30 juin 2019

La belle vie avec Cinq de Coeur

(c) Paule Thomas

Assister à un spectacle de Cinq de Coeur est toujours réjouissant, surtout quand il s'intitule "Oh la belle vie !". Et le quintette vocal (Pascale Costes, Karine Sérafin, Sandrine Mont-Coudiol, Patrick Laviosa et Fabian Ballarin) tient ses promesses !
Avec eux, la vie est en effet plus belle. Plus fantasque et délirante aussi car ces chanteurs a cappella n'ont pas leur pareil pour transformer le quotidien en vaste terrain de jeu.
Un terrain où se côtoient Vivaldi, Les Parisiennes, Schubert, Aretha Franklin, Richard Strauss, Joe Dassin ou Maître Gims.
Depuis ses débuts Cinq de Coeur mise sur le mélange des genres: du rock à la variété en passant par  la musique classique, l'opéra, le jazz... Aucune partition ne résiste à ces talentueux artistes dont l'unique credo est de ne jamais se prendre au sérieux.
Sur scène, cinq grands cubes servent tour à tour de lits, de vestiaires, de cabines de douches, voire d'alcôves pour abriter de brefs ébats amoureux.
Après avoir tiré cinq papiers sur lesquels figurent des expressions qu'ils doivent replacer tout au long du show, ces joyeux complices se livrent à des joutes vocales dont on retiendra quelques savoureux tableaux comme le crooner affublé d'un bonnet de bain et tirant sur le tuyau d'une douchette pour déclarer sa flamme, le numéro sexy en diable sur la chanson "Stop !" de Sam Brown, le jonglage (et le chant !) avec des chamallows, les polyphonies corses, la parenthèse romantique sur la chanson "Insensiblement" immortalisée par Jean Sablon ou encore le très enlevé "C'est beau de faire un show" vanté par Annie Cordy.
De quoi redonner le sourire à ceux qui ne partent pas en vacances cet été...

Jusqu'au 31 août 2019, du mardi au samedi à 20h30, mat. le dimanche à 15h, au Théâtre de Paris, salle Réjane, 15 rue Blanche 75009 Paris. 
Tél.: 01.42.80.01.81. http://www.theatredeparis.com/



26 mars 2019

Louis Arlette: "Je veux profiter de l'énergie qui vibre en moi"

(c) Frank Loriou
Son premier album "Sourire carnivore" (en janvier 2018)  posait les fondations d'un univers dont l'intensité nous happait dès la première écoute.
Avec "Des ruines et des poèmes", Louis Arlette, qui a notamment collaboré avec le duo Air et joué du violon au sein d'un orchestre de musique de chambre, confirme brillamment ses talents d'auteur-compositeur.
Des chansons  rock-électro, tourmentées et lumineuses, écrites après un voyage salvateur au Japon.
Au fil des 14 titres,  dont il a assuré la programmation, le piano, les claviers et l'orgue (avec Christophe d'Alessandro), le chanteur fait également référence à  "L'Iliade" et "l'Odyssée" d'Homère et nous offre une électrique relecture de "Je suis un soir d'été", un titre peu connu de Jacques Brel.
Rencontre avec un artiste inspiré...

