23 juin 2022

Calogero: toujours électrisant et généreux sur scène


Pochette de l'album "Centre ville"

"Vous ne pouvez pas imaginer le bonheur que c'est pour moi de vous retrouver et de vous dire bonsoir. Vous m'avez manqué !" C'est avec ces mots que Calogero, absent des scènes depuis plus de trois ans, a salué le public de l'Européen, il y a quelques jours. Une salle intimiste (350 places) où il avait choisi de "roder" son spectacle avant de prendre la route des festivals de l'été.
Dès les premières notes de "Je joue de la musique", le chanteur et bassiste donne le ton d'un show qui s'annonce très électrique. Car si l'homme semble plutôt réservé dans la vie, il se métamorphose en véritable bête de scène dès qu'il endosse son costume de chanteur. En combinaison, genre bleu de travail, ce subtil mélodiste fait la part belle aux titres de son dernier album studio "Centre ville", sorti en décembre 2020, en plein confinement et que l'on découvre pour la première fois en live:  "On fait comme si" (dont il a reversé les droits aux personnels soignants), "C'était mieux après", "La rumeur", "Vidéo" ou encore l'émouvant "Stylo vert", une chanson en hommage à son père où il est rejoint par sa fille Romy qui l'accompagne au piano.
Sur scène, pas de décors mais des musiciens hors pair comme Elsa Fourlon (guitare, claviers, violoncelle), le remuant saxophoniste Victor Raimondeau, le batteur Christophe Deschamps... Lui-même passant avec la même aisance de la basse au piano ou à la guitare.

(c) Laurent Humbert


Entre deux morceaux, détendu et souriant, il se laisse aller à quelques anecdotes et confidences. Notamment lorsqu'il évoque sa période d'échec scolaire. "Cela m'a rendu malheureux. Du coup, j'ai fait appel à des auteurs pour mes chansons. L'un de mes auteurs fétiches s'appelle Ecole. Ça ne s'invente pas !". Puis il cite les Beatles et Depeche Mode " mes dieux à moi" avant de reprendre "Shake The Disease" (clin d'oeil à la récente disparition d'Andrew Fletcher, membre fondateur et claviériste du groupe de rock britannique).  
Fidèle à la musique, aux souvenirs et aux secondes magiques... Calo interprète évidemment les tubes qui ont jalonné sa carrière  comme "Face à la mer", "On peut s'aimer", "Les feux d'artifice", "Yalla"...
Après deux heures d'un concert généreux, en totale communion avec son public, il revient seul ( et trempé !) à la guitare en confiant :  "Il y a vingt ans, j'ai vécu une deuxième naissance grâce à vous et à cette chanson" avant d'offrir une belle version acoustique de "En apesanteur"...

En tournée:  le 24 juin 2022 à "Montauban en Scènes", le 25 juin à "Essonne en Scène", le 28 juin aux Nuits de Fourvière de Lyon, le 8 juillet à Bertrix en Belgique, le 10 juillet au Festival Musilac d'Aix-les-Bains, le 13 juillet aux Francofolies de La Rochelle, le 17 juillet au Festival de Carcassonne, le 20 juillet aux Francofolies de SPA en Belgique, le 23 juillet à Martigues, le 24 juillet au Brive Festival, le 29 juillet à Ajaccio, le 10 août au Festival DARC de Châteauroux, le 12 août au Festival de Ramatuelle, le 20 août au Venoge Festival de Penthaz, le 26 août à Château-Gontier, le 28 août à Thuin en Belgique, le 8 septembre au Festival ODP de Talence, le 10 septembre à Chant du Gros, le 17 septembre au Théâtre Antique d'Orange, le 18 septembre à Fontainebleau, le 24 septembre à Meaux (ON&ON by Musik'Elles)...

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