30 sept. 2018

Pierre-Yves Duchesne: "Plus jeune, je rêvais d'un lieu comme AICOM"

Pierre-Yves Duchesne
En 2004, il avait créé avec quelques amis et artistes l'Académie Internationale de Comédie Musicale (AICOM), la première école en France permettant à des jeunes de se former, dans un même lieu,  au chant, à la danse et au théâtre.
Des élèves (Les Aicomiens) dont certains intégreront des productions à succès comme "Le Roi Lion", "Cabaret", "Grease", "Un Violon sur le toit", "Résiste", "Mamma Mia !"... La renommée des cours dispensés est telle que Pierre-Yves Duchesne doit songer à déménager. C'est maintenant chose faite puisque le Campus AICOM (d'une superficie de 1500 m2) vient d'ouvrir ses portes à Créteil, dans le quartier où a été donné le coup d'envoi officiel du Grand Paris.
Rencontre avec un homme passionné...et pressé puisque, entre deux répétitions d"Il était une fois... Broadway" ( bientôt à l'affiche du Palais des Congrès), Pierre-Yves Duchesne s'envole pour l'Australie où il met en scène la version anglophone de "Madiba".

Le terme académie, c'est une référence à vos origines belges ?
Tout-à-fait. Cela n'a rien de pompeux; Chez moi, en Belgique, c'est ainsi qu'on désigne l'espace où on apprend les bases de la musique.
Lors de la présentation, vous avez dit que, lorsque vous étiez plus jeune, vous auriez rêvé d'un lieu comme AICOM ?
A l'époque, tout était plus compliqué. Les disciplines comme la danse, le théâtre et le chant étaient enseignées séparément, dans des endroits différents. Et, hormis, le temps passé à courir de l'un à l'autre, cela coûtait évidemment plus cher. J'ai vite réalisé que le bon réflexe était de se polyformer avant l'heure.
Pourquoi à Paris ?
J'avais commencé à faire quelques trucs en Belgique et je rêvais de conquérir la capitale !
Vous avez débuté dans l'opérette, non ?
J'ai toujours considéré que lorsque je chantais dans la "Veuve Joyeuse" ou "La Vie Parisienne", c'était déjà de la comédie musicale !
Vous avez aussi été le premier artiste francophone à obtenir le rôle-titre du "Fantôme de l'Opéra" ?
Oui, c'était à Hambourg. J'ai aussi chanté dans "Les Misérables"à Mogador et à l'Opéra de Bonn, dans "Titanic" (Opéra de Liège et Avignon), "Cats" (à Mogador)... J'aime l'idée de transmettre ce que j'ai appris.  Quand je pense que je vais être prochainement sur scène avec mes poulains, je suis très fier !
Pouvez-vous nous parler de ces deux spectacles dont vous assurerez la direction artistique ?
Il s'agit de "Il était une fois...Broadway" qui reprend des classiques de la comédie musicale (Les Misérables, Grease, West Side Story, Cabaret,  Le Fantôme de l'Opéra...), avec 100 choristes, 60 musiciens et des invités comme Liane Foly et Hélène Ségara. Et aussi "Clémenceau, le musical".
Trois représentations seulement, ce n'est pas un peu frustrant ?
Pas du tout. Quand j'ai "accouché" d'un spectacle, que ce soit pour 2 ou 100 représentations, je ressens toujours le même plaisir.
Ce ne sont pas vos seuls projets ?
En effet. Je pars à l'autre bout du monde pour la mise en scène de "Madiba" qui sera en tournée en Australie pour 150 dates. D'autres sont prévues en Afrique du Sud, à Londres... Outre des partenariats d'AICOM avec l'Allemagne, l'Italie et le Canada, nous allons ouvrir une antenne au Québec avec le soutien de Lara Fabian. Et enfin, je sors d'un tournage de 10 jours pour une émission de télévision qui passera sur une chaîne nationale. Mais je ne peux pas encore vous confier son nom...

Campus AICOM, 10, rue Albert Einstein, 94000 Créteil. Tél.:01.45.23.52.69. site: http://www.aicomparis.com/
- "Il était une fois... Broadway", le 6 octobre à 16h et 20h30 et le 7 octobre 2018, à 16h, au Palais des Congrès, 2, Place de la Porte Maillot, 75017 Paris. Places: de 39 à 115 €. Réservation au 08.92.05.00.50.  et sur http://www.viparis.com/
Pour cause de succès, une date supplémentaire est d'ores et déjà prévue le 25 janvier 2019 !
- "Clémenceau", le 10 novembre à 16h et 20h30 et le 11 novembre 2018 à 15h. Places: de 39 à 78 €.

