage illustré par Alain Bouldouyre.
Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

26-30, avenue des Ternes
75017 Paris



8 mai 2018

Dans les pas d'Andréane Le May

(c) Jean-Robert Lombard
Elle a décroché l'Etoile de l'Espoir 2017 décernée par Le Parisien, partagé la scène du Casino de Paris avec Camille, Bernard Lavilliers, Benjamin Biolay, Bigflo & Oli, chanté comme choriste de Ben Mazué à la Cigale... avant de fêter le lancement officiel de son EP auto-produit "Take Me Away", à Paris, le 24 avril dernier à la Scène du Canal.
Encore peu connue du grand public, même si son patronyme évoque celui d'une célèbre compatriote, cette chanteuse, auteur-compositeur et multi-instrumentiste  est originaire de Saint-Paul de Joliette, un petit village du Québec. Son timbre mélodieux et aérien s'épanouit dans des titres franco-anglais qui mêlent pop,  folk et soul avec ici et là quelques touches d'électro.
Rencontre avec une globe-trotteuse solaire, qui a posé son sac à dos en France, il y a un peu plus de trois ans.

Pourquoi as-tu fait le choix de t'exprimer principalement en anglais ?
Lors d'un voyage en Amérique du Nord avec ma famille, alors que j'avais tout juste 14 ans, j'ai commencé à écrire des chansons en m'accompagnant à la guitare et l'anglais s'est imposé naturellement, même si je suis québécoise et  attachée à la langue française.
Au point de t'installer en France ?
J'ai vécu en Italie durant 8 mois pour suivre des cours de perfectionnement musical. Là-bas, j'ai rencontré un français dont je suis tombée amoureuse et je l'ai suivi... Il n'est plus dans le paysage mais je suis restée par amour pour la France.
D'où vient ton goût pour les voyages ?
La piqûre du voyage, je l'ai sans doute héritée de ma mère. Lorsqu'elle était jeune, elle est partie sur les routes, en stop, avec son sac à dos.
Tu joues de nombreux instruments dont la trompette. C'est un peu insolite, non ?
C'est un instrument que je n'avais pas utilisé sur mon premier album "Ici", sorti en 2012. J'avais 22 ans et je m'étais lancée dans un projet ambitieux: un disque-concept de 14 chansons. Je me suis remise à la trompette après. Je joue aussi du piano, de la guitare et dans mes vidéos "maison", je m'entraîne à la batterie, à la basse...
Et à la balançoire ?
Ça, c'est une idée que nous avons eue la veille du concert à la Scène du Canal ! 
Musicalement, tes influences puisent plutôt du côté de la soul et de la folk anglo-saxonne ?
J'aime les voix, les mélodies, la manière de délivrer les chansons d'une artiste comme Joni Mitchell. Il y a là un côté organique qui me plaît, même si je trouve que l'expression fait un peu cliché.
Peux-tu nous expliquer l'origine des bateaux en papier distribués lors de tes concerts ?
C'était une idée pour illustrer le site web. Un clin d'oeil au côté fait maison. Pour le clip que nous avons tourné en mars dernier, nous avons fabriqué un gros bateau en papier posé sur un champ, en Normandie. Nous avons conservé ces objets en papier pour la promo. Tout comme les chapeaux qui font partie du "marchandising". Celui que je porte souvent sur scène appartenait à mon oncle. J'ai aussi le projet de faire des carnets de voyages avec des anecdotes et des photos.
Côté projet, il y a notamment le lancement de "Take Me Away, le 17 mai prochain à Montréal. Avec un retour en France ?
Je vais chanter dans une salle baptisée Le Ministère.  Je souhaite évidemment que ma carrière se développe au Québec mais je fais aussi le voeu que cela marche en France pour pouvoir rester ici. Je vais bientôt m'isoler dans un petit chalet pour travailler sur l'album à venir. Je voudrais faire quelque chose de très épuré, genre piano-voix, pour revenir à la folk qui me parle...


