30 oct. 2018

"Origines" par la Compagnie Alexis Gruss: 250 ans d'histoire !

Astley-Stephan Gruss
Pour sa 44ème création intitulée "Origines",  la Compagnie Alexis Gruss nous invite à partager un épique voyage dans le temps !
Nous sommes en 1765... Alors qu'il quitte l'armée, Philip Astley, cavalier émérite, reçoit en cadeau un cheval prénommé Gibraltar. Trois ans plus tard, ce dernier deviendra la vedette d'un show que l'ancien soldat présente à Londres.
Chez nous, c'est l'italien Antonio Franconi, considéré comme le père spirituel du cirque français qui développera l'idée de spectacles présentant principalement des numéros équestres. Tandis qu'Outre-Manche Andrew Ducrow créait le fameux numéro de La Poste qui devait devenir un classique des arts de la piste...
250 d'histoire racontés en 5 actes et 29 scènes, c'est le défi lancé ici par la quinzaine d'artistes évoluant sous le chapiteau. Et c'est loin d'être le seul ! Car, une fois de plus, dans ce spectacle mis en scène par Stephan Gruss, les numéros rivalisent de virtuosité et de créativité.
Le tout rythmé par la grâce et la beauté des quarante chevaux. Des animaux dont on dit qu'ils sont les meilleurs amis de l'homme. Et, à coup sûr, ceux de la Compagnie Alexis Gruss...

Romuald Gruss
Après une première partie consacrée aux "Origines", avec des cavaliers et des écuyères en costumes d'époque, des saltimbanques, des dresseurs d'animaux, des jongleurs, un orchestre live de dix musiciens, une chanteuse et narratrice...place au cirque contemporain en seconde partie.
Nous sommes de retour en 2018 et les jeans, baskets et justaucorps ont remplacé les uniformes et les robes longues. Des tenues sans doute plus appropriées pour effectuer voltiges et autres acrobaties !
Et, puisqu'il faut bien faire un choix... on retiendra des tableaux comme celui de La Poste qui bat largement le record détenu par Andrew Ducrow,  celui du fildefériste évoluant sur deux niveaux, les sauts au-dessus de 6 chevaux alignés, les superbes ballets équestres...
Svetlana et Firmin Gruss
Et enfin celui qui met en scène la gracieuse Svetlana et son audacieux partenaire Firmin. Un numéro qui conjugue à lui tout seul la prouesse, la poésie, la tendresse et la complicité. Comme une rayonnante parade amoureuse...
Au final, on ne peut que s'incliner à notre tour devant le savoir-faire de la troupe qui revient, à cheval, saluer le public.

Jusqu'au 10 mars 2019, Porte de Passy, Carrefour des Cascades, 75016 Paris (navette gratuite à la sortie du métro Porte d'Auteuil). Prix: de 22 à 81 €. 
Renseignements et réservations au 01.45.01.71.26 et sur le site http://www.alexis-gruss.com/
Tournée des Zénith dès le printemps 2019: les 23 et 24 mars à Toulouse, les 30 et 31 mars à Lyon (Halle Tony Garnier), les 6 et 7 avril à Bordeaux (Metropole Arena), les 13 et 14 avril à Toulon, les 27 et 28 avril à Strasbourg, les 4 et 5 mai à Lille, les 11 et 12 mai à Caen, les 18 et 19 mai à Nantes, les 25 et 26 mai à Dijon...

29 oct. 2018

Mary Poppins en ciné-concert, avec l'Orchestre Philharmonique de Strasbourg

Vous cherchez une idée de sortie pour vos bambins ? Pourquoi pas une virée dans la campagne anglaise avec Mary Poppins ?
Le célèbre film de Robert Stevenson est en effet programmé à la Philharmonie de Paris, pour la première fois, en version ciné-concert.
Dirigé par Franck Strobel, l'Orchestre Philharmonique de Strasbourg interprétera les thèmes musicaux de Richard M. Shermann & Robert B. Sherman dont le célèbre "Chem Cheminée" mais aussi la danse des pingouins, celle des ramoneurs...
Les parents retrouveront avec plaisir la délicieuse Julie Andrews et le facétieux Dick Van Dyke dans ce classique des films Disney, qui n'a pas pris une ride.
Quant aux plus jeunes, on prend le pari qu'ils trouveront l'idée "Supercalifragilisticexpialidocious "!

