31 mai 2018

"Musicora" à la Grande Halle de la Villette

C'est le rendez-vous que les professionnels et amateurs ne rateraient pour rien au monde !
Dès demain, Musicora, le seul salon grand public, dédié à la pratique instrumentale, ouvrira ses portes à la Grande Halle de la Villette.
Au menu: 220 exposants, près de 200 activités gratuites autour de la musique et des instruments, 40 concerts, 80 ateliers d'éveil musical, des conférences, des rencontres, des émissions de France Musique en direct et en public...
L'accordéoniste, bandonéoniste et compositeur Richard Galliano, qui a accepté d'être le parrain de cette 29ème édition, sera présent sur le site durant le week-end. Il dédicacera notamment sa méthode d'apprentissage de l'accordéon (sur le stand des Éditions Lemoine).
A noter que cette année, parmi la multitude d'instruments présentés, c'est la guitare qui sera en vedette ! Un concert exceptionnel réunissant quelques-uns de ses plus solides représentants sera proposé, le samedi 2 juin, à 17h30, avec Jean-Félix Lalanne, Jean-Marie Ecay, Eric Gombart, Michel Haumont, Sylvestre Planchais et Samuel Rouesnel ("Samuelito").
Autre concert à ne pas rater: le récital d'accordéon autour de Debussy, Granados, Piazzolla et Galliano, le dimanche 3 juin, à 15h30, à l'Auditorium Boris Vian.
Entre deux concerts et visites d'ateliers, vous pourrez également assister à des conférences sur le marché des instruments de musique en France, le métier de luthier en guitare, la place du numérique dans les conservatoires et écoles de musique, les nouveaux outils, l'enseignement aux personnes en situation de handicap...
Un salon ouvert à toutes les générations puisqu'un village des enfants, dès l'âge de 3 ans, permettra aux futurs Mozart, de s'initier à la pratique instrumentale.

Les 1er, 2 et 3 juin 2018, à la Grande Halle de la Villette, 211, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris.
 Prix d'entrée: 12 € sur place, 10 € en prévente et tarif réduit à 6 € donnant accès à l'ensemble de la zone d'exposition ainsi qu'aux concerts, conférences, ateliers... 
Entrée gratuite pour les enfants de - de 12 ans, les professeurs de musique et les personnes sans emploi (sur justificatif). 
Infos complémentaires sur http://www.musicora.com/





29 mai 2018

"Barrière Enghien Jazz Festival": 19ème édition

Créé en juin 2000, l'événement rassemble tout ce dont peut rêver un festivalier : un cadre idyllique (qui fut notamment le berceau de Mistinguett),  de nombreux concerts gratuits (et non des moindres !) et un programme réunissant, chaque année, de grands noms du jazz, mais aussi de la soul, de la world, du blues, du funk... et de jeunes talents marchant allègrement dans les pas de leurs aînés.
En près de deux décennies, le public a déjà pu applaudir des artistes nationaux et internationaux comme Marcus Miller, Melody Gardot, Ahmad Jamal, Buddy Guy, Al Jarreau, Dionne Warwick, Barbara Hendricks, Sean Paul, Morcheeba, Ben l'Oncle Soul, Ayo, Jimmy Cliff, Sean Paul, Manu Katché, Stanley Clarke...
Et la cuvée 2018 s'annonce tout aussi enthousiasmante avec pas moins de 25 concerts présentés sur  4 scènes, dont une flottante installée sur le lac.
Coup d'envoi des festivités, le 4 juillet, avec Les Haricots Rouges, Gabriel Bridgwater et George Benson qui céderont ensuite la place à Hugh Coltman, Yaima Saez, Compay Segundo, Kyle Eastwood, Rhoda Scott, Gilberto Gil, Will Barber, Fred Blondin, Christian Morin, Kid Creole & The Coconuts, le groupe Imagination, Lucky Peterson, la révélation soul Kimberose ou encore Asaf Avidan.
Une belle idée d'escapade à quinze minutes (par le train) de Paris...

