31 mars 2015

"Des airs de liberté", hommage à Jean Ferrat

Le 13 mars 2010, Jean Ferrat disparaissait, nous laissant de superbes chansons en héritage. Un héritage malheureusement peu revendiqué par la jeune génération. D'où, sans doute, l'idée de cet album dans lequel une quinzaine d'artistes toutes générations et horizons musicaux confondus, revisitent quelques-uns de ses plus beaux succès.
Le disque démarre avec "Camarade" interprété par  Marc Lavoine dont on reconnaît difficilement le timbre, tout en retenue (trop peut-être !). Vient ensuite "La Montagne" repris par un Cali aussi peu inspiré que Dionysos dans "Aimer à perdre la raison". On passera sur "La femme est l'avenir de l'homme" par Julien Doré pour s'arrêter enfin sur Patrick Bruel qui propose une version personnelle et particulièrement réussie de "Ma Môme", joliment habillée par un arrangement à la fois moderne et respectueux. On zappera ensuite sur le duo peu convaincant de Catherine Deneuve et Benjamin Biolay sur "C'est beau la vie", Raphaël dans "J'arrive où je suis étranger", Patrick Fiori ("Que serais-je sans toi") pour prendre le temps d'écouter une reprise assez sensible de "Tu aurais pu vivre" par Grégoire... Même Hubert-Félix Thiéfaine ne parvient pas à nous interpeler sur le pourtant bouleversant "Nuit et Brouillard"...Il faut attendre le quinzième morceau pour retrouver le beau et chaleureux timbre de Jean Ferrat dans "Ma France". Ces "Airs de liberté" nous laissent finalement un goût d'inachevé, comme un anniversaire sans gâteau ni bougie ! Pas sûr que ce disque donne envie aux plus jeunes de se replonger dans leur patrimoine...

"Des airs de liberté" (Columbia/Sony)

29 mars 2015

"Larmes d'homme", Sarah Zeppilli

(c) Charlotte Leduc
Il y a quelque chose de lumineux chez cette artiste originaire d'Italie. De ses périples entre Londres, Gorée, Rome, le Cap-Vert ou encore Pondichéry (où elle a pris ses premiers cours de chant), Sarah Zeppilli a conservé un goût affiché pour les mélodies ensoleillées, les rythmes jazzy ou la pop.
Hormis dans la chanson qui donne son titre à l'album, il est finalement peu question de larmes. Quant aux hommes, ils apparaissent en filigrane dans des textes qui oscillent entre légèreté et douce mélancolie. La jeune femme parle chiffons avec "Le moins j'en mets", de la séduction des "Filles aux cheveux longs", joue finement la carte du double sens dans "Mon endroit, mon envers"... Mais c'est surtout avec des titres comme "Little Lullaby" ou le très réussi "J'avais oublié Paris", qu'elle nous embarque sans réserve. Grâce aussi aux arrangements de David Berland et Pascal Rodde (Jane Birkin, La Grande Sophie). A l'écoute des morceaux, on pense parfois aux débuts de La Grande Sophie ou de Daphné. Au Zèbre de Belleville où elle fêtait la sortie de "Larmes d'homme", Sarah, qui a déjà assuré les premières parties de Zaz ou de Thomas Dutronc, a séduit et touché le public avec son timbre mélodieux, ses histoires de filles et une certaine fragilité. Un premier opus qui donne envie de la suivre...

"Album "Larmes d'homme" (Cactus & Silk)

23 mars 2015

Rendez-vous...

(c) Nikitadiet
Concert pour l'UNICEF. Comme chaque année, l'Orchestre Philharmonique de Radio France et son directeur musical Myung-Whun Chung se mobilisent pour les enfants. Le dimanche 29 mars, à 19 heures, dans l'auditorium rénové, ils proposeront un concert exceptionnel avec la participation du violoniste Maxim Vengerov, d'Axelle Red, d'Oxmo Puccino et de Femi Kuti. L'intégralité de la recette sera reversée à l'UNICEF.