Le samedi 3 novembre 2010 à 14h30 et 20h30 et le dimanche 4 novembre 2018 à 16h30,
à la Philharmonie de Paris, grande salle Pierre Boulez, 221, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris.
Tarifs: de 30 à 60 €. Tél.: 01.44.84.44.84. http://www.philharmoniedeparis.fr/

26 oct. 2018

Foé: un artiste en phase avec son époque

(c) Louis Canadas
Depuis la sortie de son premier album "Îl", au printemps dernier, Foé ne cesse d'alimenter les pronostics des médias.
Son flow qui le situe entre Stromae et Gaël Faye, son timbre étonnamment grave, capable de s'épanouir dans des envolées vocales quasiment lyriques sont déjà impressionnants. Ajoutez à cela une densité et une maturité dans l'écriture et la composition assez inattendues chez un garçon de tout juste 21 ans... et il n'en faut pas davantage pour ouvrir les paris sur son avenir artistique. Et, histoire de nourrir encore un peu le personnage, son nom de scène lui aurait été inspiré par Daniel Defoe, l'auteur britannique de "Robinson Crusoé".
Quant à son répertoire, bien malin celui qui aurait l'idée saugrenue de le faire entrer dans une case !
Pop, chanson, hip hop, électro ? Foé picore dans les multiples inspirations qui passent à sa portée. "Je m'arrive pas à m'inscrire dans un style. Je pense que c'est ça qui fait que différentes personnes arrivent à aimer mes chansons. Cette caractéristique peut faire ma différence aujourd'hui" expliquait-il récemment dans une interview.
Pour sa première date parisienne, le 17 octobre dernier, au Café de la Danse, le public a eu une sacrée surprise en découvrant Vianney, venu seul avec sa guitare pour interpréter quelques titres, en début de soirée ! "Je suis honoré d'assurer sa première partie" a confié l'auteur de "Je m'en vais".
Dans un décor stylisé, sensé représenter la chambre dans laquelle il a concocté les chansons de l'album, Foé évolue sur scène avec l'énergie de sa jeunesse. Entre rythmiques digitales et mélodies sophistiquées jouées sur son drôle de piano (rapporté de Toulouse), il passe des accents protecteurs de "Bouquet de fleurs", une chanson écrite pour sa petite soeur, au touchant "Mommy", au lyrisme envoûtant, entre rap et mélopées orientales, de "Nuria", aux interrogations de "Alors Lise", l'histoire d'un garçon qui s'est fait larguer pour une fille...
En rappel, il offre également une relecture inspirée du "Coup de soleil" de Richard Cocciante. De quoi faire encore grimper la température dans la salle... qui était pourtant à son maximum !
A l'instar de Tim Dup ou Eddy de Pretto, Foé semble rallumer, auprès des jeunes, une certaine flamme pour la chanson française.

En concert le 17 novembre 2018 au Cargo de Nuit à Arles, le 27 novembre à Cebazat (Le
Sémaphore), le 1er décembre au Charabia Festival de Reims, le 6 décembre au Trianon Transatlantique de Rouen, le 7 décembre au Café de La Marine de Sotteville-Lès-Rouen... 

"On l'appelait Roda", un film de Charlotte Silvera

Dès les premières images, on entre de plain-pied dans l'univers d'Etienne Roda-Gil. Sa belle crinière blanche auréolée de fumée (la cigarette n'est jamais loin) penchée sur une machine à écrire, il tape avec deux doigts ce qui deviendra sans doute un succès.  "J'ai écrit 747 chansons. Elles sont toutes enregistrées. Il n'y a pas de fond de tiroir" confie celui qui se définissait lui-même comme "un poète industriel".
Un poète qui a prêté sa plume à  Julien Clerc, Juliette Gréco, Barbara, Johnny Hallyday, Françoise Hardy, Christophe, Claude François, Vanessa Paradis,  Louis Bertignac,  Alain Chamfort, Pascal Obispo, Mort Schuman, Roger Waters...
Un parcours artistique semé de tubes populaires et de belles rencontres, que Charlotte Silvera nous invite à suivre, de la rue Cassendi à La Closerie des Lilas "sa maison secondaire" !
Entre deux déclarations parfois péremptoires mais chargées
d' humanisme, ce fils d'un anarchiste catalan, laisse parfois échapper des blessures aussi profondes que les eaux du Lac Majeur...
Outre la richesse des témoignages d'artistes et des documents présentés, la puissance de ce film tient à la complicité que Charlotte Silvera a su établir avec cet énigmatique visionnaire. Au fil des images, on (re)découvre un homme dont les plus belles chansons  s'adressaient en fait à sa femme Nadine. C'est d'ailleurs lors de sa disparition que Roda et Julien Clerc, son interprète fétiche, mettent un terme à leur brouille pour enregistrer l'album "Utile".
"Roda, c'était une vision triomphante de l'amour" explique Julien.