Du 4 au 8 juillet 2018, Théâtre du Casino Barrière, 3, avenue de Ceinture, 95880 Enghien Les Bains. Réservations au 01.39.34.10.80.
Infos complémentaires sur http://www.facebook.com/enghienjazzfest

"Croustilleux La Fontaine" aux Déchargeurs

Présenté au Théâtre d'Ivry-Antoine Vitez l'an dernier, cet excellent spectacle (voir sur ce blog à la date du 3 mars 2017) s'installe pour quelques soirs aux Déchargeurs.
Malicieusement mis en scène par Juliette ce "Croustilleux La Fontaine" lève impudiquement le voile sur des contes dont la morale n'est assurément pas le propos !
Sur des musiques composées par Antoine Sahler, les textes délicieusement licencieux sont interprétés par  Jean-François Novelli.  Un ténor qui possède également d'indiscutables dons de comédien pour incarner tour à tour une nonne en quête d'esprit, une prieure presbyte... tout en dispensant des conseils pour confectionner, dans les règles de l'art,  un pâté d'anguilles.
Au piano, en alternance: Nicolas Royez, Romain Vaille ou Jean-Yves Aizic.
Un plaisir dont vous seriez bien coupables de vous priver...

Du 6 juin au 12 juillet 2018, les mercredis et jeudis à 21h30, au Théâtre Les Déchargeurs, salle Vicky Messica, 3, rue des Déchargeurs, 75001 Paris. 
Tél.:  01.42.36.00.50. Prix: de 13 à 26 €. http://www.lesdechargeurs.fr/

22 mai 2018

Le retour de Morcheeba

Après cinq ans d'absence, Morcheeba revient à la scène et au disque avec "Blaze Away", officiellement dans les bacs, le 1er juin prochain.
A cette occasion, le groupe anglais donne rendez-vous à ses fans à la Fnac Saint-Lazare,
le mercredi 6 juin à 18 heures, pour un showcase, suivi d'une séance de dédicaces.
Un neuvième album qui accueille deux invités exceptionnels: Benjamin Biolay, sur le titre "Paris sur ser" et Roots Manuva sur "Blaze Away". Évènement gratuit, dans la limite des places disponibles.
Prochain concert parisien, le 13 novembre 2018 au Trianon.

Passage du Havre
109, rue Saint-Lazare
75009 Paris




Samarabalouf "Up"

Depuis bientôt 20 ans, la formation réunie autour du guitariste et compositeur François Petit sillonne les routes de France avec son répertoire, principalement instrumental, de "French world music, tendance manouche". Pour les autres tendances, il faut aller chercher du côté du rock, de la chanson, du jazz... pourvu que ça swingue !
Une musique qui a même séduit Outre-Atlantique puisque Samarabalouf  (que l'on peut traduire par "bal fou sur la Somme") a joué dans bon nombre de grandes villes américaines, canadiennes et jusqu'en Alaska.
Avec les années, le groupe a connu quelques mutations et c'est en quatuor à cordes qu'il nous revient aujourd'hui, avec l'album "Up". Autour de François Petit (guitare et chant): Hélène Piris (violoncelle et voix) Léo Mathieu (violon et mandoline) et Michel Sanlaville (contrebasse). Au hasard de titres comme "la rumba dans tes yeux", "Les mystères de l'Orient", "la valse en apesanteur, "Country", "La java panik" ou encore "J'aime pas le chachacha", on retrouve le goût du groupe pour les musiques festives. De celles qui invitent à danser en poussant les meubles, les murs... et les frontières !

