7 oct. 2013

Tout est bon chez Juliette !


Qu’elle nous invite à partager son « festin »,  nous ouvre sa boîte à « Bijoux & Babioles » ou nous embarque dans la Fantaisie Héroïque de « Mutatis mutandis », on a toujours eu pour Juliette les yeux de Chimène. Alors, quand elle lève le voile sur « Nour », on déchire l’enveloppe de ce nouvel opus avec la fébrilité d’un gamin le soir de Noël. Et, une fois de plus, la chanteuse est à la hauteur de notre attente. De la petite valse nostalgique d’« Au  petit Musée » qui présente ces collections qui ne valent pas un rond au tonitruant « Belle et Rebelle » en passant par les vaines tentatives de la  « Veuve Noire » pour se débarrasser d’un encombrant mari, les accents hard-rock de  « l’Eternel féminin » ou l’émouvante « Petite robe noire » qui dénonce en filigrane les violences conjugales, Juliette nous bouscule et nous transporte dans son univers fantasque, féroce et tendre. On s’amuse aussi lorsqu’elle tord le cou aux comptines enfantines avec «  La légende » (écrite par Jacques Faizant) ou revisite le chant marin dans « Jean-Marie de Kervadec » sur un texte signé François Morel. Insolente, elle s’autorise même un exercice assez scabreux en vantant les délices des « Doigts dans le nez ». « Cela faisait longtemps que j’avais envie de donner à un album mon nom de famille. Parce que je ne suis « connue » que par un prénom » confie-t-elle. Nour qui signifie Lumière de la religion est la première partie de Noureddine, un nom hérité d’un grand-père kabyle. Il est aussi et surtout, le titre phare de l’album. Une chanson qui irradie l’humanité et la tolérance pour ceux qui, lorsque la petite flamme devient vacillante, demandent le droit d’éteindre eux-mêmes la lumière…
Annie Grandjanin

« Nour » (Polydor/Universal)



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