26 sept. 2022

La virtuosité et la grâce des "Folies Gruss"

(c) Eloïse Vene


Après avoir réuni plus de 150 000 spectateurs, lors des représentations des "Folies Gruss", la 48ème création du Cirque Gruss, l'an dernier, la troupe de ce show impressionnant de grâce et de virtuosité se remet en selle ! Au menu, pas moins de  24 artistes, 50 chevaux, une chanteuse Candice Parise (familière des comédies musicales à succès) et un orchestre en live.

On l'aura compris, sous ce chapiteau, le cheval est bien le meilleur ami de l'homme. Le plus gracieux aussi. Au fil de la quinzaine de tableaux qui se succèdent (sans entracte) on assiste à un véritable défilé de numéros plus vertigineux les uns que les autres. Firmin, Stephan et Maud ont repris les rênes de la troupe, mais Alexis, le patriarche, et sa femme Gipsy sont toujours sur la piste. Tout comme les petites dernières de la famille qui participent notamment à la reconstitution d'une salle de classe où elle partagent les bancs avec de facétieux élèves: des chevaux miniatures appelés Falabella (un croisement entre des petits purs-sangs, des shetlands et des chevaux Criollo indigènes).  


(c) Eloïse Vene



Ici, les cavaliers savent aussi jongler avec des quilles, évoluer sur des trapèzes,  jouer de divers instruments, faire danser leurs montures... Et, même si les clowns traditionnels sont absents du programme, le rire est au rendez-vous avec quelques séquences humoristiques comme l'apprentissage de la danse pour les nuls. 
Au-delà de la performance, "Les Folies Gruss" sont aussi l'occasion d'exprimer un sens aiguisé de  l'esthétisme et de la poésie avec ces danseuses juchées sur des chevaux de bois ou ces acrobates virevoltant dans les airs, accrochées à des rubans. On retient  son souffle pour saluer l'époustouflant numéro de cette artiste qui traverse la piste (dans les deux sens !) sur un fil tendu vers les sommets du chapiteau.  On ne résiste pas davantage au plaisir de retrouver nos souvenirs d'enfance  lorsque des chevaux stoppent leurs cavalcades pour nous offrir une version équestre du jeu "1,2,3 soleil". 

"Notre définition, c'est le travail effacé par le travail" explique Alexis Gruss. Pari gagné, une fois encore.

Toujours soucieux d'entretenir cet esprit de convivialité cher à cette belle et grande famille du cirque, sachez qu'un after show est organisé après chaque représentation. L'occasion d'échanger avec les artistes ou de prendre une photo-souvenir... 


(c) Eloïse Vene



Du 1er octobre 2022 au 5 mars 2023, le vendredi à 21h, le samedi à 15h et 21h, le dimanche à 15h (séances supplémentaires, tous les jours, pendant les vacances scolaires en journée et en soirée). Carrefour des Cascades, 75016 Paris. Navettes à la sortie du métro Porte d'Auteuil (sortie N°2 Hippodrome d'Auteuil).
Infos et réservations sur le site https://www.folies-gruss.com

21 sept. 2022

Lisa Ekdahl en tournée française avec son bel album de reprises "Grand Songs"


Son premier album en 1994 s'appelait tout simplement "Lisa Ekdahl". Un nom qui sonne comme une  signature vocale. Son timbre soyeux et délicat, avec ici et là des accents presque enfantins, est immédiatement identifiable.  Avec plus de 2 millions d'albums vendus et 200 millions de streams sur les plateformes, il y a belle lurette que la chanteuse suédoise a gagné son statut de star de la scène jazz. Ce qui ne l'empêche pas de flirter avec un égal bonheur du côté de la bossa nova, de la folk ou de la pop. 

Il aura fallu une commande pour la BO d'un documentaire suédois pour que l'artiste cède à l'envie d'enregistrer d'autres chansons que les siennes (ce qu'elle n'avait pas fait depuis plus de 20 ans !).        Un déclic qui donnera naissance à l'album "Grand Songs" (sorti en octobre dernier). Soutenue par une solide section de musiciens et des arrangements subtils, l'artiste couvre plusieurs décennies en offrant des versions personnelles de titres de Beyoncé ("If I Were A Boy"), Billie Eilish ("Wish You Were Gay"), James Taylor ("You Can Close Your Eyes"), Bob Dylan ("Most Of The Time") et même des Beatles ("I Should Have Known Better"). Des chansons qui ne sont pas forcément les plus populaires mais qui entrent en résonance avec sa propre sensibilité. "C'est vrai pour moi comme pour n'importe quel auditeur. Si une chanson vous touche profondément, c'est souvent parce qu'elle offre une expression à des sentiments intimes" confie Lisa Ekdahl.