Album "Up" (Athos Productions/L'Autre Distribution), sorti le 27 avril 2018.
En concert ce soir, mardi 22 mai à 21 heures,  au Studio de  l'Ermitage, 8, rue de l'Ermitage, 75010 Paris.  Tél.: 01.44.62.02.86. Prix: 15 € et tarif réduit à 13 € (hors frais de location). 
http://www.studio-ermitage.com/
En tournée: le 18 juin 2018 à Lagnieu, le 21 juin à Limoges, le 29 juin à Bourg-en-Bresse, le 3 juillet au Printemps de Pérouges, le 6 juillet au Festival Musik'Airs de Montargir, le 18 juillet au Festival Jazz au Fil du Cher de Montluçon...

16 mai 2018

Des news... Nouvelles éditions d'"Unexpected Live by Fnac" et du "Secours Pop Live"



Après le succès de la première édition d'"Unexpected Live by Fnac", le Forum des Halles et la Fnac s'associent une fois encore pour proposer des concerts uniques et gratuits en plein coeur de Paris. Cette année, place au trio Hyphen Hyphen qui interprétera sur scène les titres de "HH". Un nouvel opus mixé par Maxime Leguil (Justice, Morrissey, Radiohead...) et masterisé par Vlado Meller (Kanye West, Frank Ocean, Michael Jackson...). A l'issue du showcase, les fans pourront échanger avec les jeunes artistes niçois et faire dédicacer leur album dans le magasin Fnac Forum des Halles.

Le 26 mai 2018, à 17 h, sous la Canopée du Forum des Halles


Le 18 juin prochain, rendez-vous à la Petite Halle de la Villette pour la quatrième édition du concert de jazz solidaire "Secours Pop Live". Une soirée animée par le saxophoniste, compositeur et chanteur Thomas de Pourquery, entouré de ses amis musiciens. Entre deux sets, le public est invité à déguster les tapas gastronomiques imaginés par le chef de la bistronomie Franck Baranger. Les bénéfices seront intégralement reversés au Secours Populaire de Paris pour financer des projets solidaires dans le monde.

Le 18 juin 2018, à 20h30, à la Petite Halle de la Villette, 211, av. Jean-Jaurès, 75019 Paris. Prix: 18 €. Billetterie en ligne sur http://www.placeminute.com/

15 mai 2018

"ABC D'AIRS": du grand art

(c) Michel Nguyen
On connaît bien Anne Baquet qui, avec des spectacles comme "J'aurais voulu dev'nir chanteuse", "Cette nuit c'est mon jour", "Soprano en liberté"... conjuguait son goût pour le lyrique, la danse, la comédie, avec un furieux grain de folie. Alors, quand elle choisit de s'associer avec trois demoiselles aussi talentueuses et déjantées qu'elle, on s'attend à des sensations multipliées par quatre !
Et, le moins que l'on puisse dire, c'est qu'Anne Baquet (chant), Claude Collet (piano), Amandine Dehant (contrebasse) et Anne Regnier (hautbois & cor anglais)  ne ménagent par leur souffle pour apporter une sacrée bouffée d'oxygène sur la scène du Lucernaire. C'est d'ailleurs Anne Regnier qui a eu l'idée du spectacle ABC D'AIRS, habilement mis en scène par Gérard Rauber.
Suivant les lettres de l'alphabet, le quatuor nous offre un florilège de chants, de musiques et de parodies qui puisent dans les oeuvres de Jean-Philippe Rameau, Kurt Weill, Astor Piazzolla, John Cage, Musica Nuda,  Fred Ebb, John Kander, Ricet Barrier...
Sachant qu'elles ont notamment fait leurs gammes au Théâtre du Châtelet, à l'Opéra de Paris, au CNSM (Conservatoire National Supérieur de Musique et de Danse de Paris) et participé à de nombreux concours nationaux et internationaux, on se doute que les demoiselles n'ont aucun problème pour faire valser les partitions. Et elles ne s'en privent pas !
Aussi fantaisistes que virtuoses, elles s'amusent ainsi à mimer la course des spermatozoïdes, s'adonnent à des jeux de diction, imitent les fameuses histoires sans paroles de Jean Wiener ou se livrent à un délirant sabbat sur la Danse Macabre de Camille Saint-Saëns.
A l'occasion, les musiciennes savent aussi donner de la voix et, là encore, elles sont toujours dans leurs cordes.
(c) Michel Nguyen
Après nous avoir tenus en haleine durant un peu plus d'une heure, elles reviennent pour un final époustouflant dans lequel elles zappent de "Yesterday" à "Will Rock You" en passant par "Aexandrie, Alexandra", "Z'avez pas vu Mirza" ou "Nabucco".
Du grand art...

