2 déc. 2022

Lou Casa tisse un lien intemporel entre les univers de Barbara et Brel

(c) Arthur Enselme

"Je me dirigeais le plus lentement possible vers la mer pour différer mon plaisir. Sur un monticule de sable, je déposais mon sac... Je me mis à penser à Jacques. Ce n'était pas qu'il fut mort qui me révoltait le plus. Mais qu'il ne vit plus ni la mer, ni le ciel..." . Un extrait de "Il était un piano noir - Mémoires interrompus de Barbara" que l'on peut entendre au début de "Lou Casa, Barbara & Brel". Plus qu'un hommage, ce spectacle qui mêle bandes sons, mots dits et chantés, a la particularité de mettre en écho des titres de ces deux grandes figures de la chanson française. Comme un lien intemporel entre leurs univers. Amis dans la vie, ils n'ont pourtant collaboré artistiquement qu'une seule fois... au cinéma ! C'était pour le film "Franz", sorti en 1971. Mais ils se sont souvent retrouvés sur des thèmes similaires, chacun les abordant à sa manière. C'est le propos de Lou Casa, un trio emmené par Marc Casa et ses musiciens:  Julien Aellion à la basse et Stéphane Gasquet à l'orgue et aux claviers qui, plutôt que de mettre ses pas dans ceux de ses aînés, nous emmène à la (re)découverte de titres connus ou moins connus, sur des arrangements plus contemporains. Il ne faut pas oublier que certains morceaux ont cinquante ans d'âge !


(c) Arthur Enselme

Avec un évident respect et quelques traits d'humour, le chanteur semble faire corps avec ce répertoire, tout en y apportant sa propre sensibilité. On le suit ainsi dans une version plus tendre de "Mathilde", une émouvante relecture de "La chanson des vieux amants" de Brel ou de "Parce que (je t'aime)" de Barbara.  Avec sa longue silhouette et sa gestuelle appuyée, Marc Casa occupe incontestablement la scène. Et le public ne se fait pas trop prier lorsqu'il l'invite à reprendre en choeur quelques refrains.

 N'en déplaise à ceux qui considèrent encore que ces chansons sont définitivement gravées dans... le vinyle,  la plus belle des dédicaces est quand même de continuer à les faire vivre sur scène. 

- En concert à Paris, le 12 décembre 2022 et le 16 janvier 2023, à 20h30, à la Comédie Nation, 77, rue de Montreuil, 75011 Paris.  Tél.: 01.48.05.52.44. www.comedienation.fr 

- En tournée: le 8 décembre 2022 au Théâtre Jacques Carat de Cachan, le 15 décembre à Rambouillet (La Lanterne)...

1 déc. 2022

"Jazz & Goûter" : de Disney à Charlie Parker


Avec l'arrivée des journées d'hiver, moins favorables aux activités de plein air, le rendez-vous "Jazz & Goûter" est évidemment bienvenu. Et si cette année, vous ajoutiez dans la hotte du Père Noël, une sortie au Sunset-Sunside ?

Chaque dimanche, à 15 h et 17 h, le jeune public à partir de 2/3 ans est en effet invité à découvrir  des thématiques autour du jazz, de la pop, de la chanson française, des classiques de Disney...  avec des concerts de 50 minutes (sans pause) présentés de manière ludique par des artistes tels que Morgane Dessislava, Leila Olivesi, Matthieu Boré, Margeaux Lampley ou Pierre-Yves Plat.

Au menu: Walt Disney  (les 8 janvier 2023, 12 février, 5 mars et 9 avril), Ella Fitzegerald (le 15 janvier), Brassens & Trénet (le 22 janvier), l'Afrique (le 29 janvier), Miles Davis (le 5 février), Mardi Gras-Nouvelle Orléans (le 19 février), Michael Jackson (le 26 février), Elvis Presley (le 19 mars), Charlie Parker (le 26 mars), Frank Sinatra & Nat King Cole (le 2 avril), les comptines (le 16 avril), Duke Ellington (le 30 avril).

Avec, une nouveauté pour cette quinzième saison: un hors les murs le 12 mars 2023 au Grand Foyer du Théâtre du Châtelet, avec un programme consacré aux comédies musicales de Broadway.