Confirmant son attachement à la France, elle démarre ce soir une tournée pour faire découvrir, en live, ses "Grand Songs".

- Ce soir, 21 septembre, à 20h, à l'Olympia, 28 Bd des Capucines, 75009 Paris, le 22 septembre à Sélestat (Les Tanzmatten), le 23 septembre à Vélizy-Villacoublay, le 24 septembre à Lens (Le Colisée).

- Album "Grand Songs" (Label Masterworks), disponible depuis octobre 2021.

16 sept. 2022

L'Estival fête ses 35 ans avec Véronique Sanson, Zaz, Yannick Noah, Trust, Juliette Armanet...

 C'est le rendez-vous qu'il ne faut pas manquer ! Outre le fait qu'il célèbre cette année son 35ème anniversaire, l'"Estival" crée l'évènement, le 17 septembre, à 21h (Parc Meissonier) avec un concert gratuit de Véronique Sanson, donné à l'occasion des Journées Européennes du Patrimoine par  la ville de Poissy.

Durant deux semaines, l'ouest parisien vibrera au rythme d'une programmation qui devrait toucher un large public: Yannick Noah, Juliette Armanet, Zaz, Trust, Emile & Images, Pauline Croze, Magenta (ex-Fauve), Jules + B.A.BA de la chanson... 

Entre deux concerts, vous pourrez également assister à l'exposition "Vernis Discal" du peintre et performer Rénald Zapata qui présentera une vingtaine de portraits réalisés sur  disques vinyles.

A noter, le 7 octobre, les désormais traditionnelles "Vitrines Découvertes" qui mettent en lumière de jeunes talents francophones venus de Suisse, du Québec...

 Du 17 septembre au 8 octobre 2022, au Théâtre de Poissy, au Sax (Achères), au Quai 3 (Le Pecq) et à la Salle René Cassin de Houilles. Loc. points de vente habituels et sur le site www.lestival.fr


15 sept. 2022

"Glenn, naissance d'un prodige": une belle et bouleversante partition

(c) Fabienne Rappeneau

Après "Venise n'est pas en Italie", "La dégustation"..., Ivan Calbérac présente ici sa nouvelle création "Glenn, naissance d'un prodige", dont il signe également la mise en scène. Une évocation du destin à la fois extraordinaire et tragique du pianiste canadien Glenn Gould qui a remporté un vif succès, cet été, à Avignon.  

"C'est l'histoire d'une mère qui fait reposer sur son fils tous les rêves qu'elle n'a pu réaliser elle-même. C'est l'histoire d'une demoiselle qui tombe éperdument amoureuse d'un garçon qui lui joue trop bien du piano, garçon que la célébrité va rendre de plus en plus désirable, mais aussi, hélas, de plus en plus inaccessible. C'et l'histoire d'un artiste inclassable , aussi libre dans son art qu'il était prisonnier au quotidien de ses insomnies, de ses phobies sociales, de son hypocondrie..." confie l'auteur.

On pourrait évidemment se contenter de ce résumé mais le spectacle va bien au-delà. Il interroge aussi sur le rôle de l'artiste et de la création, les méfaits de l'amour castrateur,  la solitude... On connaît évidemment la vie de ce génie, considéré comme l'un des plus grands du XXème siècle, dont les ventes de disques n'avaient rien à envier à celles des rock stars. Mais "Glenn, naissance d'un prodige" nous emmène également, avec un impeccable tempo,  dans les pas de l'enfant enfermé dans les toilettes jusqu'à ce qu'il maîtrise les dictées de notes imposées par sa mère, de l'adolescent charismatique, du musicien qui imposera son interprétation des "Variations Goldberg" de Bach pour son premier enregistrement, de l'homme torturé par la pression des concerts qui, en pleine gloire, renoncera à se produire en public.