Impétueux, écorché, marqué par ses premières années dans un camp de réfugiés à Montauban où on le surnommait "le muet", Roda faisait aussi preuve d'une infinie tendresse. A l'image des séquences avec Vanessa Paradis où ce militant acharné semble déposer les armes, le temps de rendez-vous complices.
Etienne Roda-Gil est parti le 28 mai 2004, mais il laisse en héritage quelques-unes des plus belles déclarations d'amour de la chanson française...

- "On l'appelait Roda", de Charlotte Silvera. Sortie le 31 octobre 2018.

23 oct. 2018

L'univers fantasque de Fabrice Petithuguenin

Il nous aura prévenus : "C'est compliqué" annonce l'affiche de Fabrice Petithuguenin, dans ce seul en scène traversé...par une pléiade de personnages.
Des hommes et des femmes tour à tour burlesques, touchants, gentiment barrés ou complètement déjantés. Voire tout cela en même temps ! On comprend que les visites chez la  psychothérapeute Michèle ponctuent de manière récurrente ce spectacle, mis en scène par Mikaël Chirinian.
Le public, quant à lui, adhère aux interrogations de ce garçon sensible et survolté qui évoque avec la même verve ses petites névroses, les dîners familiaux, ses boîtes a secrets, les mérites du flan de poisson, les branchés de la communication, la mode des légumes oubliés sur lesquels il ne faut pas oublier de remettre de la terre ou la visite qui s'éternise un peu chez le proctologue...
Au passage, il nous offre même quelques pas de danse contemporaine et des couplets plutôt bien chantés sur des musiques composées par Alex Beaupain.
Nouveau venu sur la scène des humoristes, cet ancien graphiste confie : "Ça a été une sorte d'urgence. Dans la vraie vie, je fais rire mon entourage alors pourquoi pas ouvrir le cercle de mes amis ?". 
Des amis qui devront faire quelques calculs pour inscrire son spectacle dans leurs agendas car, même pour les dates des représentations... c'est compliqué !

Chaque 1er, 3ème et 5ème jeudi du mois, jusqu'au 31 janvier 2019, à 21h15, au Théâtre Le Bout, 6, rue Frochot, 75009 Paris. 
Tél.: 01.42.85.11.88. Prix: 20 € et tarifs réduits à 12 €. 
http://www.lebout.com/

22 oct. 2018

Tamino en showcase au Forum des Halles

"Lorsque j'écris, les différentes composantes de mon identité ne se manifestent pas consciemment. Je laisse les choses se faire naturellement..." confie celui que l'on surnomme déjà le prince d'Anvers. Porté par le succès du titre "Habibi", Tamino, jeune auteur-compositeur flamand, d'origine égyptienne, vient de sortir son premier album "Amir" (son 2ème prénom), unanimement salué par les critiques.
Ses fans, et ils sont nombreux, ont rendez-vous  le vendredi 26 octobre, à 18 heures, à la Fnac Forum des Halles, pour un mini-concert suivi d'une séance de dédicaces.
Évènement gratuit et ouvert au public, dans la limite des places disponibles