- Le titre de cet album n'est-il pas antinomique ?
Pas vraiment car les ruines, c'est ce qui reste de notre passé. Ce sont des oeuvres du destin qui appartiennent au temps. Elles font partie de ce patrimoine qu'il faut savoir déchiffrer. Nous vivons une époque très babylonienne, à l'image de Rome avant le déclin...
- D'où l'urgence de ce voyage au Japon ?
Entre le moment où j'ai terminé "Sourire carnivore" et la sortie de l'album, il s'est passé un an. J'ai ressenti alors un grand vide, mesuré tous les écueils. J'ai eu besoin d'aller me perdre au Japon.
- Tu as trouvé l'inspiration que tu cherchais ?
 La première chanson que j'ai écrite est "Tokyo". Ce qui m'a interpellé là-bas, c'est cet effet miroir par rapport à l'Occident. Ici, nous sommes fascinés par la lumière, tandis qu'au Japon on utilise l'ombre, un peu comme un négatif. Les gens sont davantage dans la retenue, à l'image d'un lac tranquille. Mais derrière, on sent quelque chose qui bouillonne.
-  Dans "Sourire carnivore" tu avais gardé la main sur tout. Pour "Des ruines et des poèmes", tu as lâché du lest, non ?
C'est vrai. J'ai fait appel à Philippe Paradis qui avait notamment travaillé avec Zazie sur l'album "Rodéo" pour la réalisation. J'adore aussi son jeu de guitariste. "Sourire Carnivore" était nécessaire pour que je puisse avoir cette liberté aujourd'hui. Dans ce sens, j'ai l'impression d'avoir progressé et creusé plus profondément. J'ai sorti le premier disque après dix ans de studio. J'ai dû faire un travail sur moi pour désapprendre et me consacrer à la recherche de la sincérité. Je pense souvent à Picasso qui affirmait: "J'ai mis toute ma vie à savoir dessiner comme un enfant".
- Pourquoi as-tu choisi d'enregistrer la chanson "Je suis un soir d'été" de Brel  qui est loin d'être la plus connue ?
C'est un titre que j'interprétais déjà sur scène. L'idée était de ne pas céder à la facilité en reprenant l'un de ses grands succès. J'ai eu envie de lui donner un nouveau souffle. J'ai donc accéléré le tempo pour le rendre plus pop. Pour moi, Brassens fermait un peu la porte derrière lui, alors que Brel a ouvert tout un champ des possibles !
- C'est vrai qu'à l'origine le titre "L'ange" devait s'appeler "Nyx" (déesse de la nuit personnifiée)?
Tout-à-fait. Jusqu'à ce que je découvre que c'était aussi le nom d'une marque de cosmétiques !
- D'où vient cette passion pour la mythologie ?
Pochette de l'album "Des ruines et des poèmes"

Je suis fasciné par le côté transmission de la mythologie. Tout comme je suis bouleversé par le poème de François Villon "La ballade des pendus". Ce qui me chagrine, c'est que cette transmission va peut-être s'arrêter...
- Lors d'un précédent entretien, tu avais évoqué la possibilité de réunir tes notes dans un ouvrage. C'est encore d'actualité ?
L'envie est toujours là. Mais j'y céderai sans doute plus tard, lorsque je me sentirai fatigué,  près de la retraite... Pour l'instant, je veux profiter de cette énergie qui vibre en moi. C'est quelque chose de très physique et explosif.  J'écrirai un livre une fois que la tempête sera apaisée...

- Album "Des ruines et des poèmes" (Le bruit Blanc), disponible depuis le 15 mars 2019.
- En showcase: le 13 avril 2019, à 16 h chez Gibert Barbès (Disquaire Day) et le 31 mai, à 18 h, chez Gibert Saint-Michel

22 mars 2019

Le swing ravageur des Swinging Poules

(c) Paule Thomas
"Bienvenue dans le poulailler. Accrochez-vous, ça va swinguer !" préviennent Florence Andrieu, Charlotte Baillot et Caroline Montier au début du spectacle "Chansons synchronisées",  mis en scène par Flannan Obé.
Et elles tiennent généreusement leurs promesses !
Dès les premières chansons, on ressent des fourmillements dans les jambes et une irrésistible envie de taper des mains.
Qu'elles prennent la pause pour "La biaiseuse", vantent la douceur du "Lundi au soleil", rappellent qu' "Il fait trop beau pour travailler" ou nous embarquent pour "Syracuse"... on tombe littéralement sous le charme ravageur de ces chanteuses et comédiennes. Un trio qui maîtrise l'art de faire du neuf avec de l'ancien.
Quant à leurs envolées vocales, elles n'ont décidément rien à voir avec le caquetage des volailles dont elles ont malicieusement emprunté le nom.
Femmes fatales, pétroleuses, délicieusement impertinentes et farouchement libres, les Swinging Poules font régner un vent de douce folie sur la scène. Et ce n'est pas Philippe Brocard, leur talentueux pianiste qui dira le contraire !
On applaudit également leur relecture du fameux "Cresoxipropanidiol en capsules" (interprété par Ginette Garcin, sur des paroles de Jean Yanne). Un remède à prendre dans un verre d'eau sucrée et qui fait, paraît-il, des miracles quand on n'a pas le moral.
On vous recommande plutôt de filer à l'Essaïon...