(c) Fabienne Rappeneau

 Un personnage fascinant et déconcertant, incarné  par Thomas Gendronneau. Et on peut vraiment parler d'incarnation tant le comédien-musicien se glisse avec talent dans le gros pull jacquard du musicien. Etrangement penché sur le piano, juché sur une chaise reproduisant le modèle fabriqué par le père de Glenn Gould, il offre l'image d'un homme transcendé par son art. Et il est tout aussi convaincant lorsqu'il cède aux angoisses et aux caprices d'un artiste dont on disait qu'il souffrait du syndrome d'Asperger. Dans une atmosphère rappelant celle des tableaux d'Edward Hopper, on assiste aussi à des séquences franchement cocasses comme celle du talk-show opposant mère et fils dans les studios de Radio Canada ou l'initiation maladroite au fameux"French kiss" avec sa tendre cousine.


(c) Fabienne Rappeneau

Quant au casting, c'est un sans fautes. Que ce soit Josiane Stoléru dans le rôle de la mère castratrice, Bernard Malaka dans celui du père effacé et bienveillant,  Lison Pennec, la pétillante et touchante cousine, Stéphane Roux, le journaliste ou encore Benoit Tachoires, le débonnaire Impressario, chacun joue parfaitement sa partition.

Jusqu'au 18 décembre 2022, du mardi au samedi à 21h, mat. le dimanche à 15h, au Petit Montparnasse, 31, rue de la Gaîté, 75014 Paris. Tél.:01.43.22.77.74. www.theatremontparnasse.com


 

9 sept. 2022

Mouloudji aurait eu 100 ans...


« Longtemps, longtemps, longtemps après que les poètes ont disparu, leurs chansons courent encore dans les rues… » chantait Trénet. Pourtant, 28 ans après la mort de Marcel Mouloudji, on peut s’interroger sur la place qu’il occupe encore dans les mémoires. 
Pour certains, il demeure l'interprète de « Comme un p’tit coquelicot ». Une chanson qu’il n’a pas écrite (le texte est de Raymond Asso) mais qui est marquée, de manière indélébile, par son timbre si particulier. Les cinéphiles se souviendront de ses talents d’acteur (« Les disparus de Saint-Agil » de Christian-Jaque, « Nous sommes tous des assassins » d'André Cayatte…), les amateurs de l’esprit rive gauche rappelleront sans doute ses tours de chant consacrés à Vian ou Prévert au Vieux-Colombier… mais le public a parfois oublié le peintre, le producteur et éditeur qui lança notamment la carrière de Graeme Allwright, l’homme de convictions qui chantait dans les usines et participa notamment à un gala de soutien à la gauche chilienne, l’auteur d’ « Enrico », un ouvrage écrit alors qu’il avait tout juste 20 ans, couronné par le Prix de la Pleïade ou encore le pacifiste qui interpréta pour la première fois « Le déserteur » en 1954, le jour même de la chute de Diên Biên Phu.




Le 16 septembre prochain,  Mouloudji aurait eu 100 ans. Un anniversaire marqué notamment par les sorties de "Mouloudji, 100 ans" (Universal/ Mercury Records) , 3 CD de 75 titres de 1953 à 1978 + 1 DVD réunissant deux heures d'archives exclusives de l'INA, "Mouloudji, crooner et poète" (Legacy /Sony Music), 2 CD incluant une dizaine de titres jamais édités, "L'éternelle romance", un vinyle de 12 titres (Universal/Mercury Records).... 
A noter également le spectacle "Comme un p'tit coquelicot", présenté au Hall de la Chanson et interprété par trois jeunes artistes.
 Mais si vous voulez en savoir davantage sur l'homme et l'artiste,  sachez que « Mouloudji, athée ô grâce à Dieu » (Editions Carpentier) est toujours disponible. Un livre émouvant et tendre, riche d'anecdotes, de documents exclusifs et de photos inédites, dans lequel ses enfants Annabelle et Grégory (avec la collaboration artistique de Laurent Balandras) racontent ce père avec qui le dialogue s'est interrompu le 14 juin 1994. 

