12 oct. 2018

Exposition "Comédies Musicaaaales" à la Philharmonie de Paris

"Le musical vous embarque dans un monde magique où vous pouvez faire des choses qu'aucune autre forme cinématographique n'accepterait... Cela vous donne comme  artiste une très grande liberté" explique Woody Allen.
Et même si le genre,  est parfois critiqué, la comédie musicale a fait rêver plusieurs générations avec des productions telles que "Un jour à New York", "Chantons sous la pluie", "West Side Story", "Les demoiselles de Rochefort", "Chicago", "La Belle et la Bête"... ou plus récemment "La La Land".
Sous-titrée "la joie de vivre au cinéma", l'exposition proposera aux visiteurs une véritable immersion dans les films avec des projections géantes, accompagnées de photographies et de documents rares, un espace ouvert animé par des personnages qui dansent: Fred Astaire, John Travolta, Cyd Charisse...
Vous pourrez également découvrir les coulisses et les grandes étapes de la conception de ces oeuvres cinématographiques dont les budgets sont souvent très coûteux: écriture du scénario, composition de la musique, création des costumes, des décors, des chorégraphies ou des effets spéciaux.
"Chantons sous la pluie"réal. Gene Kelly
et Stanley Donen (1952)
affiche Alexis Oussenko.
Collection La Cinémathèque Française

Familiale par excellence, elle n'oublie pas les plus jeunes en leur proposant de se glisser dans le costume de leurs personnages préférés, d'assister à la projection d'extraits de films sélectionnés pour eux ou  encore de participer à un quiz.
Et, parce que la danse tient évidemment une place de choix dans ces "Comédies Musicaaaales", c'est Fabien Ruiz (coach et chorégraphe pour le film aux 5 Oscars"The Artist") qui guidera vos premiers pas de claquettes tout en vous invitant à réaliser une chorégraphie sur le thème "Il love Paris", de Cole Porter.

Du 19 octobre 2018 au 27 janvier 2019, du mardi au jeudi de 12h à 18h, le vendredi de 12h à 20h et les sam. et dim. de 10h à 20h, à la Cité de la Musique-Philharmonie de Paris, 211, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris.
Tél.: 01.44.84.44.84. http://www.philharmoniedeparis.fr/
Prix: 11 € et 6 € (tarif réduit). 
Gratuit pour les enfants de - de 6 ans, les personnes handicapées et leurs accompagnateurs.

10 oct. 2018

"Abbé Road# 5" et "Le Concert des Coccinelles", deux rendez-vous à ne pas manquer

La rentrée est parfois l'occasion de noter quelques bonnes résolutions, dans un beau cahier tout neuf !
Alors, quand la Fondation de l'Abbé Pierre et l'ANR proposent des concerts qui font rimer musique et solidarité, on n'hésite pas davantage à inscrire ces deux rendez-vous dans son agenda...

- Abbé Road #. Faisant écho à la journée mondiale du refus de la misère, la Fondation Abbé Pierre organise depuis 4 ans un concert contre le mal-logement.
Après Nekfeu, Bigflo & Oli, Georgio, Disiz, Mokobé, Youssoupha... La Cigale accueillera encore une fois des artistes populaires auprès de la jeune génération, particulièrement touchée par ce fléau.
A l'affiche autour de Rim'K, parrain de cette cinquième édition, Ninho, VALD et Sadek. Une initiative qui s'ajoute à près de 900 projets mis en place par la Fondation pour lutter contre l'exclusion.

Le 17 octobre, à 19 h, à la Cigale, 120 Boulevard de Rochechouart, 75018 Paris. www.lacigale.fr
Loc. points de vente habituels. 
http://www.fondation-abbe-pierre.fr/



- Le Concert des Coccinelles. Depuis quelques années déjà Ours et Ben Ricour soutiennent l'Association Neurofibromatoses et Recklinghausen (ANR) avec un festival qui se déroule à Fournès, dans le Gard.
Ils assureront donc évidemment la direction artistique de ce concert exceptionnel, sur la scène du Casino de Paris, destiné à recueillir des fonds pour la recherche.
De nombreux artistes ont d'ores et déjà répondu présents: Alain Souchon, Maxime Le Forestier, Zazie, Hugues Aufray, Renan Luce, Clarika, Aldebert, Gaël Faure, Benoît Dorémus...

Le 3 novembre 2018, à 20h30, au Casino de Paris, 
16, rue de Clichy, 75009 Paris. http://www.casinodeparis.fr/
Tél.: 08 926 98 926. Tarifs: de 40 à 100 €.
Site de l'association: http://www.anrfrance.fr/


4 oct. 2018

Dominique A en showcase à la Fnac Forum des Halles

Actualité chargée cette semaine pour Dominique A puisque, dans la foulée de son livre "Ma vie en morceaux" (Éditions Flammarion), disponible depuis hier, son nouvel album, intitulé "Fragilité" (Label Cinq7) arrive dans les bacs demain 5 octobre.
Le même jour, à 18 heures, il sera présent à la Fnac Forum des Halles pour interpréter quelques extraits de cet opus intimiste et acoustique, enregistré chez lui et en une prise, pour la plupart des titres. Ce showcase sera suivi d'une séance de dédicaces.
Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

Forum des Halles-Portes Berger/Lescot
75001 Paris

Jazz s/Seine : 7ème édition

Richard Galliano
(c) Braunschweig
C'est l'un des rendez-vous les plus attendus des amoureux du jazz...et des néophytes. En effet, depuis sa création, le festival "Jazz s/Seine" oeuvre activement pour permettre au plus grand nombre de franchir les portes des clubs et des salles de concerts. "Parce qu'il n'y a pas d'âge pour découvrir le jazz !" affirme Vincent Bessières, Président de l'Association Paris Jazz Club. Une association qui, avec le réseau des lieux de jazz de Paris & Île-de-France, est à l'origine de cette belle initiative.
Une "démocratisation" qui passe évidemment par l'éclectisme et la richesse de la programmation (plus de 400 musiciens et 180 concerts), une volonté de proposer des tarifs accessibles (Pass 3 concerts à 40 € et offre découverte à 10 €) et enfin une démarche pédagogique avec des master-classes, un atelier de Musicothérapie par le jazz (auprès de patients d'une Maison d'Accueil Spécialisée du Nord Est parisien) et des ateliers de sensibilisation des jeunes au sein de leurs établissements scolaires.
Une édition symbolique, la septième, qui s'inscrit dans le cadre du centième anniversaire de l'arrivée du jazz en France. Durant une quinzaine de jours, 25 lieux accueilleront ainsi des artistes comme Carla Bley, Térez Montcalm, Roy Hargrove, Sansévérino, Richard Galliano, Sylvain Boeuf, Thierry Fanfant, Jeanne Added, Vigon & The Dominos, China Moses, Jean-Pierre Bertrand, Roberto Fonseca...
Sanseverino
 (c) Patrick Martineau
Et bien sûr, la désormais traditionnelle soirée showcases, présentée le 16 octobre, dès 20 heures, dans six clubs du quartier des Halles (Duc des Lombards, Baiser Salé, Sunset-unside, Klub et Guinness Tavern), en partenariat avec l'ADAMI et Arte Concert.
Au menu: des projets présentés en avant-première, des sorties d'albums, des collaborations inédites... et la jeune garde de la scène jazz française (avec quelques invités de renom) réunissant Fiona Monbet, Ourim Toumim qui invite Cheick Tidiane Seck, Jean-Pierre Como, Romain Pilon, Florian Pellissier Quartet, The Greenwich Session by Luigi Grasso (avec son invité Alain Jean-Marie), Stéphane Kerecki ou encore Arnaud Fradin & his Roots Combo.