Maison de Radio France -Auditorium, 116, av. du Président Kennedy, 75016 Paris. Tél. 01.56.40.15.16. Places: de 10 à 60€. www.maisondelaradio.fr


Selah Sue. Pour fêter la sortie de son nouvel album "Reason" (disponible le 30 mars prochain), la chanteuse belge sera en showcase le 1er avril, à 18 heures, à la Fnac Saint-Lazare. Enregistré entre la Belgique, Londres, la Jamaïque et Los Angeles, cet opus est produit par le danois Robin Hannibal (Little Dragon, Kendrick Lamar) et le suédois Ludwig Göransson.
Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

Passage du Havre, 109, rue Saint-Lazare, 75009 Paris.


Roger Hodgson,  la voix légendaire de Supertramp, dont il fit partie jusqu'en 1983, de passage en France cet été: le 30 juin à la Cité des Congrès de Nantes, le 1er juillet à l'Olympia et le 1er août au Festival de Carcassonne. On lui doit quelques-uns des grands succès du groupe comme "Dreamer", "It's Raining Again", "The Logical Song" sans oublier le fameux "Breakfast in America".

22 mars 2015

Une relecture moderne et inventive des contes de Perrault

(c) Filip Goma
C'est bien connu, les contes pour enfants offrent souvent plusieurs niveaux de lecture. Le spectacle intitulé "Perrault ça cartoon", mis en scène par Tristan Petitgirard, n'échappe pas à la règle. C'est d'ailleurs la seule règle dont on parlera ici car, pour le reste, les histoires sont traitées à la manière de dessins "très" animés. Un peu comme si Speedy Gonzales orchestrait cette relecture aussi moderne qu'originale. Les plus jeunes (à partir de cinq ans) retrouveront évidemment la trame des histoires  du "Chat Botté", du "Petit Chaperon Rouge" et de "Barbe Bleue" mais avec des expressions d'aujourd'hui et des accessoires du quotidien comme la zapette ou le baladeur.
Et les plus grands apprécieront le talent de Stéphane Roux qui, lorsqu'il raccroche perruque et redingote, incarne successivement tous les rôles, allant même jusqu'à pousser joliment la chansonnette. Avec une diction parfaite, un humour communicatif et une énergie électrisante, il apporte sa griffe toute personnelle au félin roublard, au roi un peu dur d'oreille, au Marquis de Carabas, au loup, à la mère-grand, à la fillette affublée d'un fichu rouge, à un Barbe-Bleue à la sauce mangas... L'occasion pour le comédien qui sait décidément tout faire de se livrer notamment à une démonstration de la fameuse danse du cheval, popularisée sur YouTube sous le titre de "Gangnam Style".
Des performances efficacement soutenues au clavecin-piano par Samuel Sené (en alternance avec Julien Mouchel) dans le rôle du maître de musique.
A l'issue de la représentation, Stéphane Roux répond volontiers aux questions du jeune public, manifestement conquis. Alors, lorsqu'il fait dire au personnage de Perrault que son rêve serait de de jouer à Versailles et de remporter un Molière, on lui décerne volontiers celui du spectacle le plus récréatif, actuellement à l'affiche...

Jusqu'au 30 avril, les mercredis, samedis et dimanches, à 14h30, au Café de la Gare, 41, rue du Temple, 75004 Paris. Tél.:01.42.78.52.51. www.cafe-de-la-gare.com

16 mars 2015

Natalia Doco : sensuelle et lumineuse

(c) Arno Lam
« Elle est jeune mais sa voix, à peine voilée d’un regret, exhale un fond de saudade, ce blues de l’exil qui fait vibrer le monde et nos cœurs » écrit à son sujet André Manoukian. Et on peut lui faire confiance !
Originaire de Buenos-Aires, Natalia Doco a quitté sa terre natale à vingt ans, chanté dans les bars au Mexique avant de s'installer en France. Après un EP remarqué et des reprises d'Amy Winehouse, Asaf Avidan ou Bob Marley qui ont fait le tour de la toile, la chanteuse, auteur-compositeur, a enregistré "Mucho Chino". Un premier album réalisé par Jacques Ehrhart ("Chambre avec vue" d'Henri Salvador, "Le sac des filles" de Camille...).  Comme un éclairage tamisé, son timbre sensuel nimbe d'un halo lumineux ses balades aux sonorités latines et ses relectures de « Et pourtant » de Charles Aznavour, « La Celestina » de Lhasa et « And I Love Her » des Beatles. 
Après un concert complet au Café de la Danse, en octobre dernier, elle est de passage à la Cigale, juste pour un soir...