Le dimanche, à 15h et 17h, au Sunset-Sunside, 60, rue des Lombards, 75001 Paris.
Tél.: 01.40.26.46.60. Tarif unique à 12 € (+ 5 € avec le goûter). Infos sur le site www.sunset-sunside.com  .Le 12 mars 2023, à 16h, au Théâtre du Châtelet, 1 Place du Châtelet, 75001 Paris. Plein tarif à 15 €  et tarif réduit à 10 € . Tél.: 01.40.28.28.40. www.chatelet.com  

24 nov. 2022

Le spectacle "Tutu" joue les prolongations au Théâtre Libre

(c) Michel Cavalca


Créée en 1994 par le chorégraphe Philippe Lafeuille, la Compagnie Chicos Mambo alors basée à Barcelone, avait célébré ses vingt ans de carrière avec le spectacle  "Tutu". Après avoir triomphé à Bobino en 2014 puis en novembre et décembre 2021, au Théâtre Libre, la troupe revient pour une série de représentations supplémentaires sur cette même scène.  Un nom qui leur va comme... un chausson puisque ces  artistes prennent un plaisir manifeste à secouer les codes de la danse classique. 

En une vingtaine de tableaux, on passe ainsi d'un ballet de bébés en couches-culottes  à celui de canards en chaussettes oranges, frétillant allègrement de la queue, des parodies de "Dirty Dancing" ou du "Lac des Cygnes",  un concours de danses de salon, une approche décalée de la danse contemporaine...  Le tout sur un rythme effréné car les six danseurs, mimes, comédiens et clowns ne s'économisent pas lorsqu'il s'agit de se lancer dans des entrechats et jetés, pas toujours académiques. 


(c) Michel Cavalca

Entre deux pastiches, à grands renforts de perruques, paillettes et autres fanfreluches, on assiste aussi à de beaux moments de poésie comme ce numéro de danseur solo, suspendu à un filin, ce tutu phosphorescent évoluant en apesanteur ou cet intermède laissant juste apparaître des jambes qui, en parfaite harmonie,  marquent le rythme d'un sensuel tango.


Les esprits chagrins regretteront peut-être quelques traits d'humour qui n'ont pas la légèreté et la grâce des fameuses jupettes de tulle... mais le propos  de "Tutu" est avant tout de divertir. 

Une ambition confirmée, lors d'une interview, par la devise de Philippe Lafeuille "Moins de bla-bla, plus de tralala !".  Défi relevé haut la gambette, car cette ode burlesque à la danse conjugue à merveille performances,  autodérision et poésie.

Jusqu'au 11 décembre 2022, du mercredi au samedi à 19 h, mat. le dimanche à 16 h, au Théâtre Libre (anciennement Théâtre Comédia), 4, boulevard de Strasbourg, 75010 Paris. Tél.: 01.42.38.97.14. Réservations points de vente habituels et sur le site www.le-theatrelibre.fr

22 nov. 2022

Christian Vander: "Magma n'a jamais composé en fonction des modes"

 

(c) Christophe Abramowitz

Fondé par Christian Vander, il y a plus de 50 ans, Magma s'est imposé d'emblée comme un groupe hors normes, dont l'univers musical s'est toujours affranchi des modes et des conventions. Après "Zëss", un album plutôt sombre, sorti en 2019, il revient avec "Kartëhl". enregistré entre mars et juin 2022. 
Soutenus par des choeurs masculins et féminins, et des musiciens virtuoses, les huit titres, dont deux bonus datant de 1978,  font toujours la part belle à la musique classique moderne et au jazz mais s'enrichissent aussi de sonorités brésiliennes avec "Irena Balladina". Un album que les néophytes jugeront sans doute plus "accessible" mais qui  trouvera évidemment un large écho auprès des fidèles de la première heure.
Rencontre avec Christian Vander, toujours farouchement attaché à sa liberté de création, avant un prestigieux concert avec l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo, à l'Opéra de Monte-Carlo le 27 novembre prochain et une tournée.

- Certains prétendent que votre musique s'adresse aux initiés. Qu'en pensez-vous ?
Je ne veux pas dire du mal de la variété mais certaines oreilles ne sont peut-être pas prêtes à écouter autre chose. C'est parfois une question de moment. Il y a des gens qui m'ont dit qu'ils avaient eu du mal avec notre musique et qu'un jour, ils ont pu entrer. C'est souvent le cas lorsque le public nous découvre en concert.

- Avec ce nouvel album, votre musique semble plus "accessible" ?
Nous avons toujours été ouverts ! On peut apprécier les oeuvres de Ravel ou de Debussy en étant totalement novice en matière de musique classique. Ce sont les gens qui s'enferment parce qu'il leur manque la clef. Il  suffit de chercher un peu pour la trouver.

- Stella Vander tient un rôle essentiel à vos côtés ?
Elle fait un magnifique boulot, en amont, avec les choeurs. Elle me libère et me permet de ne penser qu'à la musique. C'est une chance inouïe. Les choeurs sont importants, parce que le chant est important. Sur cet album, nous avons notamment découvert que Thierry Eliez qui assure les claviers est également un très bon chanteur. 