Forum des Halles- Portes Berger/Lescot
75001 Paris



21 oct. 2018

Maurane: un émouvant hommage à Brel

Sur la pochette, pas de nom d'album ni d'artiste, mais deux visages: ceux de Brel et de Maurane. Une illustration réalisée par Lou Villafranca, la fille de la chanteuse. Un peu comme si les mots étaient devenus superflus.
Après deux ans d'absence, l'inoubliable interprète de "Toutes les mamas" , "Sur un prélude de Bach", "Tout pour un seul homme", "Pas gaie la pagaille", "Tu es mon autre" (en duo avec Lara Fabian)... avait repris le chemin des studios. Plus exactement celui du fameux ICP à Bruxelles pour un projet qui lui tenait à coeur: un hommage à Jacques Brel. 
Hasards de la vie, c'est avec des reprises de son compatriote qu'elle avait débuté dans la rue et sur les terrasses des cafés en Belgique. Et c'est en allant une nouvelle fois à la rencontre de ce répertoire qu'elle s'est éteinte le 7 mai dernier.
Avec l'aide de Philippe Decock, le pianiste de sa mère et entourée de ses musiciens, Lou s'est totalement investie pour que ce beau projet voit le jour."Merci à toi... d'avoir vécu une vie qui me permette de te garder près de moi"  peut-on lire sur le livret.
Sorti le 12 octobre dernier (Label Polydor), cet album était évidemment attendu. Sur les 14 maquettes enregistrées, 12 ont été gravées. De "Je ne sais pas" à "Ne me quitte pas" en passant par "La chanson des vieux amants",  "Voir un ami pleurer", "Quand on n'a que l'amour" ou "Une île", une chanson moins connue de Brel. Si la voix semble parfois un peu bridée, l'émotion traverse chaque note, chaque mot. Une interprétation à l'image de Maurane: sobre, émouvante, d'une incroyable musicalité et exempte de toute démonstration. Depuis depuis son premier 45 tours 'J'me roule en boule", ce qui touche chez cette artiste, c'est ce mélange de force et de fragilité, de mélancolie, de joie aussi parce que comme elle le chantait si bien :" la vie c'est fait pour danser..."
Comme sur "Vesoul" qui n'est pas forcément notre chanson préférée de Brel mais qui, par la grâce de Maurane, nous emporte dans un grisant tourbillon.
Et lorsque dans "La quête" (extrait de "L'homme de la Mancha") elle chante "Rêver un impossible rêve, porter le chagrin des départs, brûler d'une possible fièvre, partir où personne ne part...", ces mots prennent une bouleversante résonance.
Maurane est partie, mais Lou a fait en sorte que ce rêve-là soit possible... 


18 oct. 2018

Nina Papa: "sans mes musiciens, je n'existerais pas".

(c) Jc Pouget
Elle est brésilienne mais cela fait quelques années déjà qu'elle a choisi de poser ses pénates dans la ville de Nice. C'est d'ailleurs dans les clubs de la Côte d'Azur que les amoureux de la bossa-nova ont pu apprécier cette belle interprète dans des reprises de Tom Jobim,  Gilberto Gil ou Vinicius de Moraes.
Après un premier album dans lequel elle rendait hommage à ses illustres aînés, Nina Papa vient de sortir "Evidência" dont elle a signé la plupart des textes. Douze titres qui balancent entre jazz et sonorités brésiliennes,  enregistrés avec un solide combo de musiciens (Marc Peillon à la contrebasse, Cédric Le Donne et Alain Ruard à la batterie, Franck Le Donne aux percussions), et la complicité de la compositrice et pianiste Béatrice Alunni, de l'inventif saxophoniste alto Baptiste Herbin et du grand batteur André "Dédé" Ceccarelli.
Outre "Evidência" qui donne son titre à l'opus, on craque littéralement pour le bienfaisant "Vento", le tourbillonnant "Férias", "Agora"... sans oublier une version aussi enlevée qu'originale de "La Javanaise" de Gainsbourg.
Rencontre avec une artiste solaire, quelques jours avant son concert parisien au Studio de l'Ermitage, le 24 octobre prochain.