Du 12 au 27 octobre 2018, à Paris et en Île-de-France. Infos et programme complet sur le site http://www.parisjazzclub.net/

La fête des Labels Indépendants

Créé en 2016, cet événement célèbre, à juste titre, l'incroyable vitalité des labels indépendants (français et européens) qui occupent une part essentielle dans l'industrie musicale.
L'occasion pour les mélomanes et les collectionneurs de faire leur marché en dénichant des vinyles rares, des exclusivités, tout en assistant à des performances en live, des dédicaces et des DJ sets.
Et surtout de découvrir les catalogues et artistes de labels comme Believe, Pias, Because, On The Corner...
Entrée libre et gratuite.

Le 6 octobre 2018, de 11h à 20h
Halle des Blancs Manteaux, 75004 Paris.
Site officiel www.facebook.com

30 sept. 2018

Pierre-Yves Duchesne: "Plus jeune, je rêvais d'un lieu comme AICOM"

Pierre-Yves Duchesne
En 2004, il avait créé avec quelques amis et artistes l'Académie Internationale de Comédie Musicale (AICOM), la première école en France permettant à des jeunes de se former, dans un même lieu,  au chant, à la danse et au théâtre.
Des élèves (Les Aicomiens) dont certains intégreront des productions à succès comme "Le Roi Lion", "Cabaret", "Grease", "Un Violon sur le toit", "Résiste", "Mamma Mia !"... La renommée des cours dispensés est telle que Pierre-Yves Duchesne doit songer à déménager. C'est maintenant chose faite puisque le Campus AICOM (d'une superficie de 1500 m2) vient d'ouvrir ses portes à Créteil, dans le quartier où a été donné le coup d'envoi officiel du Grand Paris.
Rencontre avec un homme passionné...et pressé puisque, entre deux répétitions d"Il était une fois... Broadway" ( bientôt à l'affiche du Palais des Congrès), Pierre-Yves Duchesne s'envole pour l'Australie où il met en scène la version anglophone de "Madiba".

Le terme académie, c'est une référence à vos origines belges ?
Tout-à-fait. Cela n'a rien de pompeux; Chez moi, en Belgique, c'est ainsi qu'on désigne l'espace où on apprend les bases de la musique.
Lors de la présentation, vous avez dit que, lorsque vous étiez plus jeune, vous auriez rêvé d'un lieu comme AICOM ?
A l'époque, tout était plus compliqué. Les disciplines comme la danse, le théâtre et le chant étaient enseignées séparément, dans des endroits différents. Et, hormis, le temps passé à courir de l'un à l'autre, cela coûtait évidemment plus cher. J'ai vite réalisé que le bon réflexe était de se polyformer avant l'heure.
Pourquoi à Paris ?
J'avais commencé à faire quelques trucs en Belgique et je rêvais de conquérir la capitale !
Vous avez débuté dans l'opérette, non ?
J'ai toujours considéré que lorsque je chantais dans la "Veuve Joyeuse" ou "La Vie Parisienne", c'était déjà de la comédie musicale !
Vous avez aussi été le premier artiste francophone à obtenir le rôle-titre du "Fantôme de l'Opéra" ?
Oui, c'était à Hambourg. J'ai aussi chanté dans "Les Misérables"à Mogador et à l'Opéra de Bonn, dans "Titanic" (Opéra de Liège et Avignon), "Cats" (à Mogador)... J'aime l'idée de transmettre ce que j'ai appris.  Quand je pense que je vais être prochainement sur scène avec mes poulains, je suis très fier !
Pouvez-vous nous parler de ces deux spectacles dont vous assurerez la direction artistique ?
Il s'agit de "Il était une fois...Broadway" qui reprend des classiques de la comédie musicale (Les Misérables, Grease, West Side Story, Cabaret,  Le Fantôme de l'Opéra...), avec 100 choristes, 60 musiciens et des invités comme Liane Foly et Hélène Ségara. Et aussi "Clémenceau, le musical".
Trois représentations seulement, ce n'est pas un peu frustrant ?
Pas du tout. Quand j'ai "accouché" d'un spectacle, que ce soit pour 2 ou 100 représentations, je ressens toujours le même plaisir.
Ce ne sont pas vos seuls projets ?
En effet. Je pars à l'autre bout du monde pour la mise en scène de "Madiba" qui sera en tournée en Australie pour 150 dates. D'autres sont prévues en Afrique du Sud, à Londres... Outre des partenariats d'AICOM avec l'Allemagne, l'Italie et le Canada, nous allons ouvrir une antenne au Québec avec le soutien de Lara Fabian. Et enfin, je sors d'un tournage de 10 jours pour une émission de télévision qui passera sur une chaîne nationale. Mais je ne peux pas encore vous confier son nom...

Campus AICOM, 10, rue Albert Einstein, 94000 Créteil. Tél.:01.45.23.52.69. site: http://www.aicomparis.com/
- "Il était une fois... Broadway", le 6 octobre à 16h et 20h30 et le 7 octobre 2018, à 16h, au Palais des Congrès, 2, Place de la Porte Maillot, 75017 Paris. Places: de 39 à 115 €. Réservation au 08.92.05.00.50.  et sur http://www.viparis.com/
Pour cause de succès, une date supplémentaire est d'ores et déjà prévue le 25 janvier 2019 !
- "Clémenceau", le 10 novembre à 16h et 20h30 et le 11 novembre 2018 à 15h. Places: de 39 à 78 €.

25 sept. 2018

Nancy Jazz Pulsations: 45ème édition

Si l'arrivée de l'automne vous donne du vague à l'âme, voilà un rendez-vous qui devrait vous faire oublier "Les feuilles mortes... et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui..." !
Chaque année et depuis 45 ans déjà, le Festival "Nancy Jazz Pulsations" accueille en effet quelques uns des meilleurs représentants (toutes générations confondues) de la scène jazz, groove, funk, chansons françaises, rock...
C'est Stacey Kent, la plus francophile des vocalistes américaines qui, en compagnie de l'Orchestre Symphonique Confluences, donnera le 10 octobre prochain, le coup d'envoi de cette nouvelle édition. Durant 11 jours, dans divers lieux à Nancy (Théâtre de la Manufacture, chapiteau, Magic Mirrors, Salle Poirel, Le Hublot, la Basilique Saint-Epvre...) le public pourra applaudir des artistes comme Eddy de Pretto, Pauline Croze, Toure Kunda, Maceo Parker, Kimberose, Bill Deraime, Les Négresses Vertes, Avishai Cohen, Rhoda Scott, Malka Family, Chucho Valdés, Charlie Winston, Clara Luciani, Jeanne Added, ...
A noter, deux annulations: celle de Jimmy Cliff , suite à une chute, et celle de Raphael Saadiq (le 20 octobre) qui a du renoncer à assurer sa tournée européenne (mais promet de venir l'an prochain !). Ce dernier sera remplacé par le collectif berlinois de Jazzanova et le trio américain Tortured Soul.

Du 10 au 20 octobre 2018. 
Infos sur le site https://nancyjazzpulsations.com/

Ciné-concert au Grand Rex: E.T. en version symphonique

L'idée est à la mesure du plus populaire des extraterrestres !
Le 24 octobre prochain (à 20h30), la projection du film-culte de Steven Spielberg (en version originale sous-titrée en français), sera accompagnée par un orchestre symphonique. Pas moins de 75 musiciens interpréteront, sur scène, la musique du compositeur John Williams.
Une première en France !
Au Grand Rex, 1 bd Poissonnière, 75002. Tarif à partir de 39,50 € (placement numéroté).
Billetterie sur http://www.u-play.fr/et-cineconcert

24 sept. 2018

Do Montebello: "J'ai besoin d'avancer pour comprendre".