7 mai 2018

"Miss Nina Simone": les dernières années d'une légende

(c) Samy La Famille
"C'est d'abord l'histoire d'une femme magnifique de contradictions, une femme multiple. Un être complexe au parcours incroyablement riche et chaotique: un génie de la musique empêché de par sa couleur noire de devenir une pianiste classique..." confie Anne Bouvier qui a signé la mise en scène du spectacle "Miss Nina Simone", d'après l'ouvrage de Gilles Leroy ("Nina Simone, roman", Éditions Mercure de France).
Pour incarner cette icône de la musique, il fallait évidemment une artiste à la hauteur. Le choix qui s'est porté sur Jina Djemba apparaît comme une évidence, tant la comédienne et chanteuse s'approprie la scène et ...l'histoire.
D'origine russe et camerounaise, elle fut notamment remarquée  dans "Les liaisons dangereuses" au Théâtre de l'Atelier où elle jouait Madame de Tourvel (mise en scène de John Malkovich). A ses débuts, elle a également décroché le prix "espoir féminin de la tragédie" (6ème Prix Silvia Monfort). Et il fallait bien une tragédienne pour nous faire partager les dernières années d'Eunice Kathleen Waymon, plus connue sous le nom de Nina Simone.
Des années marquées par la solitude, les dérives dans l'alcool, les sautes d'humeur de cette star vieillissante et bipolaire. Hantée par ses combats d'hier, l'injustice dont elle s'estime victime et ses amours passées, elle s'épanche auprès de Ricardo (Valentin de Carbonnières), un jeune philippin qui joue à la fois le rôle d'intendant, de confident, voire de souffre-douleur.
Des moments alternant caprices, coups de gueule et grands élans de tendresse qui rendent le personnage terriblement attachant.
Subtilement accompagnée par le multi-instrumentiste Julien Vasnier, maître dans l'art du human beatbox, Jina Djemba prête également son timbre de mezzo-soprano pour quelques reprises. Trop peu d'ailleurs, car ses qualités de chanteuse, aussi à l'aise dans les notes graves que dans les envolées plus aériennes, ajoutent encore à l'émotion.

Jusqu'au 2 juin 2018, du mardi au samedi à 21 h et le dimanche à 18 h, au Lucernaire, 53, rue Notre- Dame-des-Champs, 75006 Paris. Tél.: 01.45.44.57.34. http://www.lucernaire.fr/

Le Festival Jazz à Saint-Germain-des-Prés fête ses 18 ans !

Dès le 24 mai prochain, les passionnés de jazz, de découvertes et de sets inédits ont rendez-vous à Saint-Germain-des-Prés pour souffler les 18 bougies du festival. Une majorité qui s'affichera dans les clubs, les salles de concerts et des lieux insolites.
Parmi les artistes conviés: le grand pianiste cubain Roberto Fonseca, le quintet du saxophoniste Émile Parisien  (Victoire du Jazz 2017) pour un concert autour de l'album "Sfumato", en compagnie de guests tels que Vincent Peirani, Michel Portal et Théo Ceccaldi, Thomas Enhco Trio & l'Ensemble Appassionato avec une création "Le monde de Gershwin", la chanteuse new-yorkaise Indra Rios-Moore, en quartet, qui offrira ici la primeur de son nouvel album "Carry My Heart".
Autres temps forts: les pianistes Laurent de Wilde et Ray Lema, le contrebassiste suédois Lars Danielsson, un double plateau réunissant Julie Erikssen et Camille Bertault ou encore la lumineuse chanteuse et flûtiste belge Melanie de Biasio.
Et, comme chaque année, le tremplin jeunes talents, les intermèdes "Jazz & Bavardages", les showcases, les soirées "After Jazz"...

Du 24 mai au 4 juin 2018 dans divers lieux (Place Saint-Germain-des-Prés, Sunset/Sunside, Maison des Océans, Le Lucernaire, Odéon-Théâtre de l'Europe, Faculté des Lettres de Sorbonne, Université Paris II Panthéon-Assas, Les Éditeurs...). 
Tarifs et programme complet sur le site http://www.festivaljazzsaintgermainparis.com/