Ton premier album est sorti en 2005 et celui-ci il y a quelques jours. Pourquoi avoir attendu si longtemps ?
En fait, je n'ai jamais cru que c'était important de faire un album ! Il fallait que je rencontre les bonnes personnes et que je me sente prête.
Que cela apparaisse comme... une évidence ?
Tout-à-fait. C'était le bon moment pour moi.
Peux-tu nous parler de ta rencontre avec Béatrice Alunni ?
Elle était ma prof de solfège il y a deux ou trois ans. Avec elle, je me suis tout de suite sentie à l'aise. Elle a composé quasiment toutes les musiques des chansons originales de l'album (sauf "Easy Road", musique de Marc Peillon et "Brincar de amor"musique de Nina). La veille de l'enregistrement en studio, elle est arrivée avec la chanson "Ces mots pour toi" qu'elle a écrite en pensant à son amoureux ! C'est aussi elle qui a imaginé les arrangements sur "La Javanaise".
As-tu songé à d'autres reprises en français ?
Sur l'album, j'interprète également "Plus fort que nous" de Francis Lai, une chanson extraite du film "Un homme et une femme" de Claude Lelouch. Et, dans mon premier album il y avait "De t'avoir aimé" de Charles Aznavour. Mais j'avoue que chanter du Gainsbourg me faisait un peu peur. "La Javanaise" est une chanson tellement sensuelle et marquée par son auteur. J'aime la chanson française et des artistes comme Brel, Nougaro... Mais j'adore aussi "Happy" de Pharrell Williams.

Tu retournes parfois au Brésil ?
Je suis partie à l'âge de 19 ans mais j'essaie d'y retourner au moins une fois par an. Mes frères et mon oncle sont musiciens. J'ai débuté au Brésil dans une chorale. J'ai commencé à chanter des oeuvres de Villa-Lobos ou des airs d'opéra comme "La Bohème" de Puccini.
Sur scène, tu présentes tes musiciens en affirmant que, sans eux, tu n'existerais pas ?
Je ne suis pas musicienne. Je me vois plus comme une interprète et j'aime ça. Alors, sur scène, j'ai vraiment besoin d'eux. Ils sont devenus ma famille.
Une famille qui s'est agrandie avec l'arrivée du saxophoniste alto Baptiste Herbin ?
Je l'ai rencontré grâce à un docteur qui vit à Nice. Il aide les musiciens en les invitant régulièrement chez lui. J'y ai croisé Baptiste un dimanche... et le lundi, il était en studio avec nous ! C'est un artiste qui a vraiment quelque chose en plus. Il respire la musique...

- Album "Evidência" (Distribution Socadisc), disponible depuis le 28 septembre 2018
En concert le 24 octobre 2018, à 20h30, au Studio de l'Ermitage, 8, rue de l'Ermitage, 75020 Paris.
Tél.: 01.44.62.02.86. Prix: 15 € (13 € en prévente). http://www.studio-ermitage.com/

15 oct. 2018

Collection "Music Legend": 25 LP indispensables !

Tout mélomane averti possède au moins un ouvrage dont l'ambition est de vous permettre de constituer "la" discothèque idéale !
A coup sûr, la collection lancée par Wagram Music et justement intitulée "Music Legend" devrait trouver une place de choix sur vos étagères. Même une petite, puisque ces 25 LP sont vendus séparément. Mais il serait vraiment dommage de se priver, chacune de ces pépites étant accessible pour la modique somme de 10 €.
Des pépites rassemblant près de 500 morceaux de chanteurs et musiciens qui se sont illustrés dans le rock'n'roll, la soul, le jazz,  la variété, le blues, le rhythm & blues... tels que Ray Charles, James Brown, Nina Simone, Elvis Presley, Jon Lee Hooker, Gene Vincent, Eddie Cochran, Chuck Berry, Little Richard, Buddy Holly, Bill Haley, Sam Cooke, Fats Domino, The Driffters, Ben E King, The Platters, Jerry Lee Lewis, Carl Perkins, Roy Orbison, Johnny Cash, The Everly Brothers, Ritchie Valens, Cliff Richard, Serge Gainsbourg et enfin Johnny Hallyday.



C'est le journaliste Lionel Eskenazi (Jazz Magazine/Jazzman, Muziq, France Musique...) qui a rédigé la cinquantaine de textes accompagnant chaque compilation (biographie et notice explicative sur le choix des morceaux).
Ces disques sont disponibles chez tous les disquaires de l'hexagone et à l'étranger avec des traductions en anglais.
Si vous n'avez pas conservé votre vieille platine ou cédé à la tendance revival de ces dernières années, sachez tout de même que la série "Music Legend" n'est éditée qu'en LP. Un format qui permet de mettre en valeur le formidable travail graphique.
Couvrant plus de deux décennies (1950 et 1960), les titres choisis ne vont pas au-delà de 1962, pour des raisons de droits.
Mais, on ne s'avancera pas trop en affirmant que cette collection réunit des artistes qui ont écrit quelques-unes des plus belles pages de l'histoire de la musique.