- "Kartëhl" est aussi un retour au groupe ?
C'est vrai. Avec Stella, nous avons décidé de faire un album de groupe. Ce que nous n'avions pas fait depuis "Üdü Wüdü" en 1977. Pour ce nouvel album, chacun a apporté sa contribution.

- Vous avez inventé un langage, le kobaïen. Une manière de ne pas parasiter la musique ?
Je n'ai jamais cherché à inventer un langage. Ce sont juste des sons qui viennent comme ça. Chaque morceau amène son lot d'expressions. C'est vrai que nous n'imposons pas une histoire aux gens. Nous laissons à chacun le soin de faire travailler son imaginaire et de créer la sienne.

- Cela permet aussi d'éviter la barrière de la langue lorsque vous vous produisez à l'étranger ?
Absolument. Seule, l'émotion subsiste. Nous avons récemment joué au Japon et le public chantait les sons avec nous. En France, on nous fait parfois ce reproche mais lorsqu'on écoute un saxo, cela n'empêche pas d'être touché, si la musique est suffisamment expressive.

- Mais vous avez quand même donné un titre à l'album ?
Forcément. Parce qu'en le réalisant, j'ai toujours l'idée de l'histoire que je vais raconter. Après, je laisse la musique parler. C'est ce que je travaille avec Magma. Il ne faut jamais chercher à faire de la musique.  C'est elle qui demande et on répond...


(c) Kamal Bahloul

 
- Les deux bonus composés en 1978, ne semblent pas datés ?
Tout simplement parce que Magma n'a jamais composé en fonction de l'époque et des modes !

- "Irena Balladina" est un titre en hommage à votre mère ?
Tout-à-fait. Elle adorait la musique brésilienne. J'ai composé ce morceau en pensant à elle.

- Il paraît que vous avez eu votre première batterie à 12 ans ?
Oui, grâce à Chet Baker. Nous avions eu l'occasion de faire des échanges sur des papiers buvard avec des balais ! Il trouvait que j'étais doué et il a décrété qu'il me fallait une batterie. A l'époque, il jouait dans un endroit qui s'appelait "Le chat qui pêche" et il m'a proposé de venir le rejoindre en taxi. Là, il a chargé une batterie dans le coffre. J'ai joué pendant deux ans, jusqu'à ce que des huissiers viennent frapper à notre porte car c'était une batterie de location ! A 14 ans, je suis passé au tribunal pour recel de batterie.  Cela ne s'est pas trop mal passé mais j'ai quand même été condamné à rembourser les traites...

- Pouvez-vous nous parler de votre prochain concert avec l'Orchestre Philharmonique de Monte-Carlo ?
Je trouve cela fantastique et, en même temps, je suis un peu angoissé car nous n'avons que deux jours de répétitions. Ces musiciens sont des virtuoses capables d'interpréter tous les répertoires, mais là, ils arrivent avec une partition qu'ils ne connaissent pas. De toute manière, nous allons nous adapter car lorsqu'on est dirigé par un chef, il ne faut pas le contrarier ! 


- Album "Kartëhl" (Seventh Records-Bertus), disponible depuis le 30 septembre 2022.
En tournée: le 27 novembre 2022 à l'Opéra de Monte-Carlo, le 1er février 2023 à Cholet, les 3 et 4 février à Bordeaux, le 16 février à Enghien-les-Bains, le 23 mai à Saint-Nazaire...

20 nov. 2022

Jean-Pierre Kalfon: "Avec l'album "Méfistofélange", je n'ai pas dit mon dernier mot !"

(c) Jean-Marie Marion

Il a tourné avec Yves Boisset, Jacques Rivette, Pierre Granier-Deferre, Jean-Luc Godard, François Truffaut ou Claude Lelouch, joué au théâtre, mais Jean-Pierre Kalfon n'a jamais caché sa passion pour la musique. Après avoir créé plusieurs groupes de rock, participé au premier festival punk de Mont-de-Marsan en 1976, gratté de la guitare auprès de Jacques Higelin et Louis Bertignac, enregistré quelques 45 tours, un LP intitulé "Black Minestrone"...  il a attendu l'âge respectable de 83 ans pour sortir "Méphistofélange". Un bel album rock qui lui ressemble et dont il a signé tous les textes. Son timbre rocailleux et sûr nous embarque dès la première écoute sur des titres comme "Noire la nuit", "Costard", "Plus d'états d'âme", "Gypsies Rock'n'Roll Band", "Train fantôme"...
Souvent cantonné dans les rôles de méchant, on découvre un homme prévenant, rieur et élégant dans le café du XVIIIème arrondissement, où il a ses habitudes.  Entretien avant son concert parisien au Petit Bain, le 12 décembre prochain.