Jusqu'au 17 juin 2018, du mardi au samedi à 19 h et le dimanche à 16 h, au Lucernaire, 53, rue Notre-Dame-des-Champs, 75006 Paris. 
Tél.: 01.45.44.57.34. Prix: 26 €, tarifs réduits à 11, 17 et 22 €.  http://www.lucernaire.fr/



14 mai 2018

Marc Lavoine: rencontre et dédicaces à la Fnac Ternes


Six ans après "Je descends du singe" (sacré double platine) et la sortie, en janvier 2015, chez Fayard, de son premier roman autobiographique "L'Homme qui ment" , Marc Lavoine revient dans les bacs, rayon musique, avec..."Je reviens à toi". 
Un nouvel opus enregistré avec son compositeur fétiche Fabrice Aboulker. 
A cette occasion, il sera à la Fnac Ternes, le samedi 19 mai à 16 heures (le lendemain de la sortie officielle de l'album), pour une rencontre et une séance de dédicaces.
Évènement gratuit, dans la limite des places disponibles.

26-30, avenue des Ternes
75017 Paris

"J'ai mangé du Jacques": un savoureux spectacle

(c) Alejandro Guerrero
Petite devinette: quel est le point commun entre les chansons "Comme d'habitude", "Tombé du ciel", "Il est cinq heures, Paris s'éveille" ou le générique du dessin animé "L"inspecteur Gadget" ? Vous séchez et donnez votre langue au chat ? Voici la réponse: tous ces titres ont été écrits, composés ou interprétés par un prénommé Jacques. Respectivement ici, Jacques Revaux, Jacques Higelin, Jacques Dutronc et Jacques Cardona.
Une idée originale qui a germé dans l'esprit de Julie Autissier et Raphaël Callandreau pour ce spectacle logiquement intitulé "J'ai mangé du Jacques".
Chanteurs, comédiens et musiciens (piano, guitare, triangle, mélodica, flûte..) Julie et Raphaël ont donc potassé leur patrimoine pour en sortir quelques savoureux morceaux, qu'ils ont concoctés à leur sauce. Ainsi "Fais pas ci, fais pas ça" de Dutronc et Lanzmann, lorgne du côté du rap tandis que "Comme d'habitude" prend des airs de bossa. Le duo remet également au goût du jour des artistes quelque peu oubliés comme Jacques Douai que l'on retrouve dans une séquence télévisée en compagnie de Jacqueline Joubert. Et qui se souvient que le compositeur de la chanson "Une petite fille" de Claude Nougaro s'appelait Jacques Datin ?
Avec des airs gourmands, les deux complices nous servent aussi des versions joliment revisitées de "Colchiques dans les Prés", une comptine de... Jacqueline Debatte (et Francine Cockenpot), "Les enfants qui s'aiment" de Jacques Prévert (et Joseph Kosma), "la confiture" et  "Les fesses" (sur lesquelles ils s'attardent un peu trop !) des Frères Jacques. Sans oublier des références à Brel, Offenbach, Demy...
Jacques a dit...n'oubliez pas de faire un tour à l'Essaïon, si vous êtes friands  de spectacles qui mêlent humour, fantaisie et chansons.