Un titre en forme de clin d'oeil à celui qui se définissait ainsi dans la chanson "Autoportrait": 
« Catholique par ma mère, musulman par mon père, un peu juif par mon fils, bouddhiste par principe. Alcoolique par mon oncle, dépravé par grand-père, sans classe par vieille honte, névrosé par grand-mère... Athée, ô grâce à Dieu ! »…


- Spectacle "Comme un p'tit coquelicot", le 16 septembre 2022 à 20h30, le 18 septembre à 18h30 et le 25 septembre à 16h, au Hall de la Chanson, Parc de la Villette, Pavillon du Charolais, 211, avenue Jean-Jaurès, 75019 Paris. 
Tél.: 01.53.72.43.00. www.lehalldelachanson.com



Judith Owen: "ma religion, c'est la musique !"

 

(c) Matt Midlin


En juillet dernier, la chanteuse, compositrice et pianiste Judith Owen, accompagnée de la solide formation "Her Gentlemen Callers" (David Torkanowsky au piano et à la direction musicale, Kevin Louis à la trompette, Lex Warshawsky à la basse et Pedro Segundo aux percussions), a offert au public parisien du Club We Are la primeur des titres de son nouvel album "Come On & Get It", produit par John Fischbach et enregistré à la Nouvelle-Orléans.
Avec son timbre puissant et son sens inné du swing, la flamboyante galloise nous offre une superbe plongée dans le répertoire jazz et blues de femmes des années 1940 et 1950. 
Des femmes libres et talentueuses comme Blossom Dearie, Nellie Lutcher, Dinah Washington, Dinah Shaw, Peggy Lee... qu'il est grand temps de (re)découvrir. 

Rencontre avant ses concerts parisiens les 16 et 17 septembre prochains au Duc des Lombards où le jeune saxophoniste Ricardo Pascal se joindra à ses fameux gentlemen.

- Dans le texte qui accompagne l'album, vous évoquez un retour aux chansons de votre enfance. On imagine qu'avec votre père, vous avez aussi baigné dans le répertoire lyrique ?
Mon père a en effet chanté durant 35 ans à Covent Garden. Pendant mon enfance, j'ai passé tous mes week-ends à l'opéra. J'ai eu l'occasion de voir mon père discuter avec Luciano Pavarotti. A l'époque, je ne réalisais pas qu'il s'agissait de moments exceptionnels. C'était la vie de mon papa ! Dans la discothèque familiale, on trouvait des enregistrements de Puccini, Rachmaninov, Beethoven mais aussi ceux d'Oscar Peterson ou de ces femmes pianistes qui évoquaient assez librement leur sexualité.

- C'était très inhabituel à l'époque ?
C'est vrai que dans les années 40 et 50, les femmes étaient censées interpréter des chansons romantiques ! J'ai pris beaucoup de plaisir à rendre hommage à ces artistes fortes et indépendantes qui s'assumaient et sortaient du cadre.

- C'est le même désir d'indépendance qui vous a poussée à créer votre propre label avec votre mari (Harry Shearer, acteur, musicien, écrivain, animateur...) ?
Je ne me voyais plus travailler avec de grands groupes. Je pense souvent à mes parents qui m'encourageaient en me disant : "tu as du talent, de l'intelligence et tu es une dure à cuire". A un moment, j'ai décidé qu'il était temps de m'excuser d'être ce que je suis.

Pochette de l'album


- Avec "Come On & Get It", vous sortez quelques pépites des oubliettes ?
On peut même parler de véritables petits diamants !

- Vous êtes restée proche des versions originales ?
Oui, mais j'essaie aussi de m'approprier les chansons. Si j'ai voulu les reprendre, c'est parce qu'elles signifiaient quelque chose pour moi et mon parcours. 

- Il y a une certaine espièglerie dans les textes ?
Le Covid m'a tellement déprimée que j'ai eu besoin de trouver quelque chose qui ramène un peu de joie. Normalement, je compose de la musique qui reflète ce que je vis. Là, j'ai eu besoin d'aller vers ces femmes.


Judith Owen et "Her Gentlemen Callers"
(c) Matt Midlin





- Donner la parole à ces femmes alors que dans bon nombre d'états américains on revient notamment sur les droits acquis concernant l'avortement, c'et symbolique, non ?
Ce qui se passe aux Etats-Unis est un véritable retour en arrière. Et je pense que cela va malheureusement durer. Avec la musique, on a la possibilité de se lever et de s'exprimer. C'est une chose que l'on peut faire en tant qu'artiste. Je trouve que c'est mieux que d'être en colère. La musique peut toucher les gens, les amener à s'interroger. 