(c) Jean-François Mousseau
Dans son album précédent "Adamah", elle célébrait les femmes, les hommes, la terre, les arbres, les océans... Avec "Birdy Heart", Do Montebello nous offre un nouvel opus, à la fois plus intime et universel. Quatorze titres, enregistrés entre Natal, Rio de Janeiro et Belo Horizonte, portés par le timbre vibrant d'une artiste qui touche au plus près du coeur et de l'âme.
Rencontre avec cette attachante nomade, quelques jours avant son concert parisien le 10 octobre prochain, à l'Alhambra.

Au sujet de Birdy Heart, tu as confié que tu avais voulu laisser de l'espace au silence ?
L'idée était en effet de garder de l'espace pour la respiration musicale. Quand on pense à l'âme et à la manière de la définir, il faut que la musique soit en accord. Les musiciens qui m'accompagnent (Sergio Farias, Roberto Taufic, Airton Guimarães, Jacques Morelenbaum, Marc Berthoumieux, Toninho Horta) ont entendu ce que je souhaitais. Peut-être que dans cet album, j'ai appris moi-même à respirer. Et pour tous les albums à venir !
D'où le parti-pris acoustique ?
Je voulais qu'il y ait une véritable immersion dans la quintessence des notes. C'est aussi la raison pour laquelle j'ai tenu à enregistrer "Dire amour" qui résonne comme une incantation, une prière. Mon souhait était que, à travers ce disque, les gens soient capables de se relier.
Une partie du décor (6mx3m) en fond de scène à l'Alhambra
Le choix de reprendre "Peace" d'Horace Silver était donc une évidence ?
J'avoue que j'ai hésité mais cette chanson porte en elle un message essentiel. Aujourd'hui, la guerre est partout. Il est important d'essayer d'aller chercher ce qui empêche les gens d'être en paix. Comment l'amour est capable de livrer un  combat contre l'impatience et la résignation. Quand j'écoute un disque, j'ai besoin de sentir que quelque chose est écrit. Un peu comme une patte musicale.
Comment définirais-tu la patte musicale de Birdy Heart ?
J'avais soif de poésies chantées. Je me moque pas mal que ce soit du jazz, de la variété, de la world... C'est une liberté que je me suis accordée. C'est un disque calme mais dans lequel on ne se repose pas. Parce qu'il bouge et qu'il pulse. Je pense que si la chanson "Birdy Heart" était diffusée dix fois par jour à la radio, elle pourrait toucher tous ceux qui l'écouteraient.
Le choix de chanter en anglais, en français et en brésilien relève aussi de cette volonté de t'adresser à un public plus large ?
Je regrette de ne pas parler toutes les langues du monde ! Parce que la langue est le plus beau des voyages. C'est la première musique de la vie. Moi, j'ai besoin d'avancer pour comprendre. De nos jours, les gens ont parfois l'impression de perdre quelque chose en accueillant ceux qui viennent d'ailleurs. Alors qu'accueillir, c'est une porte grande ouverte sur davantage de possibilités émotionnelles et artistiques.
Peux-tu nous parler de la pochette qui semble chargée de symboles, non ?
C'est vrai. Il y a un clin d'oeil au Petit Prince de Saint-Exupéry. Ici le renard ne saute pas sur l'oiseau. On peut imaginer qu'il tente de l'apprivoiser. Quant au personnage, il incline la tête parce que parfois, il faut baisser la nuque pour se mettre au niveau de la vie et de ce qu'elle veut nous montrer.
Tes textes sont empreints d'humanisme mais tu te défends de donner des leçons ?
J'ai la sensation d'être dans le questionnement. Et quand on s'interroge, on ne peut pas affirmer. Mon voeu est juste d'apporter un peu d'éclairage. J'aime ce sentiment de tisser des liens, de construire des ponts. C'est ce qui me plaît dans la musique.

Le 10 octobre, à  20h30, à l'Alhambra, 
21, rue Yves Toudic, 75010 Paris. Tél.: 01.40.20.40.25. 
Prix: 27 et 38 € (carré or à 45 €). 
http://www.alhambra-paris.com/
Album "Birdy Heart" (Frémeaux & Associés), disponible depuis le 14 septembre 2018.







3 sept. 2018

Rencontre avec Gaëtan Roussel

A l'occasion de la sortie de son troisième album solo "Trafic" (disponible le 14 septembre prochain), le chanteur et guitariste de Louise Attaque sera présent le 28 septembre, à 18 heures, à la Fnac Saint-Lazare pour un showcase et une séance de dédicaces (événement gratuit et ouvert au public, dans la limite des places disponibles).
Un opus teinté de pop anglo-saxonne,  enregistré entre Paris et Los Angeles avec la complicité d'auteurs, compositeur et producteurs rencontrés Outre-Atlantique. Dès le mois de novembre, Gaëtan Roussel entamera une tournée, avec une escale à Paris, salle Pleyel, le 13 décembre 2018.

Passage du Havre
109, rue Saint-Lazare
75009 Paris.

Estival de Saint-Germain-en-Laye: le rendez-vous de la rentrée

Les vacances sont terminées et votre bonne humeur, votre teint hâlé, ont perdu de leur intensité ? Voilà un rendez-vous qui devrait vous faire retrouver le sourire... et le chemin de l'ouest parisien.
Depuis 1988, l'Estival de Saint-Germain-en-Laye s'inscrit en effet en queue de peloton de la saison des festivals, mais en tête des rendez-vous à ne pas manquer.
Une 31ème édition, placée, comme les précédentes, sous le signe de la découverte et des artistes dans l'air du temps. Durant deux semaines, elle accueillera ainsi Nolwenn Leroy qui offrira la primeur des chansons de son nouvel album "Gemme", Christophe, Catherine Lara, Laurent Voulzy, Bénabar, Noa, Barcella, Féloche, Beauty and The Beast, Loïc Lantoine, Aliose, Latché Swing, Manu Galure...mais aussi Arcadian et Seconde Nation qui se produiront pour la première fois sur la scène du festival.
Éclectique et généreuse, la manifestation soutient chaque année une association. Cette fois, il s'agit de "Autour des Williams", qui oeuvre pour les personnes atteintes du syndrome de Williams-Beuren, une maladie génétique rare.
Une belle affiche, une bonne action et des tarifs attractifs...  il n'en faut pas davantage pour entourer les dates du 21 septembre au 6 octobre sur votre agenda.

Infos sue le site http://www.lestival.fr/

23 août 2018

Wally: "J'aime quand ça part dans tous les sens"

(c) Gillian Diez
Chanteur, musicien, vidéaste,  pourfendeur de clichés, inventeur de machines insolites... Wally est aussi l'un des rares artistes capables de caser 99 chansons sur un album ! Des chansons courtes qui sont devenues la "marque de fabrique" de ce volubile aveyronnais depuis son premier opus "Vivons intensément".
A la fois drôle, féroce et poétique, son répertoire a remporté un vif succès, lors du Festival "Chansons & Mots d'Amou" (les 3, 4 et 5 août derniers) où il partageait l'affiche avec Juliette, François Morel, Marie-Christine Barrault, Simon Dalmais, Jeanne Plante, Nicolas Martel & Alexis Kune, Vincent Roca...
Rencontre avec un artiste non formaté.