Le 19 mars, à 20 heures, à la Cigale, 120 Bd Rochechouart, 75018 Paris. Tél. :01.49.25.89.99. Places : 24,20 €. www.lacigale.fr
En tournée: le 6 juin à Perigny (17), dans le cadre du Festival "Notes en Vert", le 13 juin à Bordeaux.


12 mars 2015

Paul McCartney en France

Dès demain, vendredi 13 mars, à partir de 10 heures, ouverture officielle de la billetterie pour les deux escales françaises de la tournée "Out There". Sir Paul McCartney se produira le 5 juin 2015 à Marseille, au nouveau Stade Vélodrome, puis le 11 juin, au Stade de France, à Saint-Denis. Un show de trois heures est annoncé.
Prix des places pour le Vélodrome: de 57,60 € à 90,60 € et au Stade de France: de 67,50 à 133,50 €.
Concerts à 20 heures. Loc. points de vente habituels et sur les sites : www.lenouveaustadevelodrome.com et www.stadedefrance.com

11 mars 2015

En Filigrane: corps et cordes à l'unisson

(c) Ben Dumas
Sur scène, le violoncelle donne le la d'un corps à cordes inattendu. A l'archet: Ophélie Gaillard, "révélation soliste instrumental" lors des Victoires de la Musique Classique en 2003 a notamment fondé le collectif Pulcinella, travaillé avec Sidi Larbi Cherkaoui et Daniel Larrieu, enregistré plusieurs intégrales de Britten, Fauré, Chopin ou Brahms et enseigne depuis l'an dernier à la Haute Ecole de Musique de Genève. A ses côtés: Ibrahim Sissoko, danseur de hip-hop et directeur artistique de la Compagnie EthaDam qui se produit un peu partout dans le monde.
Des trajectoires qui avaient peu de chance de se télescoper ! Pourtant, avec ce spectacle intitulé "En Filigrane" leurs univers se mêlent et se fondent harmonieusement, entre virtuosité, humour et poésie.
Elle, petite et gracile ballade son encombrant instrument avec une incroyable facilité, tout en interprétant (dans des positions incongrues) les suites n° 1 et 4 pour violoncelle seul de Bach, des improvisations sur le thème de Carmen, une sonate de Gaspar Cassado... Lui, grand et massif, se plie à toutes les partitions, le corps parcouru d'ondulations qui semblent entrer en résonnance avec chaque note de musique. En toile de fond, les vidéos de Julien Tarride et de l'IAPS (International Artistic Production Studio) apportent une touche de fantaisie, notamment lorsque les silhouettes des deux complices s'invitent au milieu des projections. A l'évidence, Ophélie Gaillard et Ibrahim Sissoko prennent un malin plaisir à faire sauter les clivages et les codes. Dommage que la mise en scène ne soit pas toujours au diapason de leurs performances.

Jusqu'au 10 avril 2015, du mercredi au samedi à 21 h, mat. dim. à 17 h (relâche les 18 mars et 1er avril), au Théâtre Le Ranelagh, 5, rue des Vignes, 75016 Paris.
Loc. au 01.42.88.64.44. Prix: 30 et 35 € tarif réduit à 10 € (- 26 ans). www.theatre-ranelagh.com

Des news, des news...