1 mai 2018

Les Deux Magots se réinventent


En janvier dernier, Les Deux Magots ont fermé leurs portes, le temps de procéder à quelques transformations.
"Une évolution sans révolution !", explique Catherine Mathivat, propriétaire des lieux. On imagine que dès son plus jeune âge, elle devait déjà courir entre les tables de l'établissement acheté par son arrière-grand-père en 1914. Et se poser, peut-être, à la place occupée autrefois par Guillaume Apollinaire (un habitué), pour apprendre ses récitations...
Car si le fameux café littéraire est une affaire de famille, il fut et demeure l'un des rendez-vous préférés de personnalités du monde de la politique, de la mode, des affaires et de la culture.
On raconte que Paul Eluard y présenta Dora Maar à Picasso, que Paul Morand aimait y écouter son ami Jean Giraudoux ou que Jean-Paul Sartre s'y installait tous les matins, avec Simone de Beauvoir, pour écrire.
Lettre d'Apollinaire
Depuis 1933, le Prix Des Deux Magots ouvre, dès le mois de janvier, l'année littéraire. Entre deux expositions de peinture ou de photographie, on y décerne également le Prix Pelléas (récompensant un ouvrage consacré à la musique) et le Prix Apollinaire (poésie).
Mais cette vigoureuse centenaire avait évidemment besoin d'un lifting pour continuer à séduire les habitués et les badauds du boulevard Saint-Germain. Une opération orchestrée par la maîtresse des lieux avec la complicité de Jacques Vergnaud (directeur général).
Première étape, et non des moindres, l'abandon du rouge opéra au profit de la couleur d'origine (retrouvée sous les nombreuses couches du plafond) : un vert émeraude plus pimpant, s'harmonisant notamment avec les deux sculptures asiatiques qui semblent veiller sur la vénérable maison.
Les plus studieux apprécieront les bibliothèques mises à la disposition des clients, côté boulevard, tandis que les adeptes du farniente pourront , dès les premiers beaux jours, s'adosser aux coussins de la terrasse donnant sur la place.
Renouant avec l'esprit du quartier, "Les jeudis du jazz" invitent les amoureux de la musique à savourer quelques sets. Et ceux de la bonne chère devraient faire honneur à une carte revisitée pour s'accorder aux tendances du moment avec des produits bio, des vins naturels, une offre de snaking ou un "semainier", proposant des plats du jour.
Enfin, des miroirs s'animeront discrètement dans la salle, avec des images d'archives, assorties d'anecdotes, pour découvrir quelques belles pages de l'histoire des Deux Magots...

6, Place Saint-Germain-des-Prés, 75006 Paris. Tél.: 01.45.48.55.25.
http://www.lesdeuxmagots.fr/



26 avr. 2018

Maria Dolores: inclassable

(c) Aurore Vinot
Bien téméraire celui qui se risquerait à la faire entrer dans une case ! Chanteuse, meneuse de revue, humoriste, chroniqueuse, comédienne... Maria Dolores est tout simplement inclassable.
Après s'être frottée à la musique tzigane ("Loli Pabaï"), au tango argentin ("Maria Dolores y Amapola Quartet"), l'artiste aborde cette fois les mélopées orientales avec "Maria Dolores y Habibi Starlight".
"Depuis que j'ai découvert la musique orientale, j'ai pris 12 kilos mais je suis tellement heureuse !" confie-t-elle dans le dossier de présentation. Un spectacle (co-écrit et mis en scène par Gwen Aduh) qu'elle a évidemment concocté à sa sauce en y mettant tous les ingrédients dont elle a le secret: chansons, sketches, humour décalé, situations absurdes, une pincée de provoc...
Le propos ? Les aventures rocambolesques d'une femme trahie qui, plutôt que de se jeter sous un train, décide de larguer les amarres pour chercher l'amour de l'autre côté de la Méditerranée.
De Marseille à Alger en passant par le Sahara, l'Egypte, la Palestine ou la Turquie, on suit la quête de cette diva farfelue. Accompagnée sur scène par les musiciens de Habibi Starlight, Maria Dolores mêle compositions originales et reprises de titres de Fairuz, Connie Francis, Pierre Notte ou Abdel Halim Hafez pour illustrer son périple. Un périple semé d'embûches et d'improbables idylles. Elle est ainsi enlevée par une troupe de bédouins et délivrée grâce à une chanson de Michel Sardou, assure les beaux soirs d'un cabaret algérien, tombe sous le charme d'Omar Sharif...
Généreuse, volubile, dotée d'un humour ravageur et d'un don indiscutable pour embarquer le public dans ses délires, Maria a tendance à charger la mule, au point de nous laisser parfois sur le bord de la route. Gageons qu'au fil de ses prochaines escales, elle saura se délester de cet excès de bagages...