Comment sont nées ces fameuses histoires courtes ?
Tout simplement parce que je n'arrivais pas à finir des chansons longues. Quand j'ai fait mon premier album chez Boucheries Productions, j'avais notamment enregistré un titre intitulé "la compil des pires" qui regroupait cinq chansons. J'ai commencé à reproduire l'exercice sur scène. Puis, j'ai réalisé que d'autres avaient eu l'idée avant moi. Notamment le père d'Éric Serra (un poète et chansonnier qui se produisait sous le nom de Claude Cérat). Et, autrefois, on appelait cela des fables express. Je n'ai donc rien inventé !
Contrairement à ces objets exposés sous le nom d'"Art content pour rien", lors de tes concerts au Trianon à Paris, en 2000 ?
C'est ma vision de l'art contemporain ! Mon dernier solo "Déstructuré" est construit autour de la vidéo et de ces machines réalisées, pour la plupart, il y a une vingtaine d'années (la machine à casser du sucre sur le dos, à se tourner les pouces...) auxquelles j'ai ajouté quelques nouveautés comme le "vibromonfrère", la machine à coincer la bulle ou des écrans cathodiques recyclés en toilettes sèches que j'ai baptisées "retour à l'envoyeur". Je ne me prends pas au sérieux et je n'ai pas une posture bien compliquée. Même si, en creusant un peu, on peut y voir quelque chose de l'ordre du déterminisme social.
Cette année, le thème du festival était : "la gaieté, l'humour et toutes ces sortes de choses". Un propos qui te va comme un gant, non ?
Oui. Même si je ne me suis jamais considéré comme un humoriste. Pour moi, l'humour n'est pas une discipline comme le théâtre ou la danse. Je préfère le mot fantaisie.
Peux-tu nous parler du spectacle "Roca, Wally, Rabelais... cherchez l'intrus !" que tu as interprété avec Vincent Roca, en clôture du festival ?
Nous ne l'avions joué qu'une fois auparavant ! Vincent est un érudit de Rabelais. Moi, j'avais une approche scolaire, comme la plupart des gens. Quand j'ai commencé à mettre le nez dans son oeuvre, j'ai été bluffé par l'incroyable modernité du type.
Tu tournes avec plusieurs spectacles ?
Oui. Il y a aussi mon best of intitulé "Le meilleur d'entre moi", "Déstructuré" autour de mes machines, et celui qui m'occupe beaucoup "Le projet Derli", des chansons d'humeur avec cinq musiciens sur scène.
Chanteur, musicien, vidéaste, concepteur de machines... Tu aimes multiplier les casquettes ?
J'aime quand ça part dans tous les sens. Je joue de la musique en autodidacte et avant de présenter mes machines, je n'avais jamais vu une exposition de ma vie ! Ce qui m'intéresse, c'est de présenter un truc qui se tient en touchant un peu à tout. Mais sans que cala soit prétentieux.
Certaines de tes chansons courtes sont assez provocatrices. Tu ne crains pas de choquer le public ?
On peut rire de tout mais cela dépend de la manière dont on le fait et à quel moment. Je ne mets jamais certains textes au début car il faut gagner la confiance. Je n'aime pas la provocation gratuite. Je n'ai jamais eu de soucis avec les gens car ils comprennent vite que je suis avec eux. Ça libère des choses.
En conclusion, peut-on dire que tu pratiques l'art de la brièveté ?
C'est un peu l'idée. Je suis passionné par les aphorismes, le sens du raccourci, les brèves de comptoir. Il en sort toujours des vérités.

En tournée : Le 25 août à Montfort sur Argens (83) "Nuits du Château", le 29 août au Festival International des Humoristes de Tournon sur Rhône (07)...

22 août 2018

Thomas Dutronc en showcase à la Fnac Bercy-Village

Quelques jours après la sortie officielle de son nouvel album "Live Is Love", Thomas Dutronc sera à la Fnac Bercy-Village le samedi 15 septembre, à 16 heures, pour un showcase et une séance de dédicaces.
Un opus enregistré "à l'ancienne", en prise directe et sans trucage studio, durant une cinquantaine de concerts en France, en compagnie de son groupe Les Esprits Manouches. Outre ses succès, le chanteur et guitariste interprète sa version de la chanson "Mademoiselle" (offerte à Henri Salvador), "Rocking Chair" ou "Love" de John Lennon.
Évènement gratuit et ouvert au public, dans la limite des places disponibles.

49/53, Cour Saint-Émilion
75012 Paris



19 juil. 2018

Le Festival du Périgord Noir célèbre la pensée visible

C'est assurément l'un des événements culturels les plus courus en Nouvelle Aquitaine. L'un des plus anciens aussi, puisque le Festival du Périgord Noir fête, cette année, sa 36ème édition.
Après avoir célébré les "Drôles de dames" et "Les musiques autour de Lascaux", Périgord Noir a choisi de mettre l'accent sur "La pensée visible". Une pensée véhiculée par des artistes de renommée nationale et internationale et de jeunes talents dans des répertoires classiques, baroques et jazz.

Camille & Julie Berthollet
(c) Simon Fowler
Dès le 25 juillet, rendez-vous sur la Terrasse de l'Amitié (Montignac-Lascaux) pour une soirée "Accord(s) Majeur(s)" avec l'orchestre roumain Romanasul, suivi du concert des prodiges du violoncelle et du violon, les soeurs Camille & Julie Berthollet, accompagnées au piano par Guillaume Vincent.
Outre la découverte de lieux du patrimoine situés dans les environs de la fameuse grotte de Lascaux, le public appréciera une affiche aussi ambitieuse qu'éclectique avec la projection du film " Les Misérables" de Henri Fescourt (1925) dans la cour du Château de Sauveboeuf, le récital Beethoven/Brahms du célèbre pianiste Nicholas Angelich, celui du jeune Justin Taylor (clavecin) et de Fahmi Alqhai (viole de gambe), l'Ensemble Diderot avec la soprano Mercedes Arcuri, un week-end "Jazz aux Fraux", réunissant le Gauthier Toux Trio & Quatuor, les élèves de la classe de jazz du Conservatoire de région de Bordeaux, les musiciens de l'HEMU Jazz Orchestra de Lausanne pour un moment musical consacré à Boris Vian, une "carte banche" aux lauréats du Concours de Genève et à ceux de la Fondation Safran pour la musique, "Il Trionfo del Tempo e del Disinganno", l'oratorio de G.F. Haendel, sous la direction artistique de Iňaki Encina Oyón, le violoncelliste Edgar Moreau et le pianiste Pierre-Yves Hodique (Ravel, Brahms, Schumann, Schnitke), le concert clavecin et orgue de l'Académie d'orgue de Sarlat 2018 (gratuit)...
Edgar Moreau (c) Julien Mignot Erato
Et pour les mélomanes en herbe, l'Association "Les P'tits loups" proposera un spectacle baroque intitulé "Dans le secret des fables" autour de Jean de La Fontaine.

Du 25 juillet au 12 octobre 2018. Réservation en ligne sur http://www.festivalmusiqueperigordnoir.com/ par téléphone au 05.53.51.61.61. et sur place Festival du Périgord Noir, 
Place Bertran de Born (RDC à côté de l'office de tourisme), 
24290 Montignac.

17 juil. 2018

Chansons & Mots d'Amou: de la gaieté, de la fantaisie et toutes ces sortes de choses...