- On parle d'un premier album mais il y a eu un précédent, non ?
C'est vrai mais celui-ci est le premier que j'ai pu contrôler du début à la fin. Dans "Black Minestrone", il y avait des chansons merveilleuses mais c'était un peu laborieux et bancale. Et on ne chantait pas très bien. J'ai pris des cours depuis...

- Vous l'avez dédié à Amy Winehouse ?
Parce que la première fois que je l'ai entendue, j'ai pris une claque. Surtout quand j'ai réalisé qu'elle n'avait que 20 balais  ! J'ai eu envie de lui rendre hommage car j'ai toujours été sensible aux voix de femmes, aux belles âmes, dans la musique. 

- Sur le livret de l'album, on découvre une sorte de galaxie avec votre photo et celle de vos musiciens ? 
Ce disque, c'est notre planète.  On m'a dit que cela faisait aussi penser à Jésus et ses apôtres car nous sommes treize ! Les musiciens sont de vraies pointures et nous avons bien rigolé. On utilise toujours le terme jouer pour un acteur ou un musicien. J'aime cette référence à l'enfance.

- C'est vrai que vous avez payé vos premiers cours de théâtre avec votre cachet de boy aux Folies Bergère ?
 J'ai fait le boy durant 5 mois. On avait des smokings de toutes les couleurs et j'adorais me balader dans la rue avec des costards roses, jaunes ou verts. Les cachets m'on en effet permis de payer quelques cours de théâtre mais ça ne m'a pas beaucoup servi.

- Pourquoi ?
J'ai quitté le lycée en 3ème et je n'ai pas eu le temps d'acquérir une grande culture. Quand on me donnait une scène à jouer, j'apprenais juste le passage concerné mais je ne me donnais même pas la peine de lire  la pièce. Cela s'appelle un imposteur !

- En parlant de costard, celui que vous vous taillez dans la chanson du même nom, n'est pas à votre avantage ?
Je ne me traite pas de tête à claque ou de tronche de cake tous les jours devant ma glace. Il y a même des matins où je me trouve pas trop mal. C'est important, d'être capable de se moquer de soi et de se flageller un peu. J'ai essayé de le faire sans grossièretés, avec une certaine élégance.


(c) Jean-Marie Marion


- Vous avez signé tous les textes de l'album. Quelle est la part de fiction et de vécu ?
Dans "Méphistofélange", tout est personnel. Il y a des bouts de moi dans chaque chanson. On écrit avec ce qu'on est. Alors qu'au cinéma, on endosse le costume d'autres personnages. J'ai quand même joué le rôle de Louis XIV (NDLR dans "Saint-Cyr" de Patricia Mazuy, en 2000) ! 

- Avant de jouer de la guitare, vous avez fait de la batterie, non ?
Oui, parce que je ne sais pas lire la musique mais cela a toujours été ma passion. Etre acteur, ce n'était pas forcément mon désir. c'est pour ça que je suis parti en Belgique quand j'avais 15/16 ans.  J'avais entendu dire qu'il y avait à Bruxelles un endroit qui s'appelait La Cave et qui ressemblait au Tabou de Saint-Germain-des-Prés.  Je me suis fait arrêter avec de faux papiers d'étudiant et j'ai fait de la prison à Bruges. Après, j'ai essayé de me reconstruire pour prouver à ma mère que je n'étais pas un voyou.

- Le texte de "Noire la nuit" n'est pas celui que vous aviez initialement prévu ?
Quand j'ai commencé à écrire cette chanson, je pensais à la nuit parisienne et à tous ces endroits que j'ai beaucoup fréquentés et qui ont n'existent plus. Aujourd'hui, le monde de la nuit est réduit à sa plus simple expression. Puis il y eu ces images de la guerre en Ukraine et j'ai été bouleversé. J'ai conservé le titre et j'ai réécrit le texte.




- Cet album est résolument rock avec des sonorités blues ?
C'est ce que je voulais et je me suis fait plaisir. Ce qui m'a motivé, c'est de retrouver le plaisir de l'écriture. Je me vois un peu comme un rock'n'roll bluesman. D'ailleurs, avec "Méphistofélange", je n'ai pas dit mon dernier mot !

- C'est-à-dire ?
Dans le prochain album, je vais chanter des blues que j'ai adaptés en français mais en respectant évidemment les textes.  Notamment le titre  "Help The Poor" de B.B. King et Eric Clapton qui raconte l'histoire d'un homme qui demande à une femme de partager ses rêves. Il faut juste que celui-ci marche bien car je ne suis pas un perdreau de l'année ! 