En tournée: le 30 mai 2018 au Festival "Onze Bouge" (salle Olympe de Gouge, 75011 Paris), le 6 octobre à Epinal (88), le 22 novembre à Dardilly (69), le 8 mars 2019 à Vendenheim (67), le 19 mars à Saint Martin de Crau (13), le 28 mai au Festival l'Humour des Notes, à Hagueneau (67)...

23 avr. 2018

Louis Arlette: "Pour moi, l'artiste à un rôle d'observateur"

(c) Laurent Seroussi
Rock dans la forme et chanson sur le fond, avec une bonne dose d'électro, "Sourire carnivore", le premier album de Louis Arlette dégage une énergie intense, rebelle à tout formatage. A 32 ans, cet auteur-compositeur, qui a suivi de classiques études de violon et piano, est loin d'être un novice. Il a multiplié les expériences et collaborations artistiques, notamment comme violoniste au sein d'un orchestre de musique de chambre ou avec Nicolas Godin et Jean-Benoît Dunckel, du groupe Air.
Féru de machines et de culture anglo-saxonne, il confesse également une véritable passion pour la chanson française et des auteurs comme Proust ou Victor Hugo.

Vous semblez baigner dans la musique depuis toujours. Pourquoi avez-vous attendu si longtemps pour sortir ce premier album ?
J'ai passé une dizaine d'années en studio à bosser pour les autres. J'avais besoin de m'abreuver, de me nourrir encore, même si j'avais déjà la volonté de m'enregistrer moi-même.
Outre les textes et les musiques, vous avez également assuré la réalisation, le mixage, les claviers, la programmation... C'était important pour vous ?
Même si je ne peux pas tout maîtriser, j'ai besoin d'avoir une vision globale, une liberté totale. C'est l'avantage d'être indépendant et de prendre son temps. Ma démarche pourrait s'apparenter à celle d'un peintre dans son atelier.
Un peintre dont la palette présente des couleurs assez sombres, voire engagées comme dans la chanson "Le naufrage"
C'est vrai que mes textes sont assez tourmentés, mais il y a quand même des portes de sorties ! Pour moi, l'artiste a un rôle d'observateur. Derrière un bon morceau, il doit y avoir un message.
Chanter en français, c'est une forme de résistance ?
Pas forcément, mais je trouve qu'il y a un vrai complexe vis-à-vis du français. Pour moi, cela a du sens de s'exprimer dans sa langue. D'autant plus que je la trouve très musicale. En ce qui me concerne, je vise davantage la sincérité qu'une possible carrière internationale...
En concert, vous reprenez d'ailleurs "Je suis un soir d'été" de Brel , un titre qui n'est pas le plus connu de son répertoire ?
Je n'avais pas envie de m'attaquer à quelque chose de vu et revu. J'aime bien l'idée que les gens puissent l'entendre pour la première fois. 

Il paraît que vous avez été bouleversé en écoutant Didier Lockwood ?
J'ai été violoniste dans un orchestre de musique de chambre. C'est un beau souvenir. Nous avons fait plusieurs tournées dans les pays d'Europe de l'Est. Mais j'avoue que lorsque j'ai vu Lockwood en concert, j'ai été fasciné par son violon électrique. Au point que j'en ai acheté un aussitôt.
Vous jonglez volontiers entre la modernité et une certaine forme de classicisme, non ?
On est héritier d'un passé. J'ai toujours eu un goût prononcé pour la littérature classique romantique. J'estime que les auteurs donnent souvent des clefs. Alors je prends des notes et peut-être qu'un jour jour, j'aurai le courage de m'isoler et d'en faire quelque chose....

Album "Sourire carnivore" (Le Bruit Blanc/Wagram)
En concert: le 3 mai 2018 au Pop-Up du Label (12 rue Abel, 75012 Paris), le 25 mai à Valenciennes, le 26 mai à Vincennes (Festival de la Jeunesse), le 29 mai à l'International, le 16 juin à Guyancourt...