(c) Yann Orhan
Sept ans déjà ! Un cap paraît-il symbolique lorsqu'on parle de mariage. Et il faut bien avouer que celui de la musique et de la littérature, célébré à Amou depuis 2012, connaît une embellie, chaque premier week-end du mois d'août.
L'an dernier, pas moins de 7500 personnes se sont pressées dans les arènes, le Jardin de Baighthosse, sous le chapiteau de la Técouère ou au kiosque à musique pour assister aux festivités.
Il y a bien sûr les témoins de la première heure, comme Marie-Christine Barrault,  marraine historique de "Chansons & Mots d'Amou", que l'on retrouvera (en compagnie de Simon Dalmais), dans des lectures musicales d'Erik Satie, Roland Dubillard et Pierre Desproges.
Et c'est Juliette qui a accepté d'être la marraine de cette nouvelle édition,  placée sous le signe de "la gaieté, la fantaisie et toutes ces sortes de choses".
Un thème qui sied parfaitement  au répertoire de cette artiste qui, depuis trente ans, a élevé la chanson populaire au rang d'art majeur. Au fil d'albums comme "Que Tal ?", "Irrésistible", "Assassins sans couteaux", "Rimes féminines", "Le festin de Juliette" ou encore "J'aime pas la chanson" , son dernier opus, Juliette n'a jamais caché son goût pour la dérision, même si la tendresse, la clairvoyance et des accents plus graves pointent volontiers le nez au détour d'un couplet.
En parlant de festin, cette épicurienne sera évidemment entourée de nombreux convives.
A(c) Franck Loriou
Tout d'abord, François Morel avec qui elle partage cette passion pour les rimes bien troussées et une incorrigible tendance à ne jamais se prendre au sérieux. Il présentera ici son spectacle : "La vie (titre provisoire)".
A l'affiche également: un "atelier de réparation de chansons" orchestré par Alain Sourigues & Mouchès, Emmanuel Urbanet (membre fondateur des Joyeux Urbains dans un concert baptisé "Le grand rouquin blanc", une composition théâtrale et musicale de Jeanne Plante, Victoria Delarozière, le facétieux Wally, le jazz band festif du Sunbelt, Boby Lapointe par Mathieu Boulet, un programme Alphonse Allais, Vialatte et Devos avec Nicolas Martel & Alexis Kune, "La partie à trois" d'Askehpug, Guillo et Genty, un bal des p'tits loups, des ateliers de chant et d'improvisation autour de Boby Lapointe... Sans oublier "Rocca, Wally, Rabelais... Cherchez l'intrus", histoire de clore, comme il se doit, ce "pantagruélique" programme.


Les 3, 4 et 5 août 2018, à Amou (Landes).Pass Festival 3 jours: 45 €, pass vendredi : 26 €
pass samedi : 35 € et pass dimanche à 20 €. Gratuit pour les moins de 12 ans.
Infos et billetterie sur le site http://www.chansonsetmotsdamou.fr/ 
et à l'Office de Tourisme d'Amou. 
Tél.: 05.58.89.02.25 - mailto:www.reservation@amoutourisme.com

9 juil. 2018

La grâce intemporelle de Mika Hary

(c)  Tamaz Karavan
Après une prestation remarquée à la Philharmonie de Paris lors d'un hommage à Barbara, cette jeune chanteuse originaire d'Israël était de passage à Paris, le 27 juin dernier, au Duc des Lombards, le temps de présenter son album "When Morning Comes". Un disque produit par Matt Pierson (Joshua Redman, Brad Mehldau...) dans lequel la chanteuse (et auteur) nous transporte, au gré de son timbre aérien et intense, aux frontières du jazz et de la pop. "A 16 ans, j'ai découvert les songwriters, à commencer par Joni Mitchell. Et là, tout un champ des possibles s'est ouvert pour moi" confie-t-elle en interview.
Un champ qu'elle cultive avec une rare délicatesse. Du lumineux "When Morning Comes" au mélancolique "Hope There's Someone" en passant par les lyriques envolées de "Im Glad We Had This Conversation", l'apaisant "Sunny Came Home" ou les accents envoûtants de "Nishmati", Mika Hary nous offre une impressionnante palette de nuances et d'émotions.
Sur la scène du Duc des Lombards, elle a également interprété, en français et en hébreu, de superbes versions de "La Dame Brune", de Georges Moustaki et de "Perlimpinpin"de Barbara. "Cette chanson m'a amenée à découvrir l'immense talent de Barbara, une chanteuse qui me fascine".
A l'évidence, entre Barbara et Joni Mitchell, ses références sont plutôt "classiques", mais l'artiste apporte à son tour de chant une grâce intemporelle, une touche de modernité, qui font songer à Feist ou Agnès Obel.
Ecouter Mika Hary, c'est un peu comme si l'on découvrait... le premier bonheur du jour !

" When Morning Comes" (BMG), disponible depuis mai 2018.

2 juil. 2018

L'été de Barbara Pravi

(c) YannOrhan
Le spectacle musical "Un été 44" a mis son talent en lumière et elle a sorti son premier EP (7 titres), quelques jours à peine avant le 21 juin. La saison porterait-elle bonheur à Barbara Pravi ?
Ce qui est sûr, c'est que cette jeune artiste rayonne littéralement sur scène. On ne s'étonnera pas davantage que son concert du 28 juin dernier, célébrant la sortie du disque, se soit déroulé dans un théâtre parisien baptisé "Les Étoiles" !
"Je n'ai pas échappé à la règle qui veut que l'on raconte sa vie dans un premier album" confie Barbara, au début de son tour de chant.
Une vie faite de petits et grands bonheurs, de drames aussi. Comme ce titre "Mal-amour" dans lequel elle parle de la violence faite aux femmes, "de ces coups qu'on prend pour des caresses". Un sujet sensible et douloureux qu'elle aborde sans pathos, avec des mots qui touchent droit au coeur. Et lorsqu'elle évoque sa calamiteuse histoire avec un dénommé "Louis", elle ne manque pas de le remercier... puisqu'il lui a tout de même inspiré sa première chanson d'amour !
Entre deux confessions pudiques, Barbara se souvient également de ses étés insouciants au bord de la mer avec "Saint-Raphaël", de ses petits boulots ("Je sers") tout en nous invitant à savourer "L'automne avant l'heure". Et elle nous fait fondre de tendresse pour "Déda". Son grand-père à qui elle dédie cette belle déclaration d'amour.
Depuis ses débuts la demoiselle a gagné en assurance et prend un plaisir de plus en plus évident à partager ses émotions sur scène. Une aisance acquise sans doute lors de la tournée effectuée en première partie de Florent Pagny. Les fans de ce dernier s'étaient d'ailleurs déplacés pour l'applaudir. La chanteuse affiche en effet un subtil mélange de modernité et de classicisme qui rassemble toutes les générations. Modernité dans les textes, la voix, les mélodies pop ou quand elle revisite en le féminisant (avec la complicité de Tomislav Matosin) le titre "Kid", d'Eddy de Pretto. Mais elle a aussi cette approche du métier "à l'ancienne", tout en humilité et en générosité, privilégiant la complicité avec le public.
Alors, quand elle offre quelques pas de claquette avant d'interpréter, en rappel, l'entraînant "Pas grandir", on se dit que Barbara Pravi a décidément tout d'une grande !

EP (Capitol Music France/Universal), disponible depuis le 15 juin 2018.

25 juin 2018

Olivier Maille: "Ce qui me guide, c'est l'envie !"