- Quels souvenirs gardez-vous de votre tournée avec Brian Ferry ?
C'est un homme charmant et réservé. Il a été très bienveillant à mon égard. Il respecte le talent des artistes et n'hésite pas à les accompagner et les encourager.

- Un vrai gentleman ?
Tout-à-fait.

- Vous avez un lien particulier avec la France ?
Ma soeur a vécu à Paris, elle était professeur à La Sorbonne. Je reçois toujours un accueil chaleureux ici. J'espère que j'aurai le temps de faire un tour au Musée d'Orsay que j'adore.


(c) Rick Guest


Parlez-nous de votre pianiste et directeur musical David Torkanowsky qui a notamment collaboré avec des Dianne Reeves, Irma Thomas ou Allen Toussaint ?
Il aime et comprend ma musique. C'est lui qui m'a présenté les musiciens de la Nouvelle-Orléans qui m'accompagnent aujourd'hui. Il sentait que ça allait fonctionner. Je n'aime pas ceux qui jouent pour épater la galerie. Ma religion, c'est la musique. Pour moi, chaque note doit dire quelque chose. C'est sans doute pour ça que les musiciens me respectent parce qu'il savent que je sais...

- Vous avez notamment chanté au Royal Albert Hall et à l'Opéra de Sidney mais, à Paris, vous vous produisez plutôt dans des petites salles ?
C'est merveilleux de jouer dans de petits espaces car il y a une vraie connexion avec le public. Le sentiment d'être à la maison, dans une même pièce et de créer un lien personnel avec chaque personne du public. Il faut aussi avoir les reins solides mais c'est ma manière de fonctionner. J'ai besoin de me sentir capable de jouer de la même manière quelle que soit la salle.  

- album "Come On & Get It"(Twinky Records), disponible le 7 octobre 2022
- En concert: les 16 et 17 septembre 2022, à 19h30 et 22h, au Duc des Lombards, 75001 Paris. A noter que les concerts à 19h30 sont déjà complets. Tél.: 01.42.33.22.88. Places de 29 à 36 Euros. www.ducdeslombards.com

9 juil. 2022

Une grande fresque éphémère pour illustrer le projet "Art sous Canopée"

 


"Lors de la conception d'Eden, j'ai voulu m'inspirer de l'histoire des Halles, un lieu culturel clé de la ville, ainsi que de la réintroduction actuelle de nouveaux espaces verts qui rassemblent les gens, la culture et la nature" confie Claire Luxton. Une artiste britannique pluridisciplinaire (créatrice d'installations, photographe, peintre, poétesse...), dont la gigantesque fresque baptisée Eden a été choisie à l'unanimité par un jury parmi les 4 projets pré-sélectionnés. 
Présentée comme une oeuvre immersive et éphémère, cette création est également évolutive puisque les fleurs, les nénuphars, les fougères, les grenouilles... devraient envahir progressivement tout le patio Pina Bausch et s'étendre sur les parois alentour.  

Claire Luxton

Paradis terrestre ? Jardin merveilleux ? Eden illustre d'une luxuriante manière la première édition du projet "Art sous Canopée" pour lequel Westfield Forum des Halles s'est associé à l'agence artistique  MTArt afin de proposer, de juillet à novembre, des créations artistiques pour les 3 prochaines années. 

Des créations qui devraient toucher un nombre impressionnant de visiteurs puisque 750 000 personnes  transitent chaque jour par le Forum des Halles. "L'idée est de poser des ponts, de s'adresser à des gens qui n'ont pas forcément accès à la culture, aux expositions..." explique Inès Leonarduzzi (directrice Générale de MTArt Agency France).
"La Canopée apporte un éclairage différent sur l'oeuvre. Aujourd'hui, il s'agit d'une fresque mais l'an prochain ce sera peut-être une sculpture. Notre but est de faire vivre le lieu, que les gens s'arrêtent" ajoute Hugo Rey, directeur de Westfield Forum des Halles. 
"Ça fait du bien. Ça rappelle les vacances" peut-on entendre de la part de ceux qui découvrent "Eden".


- Depuis le 5 juillet dernier, Westfield Forum des Halles, Patio Pina Bausch, sous la Canopée.