Une place Jean Ferrat à Paris. Après la sortie du disque "Des airs de liberté" dans lequel Marc Lavoine, Patrick Bruel, Julien Doré, Benjamin Biolay et Catherine Deneuve, Raphaël...revisitent quelques-uns de ses grands succès, un nouvel hommage est rendu au chanteur. Anne Hidalgo (Maire de Paris) et François Vauglin (Maire du 11ème arrondissement) inaugureront en effet la place Jean Ferrat, le vendredi 13 mars, à 10h45, (cinq ans jour pour jour après sa disparition). Une place qui se situe à l'intersection du boulevard de Ménilmontant et de la rue Oberkampf.

Rendez-vous avec Dominique A. Pour célébrer la sortie d' "Eléor", son dixième album studio, Dominique A  offrira une séance de dédicaces, le mardi 31 mars, à 18 heures, à la Fnac Montparnasse. Une actualité chargée, ce printemps, puisque celui qui fut consacré artiste masculin de l'année aux Victoires de la Musique, en 2013, est également l'auteur d'un ouvrage "Regarder l'océan", disponible dès 15 avril prochain. Le public le retrouvera sur scène, au Grand Rex, le 26 mai.
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136, rue de Rennes, 75006 Paris. Forum des rencontres, niveau -1.
Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

Festival « Les femmes s’en mêlent »

Chloé Raunet (DR)

Il n’a pas attendu de célébrer sa 18ème édition pour s'affirmer comme un événement majeur de la scène musicale féminine indépendante ! Symboliquement programmée le 8 mars, lors de sa création en 1997, la manifestation est devenue itinérante ( plus de 38 villes visitées l’an dernier) et s’est étoffée en recevant notamment des artistes comme Kim Gordon de Sonic Youth, Brigitte Fontaine ou Maria McKee de Lone Justice. 
Jessica Pratt (DR)
On se souvient qu'Emilie Simon, Catpower, Feist, Yelle, Daphné, Regina Spektor, Nouvelle Vague avec Camille… y on fait leurs premiers pas sur scène.  Quant on sait que la programmation féminine ne dépasse guère 15 % dans de nombreux festivals européens, « Les femmes s’en mêlent » ont plus que jamais leur légitimité. D’autant plus que l’affiche 2015 s’annonce aussi singulière qu'éclectique avec la franco-mexicaine Andrea Balency, Chloé Raunet et son nouveau projet C.A.R., Little Simz, remarquée notamment par Jay-Z, Cléa Vincent, Courtney Barnett venue d’Australie, la multi-instrumentiste Jeanne Added, Jessica Pratt et son répertoire folk, Solange La Frange, Roniia ou encore  Robbi qui, après "L'Hiver et la joie" présentera les chansons de son deuxième opus « La cavale ».

Du 12 mars au 18 avril 2015, à Paris et en province (Lille, Bordeaux, Grenoble, Rennes, Lorient, Lyon...). Loc. Fnac et points de vente habituels.
Infos sur le site www.lfsm.net


9 mars 2015

Exposition « David Bowie is »

Dès l’entrée, on a l’impression d’être transporté dans la caverne d’Ali Baba ! Costumes, instruments, notes, photographies, textes de chansons manuscrits, pochettes d’albums, dessins, décors de scène, extraits de films, clips vidéo…Pas moins de 300 objets dont la plupart proviennent des archives personnelles de l'icône de la pop.  David Robert Jones (son vrai nom) serait-il un collectionneur compulsif ? Plus sérieusement, on comprend que l’artiste qui est toujours intervenu à tous les stades de la création de son image et de sa musique, ait tenu à conserver des traces de ses multiples métamorphoses. Que ce soit dans la tenue spatiale de Ziggy ou celle du dandy berlinois de Low. Des changements de styles vestimentaires et musicaux qui expliquent sans doute son exceptionnelle longévité. Du coup, le lieu semble trop exigu pour contenir des souvenirs qui courent sur plusieurs décennies. Sans parcours chronologique, le visiteur évolue au gré de ses envies. Certains s’attarderont dans la salle consacrée aux années berlinoises, d’autres devant la soixantaine de costumes aussi extravagants les uns que les autres : de la tenue de Pierrot de « Ashes to Ashes » au costume de scène dessiné par le créateur japonais Kansai Yamamoto pour le « Alladin Sane Tour » en 1973, le complet bleu turquoise du vidéo clip « Life on Mars ? » (diffusé en 1973 )…
Les plus curieux ne manqueront pas de remarquer une nette différence sur la pochette originale de « Diamond Dogs » puisqu’on découvre enfin les attributs du personnage mi-Bowie, mi-chien,  qui avaient été « gommés » dans la version commercialisée !