Olivier Maille (à droite)
(c) 2018, Air Wings Publishing-Cyrille Janssens
Il a remisé sa robe d'avocat, spécialisé dans le droit du travail, pour coiffer les casquettes d'auteur, metteur en scène et accessoirement comédien.
Du barreau aux planches, Olivier Maille a franchi le pas, avec succès, en signant des comédies drôles et pertinentes, à l'image de sa dernière création "Don Juan est une femme".
Un spectacle présenté à Paris au Théâtre du Gymnase puis aux Feux de la Rampe et qu'il jouera cet été au Festival off  d'Avignon aux côtés de Raphaelle Lenoble, Fanny Lucet, Hubert Myon et Mathieu Coniglio. Rencontre avec un passionné qui plaide aujourd'hui en faveur de l'humour au second degré...

Comment passe-t-on du métier d'avocat à celui d'auteur pour le théâtre ?
Je n'ai jamais cherché le succès et la célébrité. Ce qui me guide, c'est l'envie.
C'est vrai que tu as commencé à écrire des comédies, par pudeur ?
En fait, je ne voulais pas retomber dans les problématiques  auxquelles j'avais été confronté lorsque j'étais avocat. Il y a plusieurs formes d'humour mais, en ce qui me concerne, je suis incapable de faire du premier degré. J'ai toujours préféré les archétypes aux stéréotypes. Dans mes pièces, il n'y a pas de méchants, j'écris plutôt sur les loosers ! J'étais touché par Pierre Desproges parce qu'il avait trouvé un truc incroyable, c'est qu'on pouvait être incisif et bienveillant.
Quelle était ta motivation lorsque tu as imaginé la pièce "Don Juan est une femme" ?
J'aimais l'idée d'être un homme qui écrit "Don Juan est une femme" ! Je voulais aussi démontrer que tout cela est un faux débat et qu'il est difficile de défendre l'absence de point de vue. On en veut à l'autre parce qu'on est mal dans sa peau de femme et inversement. On ne cible pas le mal au bon endroit. Dans cette pièce, tous les personnages sont malheureux et ils expriment leur souffrance.
Sur internet, un spectateur affirme que ce spectacle est la preuve que le rire n'est pas l'ennemi de la subtilité. Cela t'inspire quoi ?
Je l'ai lu et ça me touche bien sûr, même si je n'ai pas de prétention. Je laisse au public la liberté de trouver ce que j'ai envie de raconter.
Tu as abordé des thèmes plus graves comme l'esclavagisme ?
Oui avec "Chats Noirs, Souris Blanches". Et je songe à un spectacle sur les sans-papiers. C'est compliqué, en tant qu'auteur, de savoir si tu veux faire réfléchir ou sourire. Nous sommes comme les anciens bouffons du roi, notre fonction est de divertir.

Tu auras combien de pièces au Festival off d'Avignon, cet été ?
L'an dernier, j'en avais 3 et cette fois, il y en aura 5: "Don Juan est une femme", "Chats Noirs, Souris Blanches", "Absolutely pas fabuleuses", "La vie rêvée des autres" et "Couple: les dix commandements". 
Tu seras également sur scène ?
Oui, je reprends le rôle de Benjamin dans "Don Juan est une femme". Ce n'est pas évident d'être à la fois auteur, metteur en scène et comédien. Je dis toujours que si je ne trouve pas de meilleur comédien, je joue. Donc, je joue rarement !

"Don Juan est une femme", du 6 au 29 juillet 2018, à 21h30, au Théâtre Alizé, 15, rue du 58ème Régiment d'Infanterie, 84000
Avignon. Tél.: 04.90.14.68.70. 
Et du 11 octobre au 29 décembre 2018, les jeudis, vendredis et samedis à 21h30, au Théâtre Clavel, 3, rue Clavel, 75019 Paris. Tél: 09.75.45.60.56.

19 juin 2018

Musée Sacem: l'histoire du patrimoine et de la création en un clic !

Exposition "Les femmes dans la création musicale"
(c) Musée Sacem
"Nous avons une longue histoire et une légitimité et, assez curieusement, nous n'avions pas de mémoire" confiait le compositeur Jean-Claude Petit (Président du Conseil d'Administration), il y a quelques jours, lors de la conférence de presse pour le lancement du Musée Sacem (Société des Auteurs, Compositeurs et Éditeurs de Musique).
Un musée en ligne, entièrement gratuit, donnant accès actuellement à plus de 3000 archives (1000 à 3000 documents supplémentaires seront numérisés, chaque année).
Plus besoin de baguette pour trouver la source d'une oeuvre ni de tamis pour extraire les pépites de notre patrimoine ! Il suffira désormais d'un clic sur http://musee.sacem.fr/
Un site, généreusement illustré de photographies et de documents rares, voire inédits, qui se présente en quatre parties: "Nos archives", "Nos expositions", "Nos chroniques", "A propos" et un parcours s'effectuant par lieu, par date (au moyen d'une frise chronologique) et par créateurs.
Couverture de partition
"J'ai deux amours"
(c) Editions Francis Salabert/Fonds Sacem
Au fil de vos déambulations dans ce musée virtuel, vous pourrez entrer dans les coulisses de la création, découvrir des partitions, des anecdotes, des courriers, des formulaires d'examen d'entrée, des textes de chanson, des poèmes, des podcasts et vidéos, des expositions sur les thèmes: "Mai 68, de la révolte à la légende", "Du vinyle à internet, mille et une façons d'écouter la musique", "Les femmes dans la création musicale"... 
Parmi les documents qui feront le bonheur des mélomanes et des curieux: un télégramme de Giuseppe Verdi à la Sacem, l'examen d'entrée de Georges Brassens, un courrier d'Edith Piaf demandant à repasser son examen, des lettres de Boris Vian, la partition de "Aux armes et caetera" de Serge Gainsbourg, la couverture de la partition "J'ai deux amours", chanson interprétée par Joséphine Baker, la feuille de timbres du film "Les tontons flingueurs"...
Courrier d'Edith Piaf demandant
à repasser son examen
(c) Fonds Sacem
La liste est évidemment très longue puisque la Sacem, fondée en 1851, compte aujourd'hui 164 840 membres ( dont 20 012 créateurs étrangers issus de 166 nationalités) et représente plus de 121 millions d'oeuvres du répertoire mondial. Des oeuvres regroupant toutes les formes musicales jazz, chanson française, musiques de films et contemporaines, hip-hop, rap, world... mais aussi des répertoires destinés au jeune public, du doublage-sous titrage, de la poésie et de l'humour.
Une véritable histoire de la création qui devrait s'enrichir de nouveaux chapitres comme des contenus multimédias pour accompagner les internautes dans une visite plus immersive, un moteur de recherche, une interaction avec les utilisateurs, l'intégration de salles en réalité virtuelle, des animations sous forme de "carte blanche à..." ou encore la création d'un "coin des passionnés".