 Les lundis, mardis et mercredis, à 21h30 (relâches le 25 mars et le 9 avril) au Théâtre de l'Essaïon, 6, rue Pierre au Lard, 7004 Paris. 
Tél.: 01.42.78.46.42. Prix: 20 € et tarifs réduits à 15 €. 
http://www.essaion.com/

7 mars 2019

Lili Cros & Thierry Chazelle célèbrent les dix ans de leur duo à l'Olympia

(c) Arno Lam
Elle a passé son enfance en Côte d'Ivoire et lui au Havre. Elle possède un timbre puissant aux intonations jazzy, joue de la basse, tandis que lui accompagne son phrasé de conteur à la mandoline et à la guitare électrique.
Chacun suivait son chemin avant de franchir l'Atlantique pour se retrouver sur une même scène... au Québec !
Voilà pour la petite histoire car pour la grande, il faut les découvrir en concert.
Les duos ne sont pas si rares dans la chanson française mais celui formé par Lili Cros et Thierry Chazelle est un réel enchantement. A l'image de leur répertoire: un pétillant cocktail de fantaisie, de poésie et de touchantes émotions.
Pour fêter leurs dix ans de carrière, ils ont eu la belle idée de se produire, en formule intimiste, dans dix appartements (à Paris et en Banlieue) avant d'investir l'Olympia !
Mais que ce soit devant 40 ou 2000 spectateurs, ces artistes généreux vous embarquent d'emblée dans leur univers. Un univers où se croisent "Monsieur Gaston", "Clint Eastwood", "L'homme de sa vie", des parents dépassés par ces petits qui poussent trop vite... Des chansons écrites et composées pour la plupart à quatre mains, qu'ils interprètent successivement en duo ou en solo. Chacun cultivant son "Jardin des mélancolies" pour évoquer ce vieux copain parti en éclaireur ou les grands-mères et leur indispensable "Petit écho de la mode".
Pour la réouverture des Trois Baudets, ils ont même concocté les facétieux couplets du "Client d''Erotika". Quant à Thierry qui se verrait bien en Humphrey Bogart, il nous régale d'un réjouissant "Mon hit, mon hat" pour élucider la présence de ce petit chapeau qu'il ne quitte jamais, ou presque.
Alors lorsqu'ils chantent avec une tendre complicité "Je sais pas où on s'ra demain, tout va bien, tu me tiens par la main..." on sait que nous, on s'ra sûrement à l'Olympia !

Le 18 mai 2019, à 20 heures, à l'Olympia, 28, Boulevard des Capucines, 75009 Paris.  
Tél.: 08.92.68.33.68.  Places: de 16 à 37 €
 http://www.olympiahall.com/
Et en tournée: le 8 mars 2019 à Pornichet (Quai des Arts), le 15 mars à Pace (Le Ponant), le 16 mars à Couéron (Théâtre Boris Vian), le 22 mars à Pithiviers (Théâtre du Donjon), le 23 mars à Veretz (Salle Boiseau), le 29 mars , La Neuville Chant d'Oisel (Salle Guy de Maupassant), le 30 mars à  Jarny (Espace Gérard Philipe)...