- Vous avez le trac, à quelques jours de ce concert à Paris ?
Oui, parce que j'ai peur qu'il n'y ait pas de monde ! J'ai beaucoup travaillé pour cet album mais les gens me connaissent comme acteur et  pas comme chanteur. 


- Album "Méfistofélange" (Deviation Records/L'Autre Distribution), disponible depuis le 21 octobre 2022.
- En concert, le 12 décembre 2022, à 20 heures, au Petit Bain, 7 Port de la Gare, 75013 Paris.    www.petitbain.org

17 nov. 2022

Jamie Cullum, Yaron Herman, Gonzalo Rubalcaba... à l'affiche du Festival "Pianomania" à Paris

Jamie Cullum (c) Edward Cooke

En 2019, Paris célébrait l'instrument cher à des artistes  tels que Fats Waller, Oscar Peterson, Thelenious Monk, Bill Evans, Art Tatum, Michel Petrucciani... avec la première édition du festival "Pianomania". Une belle initiative interrompue pour raisons sanitaires.

Dès demain, cette grande fête du clavier revient pour une seconde édition orchestrée par les programmateurs Reno di Matteo et Jean-Philippe Allard, présentée dans des lieux prestigieux de la capitale: la salle Pleyel,  les Bouffes du Nord, le Théâtre de l'Athénée et le Théâtre Marigny.

Coup d'envoi, le 18 novembre à Pleyel, avec le facétieux musicien et chanteur britannique Jamie Cullum, avant une soirée aux couleurs cubaines réunissant le virtuose Gonzalo Rubalcaba, en solo puis un trio mené par le bassiste Richard Bona et le pianiste Alfredo Rodriguez. Le 20 novembre, cap sur les Bouffes du Nord pour un programme marathon intitulé "Le jour et la nuit du piano", présenté par Laurent de Wilde. Dès 11 h du matin, pas moins de 13 pianistes se succèderont sur scène: Edouard Ferlet, Cheick Tidiane Seck, Leïla Olivesi, Bernard Lubat, Giovanni Mirabassi, Mario Canonge, Pierre de Bethmann..., avec en point d'orgue un duo entre le maître de cérémonie et Alain Jean-Marie. Le 21 novembre, place au "Piano Forte" à l'Athénée.  Et, pour le concert de clôture, au Théâtre Marigny, il ne faut pas rater la rencontre inédite entre le pianiste Yaron Herman et le rappeur Oxmo Puccino, suivie d'un concert de la chanteuse Ayo avec le pianiste Gaël Rakotondrabe.

- Du 18 au 22 novembre 2022, à 20h, sauf le 20 novembre à partir de 11h, salle Pleyel, Bouffes du Nord, Théâtre de l'Athénée et Théâtre Marigny à Paris. Programme complet sur le site www.pianomania.fr

16 nov. 2022

Féérie sur glace: suivez l'étoile...



Créée en 2008, la troupe de "Féérie sur glace" rassemble des patineurs de renommée internationale mais aussi des artistes de cabaret et de cirque. Leur nouvelle création "Voyage" raconte l'histoire d'une étoile possédant le pouvoir de faire régner l'esprit de Noël, grâce à cinq pierres précieuses qui s'illuminent tous les ans durant les fêtes. Un prénommé Oscar décide de s'emparer des pierres.
Voilà pour l'intrigue qui s'adresse évidemment à un jeune public. Sur la patinoire, on croise Sophia, dépêchée par sa tante pour déjouer les manigances d'Oscar, Sirine l'oiseau d'or, des ours polaires, des serpents, des géants...
Sous la direction artistique de Laurent Porteret (médaillé en Grand Prix Junior et membre de l'équipe de France de patinage) qui fut durant une dizaine d'années soliste pour Holiday On Ice, Disney sur glace ou encore Magic On Ice, ce spectacle familial, mis en scène par  Nathalie Pasini, devrait séduire petits et grands. 
Les parents ne manqueront pas d'apprécier les performances de la douzaine d'artistes évoluant sur la glace tandis que les enfants encourageront l'héroïne à sauver la magie de Noël... 

- Du 27 décembre 2022 au 1er janvier 2023, à 20h30,  matinée le dimanche à 17h30,  à la Patinoire de l'Accor Arena de Paris Bercy, 8, Boulevard  de Bercy, 75012 Paris. Places à 25 et 35 Euros et tarifs réduits à 15 Euros. Réservations sur ticketmaster.fr