Jusqu'au 29 mai 2018, les lundis et mardis à 19h45, au Théâtre Essaîon, 
6, rue Pierre au Lard, 75004 Paris. Tél.: 01.42.78.46.42.
Places: 20 € et 15 € (tarif réduit). http://www.essaion-theatre.com/

11 mai 2018

Rencontre avec Patrice Blanc-Francard

A l'occasion de la sortie de son  "Dictionnaire amoureux du jazz"  (Plon),  Patrice Blanc-Francard sera présent à la Fnac Ternes 
le jeudi 17 mai à 18 heures pour une rencontre, suivie d'une séance de dédicaces.
"La musique est assurément un art mystérieux. Et les codes de certaines formes de jazz peuvent parfois sembler incompréhensibles. C'est pourquoi, avec cette soixantaine de récits de vie de musiciens (et musiciennes !), de lieux, d'événements, de disques cultes, j'ai voulu aborder autrement cette musique, le jazz, passion de toute ma vie..." explique le journaliste et producteur audiovisuel.  Un ouvrage illustré par Alain Bouldouyre.
Entrée libre, dans la limite des places disponibles.

26-30, avenue des Ternes
75017 Paris



8 mai 2018

Dans les pas d'Andréane Le May

(c) Jean-Robert Lombard
Elle a décroché l'Etoile de l'Espoir 2017 décernée par Le Parisien, partagé la scène du Casino de Paris avec Camille, Bernard Lavilliers, Benjamin Biolay, Bigflo & Oli, chanté comme choriste de Ben Mazué à la Cigale... avant de fêter le lancement officiel de son EP auto-produit "Take Me Away", à Paris, le 24 avril dernier à la Scène du Canal.
Encore peu connue du grand public, même si son patronyme évoque celui d'une célèbre compatriote, cette chanteuse, auteur-compositeur et multi-instrumentiste  est originaire de Saint-Paul de Joliette, un petit village du Québec. Son timbre mélodieux et aérien s'épanouit dans des titres franco-anglais qui mêlent pop,  folk et soul avec ici et là quelques touches d'électro.
Rencontre avec une globe-trotteuse solaire, qui a posé son sac à dos en France, il y a un peu plus de trois ans.

Pourquoi as-tu fait le choix de t'exprimer principalement en anglais ?
Lors d'un voyage en Amérique du Nord avec ma famille, alors que j'avais tout juste 14 ans, j'ai commencé à écrire des chansons en m'accompagnant à la guitare et l'anglais s'est imposé naturellement, même si je suis québécoise et  attachée à la langue française.
Au point de t'installer en France ?
J'ai vécu en Italie durant 8 mois pour suivre des cours de perfectionnement musical. Là-bas, j'ai rencontré un français dont je suis tombée amoureuse et je l'ai suivi... Il n'est plus dans le paysage mais je suis restée par amour pour la France.
D'où vient ton goût pour les voyages ?
La piqûre du voyage, je l'ai sans doute héritée de ma mère. Lorsqu'elle était jeune, elle est partie sur les routes, en stop, avec son sac à dos.
Tu joues de nombreux instruments dont la trompette. C'est un peu insolite, non ?
C'est un instrument que je n'avais pas utilisé sur mon premier album "Ici", sorti en 2012. J'avais 22 ans et je m'étais lancée dans un projet ambitieux: un disque-concept de 14 chansons. Je me suis remise à la trompette après. Je joue aussi du piano, de la guitare et dans mes vidéos "maison", je m'entraîne à la batterie, à la basse...
Et à la balançoire ?
Ça, c'est une idée que nous avons eue la veille du concert à la Scène du Canal ! 
Musicalement, tes influences puisent plutôt du côté de la soul et de la folk anglo-saxonne ?
J'aime les voix, les mélodies, la manière de délivrer les chansons d'une artiste comme Joni Mitchell. Il y a là un côté organique qui me plaît, même si je trouve que l'expression fait un peu cliché.
Peux-tu nous expliquer l'origine des bateaux en papier distribués lors de tes concerts ?
C'était une idée pour illustrer le site web. Un clin d'oeil au côté fait maison. Pour le clip que nous avons tourné en mars dernier, nous avons fabriqué un gros bateau en papier posé sur un champ, en Normandie. Nous avons conservé ces objets en papier pour la promo. Tout comme les chapeaux qui font partie du "marchandising". Celui que je porte souvent sur scène appartenait à mon oncle. J'ai aussi le projet de faire des carnets de voyages avec des anecdotes et des photos.
Côté projet, il y a notamment le lancement de "Take Me Away, le 17 mai prochain à Montréal. Avec un retour en France ?
Je vais chanter dans une salle baptisée Le Ministère.  Je souhaite évidemment que ma carrière se développe au Québec mais je fais aussi le voeu que cela marche en France pour pouvoir rester ici. Je vais bientôt m'isoler dans un petit chalet pour travailler sur l'album à venir. Je voudrais faire quelque chose de très épuré, genre piano-voix, pour revenir à la folk qui me parle...