15 juin 2018

Fête de la Musique 2018

Le graphisme et les couleurs de l'affiche de cette nouvelle édition, ne feront pas forcément l'unanimité... mais rien ne saurait gâcher la fête créée, il y a 37 ans, par Jack Lang.
Deux nouveautés cette année: une "Fête de la Musique à l'école" destinée à mettre en valeur les projets musicaux et encourager la participation des établissements scolaires et six concerts en régions organisés par le Ministère de la Culture qui affiche ainsi sa volonté de "décentraliser" cette journée du 21 juin. Des concerts qui remplacent le traditionnel rendez-vous dans les jardins du Palais-Royal de Paris et se dérouleront dans six villes représentatives de la diversité du territoire, avec la participation de centres musicaux ruraux, de groupes locaux, des "Concerts de Poche" et d'artistes consacrés.
A l'affiche: le duo Amadou & Mariam à Château-Arnoux-Saint-Auban (Alpes-de-Haute-Provence), Dani Terreur à Château-Thierry (Aisne), Palatine et Dominique A à Verdun (Meuse), VSO avec le youtubeur Maxenss et Jeanne Added à Marsillargues (Hérault), Metro Verlaine et Sanseverino à Pacy-sur-Eure (Eure), le guitariste et songwriter Omara "Bombino" et l'Orcheste National de Barbès à Pierrefitte-sur-Seine (Seine-Saint-Denis).
Autres temps forts: la soirée FIP (depuis le Rocher de Palmer) avec Touré Kunda, l'ouverture du Musée des Beaux-Arts de Bordeaux pour des visites musicales proposées par le Conservatoire, Ricard Live Music qui investit pour la première fois le Parc de la Villette avec un grand concert gratuit réunissant Clément Bazin, DBFC et MNNQNS ou encore la soirée France Inter à l'Olympia avec Eddy de Pretto, Camille, Ben Harper, Angèle, Jain...
Et bien sûr toutes les initiatives à découvrir, au hasard de vos déambulations sur le bitume de Paname, en province et même à l'étranger puisque des villes comme Vancouver, New York, Berlin, Tokyo, Conakry, Kuala Lumpur...se sont mises au diapason de cette Fête de la Musique.

Infos sur le site http://www.fetedelamusique.fr/

14 juin 2018

"Ava, sa vie, son oeuvre": un solo insolite et irrésistible

(c) Pierre-Etienne Vilbert
On l'appelle la dame en verte puisqu'elle arrive en longue robe de cette couleur et des éclairages ad hoc. Une évidence... et c'est d'ailleurs la seule de ce spectacle présenté par la Compagnie Accès-Soir et incarné par Arianne Bernard, alias Ava.
Car tout ici défie les codes. Séductrice, tendance années 50, elle affiche un humour décapant qui n'est pas forcément l'apanage des femmes fatales. "Calmez-vous, ce n'est qu'un corps, ce que je fais avec, c'est pire !" prévient-elle. De fait, durant une heure, elle impose à sa séduisante plastique des exercices aussi impressionnants que périlleux: élévation dans les airs, suspendue à un lustre, roulade lascive sur des morceaux de verre, ingestion de lames de rasoir... le tout commenté avec une voix d'aéroport, version sexy.
(c) Pierre-Yves Vilbert
 Entre deux numéros qui relèvent autant des arts du cirque que de pratiques sado-maso, elle joue aussi du yukulélé en mimant un orgasme, fait du trapèze et de l'équilibre, concocte une fougasse, rêve d'un rôle-titre au cinéma, se livre à une séance d'effeuillage, converse avec une marionnette déguisée en cow-boy et prénommée Kevin...
Outre la mise en scène inventive d'Alexandre Pavlata, ce solo est également mis en valeur par un habile jeu de rideaux qui s'adapte parfaitement aux différents tableaux.
Après un faux entracte où Ava invite les spectateurs à danser et à s'embrasser (ce qu'ils font sans trop se faire tirer l'oreille), elle revient en tractant une caravane à la seule force de ses mâchoires.
Quant à son personnage de femme fatale, elle confesse qu'elle le troquerait bien contre une aire de camping et des coups de soleil ! En attendant, la dame en verte a sacrément chauffé la salle... ou plutôt la piste.

Jusqu'au 16 juin 2018, à 21h et le dimanche 17 juin 2018 à 17h (spectacle à partir de 12 ans), au Cirque Électrique, Place du Maquis du Vercors, 75020 Paris. 
Infos sur le site http://cirque-electrique.fr/ Prix: 16 € et tarif réduit à 12 €.
Réservations au 09.54.54.47.24 et mailto:reservation@cirque-electrique.com

12 juin 2018

Un album inédit de John Coltrane

"C'est comme si on découvrait une nouvelle chambre dans la Pyramide de Khéops" affirme Sonny Rollins à propos de cet album "perdu".
Le mercredi 6 mars 1963, John Coltrane entrait aux Studios Van Gelder avec son "Classic Quartet": McCoy Tyner, Jimmy Garrison et Elvin Jones pour enregistrer des compositions originales. Le soir même, il emporte la bande chez lui, dans le Queens, pour la faire écouter à son épouse Naima...
Et elle sommeillera ainsi durant 54 ans. Jusqu'au jour où Impulse! Records contacte la famille du musicien pour envisager la parution d'un album, à partir de la bande de référence, précieusement conservée dans les Studios de Rudy Van Gelder.
Le 29 juin prochain "Both Directions at Once: The Lost Album" sera donc officiellement dans les bacs et en pré-commande dès maintenant sur
https://Verve.Ink.to/BothDirectionsAtOnce
Parmi les pépites à découvrir : deux inédits: "Untiled Original 11383" et "Untitled Original 11386", interprétés ici au saxophone soprano, la seule version studio de "One Up, One Down", "Impressions", un morceau souvent enregistré par Coltrane mais joué ici en trio, sans piano, le premier enregistrement de "Nature Boy", un titre dont il donnera une seconde version dans une séance de 1965 ou encore "Vilia", une composition tirée de l'opérette "La Veuve Joyeuse".
Logiquement présenté comme le Graal du jazz, cet opus sera disponible en édition Standard (7 titres) et en édition De Luxe (14 titres).

8 juin 2018

Rio Loco : une invitation à danser sur les rumbas du monde

Chaque année, quelques jours avant le début officiel de l'été, la ville de Toulouse embarque le public à la découverte de musiques, de danses, et de chants venus des quatre coins de la planète. Pour cette nouvelle édition du festival "Rio Loco", cap sur les rumbas du monde.
Première étape, le 14 juin (Scène Village), avec Bakolo Music International, le plus ancien groupe de rumba congolaise. Cette formation légendaire donnera ainsi le départ d'un voyage de quatre jours, du Congo à Cuba en passant par la Catalogne.
Au fil des nombreuses escales, il ne faut pas rater le jamaïcain Johnny Osbourne dont le titre "Ready or not" fut notamment repris par les Fugees. A ses côtés: le bassiste Lloyd Parks et son We The People Band.
Johnny Osbourne
(c) Elise Becker
Autres temps forts: le guitariste et chanteur guinéen Moh ! Kouyaté, le jeune Baloji dont le répertoire métisse rumba et hip hop, l'éthio-jazz d'Arat Kilo avec la diva malienne Mamani Keita et le rappeur de Boston Mike Ladd, le pianiste Bachar Mar-Khalifé, le guitariste et arrangeur Ebo Taylor, considéré comme l'un des pères de l'afrobeat, le blues créole du trio Delgrès, l'Afro Cuban All Stars, la songwriter canadienne (d'origine haïtienne) Mélissa Laveaux, Keny Arkana et son rap contestataire, la grande voix malienne Oumou Sangaré...
Oumou Sangaré
(c) Benoit Peverelli
Un programme aussi riche qu'éclectique auquel il convient d'ajouter des spectacles jeune public (Scène Garonne) avec notamment des installations sonores interactives ("Cyclophones"), une aire de jeu baptisée "Sonarium", des arts visuels, une exposition des oeuvres du peintre-plasticien gitan Gabi Jimenez, les fameux guerriers Bantus de Kouka Ntadi, une borne photo "Clic O'Matic", un salon de thé éthique, des projections...