(c) Sukita/The David Bowie Archive
 Petit plus également: des documents liés aux séjours de Bowie en France comme ce document d’Henri Leproux (qui fut le patron de Golf Drouot) mentionnant le cachet du chanteur pour son premier concert parisien en décembre 1965 ou le livre d’or du studio du Château d’Hérouville où David a enregistré dans les années 70.
Au hasard des allées, il n’est pas rare de croiser des visiteurs arborant le fameux éclair de Ziggy Stardust, puisqu'un stand de maquillage est installé au début de l'exposition.
Outre la diversité et la rareté des objets présentés ici, l’un des temps forts est sans doute, la dernière et vaste salle où sont projetées des images des concerts de celui qui demeure l’un des artistes les plus avant-gardiste de son époque.
Pour ceux qui ne pourront se rendre à la Villette, sachez qu’une visite filmée de l’exposition originelle au Victoria and Albert Museum de Londres sera projetée en exclusivité dans une centaine de salles en France et en Suisse, le jeudi 12 mars à 20 h et le lundi 1er juin à 20 h. (liste des cinémas sur www.pathelive.com)

Jusqu’au 31 mai 2015, le mardi de 12 à 18h, les mer. et jeu. de 12h à 20h, les ven. et sam. de 10h à 22h et le dim. de 10h à 20h, (vacances scolaires de printemps (du 21 avril au 3 mai) : de 10h à 20hh, à la Philharmonie de Paris, 221, av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Prix : 12 € et 6 € (tarif réduit). Tél. : 01.44.84.44.84. www.philharmoniedeparis.fr

6 mars 2015

Le Cabaret Electrique: entre performances et tradition

(c) Hervé Photograff
Pour ce spectacle qui a déjà pas mal tourné et revient sous le chapiteau du Cirque Electrique, on a mis les petits plats dans les grands ! Des tables sont en effet installées tout autour de la piste pour permettre au public de dîner tout en savourant les numéros concoctés par la troupe. Au menu:  Valentino Bogino dans un virtuose numéro de hula-hoop, l'énigmatique Lalla Morte se prélassant sur un tapis de morceaux de verre ou offrant une séance de peinture phosphorescente sur corps, du hip hop et de l’acrobatie au sol avec le virevoltant Kader Diop,  une roue de la mort… et des numéros plus usuels d’équilibre ou de jonglage.
Depuis sa création, ce cirque pas comme les autres puise son inspiration et son originalité dans plusieurs univers qui se télescopent dans un joyeux chaos : les performances circassiennes, les arts de la rue, la poésie, la culture urbaine…
Le tout accompagné par des musiciens en live, menés tambour battant par l’iconoclaste Hervé Vallée, alias Topman,  qui signe aussi la mise en scène.
Cette fois, la chanteuse Maria Fernanda de Caracas apporte une touche sensuelle avec ses mélopées latino-américaines. Quant aux enchaînements (parfois répétitifs) ils sont assurés par Mr Djub, un Monsieur Loyal grognon en pyjama et charentaises ! Les numéros varient d'un soir à l'autre, tout comme les invités du plasticien Kiki Picasso qui propose à des photographes, écrivains... d'évoquer leur art, en sept minutes chrono. Dommage que l'entracte casse un peu le rythme de ce Cabaret Electrique qui, contrairement aux précédentes créations, s'inscrit davantage dans la tradition.
 
Jusqu’au 28 mars, du jeudi au samedi, à 21 heures, au Cirque Electrique, Place du Maquis du Vercors, 75020 Paris. Prix : 20 € et tarifs réduits à 15 et 18 €. Info. au 09.54.54.47.24 ou contact@cirque-electrique.com Réservation indispensable pour dîner sur place.