19 avr. 2018

Le Festival Django Reinhardt: 50ème anniversaire

En marge du mouvement de contestation de mai 68, quelques fondus de jazz gitan oeuvraient, de leur côté, pour perpétuer la mémoire du plus illustre de ses représentants: le guitariste Django Reinhardt.
Comme bon nombre d'initiatives du genre, celle-ci a démarré avec les moyens du bord. A savoir un simple podium prêté par la mairie, installé sur l'Île du Berceau à Samois-sur-Seine. Mais, pour cette première édition, le 19 mai 1968, les grands noms du jazz étaient au rendez-vous: Stéphane Grappelli, Eddy Louiss, Martial Solal, Art Taylor, Kenny Clarke, Claude Luter, Claude Nougaro...
Pour fêter un demi-siècle d'allégeance au jazz, au swing manouche et au métissage de tous ces rythmes festifs qui se croisent et s'entrecroisent, le programme réunira pas moins de 120 musiciens.
Cory Henry (c) DR
Un anniversaire qui se déroulera en deux temps: le 30 juin 2018 avec une journée de concerts gratuits (Romane, Lollo Meier, Samson et Dorado Schmitt) présentés sur la place du village de Django Reinhardt, à Samois-sur-Seine et, du  5 au 8 juillet 2018, les festivaliers seront invités à rejoindre le parc du Château de Fontainebleau (prairie du Bois d'Hyver) pour 4 jours de fêtes avec Sanseverino, Cory Henry and The Funk Apostles, George Benson, Biréli Lagrène, Gary Clark Jr, Hugh Coltman, Seun Kuti & Egypt 80, Marcus Miller, ...ou encore le fameux groupe de fusion instrumentale de Brooklyn Snarky Puppy, pour son unique concert en France.

Infos pratiques et réservations sur le site http://www.festivaldjangoreinhardt.com/
Loc. points de vente habituels et à l'Office du Tourisme du Pays de Fontainebleau au 01.60.74.99.99.






16 avr. 2018

"Un américain à Paris": réservez votre place... de cinéma !

Créée au Théâtre du Châtelet et en tournée à travers les États-Unis depuis octobre 2016, la célèbre comédie musicale, adaptée du film culte avec Gene Kelly, revient au 7ème Art !
Une version scénique enregistrée au Dominion Theatre de Londres en 2017, qui sera diffusée dans de nombreuses salles de cinéma, en France, le lundi 28 mai 2018 à 20 heures. 
Une occasion unique de retrouver (ou découvrir) Robert Fairchild, dans le rôle du soldat américain Jerry Milligan, et Leanne Cope, dans celui de la jeune parisienne Lisa Dassin. Un duo mythique porté par la musique de Gershwin, sur des chorégraphies signées Christopher Wheeldon.
Dans les cinémas Gaumont Pathé, Kinépolis et indépendants, en version originale sous-titrée en français et un son 5.1.

Informations et réservations sur http://pathelive.com/Americain ou directement aux caisses des cinémas participants. Prix conseillés: 14 € (plein tarif) et 10 € (tarif réduit). Durée 160 mn.

12 avr. 2018

Stephen Triffit célèbre Sinatra à l'Olympia

Le timbre, la gestuelle, le swing et les traits rappellent indiscutablement Frank Sinatra. Le regard et l'élégance aussi.
Pourtant, Stephen Triffit n'a pas passé ses premières années dans les rues d'Hoboken (New Jersey) mais dans un village du Yorkshire, au nord de l'Angleterre. Et, avant de se glisser dans le costume et le répertoire de l'un des plus crooners du XXème siècle, il a notamment travaillé pour la Royal Air Force.
Après avoir remporté un vif succès à Las Vegas, au London Palladium, au Royal Festival Hall..., cet authentique artiste fera une unique escale parisienne à l'Olympia. Le temps de célébrer "The Voice", en compagnie d'un big band.