Du 14 au 17 juin 2018, Prairie des Filtres,  à Toulouse (31000). 
Entrée 1 jour à 10 € et tarif réduit à 7 €. Pass 4 jours à 30 € et 25 € (tarif réduit). En prévente (Digitick, Fnac, Box Office et Ticketnet): 7,50 € (+ 1 € de frais de loc.) et pass à 25 € (+ 1 € de frais de loc.).
Infos complémentaires sur le site http://www.rio-loco.org/

7 juin 2018

Les Funambules à l'Alhambra

Formés autour de Stéphane Corbin, Les Funambules écument les scènes depuis 5 ans pour s'élever, en chansons, contre l'homophobie. Des messages de tolérance dont la sincérité et la portée ont touché non seulement le public, toutes générations confondues, mais aussi de nombreux artistes.
Le collectif accueillera ainsi en première partie:  le trio suédois Blond and Blond ans Blond (le 11 juin), la comédienne et humoriste Shirley Souagnon (le 12 juin), Anne Roumanoff (le 13 juin), Michel Jonasz (le 14 juin), Oldelaf (le 15 juin) et enfin Sheila le 16 juin.
"Je suis pour l'inclusion et non pas l'exclusion" rappelle volontiers Stéphane (voir interview sur ce blog, le 5 janvier dernier).
Sur scène, pas moins de 60 chanteurs et comédiens, avec une distribution différente chaque soir (la troupe compte 400 personnes) apporteront des témoignages tour à tour drôles, tendres et bouleversants.
Fidèles à leur engagement, Les Funambules reverseront tous les bénéfices des concerts à l'Association "SOS Homophobie".

Du 11 au 16 juin 2018 à 20h et le 17 juin 2018 à 17h, à l'Alhambra, 21, rue Yves Toudic, 75010 Paris. Tél.: 01.40.20.40.25. Places: 25 et 28 €, carré or à 35 €. http://www.alhambra-paris.com/

Simple Minds à la Fnac Saint-Lazare

Chef de file de la vague new wave avec des albums comme "Life in A Day" ou "Empires and Dance", le groupe de Glasgow, formé à la fin des années soixante-dix, est composé aujourd'hui de Jim Kerr et Charlie Burchill.
Le duo sera de passage à la Fnac Saint-Lazare, le mardi 12 juin, à 18 heures.
A cette occasion, Simple Minds présentera son dernier opus "Walk Between Words" (sorti le 2 février dernier) et rencontrera ses fans pour une séance exceptionnelle de dédicaces.
Évènement gratuit et ouvert au public, dans la limite des places disponibles.

Passage du Havre
Forum des Rencontres
109, rue Saint-Lazare
75009 Paris

4 juin 2018

29èmes Nuits de la Guitare de Patrimonio

Les touristes connaissent bien ce village de Haute-Corse, la baie de Saint-Florent, la statue-menhir U Nativu, l'église baroque de San Martinu...Entre deux visites, ils savent aussi se poser, le temps de goûter des vins qui comptent parmi les meilleurs crus de l'Île de Beauté...
Mais les plus avertis n'oublient jamais de réserver leurs billets en juillet pour assister aux fameuses "Nuits de la Guitare de Patrimonio".
Des nuits qui résonnent au son du jazz manouche, de la soul, du rock, du blues, de la chanson française, de la musique brésilienne...
Pour cette 29ème édition le Théâtre de Verdure accueillera le guitariste, compositeur et chanteur Richie Kotzen, les jeunes prodiges Antoine Boyer & Samuelito, Julien Doré, seul sur scène pour son spectacle intimiste "Vous & Moi", une "Nuit des Tziganes" avec Dorado & Amati Schmitt Quartet, Angelo Debarre & Marius Apostol, une "Nuit du Brésil" réunissant le Trio Aquarella, Joao Bosco Grupo & Hamilton de Holanda, Biréli Lagrène et son Electric Quartet pour un concert en hommage au bassiste de jazz-rock Jaco Pastorius, le groupe écossais Texas dont le "Paris-Heaven Tour" fera ici une escale corse, la chanteuse Imany... Et en concert de clôture, deux figures incontournables du répertoire français: Julien Clerc et Véronique Sanson.
Sans oublier Johnny Gallagher, accompagné de son Boxtie Band qui, en 2014, avait déjà conquis le public en lui offrant un titre intitulé "Patrimonio". 
La preuve qu'on y revient toujours...

Du 20 au 27 juilet 2018, à Patrimonio (près de Bastia). 
Places: de 30 à 50 € suivant les soirées. Abonnements et tarifs réduits disponibles. 
Renseignements au 04.95.37.12.15 et sur le site http://www.festival-guitare-patrimonio.com/ 

3 juin 2018

Concerts gratuits dans les kiosques parisiens

La Confédération Musicale de France (CMF), en partenariat avec l'Association "Orchestre A l'École" (avec le soutien de la Sacem et de la Mairie de Paris) lancent le 9 juin prochain, de 11h à 18h, la première édition de "Kiosques en musique".
Des formations de musiciens amateurs (de 2 à 60 exécutants) vont ainsi investir une dizaine de jardins de la capitale pour des concerts gratuits de chansons françaises, musiques actuelles, fanfares, jazz, un tribute à Barry White...
Les festivités débuteront au Square Trousseau (dans le 11e) et se poursuivront dans les 10e, 14e, 15e, 17e et 20e arrondissements avant une dernière halte (de 17 à 18h) au Square Montsouris (dans le 14e).
Un rendez-vous musical et ludique qui renoue avec la vocation de ces lieux emblématiques de notre patrimoine populaire.

Toutes les informations sur  http://www.facebook.com/kiosqueenmusiqueparis

31 mai 2018

"Musicora" à la Grande Halle de la Villette

C'est le rendez-vous que les professionnels et amateurs ne rateraient pour rien au monde !
Dès demain, Musicora, le seul salon grand public, dédié à la pratique instrumentale, ouvrira ses portes à la Grande Halle de la Villette.
Au menu: 220 exposants, près de 200 activités gratuites autour de la musique et des instruments, 40 concerts, 80 ateliers d'éveil musical, des conférences, des rencontres, des émissions de France Musique en direct et en public...
L'accordéoniste, bandonéoniste et compositeur Richard Galliano, qui a accepté d'être le parrain de cette 29ème édition, sera présent sur le site durant le week-end. Il dédicacera notamment sa méthode d'apprentissage de l'accordéon (sur le stand des Éditions Lemoine).
A noter que cette année, parmi la multitude d'instruments présentés, c'est la guitare qui sera en vedette ! Un concert exceptionnel réunissant quelques-uns de ses plus solides représentants sera proposé, le samedi 2 juin, à 17h30, avec Jean-Félix Lalanne, Jean-Marie Ecay, Eric Gombart, Michel Haumont, Sylvestre Planchais et Samuel Rouesnel ("Samuelito").
Autre concert à ne pas rater: le récital d'accordéon autour de Debussy, Granados, Piazzolla et Galliano, le dimanche 3 juin, à 15h30, à l'Auditorium Boris Vian.
Entre deux concerts et visites d'ateliers, vous pourrez également assister à des conférences sur le marché des instruments de musique en France, le métier de luthier en guitare, la place du numérique dans les conservatoires et écoles de musique, les nouveaux outils, l'enseignement aux personnes en situation de handicap...
Un salon ouvert à toutes les générations puisqu'un village des enfants, dès l'âge de 3 ans, permettra aux futurs Mozart, de s'initier à la pratique instrumentale.

Les 1er, 2 et 3 juin 2018, à la Grande Halle de la Villette, 211, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris.
 Prix d'entrée: 12 € sur place, 10 € en prévente et tarif réduit à 6 € donnant accès à l'ensemble de la zone d'exposition ainsi qu'aux concerts, conférences, ateliers... 
Entrée gratuite pour les enfants de - de 12 ans, les professeurs de musique et les personnes sans emploi (sur justificatif). 
Infos complémentaires sur http://www.musicora.com/