25 sept. 2018

Nancy Jazz Pulsations: 45ème édition

Si l'arrivée de l'automne vous donne du vague à l'âme, voilà un rendez-vous qui devrait vous faire oublier "Les feuilles mortes... et le soleil plus brûlant qu'aujourd'hui..." !
Chaque année et depuis 45 ans déjà, le Festival "Nancy Jazz Pulsations" accueille en effet quelques uns des meilleurs représentants (toutes générations confondues) de la scène jazz, groove, funk, chansons françaises, rock...
C'est Stacey Kent, la plus francophile des vocalistes américaines qui, en compagnie de l'Orchestre Symphonique Confluences, donnera le 10 octobre prochain, le coup d'envoi de cette nouvelle édition. Durant 11 jours, dans divers lieux à Nancy (Théâtre de la Manufacture, chapiteau, Magic Mirrors, Salle Poirel, Le Hublot, la Basilique Saint-Epvre...) le public pourra applaudir des artistes comme Eddy de Pretto, Pauline Croze, Toure Kunda, Maceo Parker, Kimberose, Bill Deraime, Les Négresses Vertes, Avishai Cohen, Rhoda Scott, Malka Family, Chucho Valdés, Charlie Winston, Clara Luciani, Jeanne Added, ...
A noter, deux annulations: celle de Jimmy Cliff , suite à une chute, et celle de Raphael Saadiq (le 20 octobre) qui a du renoncer à assurer sa tournée européenne (mais promet de venir l'an prochain !). Ce dernier sera remplacé par le collectif berlinois de Jazzanova et le trio américain Tortured Soul.

Du 10 au 20 octobre 2018. 
Infos sur le site https://nancyjazzpulsations.com/

Ciné-concert au Grand Rex: E.T. en version symphonique

L'idée est à la mesure du plus populaire des extraterrestres !
Le 24 octobre prochain (à 20h30), la projection du film-culte de Steven Spielberg (en version originale sous-titrée en français), sera accompagnée par un orchestre symphonique. Pas moins de 75 musiciens interpréteront, sur scène, la musique du compositeur John Williams.
Une première en France !
Au Grand Rex, 1 bd Poissonnière, 75002. Tarif à partir de 39,50 € (placement numéroté).
Billetterie sur http://www.u-play.fr/et-cineconcert

24 sept. 2018

Do Montebello: "J'ai besoin d'avancer pour comprendre".


(c) Jean-François Mousseau
Dans son album précédent "Adamah", elle célébrait les femmes, les hommes, la terre, les arbres, les océans... Avec "Birdy Heart", Do Montebello nous offre un nouvel opus, à la fois plus intime et universel. Quatorze titres, enregistrés entre Natal, Rio de Janeiro et Belo Horizonte, portés par le timbre vibrant d'une artiste qui touche au plus près du coeur et de l'âme.
Rencontre avec cette attachante nomade, quelques jours avant son concert parisien le 10 octobre prochain, à l'Alhambra.