7 mai 2018

"Miss Nina Simone": les dernières années d'une légende

(c) Samy La Famille
"C'est d'abord l'histoire d'une femme magnifique de contradictions, une femme multiple. Un être complexe au parcours incroyablement riche et chaotique: un génie de la musique empêché de par sa couleur noire de devenir une pianiste classique..." confie Anne Bouvier qui a signé la mise en scène du spectacle "Miss Nina Simone", d'après l'ouvrage de Gilles Leroy ("Nina Simone, roman", Éditions Mercure de France).
Pour incarner cette icône de la musique, il fallait évidemment une artiste à la hauteur. Le choix qui s'est porté sur Jina Djemba apparaît comme une évidence, tant la comédienne et chanteuse s'approprie la scène et ...l'histoire.
D'origine russe et camerounaise, elle fut notamment remarquée  dans "Les liaisons dangereuses" au Théâtre de l'Atelier où elle jouait Madame de Tourvel (mise en scène de John Malkovich). A ses débuts, elle a également décroché le prix "espoir féminin de la tragédie" (6ème Prix Silvia Monfort). Et il fallait bien une tragédienne pour nous faire partager les dernières années d'Eunice Kathleen Waymon, plus connue sous le nom de Nina Simone.
Des années marquées par la solitude, les dérives dans l'alcool, les sautes d'humeur de cette star vieillissante et bipolaire. Hantée par ses combats d'hier, l'injustice dont elle s'estime victime et ses amours passées, elle s'épanche auprès de Ricardo (Valentin de Carbonnières), un jeune philippin qui joue à la fois le rôle d'intendant, de confident, voire de souffre-douleur.
Des moments alternant caprices, coups de gueule et grands élans de tendresse qui rendent le personnage terriblement attachant.
Subtilement accompagnée par le multi-instrumentiste Julien Vasnier, maître dans l'art du human beatbox, Jina Djemba prête également son timbre de mezzo-soprano pour quelques reprises. Trop peu d'ailleurs, car ses qualités de chanteuse, aussi à l'aise dans les notes graves que dans les envolées plus aériennes, ajoutent encore à l'émotion.

Jusqu'au 2 juin 2018, du mardi au samedi à 21 h et le dimanche à 18 h, au Lucernaire, 53, rue Notre- Dame-des-Champs, 75006 Paris. Tél.: 01.45.44.57.34. http://www.lucernaire.fr/

Le Festival Jazz à Saint-Germain-des-Prés fête ses 18 ans !