4 mars 2015

L'énergie débordante de Liz Cherhal


(c) M-Prat
En concert à la Scène du Canal, il y a quelques jours, pour fêter la sortie de son deuxième album « Les Survivantes », elle précise : « Je suis chanteuse et j’ai entre 25 et 35 ans ». Accessoirement, elle est aussi la petite sœur de Jeanne et n’en fait pas mystère. Elle a en effet conservé son patronyme et affiche un petit air de famille ! Mais là où son aînée est tout en nuances, Liz Cherhal joue plus volontiers la carte de la démonstration. 
Son premier opus « Il est arrivé quelque chose », coup de cœur de l’Académie Charles Cros,  nous donnait envie de découvrir ses chansons, en live. Le timbre est prenant, la qualité de l’écriture incontestable mais l’ensemble est trop souvent parasité par une énergie débordante, voire envahissante et des bavardages superflus. Notamment, quand elle explique longuement qu'elle a suivi des cours pour traduire toutes ses chansons en langage des signes ! 
Alors, lorsqu’elle interpelle le public à la fin du concert en l’invitant à dire ce qu’il a aimé, moins aimé et ses souhaits pour demain, on se prête évidemment au jeu ! On a aimé des chansons comme « Il est arrivé quelque chose », « M’entends-tu » qui parle de l’absence du père, « J’ai ma dose »  ou encore la reprise de « Pour jouer avec maman » d’Anne Sylvestre. Et surtout la belle idée de revenir sur scène, en rappel, tout juste accompagnée d’un violoncelle. On a moins aimé ce besoin manifeste d’occuper l’espace, au détriment du tour de chant. Quant à nos souhaits pour demain ? Suggérer peut-être au batteur de mettre la pédale douce et un peu plus de légèreté dans ses baguettes...
 
Album « Les survivantes » Kalmia Productions/L’Autre Distribution
En concert : le 6 mars à la Salle des Fêtes de Domont (95), le 11 avril (avec Arthur H) Le Metaphone à Oignies (62) dans le cadre du Festival « Les Paradis Artificiels »

2 mars 2015

Madonna en concert à Paris

C'est officiel, le "Rebel Heart Tour" de Madonna fera une escale parisienne le 9 décembre 2015, dans la salle toute neuve de Bercy Arena.
Les locations seront ouvertes le lundi 9 mars prochain, à partir de 10 heures sur http://www.bercyarena.paris.
Sachez tout de même qu'il vous faudra débourser entre 51 (premiers prix) et 205 € !
Concert supplémentaire le 10 décembre 2015

Rock'n roll: un point c'est tout !


Vous pensez que l’esprit rock’n roll et l’art de la broderie ne peuvent pas se croiser sur le métier ? Préjugé ! A l’initiative d’une amoureuse de la musique et du point de croix, une exposition baptisée « Brod&Rock » s’installera, en juin prochain, à bord de la Dame de Canton, l’authentique jonque chinoise amarrée au pied de la Bibliothèque Nationale.
 

Une dizaine d’artistes comme Charlotte Perez, Emily Beer, Florence Garrabé, Full Mano, Christophe Vadurel ou encore Marjorie Calle afficheront ainsi leurs œuvres originales et extravagantes. « Si seulement les mamies savaient ce qu’on a fait de leurs points de croix, elles se sentiraient sans doute vengées » écrit Jean-Daniel Beauvallet, rédacteur en chef du magazine Les Inrockuptibles qui a rédigé le texte de présentation de ce projet insolite.
Alors, même si vous ne vous sentez pas l’âme de Pénélope attendant le retour d’Ulysse, pas question de faire tapisserie en boudant l’événement !
Du 1er au 7 juin 2015, à la Dame de Canton, Port de la Gare, 75013 Paris. Tél. : 01.53.61.08.49. http://www.damedecanton.com/contact/
Attention: l'exposition est reportée à une date ultérieure. A suivre...