18 févr. 2019

Joachim Horsley: un virtuose sans partitions

(D.R)
Avec son look de premier de la classe, on l'imagine mal empruntant des chemins buissonniers ! Pourtant, le parcours de Joachim Horsley n'a rien d'académique. Formé au piano dès l'âge de 5 ans, il n'intégrera jamais le conservatoire.
A l'adolescence, alors que les futurs concertistes préparent sagement les concours pour décrocher des premiers prix, Joachim s'entoure de professeurs tels que Chris Brubeck (le fils de Dave) et Samuel Adler qui lui permettront d'assouvir sa passion pour le jazz et l'improvisation.
Au fil des années, cet insatiable curieux ira également butiner du côté de la pop, du rock et des musiques latines.
Après des collaborations avec des artistes comme John Legend ou pour des longs métrages ("Ouija", "The Possession", "Rabbit Hole"...) et documentaires ("Great Migrations", diffusé sur la chaîne National Geographic), ce multi-instrumentiste (claviers, percussions, guitares...) vient d'enregistrer un premier album intitulé "Via Havana" (dont il a assuré la production, le mixage et l'essentiel des arrangements). 
Un projet audacieux et captivant, dans lequel il célèbre le mariage inattendu entre compositions classiques (Beethoven, Mozart, Shostakovitch, Mahler...) et musique cubaine. Avec des titres aussi exotiques que "Amadeus Guanguanco", "Vodou Moldau", "Scheherazade in Cape Verde", "Mahler's Resurrection Rumba"...
Et le succès est à la hauteur du défi puisque sa version du 2ème mouvement de la 7ème symphonie de Beethoven, à la sauce cubaine, a été vue par près de dix millions d'internautes.
Lors de son passage au Café de la Danse, le 24 janvier dernier, le public a réservé un accueil enthousiaste à ce virtuose qui joue évidemment sans partitions.

- Album "Via Havana" (Wagram Music), disponible depuis le 15 février 2019.
- En concert les 20 et 21 mars 2019, à 20 heures, 
au Café de la Danse, 5, Passage Louis-Philippe, 75011 Paris. 
Tél.: 01.47.00.57.59. Loc. points de vente habituels. Prix: 25 € 
 http://www.cafedeladanse.com/


Roman Roses: "J'adore jouer et faire plaisir aux gens !"

Si vous êtes des habitués des stations République ou Place d'Italie, vous l'avez sûrement entendu dans "SOS d'un terrien en détresse" (extrait de Starmania) ou "Comme ils disent" de Charles Aznavour.
Difficile en effet de ne pas s'attarder le temps de quelques refrains,  pour écouter ce jeune artiste à l'impressionnante tessiture vocale que les plus curieux ont pu découvrir dans l'émission télévisée "Nouvelle Star".
Une heureuse parenthèse dans le parcours de Roman Roses qui a repris sa guitare pour retrouver son public le plus fidèle: les usagers du métro ! Un public généreux aussi puisqu'il lui a permis de financer son second album "Queen Of Stars", disponible depuis le 5 février dernier.
Pas de relecture de succès passés et actuels, cette fois, mais des chansons dont il a signé paroles et musiques comme "Mister Badaboum", "Parisiens Parisiennes", "Paradise Bobo Artist" ou encore "Presque célèbre"...