12 oct. 2018

Exposition "Comédies Musicaaaales" à la Philharmonie de Paris

"Le musical vous embarque dans un monde magique où vous pouvez faire des choses qu'aucune autre forme cinématographique n'accepterait... Cela vous donne comme  artiste une très grande liberté" explique Woody Allen.
Et même si le genre,  est parfois critiqué, la comédie musicale a fait rêver plusieurs générations avec des productions telles que "Un jour à New York", "Chantons sous la pluie", "West Side Story", "Les demoiselles de Rochefort", "Chicago", "La Belle et la Bête"... ou plus récemment "La La Land".
Sous-titrée "la joie de vivre au cinéma", l'exposition proposera aux visiteurs une véritable immersion dans les films avec des projections géantes, accompagnées de photographies et de documents rares, un espace ouvert animé par des personnages qui dansent: Fred Astaire, John Travolta, Cyd Charisse...
Vous pourrez également découvrir les coulisses et les grandes étapes de la conception de ces oeuvres cinématographiques dont les budgets sont souvent très coûteux: écriture du scénario, composition de la musique, création des costumes, des décors, des chorégraphies ou des effets spéciaux.
"Chantons sous la pluie"réal. Gene Kelly
et Stanley Donen (1952)
affiche Alexis Oussenko.
Collection La Cinémathèque Française

Familiale par excellence, elle n'oublie pas les plus jeunes en leur proposant de se glisser dans le costume de leurs personnages préférés, d'assister à la projection d'extraits de films sélectionnés pour eux ou  encore de participer à un quiz.
Et, parce que la danse tient évidemment une place de choix dans ces "Comédies Musicaaaales", c'est Fabien Ruiz (coach et chorégraphe pour le film aux 5 Oscars"The Artist") qui guidera vos premiers pas de claquettes tout en vous invitant à réaliser une chorégraphie sur le thème "Il love Paris", de Cole Porter.

Du 19 octobre 2018 au 27 janvier 2019, du mardi au jeudi de 12h à 18h, le vendredi de 12h à 20h et les sam. et dim. de 10h à 20h, à la Cité de la Musique-Philharmonie de Paris, 211, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris.
Tél.: 01.44.84.44.84. http://www.philharmoniedeparis.fr/
Prix: 11 € et 6 € (tarif réduit). 
Gratuit pour les enfants de - de 6 ans, les personnes handicapées et leurs accompagnateurs.

10 oct. 2018

"Abbé Road# 5" et "Le Concert des Coccinelles", deux rendez-vous à ne pas manquer

La rentrée est parfois l'occasion de noter quelques bonnes résolutions, dans un beau cahier tout neuf !
Alors, quand la Fondation de l'Abbé Pierre et l'ANR proposent des concerts qui font rimer musique et solidarité, on n'hésite pas davantage à inscrire ces deux rendez-vous dans son agenda...

- Abbé Road #. Faisant écho à la journée mondiale du refus de la misère, la Fondation Abbé Pierre organise depuis 4 ans un concert contre le mal-logement.
Après Nekfeu, Bigflo & Oli, Georgio, Disiz, Mokobé, Youssoupha... La Cigale accueillera encore une fois des artistes populaires auprès de la jeune génération, particulièrement touchée par ce fléau.
A l'affiche autour de Rim'K, parrain de cette cinquième édition, Ninho, VALD et Sadek. Une initiative qui s'ajoute à près de 900 projets mis en place par la Fondation pour lutter contre l'exclusion.

Le 17 octobre, à 19 h, à la Cigale, 120 Boulevard de Rochechouart, 75018 Paris. www.lacigale.fr
Loc. points de vente habituels. 
http://www.fondation-abbe-pierre.fr/



- Le Concert des Coccinelles. Depuis quelques années déjà Ours et Ben Ricour soutiennent l'Association Neurofibromatoses et Recklinghausen (ANR) avec un festival qui se déroule à Fournès, dans le Gard.
Ils assureront donc évidemment la direction artistique de ce concert exceptionnel, sur la scène du Casino de Paris, destiné à recueillir des fonds pour la recherche.
De nombreux artistes ont d'ores et déjà répondu présents: Alain Souchon, Maxime Le Forestier, Zazie, Hugues Aufray, Renan Luce, Clarika, Aldebert, Gaël Faure, Benoît Dorémus...