Au sujet de Birdy Heart, tu as confié que tu avais voulu laisser de l'espace au silence ?
L'idée était en effet de garder de l'espace pour la respiration musicale. Quand on pense à l'âme et à la manière de la définir, il faut que la musique soit en accord. Les musiciens qui m'accompagnent (Sergio Farias, Roberto Taufic, Airton Guimarães, Jacques Morelenbaum, Marc Berthoumieux, Toninho Horta) ont entendu ce que je souhaitais. Peut-être que dans cet album, j'ai appris moi-même à respirer. Et pour tous les albums à venir !
D'où le parti-pris acoustique ?
Je voulais qu'il y ait une véritable immersion dans la quintessence des notes. C'est aussi la raison pour laquelle j'ai tenu à enregistrer "Dire amour" qui résonne comme une incantation, une prière. Mon souhait était que, à travers ce disque, les gens soient capables de se relier.
Une partie du décor (6mx3m) en fond de scène à l'Alhambra
Le choix de reprendre "Peace" d'Horace Silver était donc une évidence ?
J'avoue que j'ai hésité mais cette chanson porte en elle un message essentiel. Aujourd'hui, la guerre est partout. Il est important d'essayer d'aller chercher ce qui empêche les gens d'être en paix. Comment l'amour est capable de livrer un  combat contre l'impatience et la résignation. Quand j'écoute un disque, j'ai besoin de sentir que quelque chose est écrit. Un peu comme une patte musicale.
Comment définirais-tu la patte musicale de Birdy Heart ?
J'avais soif de poésies chantées. Je me moque pas mal que ce soit du jazz, de la variété, de la world... C'est une liberté que je me suis accordée. C'est un disque calme mais dans lequel on ne se repose pas. Parce qu'il bouge et qu'il pulse. Je pense que si la chanson "Birdy Heart" était diffusée dix fois par jour à la radio, elle pourrait toucher tous ceux qui l'écouteraient.
Le choix de chanter en anglais, en français et en brésilien relève aussi de cette volonté de t'adresser à un public plus large ?
Je regrette de ne pas parler toutes les langues du monde ! Parce que la langue est le plus beau des voyages. C'est la première musique de la vie. Moi, j'ai besoin d'avancer pour comprendre. De nos jours, les gens ont parfois l'impression de perdre quelque chose en accueillant ceux qui viennent d'ailleurs. Alors qu'accueillir, c'est une porte grande ouverte sur davantage de possibilités émotionnelles et artistiques.
Peux-tu nous parler de la pochette qui semble chargée de symboles, non ?
C'est vrai. Il y a un clin d'oeil au Petit Prince de Saint-Exupéry. Ici le renard ne saute pas sur l'oiseau. On peut imaginer qu'il tente de l'apprivoiser. Quant au personnage, il incline la tête parce que parfois, il faut baisser la nuque pour se mettre au niveau de la vie et de ce qu'elle veut nous montrer.
Tes textes sont empreints d'humanisme mais tu te défends de donner des leçons ?
J'ai la sensation d'être dans le questionnement. Et quand on s'interroge, on ne peut pas affirmer. Mon voeu est juste d'apporter un peu d'éclairage. J'aime ce sentiment de tisser des liens, de construire des ponts. C'est ce qui me plaît dans la musique.

Le 10 octobre, à  20h30, à l'Alhambra, 
21, rue Yves Toudic, 75010 Paris. Tél.: 01.40.20.40.25. 
Prix: 27 et 38 € (carré or à 45 €). 
http://www.alhambra-paris.com/
Album "Birdy Heart" (Frémeaux & Associés), disponible depuis le 14 septembre 2018.







3 sept. 2018

Rencontre avec Gaëtan Roussel

A l'occasion de la sortie de son troisième album solo "Trafic" (disponible le 14 septembre prochain), le chanteur et guitariste de Louise Attaque sera présent le 28 septembre, à 18 heures, à la Fnac Saint-Lazare pour un showcase et une séance de dédicaces (événement gratuit et ouvert au public, dans la limite des places disponibles).
Un opus teinté de pop anglo-saxonne,  enregistré entre Paris et Los Angeles avec la complicité d'auteurs, compositeur et producteurs rencontrés Outre-Atlantique. Dès le mois de novembre, Gaëtan Roussel entamera une tournée, avec une escale à Paris, salle Pleyel, le 13 décembre 2018.

Passage du Havre
109, rue Saint-Lazare
75009 Paris.

Estival de Saint-Germain-en-Laye: le rendez-vous de la rentrée

Les vacances sont terminées et votre bonne humeur, votre teint hâlé, ont perdu de leur intensité ? Voilà un rendez-vous qui devrait vous faire retrouver le sourire... et le chemin de l'ouest parisien.
Depuis 1988, l'Estival de Saint-Germain-en-Laye s'inscrit en effet en queue de peloton de la saison des festivals, mais en tête des rendez-vous à ne pas manquer.
Une 31ème édition, placée, comme les précédentes, sous le signe de la découverte et des artistes dans l'air du temps. Durant deux semaines, elle accueillera ainsi Nolwenn Leroy qui offrira la primeur des chansons de son nouvel album "Gemme", Christophe, Catherine Lara, Laurent Voulzy, Bénabar, Noa, Barcella, Féloche, Beauty and The Beast, Loïc Lantoine, Aliose, Latché Swing, Manu Galure...mais aussi Arcadian et Seconde Nation qui se produiront pour la première fois sur la scène du festival.
Éclectique et généreuse, la manifestation soutient chaque année une association. Cette fois, il s'agit de "Autour des Williams", qui oeuvre pour les personnes atteintes du syndrome de Williams-Beuren, une maladie génétique rare.
Une belle affiche, une bonne action et des tarifs attractifs...  il n'en faut pas davantage pour entourer les dates du 21 septembre au 6 octobre sur votre agenda.

Infos sue le site http://www.lestival.fr/