Depuis combien de temps chantez-vous dans le métro ?
Cela fera deux ans en mai prochain. Mais je fais de la musique depuis l'âge de 16 ans. J'ai sorti un premier single à 17 ans sur un label basé à Annecy, ma ville natale. J'ai adoré l'ambiance du studio d'enregistrement. Du coup, à 20 ans, j'ai créé ma propre société avec ma prof de droit. Durant trois ans, j'ai pu enregistrer et accompagner de jeunes talents locaux dans mon studio. Après, j'ai préparé (et réussi) un concours pour une école d'ingénieur du son à Paris.
Vos influences musicales sont assez variées, non ?
J'aime en effet la pop anglo-saxonne, le rock, la chanson française, le rap... Et, du côté de mon père qui est d'origine portugaise, j'ai été bercé par le fado. Mais mon idole demeure Freddie Mercury.
Quel souvenir gardez-vous de votre passage dans l'émission Nouvelle Star ?
C'est une vitrine incroyable. Cela m'a apporté une belle visibilité car les gens me reconnaissent dans la rue alors que cela remonte à un an et demi et que je ne suis même pas allé en finale ! J'ai eu un bon contact avec Nathalie Noennec qui faisait partie du jury (avec Benjamin Biolay, Coeur de Pirate et Dany Synthé). C'est une grande directrice artistique et une femme adorable. Je l'ai revue dans le métro. Elle était sortie de la rame en reconnaissant me voix.
On peut vraiment gagner sa vie et financer un album en se produisant dans le métro ?
En ce qui me concerne, oui. Et comme je suis mon propre producteur, je vends mon disque sur place et les bénéfices sont pour moi. Dès que j'ai débuté dans le métro, j'ai fait des tableaux Excel pour savoir où j'allais.
Comme pour une petite entreprise ?
Je suis issu d'une famille d'entrepreneurs. C'était important pour moi de cibler les créneaux horaires, les bonnes stations...
Et quelles conclusions en avez-vous tiré ?
J'ai abandonné le début d'après-midi car il y a un moment de creux entre 14h et 16h. Je joue tous les jours entre 16h à 19h. Et, pour capter l'attention, il faut faire des reprises. Dans ce domaine, il y a  des best-sellers: en ce moment c'est "SOS d'un terrien en détresse". L'an dernier, c'était "Perfect" d'Ed Sheeran. Il suffit d'accrocher une personne pour en attirer d'autres.
Et les stations les plus favorables ?
Il faut choisir celles qui ont des correspondances. Dans la rue c'est au Trocadéro ou devant Notre-Dame. C'est parfois compliqué au niveau de l'amplification et des mesures de sécurité. Mais une fois, un policier ma reconnu et il m'a même acheté un album !
Il  y a aussi des inconvénients ?
Bien sûr. Les courants d'air, la pénibilité pour transporter son matériel, les vols, les agressions... Récemment, je me suis retrouvé avec un oeil au beurre noir et deux dents cassées. Depuis, j'ai évidemment une certaine appréhension, mais j'adore jouer et faire plaisir aux gens. Même si j'aspire à sortir bientôt du métro...

14 févr. 2019

"Piano Paradiso": les nouvelles facéties musicales d'Alain Bernard

(c) Shérif Scouri
Après le succès de "Piano Rigoletto" dont le propos était de nous conter, à sa manière farfelue, une histoire de la musique (voir le 20 janvier 2013 sur ce blog), Alain Bernard était revenu avec "Piano Paradiso" qui joue ici les prolongations.
Sur les conseils de Pascal Légitimus (metteur en sccène de son précédent spectacle) il a travaillé cette fois avec Gil Galliot pour orchestrer ses nouvelles pérégrinations dans les coulisses de la musique.
Des pérégrinations dont le point d'orgue est un hommage aux grands compositeurs du 7ème Art: d'Ennio Morricone à Nino Rota en passant par Michel Legrand, Francis Lai, John Williams ou Maurice Jarre.
Mais très vite le facétieux musicien et humoriste nous entraîne dans des digressions plus personnelles sur son histoire d'amour avec le piano. Une histoire qui prend ainsi les traits de la redoutable Mademoiselle Ducoulombier, un professeur à la main leste, qui ne goûte guère ses improvisations sur Mozart !  Frustré mais toujours accro au clavier, le jeune Alain décide donc d'affiner son doigté en reproduisant les tubes entendus à la radio ou les génériques de séries télévisées.
Le public est alors invité à reconnaître, en quelques notes, les succès de Fugain, Jonasz, Berger, Sardou, Delpech mais aussi des Mystères de l'Ouest, des Brigades du Tigre, du célèbre
Commissaire Maigret.
Au passage, il évoque avec humour et une pointe de nostalgie ses années de piano-bar, d'animateur de soirées, les aléas d'un compositeur de jingle pour la publicité qui, cent fois sur le clavier doit remettre son ouvrage pour trouver les accords d'une petite valse mélancolique.
"Le travail des compositeurs, c'est de mettre des notes sur les émotions" explique Alain Bernard. Et ce dernier s'y entend pour faire passer toute une gamme d'émotions dans la salle.

Chaque lundi à 19h30, jusqu'au 1er avril 2019, au Théâtre des Déchargeurs, 3, rue des Déchargeurs, 75001 Paris.
Tél.: 01.42.36.00.50. http://www.lesdechargeurs.fr/