4 mars 2013

Les Fouteurs de Joie : pari tenu !


Dans un décor assez sobre, éclairé de quelques guirlandes de lampions qui donnent à l’ensemble un petit air de fête foraine,  les cinq complices se présentent tout d’abord comme des musiciens. De véritables touche-à-tout puisqu’ils jouent de la guitare, du ukulélé, de la contrebasse, du banjo, de la clarinette, du tuba, du saxophone, de la guitare manouche, de la scie musicale…
Mais au-delà de ce réel talent  pour passer d’un instrument à l’autre, ils proposent un répertoire singulier, à la fois déjanté et un brin militant. Que ce soit pour défendre l’ouvrier opprimé, les mecs largués, les douceurs du « Rocking chair » ou les bienfaits de « L’andouillette » sur fond de rock endiablé ! En un peu plus d’une heure ils passent ainsi de l’humour trash des « Enfants de la centrale » à l’éloge décalée de « Oh mon patron » tout en s’autorisant de beaux moments de tendresse avec « Elisabeth » et le touchant « Sortie d’usine ». Sans oublier, un clin d’œil aux Moody Blues avec une version très personnelle et irrésistible du fameux « Nights in White Satin ». Des titres qui figurent pour la plupart sur leur dernier album « La Belle Vie » (sorti le 4 mars). Au final, ces saltimbanques remarqués dans de nombreux festivals de rue, entonnent, la main de cœur, un hymne sous forme de confession : « We are not The Rolling Stones, we are not Metallica, we are not Yvette Horner ». Ce qu’ils sont ? Des saltimbanques qui portent un regard ironique, cocasse et sensible sur le monde, sans jamais se prendre au sérieux. Et, incontestablement, ces Fouteurs de Joie tiennent leurs promesses…
Annie Grandjanin

Tous les lundis à 20 h 30 (et à 21h30 chaque dernier lundi du mois), jusqu’au 24 juin. Au Grand Point Virgule, 8 bis, rue de l’Arrivée 75015 Paris. Tél. : 01 42 78 67 03.

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