Dès le 24 mai prochain, les passionnés de jazz, de découvertes et de sets inédits ont rendez-vous à Saint-Germain-des-Prés pour souffler les 18 bougies du festival. Une majorité qui s'affichera dans les clubs, les salles de concerts et des lieux insolites.
Parmi les artistes conviés: le grand pianiste cubain Roberto Fonseca, le quintet du saxophoniste Émile Parisien  (Victoire du Jazz 2017) pour un concert autour de l'album "Sfumato", en compagnie de guests tels que Vincent Peirani, Michel Portal et Théo Ceccaldi, Thomas Enhco Trio & l'Ensemble Appassionato avec une création "Le monde de Gershwin", la chanteuse new-yorkaise Indra Rios-Moore, en quartet, qui offrira ici la primeur de son nouvel album "Carry My Heart".
Autres temps forts: les pianistes Laurent de Wilde et Ray Lema, le contrebassiste suédois Lars Danielsson, un double plateau réunissant Julie Erikssen et Camille Bertault ou encore la lumineuse chanteuse et flûtiste belge Melanie de Biasio.
Et, comme chaque année, le tremplin jeunes talents, les intermèdes "Jazz & Bavardages", les showcases, les soirées "After Jazz"...

Du 24 mai au 4 juin 2018 dans divers lieux (Place Saint-Germain-des-Prés, Sunset/Sunside, Maison des Océans, Le Lucernaire, Odéon-Théâtre de l'Europe, Faculté des Lettres de Sorbonne, Université Paris II Panthéon-Assas, Les Éditeurs...). 
Tarifs et programme complet sur le site http://www.festivaljazzsaintgermainparis.com/

1 mai 2018

Les Deux Magots se réinventent


En janvier dernier, Les Deux Magots ont fermé leurs portes, le temps de procéder à quelques transformations.
"Une évolution sans révolution !", explique Catherine Mathivat, propriétaire des lieux. On imagine que dès son plus jeune âge, elle devait déjà courir entre les tables de l'établissement acheté par son arrière-grand-père en 1914. Et se poser, peut-être, à la place occupée autrefois par Guillaume Apollinaire (un habitué), pour apprendre ses récitations...
Car si le fameux café littéraire est une affaire de famille, il fut et demeure l'un des rendez-vous préférés de personnalités du monde de la politique, de la mode, des affaires et de la culture.
On raconte que Paul Eluard y présenta Dora Maar à Picasso, que Paul Morand aimait y écouter son ami Jean Giraudoux ou que Jean-Paul Sartre s'y installait tous les matins, avec Simone de Beauvoir, pour écrire.
Lettre d'Apollinaire
Depuis 1933, le Prix Des Deux Magots ouvre, dès le mois de janvier, l'année littéraire. Entre deux expositions de peinture ou de photographie, on y décerne également le Prix Pelléas (récompensant un ouvrage consacré à la musique) et le Prix Apollinaire (poésie).
Mais cette vigoureuse centenaire avait évidemment besoin d'un lifting pour continuer à séduire les habitués et les badauds du boulevard Saint-Germain. Une opération orchestrée par la maîtresse des lieux avec la complicité de Jacques Vergnaud (directeur général).
Première étape, et non des moindres, l'abandon du rouge opéra au profit de la couleur d'origine (retrouvée sous les nombreuses couches du plafond) : un vert émeraude plus pimpant, s'harmonisant notamment avec les deux sculptures asiatiques qui semblent veiller sur la vénérable maison.
Les plus studieux apprécieront les bibliothèques mises à la disposition des clients, côté boulevard, tandis que les adeptes du farniente pourront , dès les premiers beaux jours, s'adosser aux coussins de la terrasse donnant sur la place.
Renouant avec l'esprit du quartier, "Les jeudis du jazz" invitent les amoureux de la musique à savourer quelques sets. Et ceux de la bonne chère devraient faire honneur à une carte revisitée pour s'accorder aux tendances du moment avec des produits bio, des vins naturels, une offre de snaking ou un "semainier", proposant des plats du jour.
Enfin, des miroirs s'animeront discrètement dans la salle, avec des images d'archives, assorties d'anecdotes, pour découvrir quelques belles pages de l'histoire des Deux Magots...

6, Place Saint-Germain-des-Prés, 75006 Paris. Tél.: 01.45.48.55.25.
http://www.lesdeuxmagots.fr/