Le 3 novembre 2018, à 20h30, au Casino de Paris, 
16, rue de Clichy, 75009 Paris. http://www.casinodeparis.fr/
Tél.: 08 926 98 926. Tarifs: de 40 à 100 €.
Site de l'association: http://www.anrfrance.fr/


4 oct. 2018

Dominique A en showcase à la Fnac Forum des Halles

Actualité chargée cette semaine pour Dominique A puisque, dans la foulée de son livre "Ma vie en morceaux" (Éditions Flammarion), disponible depuis hier, son nouvel album, intitulé "Fragilité" (Label Cinq7) arrive dans les bacs demain 5 octobre.
Le même jour, à 18 heures, il sera présent à la Fnac Forum des Halles pour interpréter quelques extraits de cet opus intimiste et acoustique, enregistré chez lui et en une prise, pour la plupart des titres. Ce showcase sera suivi d'une séance de dédicaces.
Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

Forum des Halles-Portes Berger/Lescot
75001 Paris

Jazz s/Seine : 7ème édition

Richard Galliano
(c) Braunschweig
C'est l'un des rendez-vous les plus attendus des amoureux du jazz...et des néophytes. En effet, depuis sa création, le festival "Jazz s/Seine" oeuvre activement pour permettre au plus grand nombre de franchir les portes des clubs et des salles de concerts. "Parce qu'il n'y a pas d'âge pour découvrir le jazz !" affirme Vincent Bessières, Président de l'Association Paris Jazz Club. Une association qui, avec le réseau des lieux de jazz de Paris & Île-de-France, est à l'origine de cette belle initiative.
Une "démocratisation" qui passe évidemment par l'éclectisme et la richesse de la programmation (plus de 400 musiciens et 180 concerts), une volonté de proposer des tarifs accessibles (Pass 3 concerts à 40 € et offre découverte à 10 €) et enfin une démarche pédagogique avec des master-classes, un atelier de Musicothérapie par le jazz (auprès de patients d'une Maison d'Accueil Spécialisée du Nord Est parisien) et des ateliers de sensibilisation des jeunes au sein de leurs établissements scolaires.
Une édition symbolique, la septième, qui s'inscrit dans le cadre du centième anniversaire de l'arrivée du jazz en France. Durant une quinzaine de jours, 25 lieux accueilleront ainsi des artistes comme Carla Bley, Térez Montcalm, Roy Hargrove, Sansévérino, Richard Galliano, Sylvain Boeuf, Thierry Fanfant, Jeanne Added, Vigon & The Dominos, China Moses, Jean-Pierre Bertrand, Roberto Fonseca...
Sanseverino
 (c) Patrick Martineau
Et bien sûr, la désormais traditionnelle soirée showcases, présentée le 16 octobre, dès 20 heures, dans six clubs du quartier des Halles (Duc des Lombards, Baiser Salé, Sunset-unside, Klub et Guinness Tavern), en partenariat avec l'ADAMI et Arte Concert.
Au menu: des projets présentés en avant-première, des sorties d'albums, des collaborations inédites... et la jeune garde de la scène jazz française (avec quelques invités de renom) réunissant Fiona Monbet, Ourim Toumim qui invite Cheick Tidiane Seck, Jean-Pierre Como, Romain Pilon, Florian Pellissier Quartet, The Greenwich Session by Luigi Grasso (avec son invité Alain Jean-Marie), Stéphane Kerecki ou encore Arnaud Fradin & his Roots Combo.

Du 12 au 27 octobre 2018, à Paris et en Île-de-France. Infos et programme complet sur le site http://www.parisjazzclub.net/

La fête des Labels Indépendants

Créé en 2016, cet événement célèbre, à juste titre, l'incroyable vitalité des labels indépendants (français et européens) qui occupent une part essentielle dans l'industrie musicale.
L'occasion pour les mélomanes et les collectionneurs de faire leur marché en dénichant des vinyles rares, des exclusivités, tout en assistant à des performances en live, des dédicaces et des DJ sets.
Et surtout de découvrir les catalogues et artistes de labels comme Believe, Pias, Because, On The Corner...
Entrée libre et gratuite.

Le 6 octobre 2018, de 11h à 20h
Halle des Blancs Manteaux, 75004 Paris.
Site officiel www.facebook.com