Pourquoi avez-vous choisi de marcher sur les traces de Sinatra ?
C'est arrivé comme ça. En fait, ce sont les gens qui ont choisi pour moi ! Je me souviens qu'à mes débuts dans les pubs, lorsque je chantais des titres d'Elton John ou Neil Diamond, on me disait qu'en m'écoutant on pensait à Sinatra. Un soir, dans le bar d'un ami, alors que j'étais un peu ivre, je me suis lancé dans une reprise de "New York, New York". Cela a été comme un déclic.
On célèbre cette année le 20ème anniversaire de sa disparition. Que représente-t-il encore aujourd'hui ?
Sinatra demeure une légende aux États-Unis. Dans le reste du monde, on aime sa voix et sa musique. En Angleterre d'où je suis originaire, il ne fait pas forcément partie de la culture. Quant à la jeune génération, je pense qu'elle a pu découvrir Sinatra grâce à des artistes comme Michael Bublé ou Robbie Williams.
Sur scène, vous restez fidèle aux versions originales ?
Absolument.
Il paraît que vous avez été invité à chanter pour les 50 ans de Bob Geldof?
Chanter Sinatra aux côtés d'artistes comme Mick Jagger ou Brian May était un moment inoubliable.
Vous ne ressentez pas une certaine lassitude, après toutes ces années ?
Cela reste vivant pour moi parce que chaque pays, chaque public est différent. Et le répertoire est assez vaste pour éviter l'ennui. Hormis des titres incontournables que j'interprète toujours sur scène comme "New York, New York", "My Way" ou "Strangers in The Night", il y a aussi des morceaux que j'aime et qui sont moins connus. J'essaie d'en introduire quelques-uns dans le spectacle.
Devant la glace de votre salle de bain, le matin, qui voyez-vous ?
Stephen Triffit ! Je n'ai aucun problème d'identité, je vous rassure.
 Adaptez-vous le récital en fonction des pays où vous vous produisez ?
Cela m'est arrivé. En Russie, par exemple, j'ai remarqué que le public aimait les chansons plus lentes.
Dans The London Evening Standard, on peut lire que votre ressemblance avec Sinatra est "imparfaitement parfaite". Qu'en pensez-vous ?
Je devrais peut-être poser la question à ma mère !
A l'Olympia, vous chanterez "My Way" ?
Comme d'habitude....

"Frankly Sinatra", le lundi 23 avril, à 20h30, à l'Olympia, 28, Bd des Capucines, 75009 Paris. 
Tél.: 08.92.68.33.68. Loc. points de vente habituels. Places: de 24,50 à 60 €. 
http://www.olympiahall.com/ 

9 avr. 2018

Clara Luciani en showcase

Après des incursions au sein de groupes comme Nouvelle Vague ou La Femme, la jeune marseillaise de 24 ans a sorti, le 6 avril dernier, "Sainte-Victoire" (clin d'oeil à la montagne du sud de la France près de laquelle elle a passé son enfance). Un premier album de pop française, intimiste et introspectif, très justement salué par les critiques. De son timbre grave, cette lumineuse artiste chante notre "Drôle d'époque",  "Les Fleurs", "La dernière fois"... Des chansons à découvrir, en live, lors du showcase (suivi d'une séance de dédicaces) qu'elle donnera le 12 avril 2018, à 18 heures à la Fnac Forum des Halles. Évènement gratuit et en libre accès, dans la limite des places disponibles.

Portes Berger/Lescot, 1/7 rue Pierre Lescot
75001 Paris


Catherine Ringer à la Gaîté Lyrique pour le lancement de la tournée Ricard Live Music

Trois décennies, 600 concerts, 7 millions de spectateurs...
les chiffres parlent d'eux-mêmes ! A l'évidence, le dispositif créé en 1988 par la Société Ricard, pour soutenir la jeune scène française, est une réussite.
Le 12 avril prochain, à la Gaîté Lyrique, l'édition 2018 débutera  par un concert "Spécial 30 ans" avec la participation exceptionnelle de Catherine Ringer. A ses côtés le groupe Moodoïd interprétera les titres de son récent EP "Reptile" et des extraits d'un album à venir.
Et, comme il est d'usage, c'est le groupe rock MNNQNS, heureux lauréat du Prix Société Ricard Live Music 2018, qui aura l'honneur de partager cette belle affiche.
Pour la tournée en France, les deux groupes se produiront en compagnie du quintet Isaac Delusion.
Une exposition photo sera également présentée au public pour célébrer cette édition anniversaire.
Fidèle à la promesse de ses débuts, chaque date de la tournée est gratuite et ouverte à tous mais il est indispensable de réserver vos invitations sur le site http://www.societericardlivemusic.com/

MNNQNS (c) Dan Ramaën

En tournée: le 18 avril 2018 à Nancy (L'Autre Canal), le 19 avril à Lille (L'Aéronef), le 20 avril (Le Cargo), le 21 avril à Rennes (L'Ubu), le 25 avril à Grenoble (La Belle Électrique), le 26 avril à Lyon (Le Transbordeur), le 3 mai à Poitiers (Confort Moderne), le 4 mai à Toulouse (Le Bikini) et le 5 mai à Montpellier (Le Rockstore).